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 When the empathic dog meet the crazy mouse! Ft. Will Graham

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MessageSujet: When the empathic dog meet the crazy mouse! Ft. Will Graham Jeu 5 Juin 2014 - 11:23


Ft. William
When the empathic dog meet the crazy mouse!

Depuis mon premier meurtre, celle de la directrice de l’orphelinat et du traumatisme d’un jeune résident de ce même orphelinat, j’étais activement recherché par le FBI. Oh bien sur, ils ignoraient que le tueur c’était moi, ils avaient pourtant bien un atout de leur côté. Ils avaient William Graham. Qui était ce type ? Du moins qui ne le connaissait pas depuis qu’il avait été soupçonné (à tort ?) d’être l’éventreur. J’avais évidemment laissé un petit indice sur ma scène de crime car je savais que seul William Graham le comprendrait et je jouais la carte de la chance. Soit il venait seul, et c’était ce dont je souhaitais en fait, soit merde.
En fait, l’asile, ne me faisait pas peur, c’est comme un camp de vacances mais avec plus d’animation et des médicaments en prime. Je lui avais intimé de me retrouver ici. Le soir. Et je dois dire que j’avais hâte, rencontrer le seul qui puisse vivre mon art comme je le vis… Magnifique ! Mais bon, je ne m’en fait pas ! Pas de preuve, pas de bras, pas de chocolat ! C’est la règle d’or ! Il ne peut pas me coincer ! Et je sais que ça va le frustrer ça…Et ça me fait tellement plaisir d’y penser !
Quand je me retourne je vois au loin Mickey et ses longs cils, il semble me sourire, je fais de même même si je sais qu’il n’existe pas, mes hallucinations sont là depuis toujours ! La folie ! Ma plus fidèle amie, mais la plus vénéneuse ! Cela fait longtemps qu’elle m’a complètement détaché de la réalité ! Je n’existais pas ! Maintenant, le monde entier me voit ! Un sourire illumine mon visage, je tourne autour d’un lampadaire avant d’ouvrir les bras vers le ciel « L’amour est enfant de bohème ! Ha ha ha ha ! ».
Je m’avance vers l’eau et je trempe mes pieds dedans avec un certain frisson. Je me penche et je ramasse un coquillage, je le regarde avec une certaine fascination. Un bruit me ramène à la réalité, je me tourne lentement pour voir une silhouette. Cette fois, je sais que ce n’est pas une hallucination ! Il est venu seul, comme je le voulais !
Mais pourquoi être venu sans personne alors que je suis potentiellement dangereux ? Il aurait pu prévenir ses supérieurs et venir me cueillir comme une fleur ? La réflexion fut simple et de courte de durée. Il n’était pas là pour m’arrêter, il était là pour régler des comptes. Soit il connaissait cette femme soit il connaissait le gamin… Hm, la vengeance est un acte tellement stérile ! N’a-t-il jamais regardé de film ? Le méchant n’attends que ça, que le gentil vienne dans la gueule du loup seul !
Sur un ton enjoué, je galope vers lui avec un pas légèrement dansant et léger, je m’arrête à quelques mètres de lui et je lui fais un large sourire. « Bonsoir ! C’est une belle soirée n’est ce pas ? William Graham. Je suis content de pouvoir vous voir enfin ! Je dois dire que je dois vous féliciter de m’avoir trouvé si facilement. Je dois aussi comprendre que comme il n’y a personne d’autre avec vous que vous êtes venu me régler mon compte ? Ce serait amusant ! Dites moi, ce que vous avez vu en voyant cette femme mutilé et cet enfant traumatisé ? Je suis curieux de savoir si vous vivez mon art comme je le vis ! »
Je le regarde de haut en bas et je le trouve plutôt petit ! Je penche ma tête sur le côté, je le trouve bien silencieux, alors je bondis vers lui vivement et ma main vient tâter ses parties génitales, oh il en a encore ! Ne sait-on jamais ! J’attends sa réaction, j’attends le poing dans ma figure, vas y Puppy frappe moi ! Frappe-moi ! Ne l’ai-je pas mérité ?


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Fonda
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MessageSujet: Re: When the empathic dog meet the crazy mouse! Ft. Will Graham Mar 24 Juin 2014 - 4:35


when the empathic dog meets the crazy mouse
ft. Mickey Mouse



Une invitation. Voilà ce qu’était sa dernière scène de crime. Une invitation toute personnelle, adressée à nul autre que lui. Pas de petit carton de couleur glissé dans une enveloppe de papier fin à son nom, non, mais c’était tout comme. Aussi limpide. Du moins, pour lui seulement, à en juger la réaction de Jack et du reste de son équipe ; ou plutôt, leur absence de réaction. Il aurait probablement dû leur dire. Il était là pour ça : se mettre dans la tête des tueurs, dire ce qu’il voyait. Mais il n’avait rien dit. Une partie de lui avait tenté de se convaincre que c’était parce qu’il n’y avait rien à dire. Après les hallucinations, le somnambulisme, les black-out et les crises de panique, la paranoïa n’était qu’un fléau de plus. Quelle autre façon d’expliquer qu’il avait tapé dans l’œil d’un nouveau tueur en série ? Mais peut-être qu’il abordait la chose du mauvais angle. C’était lui le premier qui l’avait approché, de façon certes très indirecte, en se rendant sur sa première scène de crime. Lui qui en avait fait une affaire personnelle. A cause d’Elliot. Le tueur ne pouvait pas connaître ces détails, mais grâce à Freddie Lounds sa réputation avait été faite bien avant qu’il tombe en disgrâce. Pour les lecteurs de Tattle Crime, Will Graham était devenu un nom connu. Trop à son goût. Ses capacités avaient été étalées aux yeux de tous. Son instabilité. Sa dangerosité. Et quel criminel portant ses meurtres en haute estime aurait pu ne pas vouloir être compris de lui ? Ils se voyaient comme des artistes dont les œuvres étaient enfin appréciées à leur juste valeur, laissées aux mains d’un critique qui les jugeait avec l’exactitude qu’ils pensaient mériter. Will avait toujours perçu ses aptitudes comme grotesques ; à présent elles devenaient envahissantes. Indésirables. Comme l’attention de ces tueurs.

La seconde partie de lui savait que la véritable raison était toute autre. Cette affaire était personnelle. Il aurait pu si facilement dire à Jack ce qu’il voyait. Si son intuition ne le trompait pas (et, à son grand malheur, elle ne le trompait jamais), il aurait pu remettre son arrestation entre ses mains. Stopper tout ceci. C’était ce qu’il aurait faire. Il n’avait pas de plans, pas d’idées derrière la tête. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il voulait lui faire face de lui-même. Regarder dans les yeux l’homme qui avait torturé Elliot et laissé sur sa route des cadavres si défigurés qu’ils en étaient méconnaissables, celui qui lui avait intentionnellement laissé des messages dans chacun de ses crimes. Une façon de dire que si Will le voyait, il voyait Will tout aussi bien. Un jeu de piste. De plus en plus ciblé. De plus en plus audacieux. Jusqu’à ce crime. Considéré seul, il n’avait pas plus de sens que les autres. Une simple boucherie, inélégante dans sa méthode mais redoutable dans son absence totale d’inhibitions. Mais envisagés dans leur ensemble, les derniers meurtres étaient autant de messages codés dont ce dernier était la clé. Ou tout du moins le percevait-il ainsi ; les preuves concrètes, elles, étaient inexistantes. Ce n’étaient que spéculations, basées sur ce que Will savait du tueur. Les emplacements des meurtres, les profils des victimes, l’heure de leur mort, la disposition de leurs corps, la précision des coups… autant d’indices, autant de façons de le tester. See ?

Oui, Will voyait. Will voyait très bien.

Cependant il continuait à espérer s’être trompé alors qu’il avançait en direction de la baie de Chesapeake. Un nom désormais irrémédiablement associé à l’éventreur. A Hannibal. Quelle ironie. La provocation était double, considérant combien l’endroit était fréquenté des touristes. Mais les nuits de saison froide, s’exposer au vent marin de la côte Est devenait tout de suite moins attrayant. Will enfonça ses mains dans les poches de son manteau avec un frisson probablement moins dû au froid qu’à l’anticipation. Il se jetait dans la gueule du loup sans le moindre plan. Il n’avait prévenu personne, n’avait pris aucune précaution particulière, si ce n’était celle de venir armé. Et après ? Il pouvait encore appeler Jack, le faire arrêter. Ou il pouvait se charger de lui personnellement. Venger Elliot. Laisser court à ses pulsions les plus bestiales. Sacrifier un peu plus de son âme, et la tendre en offrande à Hannibal. Sauver Elliot. Cela n’en valait-il pas la peine ? Cet homme méritait de mourir, personne ne l’aurait contredit là-dessus après s’être projeté dans la conception de toutes ses scènes de crime. Il y incitait presque. Sa simple existence était une insulte, une erreur qu’il avait la possibilité de réparer.
Will se crispa légèrement en réalisant combien son raisonnement flirtait dangereusement près de celui d’Hannibal : éliminer les indésirables, n’était-ce pas ce qui lui-même faisait ? S’ériger en dieu, pointer du doigt ceux qui méritaient de vivre et ceux qui méritaient de mourir ?

Et les deux alternatives se présentaient à nouveau à lui : dans la poche gauche de son manteau, sa main était nerveusement refermée sur son téléphone portable ; à travers la poche droite, il pouvait deviner la crosse de l’arme à feu coincée sous sa ceinture. Jack et Hannibal étaient devenus l’ange et le démon assis chacun sur l’une de ses épaules et chuchotant à son oreille la meilleure marche à suivre. Une fois n’étant pas coutume, Will décida de n’en écouter aucun, tirant à nouveau ses mains de ses poches malgré le froid mordant qui les accueillit aussitôt. Face à lui, la silhouette d'un homme accroché à un lampadaire chantant d’une voix plus inquiétante que guillerette se dessina dans l'obscurité. Il n’en fallut pas beaucoup plus à Will pour comprendre que c’était son homme. Il n’avait pas encore été repéré ; il pouvait encore faire marche arrière, demi-tour. Renoncer. Appeler Jack. Ce n’était pas trop tard.

Il ne marqua aucune pause dans ses pas, aucune hésitation. A présent qu’il le devinait là, devant lui, prenant une forme concrète, humaine, vulnérable, une colère froide et sourde l’envahissait peu à peu, alimentée par l’insouciance des mouvements du tueur, la gaieté de son humeur. Il s’arrêta enfin lorsque l’autre homme le repéra et s’approcha à son tour de lui sur un pas léger, quasi dansant. Il pouvait presque lire la folie dans ses yeux ; elle irradiait de sa personne par vagues régulières telle une aura sombre. Elle était nocive. Réelle. Le sourire de son interlocuteur ne rencontra que froideur chez l’agent spécial qui l’écouta sans un mot ni un geste, parfaitement inexpressif, même lorsque l’expression « enfant traumatisé » parvint à ses oreilles. Sa colère prenait racine ; dure, implacable, elle s’inscrivait jusque dans ses os. Délicieuse, douloureuse. Destructrice.

L’homme fut vif ; Will le fut tout autant. La provocation ne l’atteignit pourtant pas ; elle n’était guère plus que ça. Il ne lui donna pas la satisfaction d’y réagir, sa main glissant à l’intérieur de son manteau bien avant que son cerveau n’analyse ce qu’il venait de se passer, éliminant par la même occasion l’excuse bien confortable qu’il agissait par auto-défense. Ce n’était pas le cas.

Will n’aimait pas les armes à feu. Terriblement impersonnelles, elles reléguaient l'acte de retirer la vie à la balle qui mordait la chaire : le meurtre devenait indirect. Plus facile.
Lorsque le coup partit, il était calculé. Autant qu’il pouvait l’être ; ses heures d’entraînement et les conseils de Beverly n’avaient pas été inutiles, mais sa précision n’avait jamais été le problème auparavant, pas tant que son incapacité à agir. Il n’avait plus ce problème là. La balle ne fit que traverser le tissu de chair de en surface, ressortant de l’épaule de son assaillant avec la même aisance que si elle avait traversé du beurre. Un avertissement. Cette fois, le regard de Will était indubitablement sombre. L’arme toujours braquée devant lui, il garda le tueur en joue. Lorsqu’il prit la parole, sa voix était étrangement calme.

« C’est son absence d’expression qui t’a interpellé. Elle était une toile vierge sur laquelle t’exercer, une invitation à y faire naître toute la palette d’émotions que tu te savais capable de susciter, et à les y figer pour l’éternité. Et oh, elle n’est pas restée inexpressive longtemps. Tu as réussi à éveiller en elle de si belles émotions. Si intenses. Délectables. »

Son ton avait pris une nuance plus inquiétante au fur et à mesure qu’il parlait, comme s’il adoptait inconsciemment la façon de parler du tueur tandis qu’il se remémorait de ce qu’il avait vu et ressenti sur sa première scène de crime. Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres.

« Ton art ? Un bien grand mot, en réalité. Les tâtonnements hésitants d’un enfant qui apprend à tenir un crayon pour la première fois. L’enthousiasme est là, mais la technique laisse à désirer, le résultat n’est pas médiocre ; il est banal, ce qui est pire. »

Provoquer un tueur n’était probablement pas la meilleure idée qu’il avait eue, mais il était évident que l’homme ne craignait pas les balles ni les poings ; que même, il les cherchait. Tout, pourvu qu’il suscitât une réaction adéquate à ses agissements. Instinctivement, Will s’était tourné vers ce qui lui semblait être la seule façon de l’atteindre : son « art ». Les mots glissaient de ses lèvres avec aisance, comme s’ils ne lui appartenaient pas. L’idée n’avait rien de bien surprenant, à bien y regarder. Le sourire avait disparu de son visage lorsqu’il ajouta d’une voix qui ressemblait déjà plus à la sienne :

« Et maintenant, que comptes-tu faire ? Faire de moi ta prochaine toile ? Lancer un os pour me voir courir après ? » Il lâcha un petit rire sec, sans joie. « Ou peut-être voir jusqu’où tu peux me pousser ? »

Sa prise sur le pistolet se raffermit ; le canon toujours orienté sur l’autre homme. Le sang commençait à dessiner une fleur rougeâtre sur le tissu recouvrant son épaule. La blessure n’était pas aussi conséquente qu’elle aurait pu l’être, mais elle laisserait des traces. Le regard de Will se fit plus flamboyant que jamais.

« Si c'est le cas, tu pourrais être surpris. »





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