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 Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora

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MessageSujet: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Sam 10 Oct 2015 - 16:20

Rp surprise : groupe 1


Pittsburgh, Pennsylvanie. Ses musées d'art, ses parcs et son architecture. Tant de choses à visiter, et pourtant. Aucun de nos trois protagonistes n'est là pour le tourisme.

D'un pas assuré, Nora E. Caine entre dans l'aéroport, prête à rentrer chez elle après participé à un tournoi d'échecs pour le moins intense organisé dans la ville. Tournoi dont elle est ressortie victorieuse, bien évidemment. Ses adversaires n'avaient pas eu la moindre chance contre elle. Sourire aux lèvres, satisfaction peinte sur son visage, elle n'a à présent qu'une envie : retrouver sa fille au plus vite pour tout lui raconter.

Les voyages, Daniel Frost en a l'habitude également. Pas de changement de continent cette fois cependant, il couvre une plus petite distance que celles auxquelles il est accoutumé. Le motif de son déplacement n'est pas le même non plus ; une simple rencontre avec un ami de longue date qu'il ne voit pas aussi souvent qu'il le voudrait. Pour tout le charme qu'ont les correspondances épistolaires, elles ne remplacent pas quelques jours auprès d'une compagnie agréable, et il se réjouit de passer un peu de temps au calme dans la province pennsylvanienne.

Le docteur Chilton, quant à lui, se déplace pour des raisons plus professionnelles. Il ne désespère pas de se faire un nom dans le milieu de la psychologie, et il en a peut-être l'occasion grâce à un séminaire important qui va se tenir sur plusieurs jours à San Francisco et réunir plusieurs grands noms du milieu - une occasion à ne pas rater. Assis sur un banc dans le hall d'attente, il lit patiemment, consulte l’heure régulièrement : plus que deux heures avant son prochain vol. Première classe, évidemment. Le champagne n'attend que lui.

Aéroport de Pittsburgh, 4pm. Daniel, Nora et Frederick : ils ne se connaissent pas ou peu, n’ont pas grand-chose en commun, mais voilà que leurs chemins se croisent de la façon la plus inattendue qui soit. Inattendue, dans un aéroport ? Mais oui. Le premier vient d’atterrir et se dirige d’un pas ferme vers la sortie pour prendre un taxi. La seconde vient de franchir les portes d'entrée ; elle s’avance vers le guichet d'accueil pour imprimer sa carte d'embarquement pour le prochain vol vers Baltimore. Le troisième n’est là que de passage ; il guette patiemment son prochain vol dans le hall d’attente, un magazine en main. Aucun des trois n'atteindra sa destination.

Voilà que des hommes en uniforme arrivent à grand renfort : soudain, tous les vols sont annulés, plus personne n’est autorisé à entrer ou sortir, que se passe-t-il ? La nouvelle tombe : une bombe a été trouvée ; elle semble avoir été désamorcée avec succès, mais le coupable pourrait bien se trouver encore dans l’aéroport. Personne n’a le droit de partir tant que tout n’aura pas été fouillé, toutes les caméras visionnées, tous les témoins interrogés ; soyez prêts à prendre votre mal en patience, cela risque d’être long, très long… heureusement, vous avez de la compagnie.

***

✥ L'ordre de passage se fait à votre convenance, mais veuillez le respecter une fois celui-ci mis en place.
✥ L’issue du rp est laissée à votre imagination : les possibilités sont très diverses. Vous pouvez très bien laisser vos personnages discuter simplement entre eux et conclure en disant que le suspect a été retrouvé et arrêté sans encombre ou au contraire ajouter un peu d’action et démarrer une course-poursuite dans l’aéroport si l’envie vous en dit ! Dans tous les cas, pensez à dialoguer entre vous afin de ne pas traîner vos partenaires dans quelque chose qui leur déplairait.
✥ Si l’intervention d’un PNJ vous semble nécessaire, merci d’en avertir un membre du staff qui s’en chargera pour vous.
✥ Enfin, si vous avez la moindre remarque, question, ou le moindre doute, merci de nous en faire part !

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MessageSujet: Re: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Ven 16 Oct 2015 - 22:47

Les nouvelles ne semblaient pas très bonnes comme toujours cela dit. Des lignes et des lignes, des articles et encore des articles tous parlant de tremblement de terre, de crise économique, de réfugiés et de guerres dans d’obscures parties du monde. Et parfois, là au milieu de tout cela, une tendre histoire d’un chien qui a fait le tour du monde pour retrouver son maitre. Si ce n’était pas pathétique. Comme si cette histoire de Lassie chien fidèle pouvait effacer toutes les autres horreurs qui engloutissent les pages des journaux. D’un geste las, je referme le Baltimore Sun, roulant des yeux en voyant la publicité avant/après miracle de la minceur. Non mais vraiment.

Mon avion ne devrait pas trop tarder mais je suis arrivé en avance et j’ai encore un peu de temps à perdre. San Francisco est une superbe ville à cette période de l’année, parait-il. A vrai dire je n’en ai aucune idée mais c’est ce que m’a dit timidement la nouvelle secrétaire de l’hôpital quand je lui ai dit de ne prendre aucun rendez-vous pour ces quelques jours. Charmante et très sotte jeune fille mais elle fait bien son travail, c’est le principal.

J’entends des personnes commençaient à se plaindre, le brouhaha monte très vite et je lève les yeux, irrité par la situation. Ces gens ne savent donc pas se tenir ? Je jette un coup d’œil aux yeux paniqués et aux visages tourmentés et me lève, alarmé. Avec ma chance, un dinosaure allait débarquer et me mordiller entre ses mâchoires. Le panneau des départs change soudainement et tous les vols affichent désormais un flamboyant « annulé ». Superbe, comme si j’avais besoin de ça. Serrant les dents, je marche impérieusement vers le premier employé de l’aéroport qui se trouve sur ma route et lui attrape le bras.

« Qu’est ce qui se passe ? »

« Monsieur, inutile de paniquer » Me recommanda l’homme en question en se dégageant le bras d’un geste ferme. « Nous avons une situation d’urgence, asseyez-vous et les autorités vous tiendront informés des évènements. »

« Mais… » J’essayais de demander mais l’homme s’est déjà retourné et à l’attention de quelqu’un d’autre.

Ma main se crispe autour de ma canne et je marche d’un pas rapide vers la sortie ayant besoin d’air mais dès que je m’approche des portes, des policiers me barrent la route, me recommandant de rester à l’intérieur, de retourner à ma place, d’attendre. Je n’aime pas ça. Je suis un aimant à problème et je m’attends à chaque instant à ce qu’un avion s’écrase sur l’aéroport ou pire que je glisse sur un marre de coca et me fracasse le crane sur le sol pour mourir pitoyablement sur le sol. Avec moi, on ne sait jamais.

Je retourne à ma place d’origine, valise à la main mais une famille y a élu domicile. Aussi rapide que des rats à la recherche d’une cave à piller ces gens-là. Je me dirige rapidement vers la cafétéria la plus proche pour prendre un café bien mérité, dégoutant mais bien mérité. Les yeux fixés sur le sol, je regrette de ne pas avoir pris un ipod avec moi, je suis maintenant obligé de supporter les jacassements incessants de la populace qui se rassure, crie et s’interroge. Je fais déjà très bien tout cela dans ma tête sans l’aide de personne, ils pourraient prendre la peine de faire la même chose.

Je n’ai pas le temps de le voir mais je le sens passer. Un très grand corps me percute de plein fouet et je perds mon équilibre et bascule sur le sol. Ma canne glisse et je n’ai aucune prise, je me retrouve sur le dos dans un choc qui me coupe la respiration quelques instants. Je lève les yeux près à m’excuser ou incendier la personne qui a causé ce choc mais je reste quelques instants silencieux, la bouche ouverte, le visage choqué. Daniel Frost. Bien sûr, toujours lui. Comme si ma journée n’avait déjà pas suffisamment mal tournée, je devais me retrouver face à cet abruti de Daniel Frost. Génial. Je parviens enfin à me remettre et le fixe du regard le plus dur possible, le visage fermé, les yeux froids.

« Toi. » Je marmonne de façon tellement inintelligible qu’il ne doit pas être capable de m’entendre. Plus clairement je dis « Vous pourriez faire attention, vous ne regardez jamais où vous allez ? Faire tomber un homme avec une canne qui plus est. »




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MessageSujet: Re: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Dim 1 Nov 2015 - 18:10

Quelle guigne. Contrarié, c’est pourtant un visage aimable et calmement souriant que Daniel présenta au policier qui lui expliquait que personne ne pouvait sortir de l’aéroport jusqu’à nouvel ordre. Ses tentatives pour en savoir plus sur la situation restèrent infructueuses, mais sa courtoisie dut faire bonne impression sur le malheureux représentant des forces de l’ordre qui ne subissait qu’agressions, insultes et mépris depuis qu’il s’était placé devant la sortie avec ses collègues, et il consentit à lui confier que malheureusement la situation risquait de s’éterniser un moment, et que s’il devait se rendre quelque part en urgence, il ferait mieux de prendre ses dispositions maintenant. Daniel le remercia, et extirpa son corps immense de la foule condensée qui tentait désespérément d’obtenir des informations à son tour. Coincé dans un aéroport. Alors que William, son correspondant, l’attendait certainement dehors. Daniel soupira, résigné. Puisqu’il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur, il dégaina son téléphone portable et composa rapidement le numéro de Will, l’avertissant qu’il serait certainement bloqué plusieurs heures.

Quel dommage. Depuis deux ans que William et Daniel échangeaient par correspondance, tous deux avaient enfin trouvé quelques jours dans leur emploi du temps surchargé pour se rencontrer enfin en chair et en os, et pour une fois que le weekend de l’un ou de l’autre n’était pas pris par une conférence (William était professeur de philosophie à l’université de Pittsburgh), il fallait que ça leur tombe dessus. Tant pis. Il s’excusa auprès de son ami, convint avec lui de le rappeler une fois la situation débloquée et de prendre un taxi pour le rejoindre, au lieu de le laisser poireauter devant l’aéroport bouché. A peine eut-il raccroché qu’une mère avec ses trois enfants l’accosta pour lui demander s’il savait ce qu’il se passait, et il passa les cinq minutes suivantes à la rassurer et lui conseilla d’aller à la cafeteria avant que celle-ci ne soit prise d’assaut par tous les voyageurs bloqués. Soulagée, elle le remercia et s’en alla en traîna ses trois gosses derrière elle. Daniel allait faire de même, mais n’eut que le temps de faire un pas, les yeux encore sur son interlocutrice, quand il entra en collision avec un voyageur particulièrement pressé. Si Daniel, solidement campé sur ses jambes, parvint malgré le choc frontal à garder son équilibre, ce ne fut pas le cas de l’autre qui glissa et s’étala par terre. Aussitôt, Daniel ouvrit la bouche pour s’excuser, mais resta brièvement muet de surprise en reconnaissant un visage familier.

« Oh. » se contenta-t-il de lâcher, songeant que Pittsburgh était bien le dernier endroit où il se serait attendu à croiser Frederick Chilton. Au moins, ce dernier semblait fidèle à lui-même : grincheux et grognon. Daniel se demanda si cet élément familier dans le décor avait quelque chose d’appréciable ou de désespérant. Le neurologue se contenta de sourire et de tendre la main à son ancien voisin d’enfance. « Vous avez raison, je ne regardais pas devant moi, toutes mes excuses. Puis-je ? »

Evidemment, Chilton ignora royalement l’aide proposée, et Daniel laissa retomber sa main sur la poignée de sa valise tout en observant, impassible et patient, le pauvre psychiatre se débattre avec son équilibre précaire (et probablement sa dignité) pour se relever. Un sourire poli toujours suspendu aux lèvres, Daniel choisit de ne rien laisser paraître de son amusement, songeant que ce n’était probablement pas le moment pour jeter de l’huile sur le feu. Chilton le détestait, il n’avait aucun doute à ce sujet, même si la raison exacte de cette antipathie lui échappait pas (il ne désespérait pas d’avoir droit à une explication un jour, si tant était qu’il y en ait une), mais puisqu’ils étaient coincés ici, autant faire contre mauvaise fortune bon cœur.

« Un policier m’a informé que nous en avions sûrement pour quelques heures. Si vous avez un vol à prendre ou un rendez-vous, je vous suggère de prévenir de votre retard. » ajouta Daniel en jetant un coup d’œil à sa montre avant de laisser échapper un soupir. Déjà presque quatre heures et demi. Avec un peu de chance, au rythme où allaient les choses, il pouvait espérer être sorti à temps pour sortir dîner avec William. En attendant, il allait bien falloir prendre son mal en patience.
« Puisque nous sommes coincés ici, allons attendre à la cafétéria que la situation n’évolue. Toutes les places n’ont pas encore été prises, mais ça ne saurait tarder. A moins que ma compagnie ne vous soit désagréable au point de rester debout jusqu’à la réouverture des portes ? » demanda-t-il sans pouvoir retenir un sourire. « A défaut de vous détendre, un café vous fera au moins patienter. »

Futile tentative de fraternisation probablement, mais Daniel ne laisserait certainement pas tomber le masque de l’amabilité, pas même devant Chilton. Et puis, il avait bien assez de patience pour supporter un Chilton nerveux et détestable quelques heures. Sa bonne action du weekend, en quelque sorte.
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MessageSujet: Re: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Mar 1 Déc 2015 - 23:51

La victoire avait été facile. Presque ennuyante. Nora avait dû elle-même s'imposer quelques challenges, afin de pimenter quelque peu les parties qu'elle avait joué lors de ce tournoi à Pittsburgh. Ses adversaires étaient si... prévisibles. La doctoresse pouvait presque lire sur leurs visages le coup qu'ils envisageaient de faire, la stratégie qu'ils prévoyaient de suivre... Elle leur avait donné quelques pions à se mettre sous la dent, histoire de donner le change, mais le résultat final était sans appel : elle avait gagné. Aisément. Sans fioritures.

Une victoire était une victoire. Nora était certaine que sa fille Eris la féliciterait dès lors qu'elle lui révélerait le trophée qu'elle rapportait dans ses bagages. Il lui tardait de la retrouver et de pouvoir enfin savourer la présence d'une personne intelligente, cela ne lui avait que trop manqué durant ce tournoi. Elle pourrait lui raconter comment cet imbécile lui avait offert au victoire au premier coup, sans même y réfléchir à deux fois... Stupide. Pathétique. Un parfait représentant de la gente masculine, somme toute.

Aux yeux du public, le tournoi avait probablement paru intense. Il ne l'avait jamais vraiment été. Malgré elle, Nora s'était languie de cette partie échangée avec Mr Jonathan Around. Au moins avait-elle pu faire face à un esprit un tant soit peu brillant... Enfin, ce qui était fait était fait. Il ne lui restait plus qu'à monter dans son avion et quitter Pittsburgh. Après tout, elle n'avait rien eu d'autre à faire de particulièrement productif et tout ça l'avait ramené à ses jeunes années, où elle enchaînait les tournois d'échecs avec brio. Un doux et lointain souvenir...

Tout d'abord, faire imprimer sa carte d'embarquement. Ca ne prendrait que quelques minutes. Du moins, c'était ce que Nora pensait. Très vite, toutefois, la situation bascula d'une façon inattendue. Les panneaux affichèrent l'annulation des vols. Tous. Partout où Nora posait les yeux, des représentants de l'autorité. Puis une annonce faite, qui déclenche l'agacement de la doctoresse : une bombe a été trouvée. Le coupable était probablement toujours sur les lieux. Pas moyen de partir. Elle était bloquée ici.

Un soupir aux lèvres, elle envoya un message à sa fille pour que cette dernière n'ait pas à s'inquiéter de son retard. Qui sait combien de temps cela pouvait prendre ? Plusieurs heures, très certainement... Peut-être bien plus longtemps encore...

"Parfait. Tout simplement parfait."

L'inquiétude se dessinait sur les visages des autres voyageurs. Nora n'était guère touchée par la situation. La perspective d'une mort prochaine ne l'effrayait nullement. Elle côtoyait la Faucheuse en permanence. Elle avait appris à faire de cette dernière une précieuse amie. Tout le monde finissait par passer de l'autre côté, un jour ou l'autre. Pourquoi s'en chagriner ? Pourquoi tenter de fuir cette vérité implacable ? Personne n'échappait à la Mort.

Sa gorge était sèche. Les personnes qui l'entouraient ne semblaient pas valoir la peine d'entamer la moindre discussion. Autant partir. La cafétéria semblait un bon lieu de retraite, en attendant que la situation s'améliore. Le coupable serait probablement vite trouvé. Si Nora venait à tomber sur lui, elle se chargerait elle-même de son cas. On ne la mettait pas en retard impunément, à fortiori lorsqu'il s'agissait pour elle de retrouver sa fille chérie. L'homme ou la femme coupable de cette exaction le regretterait amèrement...

Sitôt arrivée à la Cafétéria, Nora fut accueillie par la vision de deux visages pour le moins familier. Oh, elle ne connaissait pas personnellement ces hommes et l'un d'eux lui était tout juste familier. Mais la réputation de l'autre le précédait et Nora ne put que pincer les lèvres en se remémorant pleinement son identité.

Frederick Chilton, directeur du Baltimore State Hospital for the Criminally Insane. Parfait représentant de cette branche de psychiatres et autres psychologues que Nora détestait avec la plus grande passion, ces mêmes hommes qui n'avaient cessé de lui apposer le label de "perverse narcissique", "psychopathe", "sociopathe" et autres joyeusetés. Pitoyable. Détestable. Peut-être manipulable. A aviser. Sa position pouvait représenter un intérêt. Mais il faisait partie de cette engeance qu'elle haïssait. Un sentiment qui surplombait tout désir qu'elle pouvait avoir de se "jouer" de lui avec sa subtilité habituelle...

Et il y avait cet autre homme. Nora était certaine de l'avoir déjà croisé entre les murs blancs d'un hôpital. Mais là s'arrêtaient ses souvenirs. Son regard laissait deviner un esprit fin, une denrée rare en de pareils lieux et en de pareils temps. Cela pouvait s'avérer appréciable. Et cela valait probablement la peine de supporter la présence du Dr Chilton. Le temps s'écoulerait plus vite si deux brillantes personnes pouvaient se confronter l'une à l'autre...

Un gobelet empli de café à la main, elle s'approcha des hommes, avant de trébucher volontairement, répandant le contenu de son verre sur l'infortuné Frederick Chilton. Elle eut toutes les peines du monde à dissimuler son sourire, feignant une expression désolée :

"Oh, Seigneur, j'espère ne pas vous avoir brûlé, Docteur ! Quel malheureux accident ! Entre cette alerte à la bombe et tout ceci, je crains que vous ne soyez pas dans votre jour de chance..."

Elle se détourna bien vite de lui, concentrant son attention sur l'autre protagoniste de cette conversation à venir. Lui tendant la main, elle souffla d'une voix enjôleuse :

"Bonjour. Je suis le Docteur Nora Caine. Nous serions-nous déjà croisés quelque part, Monsieur ? Je m'en voudrais d'avoir oublié quelqu'un comme vous..."

Un sourire. Sa réputation la précédait peut-être. Dr Death. La Faucheuse. Dont l'on disait qu'elle aimait ses cadavres avec immodération, qu'elle n'attendait que son heure pour donner la mort à son tour... Des rumeurs qu'elle entretenait joyeusement, satisfaite de voir la peur naître dans le regard de ses interlocuteurs. Jusqu'à ce qu'elle ne les charme, bien entendu.

Elle ne retourna pas la politesse au Dr Chilton. Qu'il s'en offusque. Nora le remettrait bien vite à sa place...
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MessageSujet: Re: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Mar 22 Déc 2015 - 22:25

Je regardais la main tendue avec mépris, croyait-il vraiment que j’allais m’abaisser à accepter son aide ? Où avait-il été quand j’en avais besoin ? Non, maintenant je pouvais réussir seul, même à me relever péniblement de ma position sur le sol. Me redressant avec toute la grâce qui me caractérise, je plisse les yeux en direction du « brave » docteur Frost. Aujourd’hui neurologue émérite avec un nom dans le métier, autrefois un modèle que j’allais voulu suivre. Je n’avais plus besoin de lui, pas de son aide ni de son expertise. S’il pouvait être parti quand je serai dans ma position verticale, je lui en serai éternellement reconnaissant. Enfin éternellement, quelques minutes tout au plus. Secondes sans doute.

Est-ce qu’il croyait que je n’étais pas au courant ? J’en savais sans doute plus que lui, j’avais également été parler à des personnes chargées de cette épouvantable situation. Décidant de suivre ses conseils afin de pouvoir faire autre chose que le regarder, j’envoie rapidement quelques sms à Alicia pour l’informer de la situation et me plaindre de ma rencontre avec le Dr Frost.

« Je sais très bien ce qui se passe dans cet aéroport » je lui rétorque d’un ton sec, les yeux rivés sur l’écran de mon téléphone. « Et vous n’êtes pas assez important pour que je trouve votre compagnie « désagréable », vous êtes tout au plus insignifiant dans la globalité des choses, que vous soyez là ou non ne changera strictement rien à ma vie. Alors si vous voulez vraiment aller boire un café, allons-y que ce soit vous ou autre… » J’ajoutais et commençais à marcher vers la cafétéria.

Si j’appuyais un peu plus fort que d’habitude sur le manche de ma canne, personne ne me blâmerait. Déjà parce que personne ne s’en apercevrait. Ils étaient tous trop occupé à grouiller dans l’aéroport comme des insectes. Mais aussi parce que je n’avais aucune envie d’être dans cette situation de danger et encore moins avec cet individu. Peut-être que si des hommes armés arrivent, je pourrais le jeter devant moi comme un bouclier humain. Une pierre deux coups.

Complètement sur les nerfs, je m’accorde même le droit de prendre une pâtisserie en plus de mon café. J’offre, tout de même, un léger sourire sympathique à la barista derrière son comptoir qui semble de plus en plus désespérée en contemplant la longue file d’attente devant sa modeste caisse. Je suis aussi doté de sentiments après tout.

Alors que je me retourne pour trouver une place assise au milieu de cette foule, une deuxième personne me percute et je sens un liquide chaud se répandre sur toute la surface de mon costume. Je relève la tête de ce désastre stylistique pour jeter un regard noir à la jeune femme face à moi. Écoutant ses pathétiques excuses en grinçant sévèrement des dents.

« Mais vous vous êtes donnés le mot ? Personne ne sait plus regarder où il va ? Vous savez combien coute un costume de ce genre ? Sans doute plus que le contenu de votre valise ! Personne ne fait plus attention aux infirmes mais dans quel monde vit-on ? Je me fiche de vos pathétiques excuses, donnez-moi votre nom vous allez très certainement payer le pressing pour laver vos dégâts. »

D’un geste brusque j’attrape un paquet important de serviettes sur le comptoir, toute ma sympathie pour la jeune barista s’est complètement envolée. En plus de ces annulations, du danger qui plane sur nous, on m’avait bousculé non pas une mais deux fois. Une personne détestable connue de longue date et une autre personne tout aussi détestable puisqu’elle venait de ruiner l’un de mes plus beaux costumes avec sa maladresse. Rageusement, je tamponne le café qui s’est répandu sur ma veste.

Je m’apprête à me relancer dans une nouvelle tirade assassine en direction de mes deux parasites afin de relâcher un peu la pression sur ces individus qui l’avaient très certainement mérité mais une sonnerie se fait entendre. L’horrible son qui annonce qu’un message qu’on ne comprendra pas va être donné par le personnel de l’aéroport. Et cela ne manque pas, comprenant vaguement les paroles de la standardiste sous les grésillements de son matériel de basse qualité et son incapacité à parler fort et de façon correcte. Les visiteurs sont priés de faire attention à tout colis suspect et à ne pas sortir de la zone où ils se trouvent tant que la situation ne sera pas réglée. On ajoute également que si la situation se prolonge des kits seront remis aux voyageurs avec une couverture et de quoi manger.

Je n’espère toutefois pas que nous en arriverons la, ne voulant pas mettre mon corps blessé dans une position extrêmement douloureuse pour la nuit après un repas consistant certainement d’un club sandwich douteux. Soupirant, je me retourne vers les deux personnes avec qui j’interagissais, oubliant momentanément que j’étais sur le point de les mitrailler de remarques.

« Ils sembleraient que nous sommes bloqués ensemble pour une durée indéterminée, peut être pourrions-nous parler de quelque chose… d’intéressant pour passer le temps au lieu de nous mêler au commun des mortels qui nous entoure. »




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MessageSujet: Re: Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora Sam 6 Fév 2016 - 22:55

Daniel soupira intérieurement alors que Chilton monologuait, extériorisant sa frustration sans que le neurologue n’y prête plus d’attention – il avait toujours connu Frederick comme quelqu’un de nerveux, et même s’il avait nettement gagné en sècheresse et en égoïsme avec les années semble-t-il, Daniel n’était ni surpris ni agacé. Il en fallait plus pour entamer la légendaire patience du docteur Frost. Peut-être qu’il cherchait à le tester, peut-être qu’il prenait juste un malin plaisir à passer ses nerfs sur lui, peut-être n’y réfléchissait-il peut-être même pas. Dans tous les cas, Daniel endurait bravement la situation, stoïque moine tibétain face à un enfant capricieux. Si la situation n’était pas aussi pénible, Daniel se serait même amusé de leur duo si mal accordé, qui devait avoir quelque chose de profondément comique, vu de l’extérieur – le géant aussi calme qu’un bonze et le petit excité. Sans répondre autrement que par un demi-sourire affable, Daniel emboîta le pas à son collègue et le laissa commander en premier, avant de lui-même demander un expresso à la barista qui enchaînait les clients avec un mécanisme et une efficacité presque terrifiants. Daniel pouvait voir à ses yeux tristes et ses épaules fatiguées qu’elle était épuisée par la situation. Et il la comprenait. Il la remercia d’un hochement de tête – au moment même où, devant lui, Chilton percutait une autre voyageuse qui lui renversa son café dessus. Le drame.

Prudent, Daniel fit un pas de côté pour ne pas se prendre un coup de coude de Chilton gigotant dans tous les sens comme une souris piquée, et laissa passer son regard de son infortuné collègue à la voyageuse maladroite. Aussitôt Daniel la reconnut. Non qu’ils ne se connaissent très bien, mais il avait une excellente mémoire, et les noms et les visages n’y faisaient pas exception. Etonnant d’ailleurs de la part de quelqu’un comme le docteur Caine de faire preuve d’une telle maladresse. Lorsqu’ils s’étaient rencontrés, certes brièvement, elle ne l’avait pas frappé comme quelqu’un de gauche ou maladroit, bien au contraire. Curieux. Daniel rangea sagement ses questions dans un coin de sa tête et saisit doucement la main que lui tendait sa collègue.

« Ne vous en voulez pas, Dr Caine, nous ne nous sommes que brièvement croisés à une conférence où vous présentiez un papier, il y a quelques mois. Dr Daniel Frost, heureux de vous revoir. »

Il allait ajouter un mot d’excuse pour l’attitude de Chilton, l’expliquant par le stress et le retard des avions, mais non seulement il n’était pas sûr que le sus-mentionné apprécie qu’il parle en son nom, mais en plus la voix de l’hôtesse retentissait dans les hauts-parleurs pour les informer que la situation n’avançait par, et qu’ils pourraient bien rester coincés pour la nuit. Daniel soupira, songeant non sans regret à son weekend avec William qui s’envolait très probablement – pour laisser la place à quelques heures en compagnie de ses collègues. Ce n’était pas tout à fait comme ça qu’il avait envisagé ses congés.

« Ils sembleraient que nous sommes bloqués ensemble pour une durée indéterminée, peut être pourrions-nous parler de quelque chose… d’intéressant pour passer le temps au lieu de nous mêler au commun des mortels qui nous entoure. » ronchonna Chilton, n’arrachant aucune réaction à Daniel sinon un sourire indéchiffrable.

« A votre guise mon cher. Permettez-moi simplement de m’absenter une minute, le temps de passer un appel. » répondit Daniel en sortant son téléphone portable de sa poche et en s’éloignant. Il était réaliste, toute cette histoire n’était pas près de se régler tout de suite. Il allait appeler William, s’excuser de devoir reporter leur rencontre, et lorsque les choses s’arrangeraient, il réserverait sur le premier avion pour retourner à Baltimore. Rien ne servait de s’acharner quand le destin était contre vous.

Alors qu’il ‘était au téléphone avec son ami, Daniel observait sans y penser la foule qui l’environnait. Beaucoup de familles qui avaient l’air aussi épuisées que perdues et frustrées, des hommes d’affaires dans le même état que Chilton, des jeunes qui s’étaient assis dans le hall sur leurs valises, l’un d’eux avait même sorti une guitare et avait le bon goût d’alléger un peu l’atmosphère… Daniel eut un bref sourire face à ce spectacle, conclut rapidement sa conversation avec William, et raccrocha. Jetant un dernier regard amusé au petit groupe de jeunes musiciens qui entonnaient joyeusement des vieux classiques de country, il rejoignit tranquillement ses deux collègues et comprit rapidement que la situation n’était pas exactement plus détendue que lorsqu’il l’avait quittée. Daniel devait bien l’avouer, il n’était pas mécontent de l’arrivée de Nora dans leur petit groupe. Au moins il ne serait plus tout seul à endurer la mauvaise humeur caractéristique du brave Chilton.

« Il semblerait que ce séjour au calme se transforme en séjour aventure. Je ne suis pas sûr d’avoir encore l’âge pour cela, j’envie ces jeunes qui ont l’air de prendre la situation à la légère. » dit-il en désignant les musiciens d’un léger mouvement du menton. « Enfin, faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Frederick, voulez-vous que nous trouvions un endroit où nous asseoir, pour épargner votre jambe ? Je suis sûr que quelqu’un acceptera de vous céder sa chaise, si nous demandons. »

Et si la personne en question n’a pas été témoin de l’amabilité chronique du psychiatre, songea-t-il pour lui-même. Ouvrant la voie, Daniel, du haut de ses deux mètres, scanna la salle du regard et fit signe à ses comparses qu’il avait trouvé une table un peu à l’écart de la foule où ils seraient probablement plus tranquilles. Aimablement, il demanda au couple qui y était installé s’ils voulaient bien céder la place à son « ami », et ceux-ci obtempérèrent avec beaucoup de déférence, dont Daniel les remercia. Puis, il laissa à Frederick la place de passer, avant de tirer une chaise pour Nora. Une fois ses deux collègues installés, il allait les imiter et se retourna pour attraper une troisième chaise.

Il n’en eut jamais la possibilité. Au moment où il allait saisir la chaise, un homme sorti de nulle part (pourtant Daniel se targuait d’avoir de bons réflexes) se dressa devant lui encagoulé – et en baissant les yeux, Daniel put voir, pointé vers son abdomen, le canon d’un revolver.

« Les mains en l’air, et demi-tour. » siffla l’homme à la cagoule. Le pouls habituellement très lent de Daniel accéléra légèrement. Même pour l’homme le plus calme du monde, il n’était guère agréable de se retrouver en point de mire d’une arme à feu. Serrant la mâchoire, il leva lentement les mains et se retourna tout aussi lentement, comme l’homme le lui avait demandé. Très vite, il sentit le canon du revolver contre son dos. Il ne dit pas un mot. Que pouvait-on dire à un preneur d’otages ? Rapidement, Daniel essaya d’envisager toutes les options possibles – il excellait à la boxe, et avec la différence de taille, n’aurait certainement aucun mal à mettre cette pourriture au tapis. Mais tant que l’arme était pointée sur lui, il n’avait aucune marge de manœuvre. Alors il se contenta, impuissant, de dédier une œillade résignée à ses collègues.
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Groupe 1 : Daniel, Frederick & Nora

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