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 Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth

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MessageSujet: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Sam 10 Oct 2015 - 16:20

rp surprise : groupe 2


Posée sur un banc dans un petit parc relativement peu fréquenté de Baltimore, Elizabeth fait passer le temps en attendant le train qui la ramènera chez elle, à Richmond. Habituée à faire le déplacement pour son école et la multitude de musées d'art qu'offre la ville, elle est comme souvent accompagnée de Jacky, son crabe, qu'elle regarde présentement trottiner sur le banc tout en lui parlant gaiement de choses et d'autres.

Pour Jacob, le parc est un lieu comme un autre pour chercher l'inspiration quand il n'est pas occupé à trouver une façon de rejoindre son monde. C'est beau, c'est calme, et surtout, il n'y a pas de murs, ce qui, dans ses élans de claustrophobie lorsqu'il repense à sa chambre capitonnée, est un grand soulagement. Lorsqu'il aperçoit la jeune fille aux longs cheveux blonds occupée à parler avec un crabe, son cœur ne fait qu'un bond. Elle est là, son Alice, tout droit sortie du pays des merveilles dont elle semble avoir ramené un ami tout à fait atypique. Son nom franchit aussitôt ses lèvres, et il se précipite vers elle avec un sourire éclatant. Ni d'une, ni de deux, il la prend dans ses bras tandis que la pauvre, confuse, tente délicatement de s'extraire. Nul doute, il y a malentendu. Elle proteste, mais rien n'y fait, et la voilà qui cherche du regard une âme charitable pour lui venir en aide.

C'est pure coïncidence qu'Hannibal soit présent à ce moment là, ayant décidé en cette belle journée de couper par le parc pour rejoindre sa maison, mais un heureux hasard veut qu'il assiste à la scène de loin, reconnaissant aussitôt son patient en train d'étouffer (ou presque) une jeune fille visiblement peu à son aise. Il n'en faut pas plus pour qu'il comprenne ce qu'il se passe : inutile de laisser la situation se dégrader, l'intervention semble de mise !

***

✥ L'ordre de passage se fait à votre convenance, mais veuillez le respecter une fois celui-ci mis en place.
✥ L’issue du rp est laissée à votre imagination ; lâchez-vous ! Et surtout, n'hésitez pas à communiquer entre vous en cas de doute !
✥ Si l’intervention d’un PNJ vous semble nécessaire, merci d’en avertir un membre du staff qui s’en chargera pour vous.
✥ Enfin, si vous avez la moindre remarque, question, ou le moindre doute, merci de nous en faire part !

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ETR
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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Lun 12 Oct 2015 - 1:38


Surprise !

L’automne. Une saison idéale pour se promener : il ne faisait ni trop beau, ni trop mauvais. Un entre deux. Le parc de Baltimore séparait mon bureau de mon domicile, à quelques rues près. D'ordinaire, je prenais la voiture pour me rendre d'un lieu à un autre plus rapidement, mais pas aujourd'hui. Mes rendez-vous s'étant terminés plus tôt que prévu en raison de l'annulation d'un patient à la dernière minute – au moins avait-il eu l'amabilité de prévenir –, je profitai donc de cette fin d'après-midi particulièrement belle pour rentrer chez moi. Les mains plongées dans les poche de ma longue veste brune – de la marque Pier one –, je commençai donc à longer les allées du parc. Les feuilles commençaient déjà à jaunir, et, avec elles, les odeurs semis permanentes de la pluie. Tandis que je marchai à pas lents dans l'allée, je me fermai hermétiquement au monde extérieur. Les sons se firent plus lointain, et les autres personnes présentes dans le parc ne furent plus que formes dans le décor. Je ne souhaitai pas observer mes semblables, aujourd'hui, seulement prendre l'air. Au calme. Pour cela, il me suffisait de me souvenir d'être seul avec, pour unique compagnie, le Requiem de Mozart ou l'Ave Maria de Schubert, par exemple. Les notes s'élevèrent donc dans l'air, autour de moi, tandis que je marchai.

Pourtant, une chose, un petit détail, vint briser l'harmonie de cet instant. La reconnaissance d'une silhouette familière au loin, dans le parc, près d'une rangée de bancs faisant face à un parterre de fleurs. L'opéra et le calme s’échappèrent de mes pensées tandis que mes yeux se posaient sur Jacob Andersen, l'un de mes patients. Il ne me fallut guère de temps pour comprendre ce qu'il était en train de faire ; loin d'agresser la jeune femme blonde, jusque là tranquillement assise, il venait de la confondre avec une autre personne aux ressemblances sans doute frappantes : sa fille décédée qu'il pensait encore en vie. Pendant quelques instants, je regardai Jacob et cette jeune inconnue qui, sans doute surprise, n'arrivait pas à réagir face à l'instance de son « agresseur ». Je sortis donc les mains des poches de ma veste et, à petite foulée, arrivai à leur hauteur. Plusieurs personnes s'étaient arrêtées dans leurs promenades pour regarder la scène d'un œil intrigué.
Fermement, ma main vint se poser sur l'épaule de Jacob, dans l'intention de le faire lâcher prise sur cette jeune inconnue qui, de toute évidence, n'avait rien demander à personne.

« Jacob ! » intervins-je avec calme et force. « Ce n'est pas Alice, Jacob. En revanche, vous faites peur à cette jeune personne. » ma main n'avait pas lâché son épaule, j'étais prêt à le retenir, au cas où. J'anticipai d'ailleurs les réponses probables qu'il aurait pu me donner suite à mon affirmation. « Je ne peux savoir à quoi ressemble votre fille, il est vrai, mais, de toute évidence, cette jeune femme ne vous reconnaît pas. Ne pensez-vous pas qu'Alice serait ravie de vous revoir, si vous veniez à la retrouver ? Cette jeune personne semble plutôt déboussolée, regardez-la, Jacob. » je marquai une pause dans mes propos avant d'ajouter : « Lâchez-la, à présent. »

Lentement, je laissai ma main retomber le long de mon corps, après m'être assuré que mon patient ne tenterait pas de sauter sur cette jeune femme pour l'amener avec lui, quelque part, persuadé qu'elle était la fille qu'il recherchait tant. Malheureusement, il faudrait, qu'un jour, il prenne conscience de cette réalité : sa fille était morte. Il n'était pas encore prêt à la concevoir... Je tournai la tête vers la jeune personne sans pour autant cesser de surveiller Jacob du coin de l’œil.

« Je vous prie d'excuser cet homme, mademoiselle. Il s'agit de l'un de mes patients dont la fille a disparu. » Comme je le disais, Jacob n'était pas prêt à accepter que sa fille puisse être morte, autant ne pas employer ce terme en sa présence, donc. Cela n'aurait, d'ailleurs, pas été très bon pour notre relation de patient à psychiatre, si je venais à me dresser entièrement contre ses convictions les plus profondes. « J'espère que vous allez bien... » ajoutai-je, laissant transparaître une pointe inquiète au fond de mes yeux.

Feindre était d'une facilité remarquable. Je pouvais sentir, de là où je me tenais, une légère effluve de peinture et de crayon émaner de cette inconnue. Elle devait être étudiante en art, ou bien être allé visiter un musée, dans l'après-midi. Mes yeux tombèrent brièvement sur le crabe, posé sur le banc à côté d'elle. Étrange. Je tournai la tête vers Jacob, l'air imperturbable, comme toujours. Il ne semblait pas dans son assiette, et j'espérai que rien de fâcheux n'allait à nouveau se produire.
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PUS
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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Mer 14 Oct 2015 - 17:50

Mon petit carnet à la main, je marche lentement dans le parc, glanant des petites informations, des petits détails, des petites inspirations. Ce parc est très joli et j’y passe la majorité de mon temps. Enfin, quand je ne suis pas dans l’appartement avec Spencer ou chez mes parents. La nature a toujours été source d’inspiration pour les artistes, après tout, la plupart des poètes écrivent sur sa beauté et je ne vois pas pourquoi cela serait diffèrent avec moi. Je ne suis pas un poète, non non et je n’ai pas la prétention d’en devenir un mais le son calme de l’eau, le vent qui passe sur les feuilles… Comment ne pas se laisser transporter ailleurs dans ce paysage idyllique ?

A quelques mètres sur un banc, un reflet doré attire mon attention. Le soleil semble s’enrouler autour de la chevelure blonde de la jeune personne assise là. J’aurais pu arrêter de la regarder, j’aurais pu partir et continuer mon chemin mais son attitude me fait stopper tout mouvement. Elle sourit, parle avec beaucoup d’entrain et sur le banc se trouve une créature que je mets quelques instants à identifier : un crabe. L’animal me fait tilter et je m’avance vers elle, je sais qui elle est, comment est-ce que j’ai fait pour ne pas la reconnaitre ? Alice, ma Alice, c’est elle. Il n’y a que ma douce fille pour s’émerveiller du spectacle d’un crustacé faisant des allers retours sur un banc. Je ne me demande même pas ce qu’elle fait dans ce parc au lieu d’être à l’université, non tout ce que je vois c’est cette représentation, cette idée que ma fille est face à moi, qu’elle est sortie de je ne sais où comme aurait pu faire la Alice de Lewis Carol.

« Alice ! » Je lance d’un ton enjoué avant de la prendre dans mes bras.

Les choses ne se passent pas comme prévu, il y a quelque chose de bizarre. Pourquoi se débat-elle comme ça ? Je suis son père, elle est ma fille, elle sait que je ne lui veux aucun mal que je ne pourrais de toute façon jamais lui faire de mal. Plutôt me jeter d’un immeuble que de voir ma fille souffrir. Je suis tétanisé quelques instants, peut être que je lui ai tordu le bras, que je lui fais mal, que je la serre trop fort contre moi. Une voix familière vient brisée ma panique, une main forte appuie sur mon épaule et je trouve le moyen de détacher mes bras, lançant un regard paniqué au docteur lecter puis à la jeune fille que je viens de… d'agresser. Je n’aurais pas dû faire ça, j’aurais du réfléchir. Je lui ai fait peur, je… Je n’aurais pas dû faire ça. Mes respirations se font saccadées, je sens que je commence à paniquer je prends une grande bouffée d’air fermant les yeux quelques instants, comptant jusqu’à dix dans ma tête avant de les rouvrir, un peu plus calme mais pas tout à fait serein. J’essaye de faire un pas en arrière, m’éloigner de la fausse Alice mais la main sur mon épaule m’empêche tout mouvement.

« Je suis vraiment désolé, je… je… »

Mes mots se perdent, trop d’entre eux se bousculent dans ma tête. Je ne voulais pas lui faire peur, je ne voulais pas lui faire de mal. J’imagine un homme étrange prendre dans ses bras ma fille et la faire paniquer et je me sens encore plus mal/ au lieu de reculer, je me rapproche lentement de mon psychiatre tachant de me calmer avec la présence calme et familière à mes côtés. Je l’écoute me tourne vers elle, je sais ce qu’il me dit, c’est tout à fait rationnel et quand sa main quitte mon bras j’ai l’impression de ne plus avoir de contact avec le monde réel. J’ai pris l’habitude de toucher les gens souvent et jamais vraiment avec le Dr Lecter, trop loin pendant nos séances mes mains ont plus tendance à s’accrocher au siège confortable dans lequel je m’assois habituellement. Mais le siège n’est pas là, Spencer n’est pas là pour que je puisse m’accrocher à lui et ma seule possibilité pour ne pas me ré-accrocher à la jeune fille ou paniquer et de retrouver l’ancre qui me faisait tenir sur terre, il y a quelques instants. Doucement mais fermement ma main se referme sur le biceps du Dr Lecter. Nous avons déjà parlé de ce besoin tactile pendant nos séances mais je ne savais vraiment pas comment il allait réagir. Peut-être qu’il allait s’énerver ? Qu’il allait penser que le geste était complètement déplacé et qu’il n’allait plus vouloir de moi comme patient ? J’entends ces questions se bousculer dans ma tête mais ma main ne le quitte pas, tentant de rester là, de ne pas effrayer davantage la jeune blonde en me perdant dans ma tête.

« Ma fille n’a pas disparu » je murmure, un peu perdu après une remarque de mon psychiatre. Non non. Elle va bien, elle est à l’université, tout va bien. Tout va bien. Je l’appellerai ce soir et tout ira mieux. « Mais je suis désolé vraiment je… Je ne voulais pas t’effrayer, tu ressembles tellement à ma fille. Je n’aurais pas dû faire ça, je n’aurais pas dû faire ça. »

Sans jamais lâcher la prise de ma main, je me tourne vers la créature sur le banc, un léger sourire sur mes lèvres même dans ma panique. Un crabe.

« Il est à toi ? » Je lui demande en le montrant de ma main libre. « Comment s’appelle-t-il ? » Méthode lâche pour changer de sujet sans doute mais ce petit crabe m’intéresse vraiment. Peut-être que l’inclure dans mon prochain livre me fera pardonner pleinement.


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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Ven 16 Oct 2015 - 17:12



Alice, le dinosaure & le wendigo

feat Hannibal Lecter & Jacob G. Andersen

La jeune fille s’étira tranquillement sur le banc et soupira un peu, avant de s’installer un peu plus confortablement ; à côté d’elle, Jacky se baladait sur les lattes du banc, intrigué par les inscriptions laissées sur celui-ci. Elle était contente que le parc soit pratiquement désert, ce qui lui permettait de faire sortir le crustacé et de lui parler à haute voix, sans que personne ne la regarde de travers.

- C’est dommage qu’on ait manqué le train, lui dit-elle. À quelques minutes près on l’avait… Mais bon je ne pouvais prévoir que j’allais faire une crise au moment de partir. Encore heureux que tu n’ailles pas profiter que je dorme pour t’enfuir ; ça aurait été dangereux.

Elle se tourna en direction du crabe et caressa gentiment sa carapace.

- C’est joli l’automne, non ? Il y a plein de couleurs différentes, jaune, orange et rouge… Hmm ça me donne envie de peindre tout ça… Et Halloween approche… Je ne suis pas particulièrement fan de cette fête mais elle me donne au moins l’occasion de me goinfrer de bonbon sans remords ni regrets… Oh, et la tarte à la courge n’est pas mauvaise… Ni la soupe d’ailleurs… Et c’est aussi l’époque des marrons… Je commence à avoir faim, moi. Et toi aussi je crois, non ? Et oui, je tiendrai ma parole, tu auras des pâtes ce soir, pas la peine de me regarder comme ça. Tu sais très bien que…

Une voix l’interrompit et avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir, elle se trouva emportée dans les bras d’un inconnu. Elle poussa un petit cri et demanda vainement à l’inconnu de la lâcher, sans résultats. Elle se débâtit et réussit tant bien que mal à dégager sa figure de la veste de l’individu, espérant que quelqu’un arriverait à la sortir de l’emprise de cet homme.

Heureusement, quelqu’un se décida à venir l’aider ; quelqu’un qui apparemment connaissait son « agresseur ». Sitôt que Jacob lâcha son étreinte, Elizabeth alla se placer précipitamment derrière son sauveur, cherchant frénétiquement sa balle en mousse dans sa poche. Tout essayant de se remettre de sa surprise, elle écouta l’explication qu’il lui donnait.

- Oh… Euh… Oui, je vais bien, merci beaucoup d’être intervenu…

* Donc, Jacob est son patient ? Il doit travailler en médecine ou quelque chose comme ça… Peut-être même que ma tante le connaît… *

Elle se sentait maintenant mal à l’aise ; elle se disait, après avoir entendu l’histoire de Jacob, qu’elle n’aurait peut-être pas dû réagir comme ça, et essayer de lui expliquer les choses plus calmement. Surtout qu’il avait maintenant l’air de regretter profondément ce qu’il avait fait et la jeune fille ne pouvait pas s’empêcher de culpabiliser un peu.

- Vous n’avez pas à vous excuser…

Heureusement pour elle, il commença à lui poser des questions sur son crabe et elle retrouva vite le sourire ; avant d’aller récupérer le crustacé qui se rapprochait pour sa part dangereusement du bord du banc ; s’éloignant un peu du docteur, qui devait sûrement commencer à se sentir pris en sandwich entre deux étranges individus.

- Hey, fait attention, souffla-t-elle au crabe. Si tu tombes et que tu te faufiles dans l’herbe, quelqu’un va finir par te marcher dessus. Et oui, c’est le mien, dit-elle en se tournant vers Jacob. Il s’appelle Jacky et il commence d’ailleurs à se faire vieux quand j’y pense…

Elle le caressa tranquillement tandis qu’il observait les deux hommes.

- Hmm… Et j’ai oublié de me présenter, ce n’est pas très poli… Je m’appelle Elizabeth Bradford. Et vous ?

Elle sourit timidement aux deux hommes, ne sachant pas auquel des deux elle devait précisément s’adresser.



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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Lun 19 Oct 2015 - 22:23


Surprise !

D'un côté, Jacob me tenait le bras, de l'autre, la jeune inconnue se dissimulait. Je trouvais la situation plutôt amusante, bien qu'incongrue ; j'aurais préféré rentrer rapidement chez moi, allumer le feu, préparer le dîner, mais, à présent, cela aurait été plutôt mal venu de partir ainsi, si promptement. Je jetai un rapide coup d’œil à Jacob lorsqu'il me reprit, quant à mon vocabulaire et hochai presque imperceptiblement la tête. Disparue. Morte, Jacob... Mais vous le comprendrez par vous-même. songeai-je en mon for intérieur en détournant les yeux de lui pour venir poser mon regard sur la jeune femme qui, s'avançant pour prendre son crabe au creux de ses mains, en fit la présentation. Sans chercher à me défaire de l'emprise de mon patient, que je savais tactile en raison de ses troubles dissociatifs – c'était un moyen, pour lui, de s'ancrer dans le réel, de ne pas perdre pied – je baissai furtivement les yeux sur les doigts qui tenaient un pan de ma veste prisonnière. Au moins n'a-t-il pas les mains sales. Que mon manteau eut été sali m'aurait quelque peu contrarié, en cette fin de journée pourtant charmante ; mais pouvais-je en vouloir à Jacob ? Certes, non. Je passai mon bras libre derrière mon dos et souris courtoisement à la jeune femme prénommée Elizabeth Bradford. Je hochai légèrement la tête, en guise de salutation.

« Enchanté, mademoiselle Bradford, je suis Hannibal Lecter. » lui répondis-je en un demi sourire. Je tournai la tête vers Jacob, le laissant lui-même s'introduire. J'étais peut-être son psychiatre, mais les choses s'arrêtaient là, je ne souhaitais pas parler à sa place. Toutefois, je commentai : « Je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un ayant un crabe pour compagnon, cela est plutôt original. »

J'avais pourtant connu, et vu, des choses plus étranges les unes que les autres, dans ma profession ou ma vie privée... Mais surtout dans ma profession, à dire vrai. Une femme m'avait un jour confié qu'elle avait recueilli, dans sa maison, un lion, afin de la protéger farouchement contre toute agression. Je ne vous parlerai pas plus en détail de cette patiente, par courtoisie envers elle, et par secret professionnel, mais de telles révélations laisse plutôt surpris, sur le coup. Je me souviens avoir hésité entre le rire et l'incrédulité, heureusement, je n'ai laissé paraître ni l'un ni l'autre : elle était on ne peut plus sérieuse, et un thérapeute n'a pas à émettre de jugement, ni d'opinion sur les choix de ses patients. Pourtant, un crabe, bien que plus acceptable et moins dangereux qu'un lion, restait amusant à voir dans les bras d'une jeune femme, visiblement aimé comme d'autres préféraient les chiens. Un instant, je scrutai le visage d'Elizabeth ; pas longtemps, je ne souhaitai pas la mettre mal à l'aise, tel n'était pas mon but, mais suffisamment pour savoir qu'elle était une jeune femme au grand cœur ; elle n'avait pas réussi à repousser frontalement Jacob de son étreinte, ne l'avait même pas insulté comme aurait pu le faire bon nombre d'autres personnes à sa place, et, à présent, elle semblait encline à se montrer compréhensive, allant jusqu'à se présenter par politesse. Je décidai, à cet instant, que je l'appréciais. De plus, comme je l'avais déjà dit, émanait d'elle une agréable odeur de peinture.

« Êtes-vous venu visiter quelques musées ? » m'enquis-je sur le ton de la conversation. Baltimore était une petite ville, mais une petite ville de goût. « Excusez, peut-être, mon impolitesse, mais j'ai senti sur vous comme une odeur de crayon, de plâtre et de peinture, que l'on retrouve souvent dans les musées. » imperceptiblement, je penchai la tête sur le côté et l'ombre d'un sourire se dessina sur mon visage. « Mais nous ne devrions pas vous importuner plus longtemps, mademoiselle Bradford... » dis-je. « Voulez-vous que je vous raccompagne quelque part, Jacob ? » m'enquis-je auprès de mon patient, me désintéressant de la jeune femme pour me concentrer sur lui.
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PUS
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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Dim 15 Nov 2015 - 0:09

Au ton de la jeune fille blonde me disant de ne pas m’excuser, je relâche un peu mon emprise sur le bras du docteur Lecter mais pas encore totalement. Je lui ai fait peur certes mais elle ne semble pas traumatiser par mon agression. Je l’observe parler à son crabe Jacky et un petit sourire se dessine sur mes lèvres, la ressemblance est vraiment frappante. Ses cheveux, son air un peu dans les nuages, son innocence, elle aurait pu être ma fille. Même si elle semble être trop jeune pour leur rôle. De toute façon, j’avais déjà une fille et je ne l’échangerai contre rien au monde. Si je devais passer sous un train pour qu’elle puisse vivre heureuse, je le ferai sans aucune hésitation et avec un sourire aux lèvres. Mais Elizabeth n’est pas ma fille. D’un geste nerveux, je passe ma main libre dans mes cheveux avant de lancer de la voix la plus calme possible.

« Ma fille avait l’habitude d’adopter toutes sortes de créatures lorsqu’elle était enfant. Elle a un jour vécu un mois avec une dizaine d’escargots qu’elle avait trouvé dans le jardin, elle les nourrissait avec de la salade. »

Je lâchais un petit rire en repensant à son expression émerveillé quand elle avait ramené le seau à la maison. Elle avait passé des heures à me poser des questions sur eux, je lui avais raconté des histoires toute la soirée. Je n’avais jamais pu rien lui refuser et cette manière de récupérer sans cesse des pauvres créatures esseulées était vraiment mignonne. C’était d’ailleurs une des raisons pour laquelle j’avais donné cette caractéristique à un héros de cet univers même s’il préférait les chiens.

« Jacob Andersen » je me présentais calmement mais toujours en gardant mes distances.

Peut-être que mon nom lui dirait quelque chose ? Ou peut-être pas… Elle avait déjà pu tomber sur un de mes romans ou sur une adaptation télévisée. Je n’étais pas sûre, par contre, que l’image que j’avais donnée de moi il y a quelques instants soit bénéfique pour ma réputation publique. Le tattle crime avait, d’ailleurs, publié il y a peu un article sur moi parlant de mon séjour en hôpital psychiatre et me traitant de fou. Je ne pouvais pas vraiment leur en vouloir, j’avais créé ce journal pour cela dans mon livre, dénigrer les gens, parler people. Je n’avais juste pas envisagé que je serai un jour leur victime. De toute manière, je savais que je n’étais pas fou et les ventes de mes livres avaient explosé après ce petit article, tout le monde voulait juger par lui-même de mon niveau de folie.

Silencieusement, j’écoutais le Dr Lecter faire la conversation. Je l’avais toujours admiré pour cela, cette retenue, cette classe continuelle. Jamais un cheveu de travers, jamais un pli sur ses vêtements. Il était une image parfaite de gentleman et avait une présence calme qui était absolument parfaite pour un psychiatre. Je n’avais jamais eu le temps de finir son portrait dans mon livre, de créer tous ses petits secrets et travers, je me demandais ce qu’il avait donc développé par lui-même. Peut-être torturait-il des animaux pour le fun ? Peut-être qu’il était un tueur en série ? Je laissais échapper malgré moi un petit rire. Non ridicule, pas lui. Il avait certes un calme olympien qui pouvait faire froid dans le dos mais il semblait vouloir vraiment aider les gens. En tout cas Spencer mais aussi moi même. Ce dernier m’avait raconté comment notre cher psychiatre l’avait aidé à plusieurs reprises alors qu’il aurait pu le laisser se débrouiller et paniquer. Au moins grâce à lui ni Spencer ni moi-même ne sommes enfermés dans un service psychiatrique. Je me retourne vers lui quand il fixe son regard sur moi.

« Hum… Je… » Me raccompagner quelque part ? Avait-il peur que j’agresse quelqu’un d’autre sur la route ? Je n’avais jamais fait de mal à personne, il avait même signé les papiers pour que je vive avec mon meilleur ami. « Vous…. Vous pensez que j’ai besoin d’être raccompagné ? » je lui demande d’une petite voix avant de rajouter à la hâte pour me justifier. « Je ne voulais vraiment pas lui faire de mal Docteur Lecter, vous n’allez pas annuler la permission de vivre avec Spencer n’est-ce pas ? Je ne suis pas un danger pour lui, je ne suis un danger pour personne. J’ai tendance à me perdre dans mon monde mais je…. » je m’interrompis, me rendant compte que je commençais une diatribe qui pourrait être sans fin s’il me laissait continuer.

Je devais déjà faire semblant tout le temps, en thérapie et avec ma famille pour éviter qu’ils ne pensent que je crois toujours à cette histoire de monde alternatif. Je ne pouvais en parler qu’avec Spencer, il était le seul à ne pas me jeter de regard inquiet quand j’évoquais la chose. J’avais arrêté de le faire avec mes parents, je voyais bien qu’ils ne me croyaient pas et que cela les inquiétait. Je le cachais aussi avec le docteur Lecter, sans jamais vraiment mentir plutôt en omettant, je ne voulais pas qu’on m’enferme à nouveau, les mois passés à John Hopkins avaient été les pires de ma vie.


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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Mer 6 Juil 2016 - 23:35


Surprise !

Jacob était un homme particulièrement intéressant. L'avoir comme patient s'avérait à la fois amusant et éreintant. Les mensonges, les non-dits et les esquives épuisaient souvent une discussion, après tout. Comment aller au fond des choses en devinant seulement les contours d'une demie-vérité ? Malgré tout, Hannibal pouvait-il vraiment en vouloir à son patient ? L'innocence marquait ses traits, le déni emprisonnait son esprit, le piégeait dans une fausse réalité et finirait par l'anéantir, le briser. Hannibal attendait, observait, patient, curieux de savoir ce qui alors ensuite se passer. L'abandon ? La mort ? La folie, tout simplement ?
Poliment, le psychiatre adressa un signe de tête à Mlle. Standford et lui souhaita une bonne fin de journée avant de s'éloigner de quelques pas en compagnie de Jacob. Ce dernier semblait à la fois confus et intrigué. Tout en marchant d'un bon pas, sans toutefois dépasser la hauteur de son patient, Hannibal lui jetait quelques vifs coups d’œil. L'interrogation fit petit à petit place à l'inquiétude sur le visage de l'homme soucieux et, imperceptiblement, l'ombre d'un sourire se dessina sur les lèvres du Dr. Lecter.

« Je le sais, Jacob. » reprit doucement Hannibal lorsque son patient eut fini son discours emmêlé, affolé, justifiant au mieux ses actes. « Je n'ai nullement l'intention de retirer au juge les permissions signées de ma main. Vous êtes capable de vous réadapter à la vie courante, n'est-ce pas, Jacob ? »

La question lui était volontairement adressée. Hannibal était curieux de connaître la réponse que pourrait bien lui apporter son patient. Il le poussait à s'affirmer, sans toutefois lui laisser le choix d'une autre réponse que « Oui, Dr. Lecter », ou du moins quelque chose allant en ce sens. Une fausse sensation de liberté qu'Hannibal, à la manière d'un autocrate, accordait aux membres d'un parti restreint. Une simple et bête manipulation de l'esprit, de fortes convictions, des réponses qui semblaient couler de source mais dont les mots provenaient de la bouche d'un autre. Des suggestions, des conseils. Un guide sur les multiples chemins s'ouvrant au devant d'un horizon tumultueux. Ainsi se plaçait Hannibal dans ses relations professionnelles, du moins, avec les patients les plus intéressants. Le choix était-il le leur, cependant ? Techniquement, oui.

Les deux protagonistes s'enfoncèrent dans les méandres du parc aux couleurs automnales ; quelques enfants couraient après de simples feuilles mortes sous le regard attentif de leurs parents ; une ou deux personnes, livre en main, se trouvaient assis sur un banc ; le vent murmurait avec entrain dans les branches colorées des arbres ; et les rayons du soleil, encore présents à travers la troposphère, inondaient la surface d'une marre de doux chatoiements.
Une parfaite fin de journée pour les promenades.
Une parfaite fin de journée banale, et radieuse, un peu froide, mais apaisante.
Hannibal tourna la tête vers Jacob. Les deux hommes auraient presque pu paraître normaux, deux amis, deux connaissances rentrant chez eux, ne laissant dans ce parc que leurs traces de pas témoignant de leur passage.
Leurs ombres vite effacées, leurs paroles vite envolées.

« Saurez-vous retrouver votre chemin sans mon aide, Jacob ? »

La question était, peut-être, à double tranchant. Hannibal lui-même l'ignorait sans doute. Ou peut-être le savait-il, au fond, et s'amusait-il de voir le trouble naître dans le regard de son patient. Saurait-il s'en sortir seul, sans main, sans lumière, sans bras auquel se raccrocher en cas de chute, de noyade ? Se perdrait-il lui-même, luttant à contre courant contre le déni qu'était devenu sa vie, et l'illusion qu'il avait bâti tout autour ? Que deviendrait-il, sans cet abris sûr, rassurant, et apaisant ?
Et, en l'état actuel des choses, pourrait-il, sans métaphore, rentrer chez lui sans se perdre en chemin ? Rejoindre Spencer, dans cet appartement qui était désormais le leur, sourire, se détendre, oublier la journée passée, se préparer à en entamer une nouvelle.

« Vous n'êtes pas dangereux, vous êtes seulement un peu perdu, désorienté. Le danger que vous pourriez potentiellement représenté n'est tangible qu'envers vous-même, c'est uniquement sur cela que vous devez vous concentrer ; mais il n'y a aucun risque de récidive en ce sens ; n'êtes-vous pas d'accord ? »

Une nouvelle question rhétorique. Nul ne pouvait être certain du futur, pas même Hannibal Lecter. C'était ce qui rendait la partie serrée, amusante, délectable, au fond.
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MessageSujet: Re: Groupe 2 : Hannibal, Jacob & Elizabeth Mar 13 Sep 2016 - 22:24

Je salue maladroitement de la main la jeune fille qui s’éloigne, la presque Alice avec son crabe. Tout droite sortie d’un conte de fée ou d’une histoire passionnante sans doute mais sans doute ne la reverrerai je jamais. Prenant une autre direction je suis le docteur Lecter, toujours un inquiet. Je semble beaucoup faire cela en sa présence, paniquer. J’hésite encore à savoir si c’est une bonne chose car sa thérapie me fait me poser des questions ou si je suis en train de sombrer un peu dans un état qui n’est pas le mien.

« Merci Docteur, vous ne savez pas à quel point c’est important pour moi. Le fait que vous me faites suffisamment confiance pour signer tout cela, votre confidence en mes capacités est très importante pour moi. »

J’admire beaucoup l’homme à mes côtés. Toujours calme, posé, élégant, son intelligence exulte par tous ses pores, on ne peut douter de la qualité dont cet homme est fait. Me réadapter à la vie courante, oui. Je vivais jusqu’alors chez mes parents et ce depuis ma sortie de l’asile. Ils entaient inquiets pour moi, ma femme m’avait quitté et je détestais être seul. Tout semblait bien se passer, j’avais mes responsabilités et mon travail. J’avais recommencé à écrire, mon nouveau roman était en phase d’édition. Je me sentais prêt à prendre plus de responsabilité, à quitter le confortable nid familial à nouveau pour reprendre une vie normale. Vivre avec Spencer avait paru être une évidence, nous avions tous les deux besoins de quelqu’un et nous étions parfaits l’un pour l’autre. Même le Docteur Lecter en avait attesté puisqu’il avait signé nos deux autorisations.

« Bien sûr Docteur, je ne pensais pas être prêt avant et je restais dans ma situation par facilité et peur mais je sais aujourd’hui que je peux faire tout cela et que tout ira bien entre Spencer et moi, que nous allons être les parfaits colocataires, nous aidant mutuellement. Et il ne sera pas agacé par mon besoin de tout rangé à des places précises ou de vouloir mettre de la symétrie partout. Je ne pourrai jamais assez vous remercier pour nous avoir fait confiance."

Mon regarde se balade autant que mes pieds, un léger sourire aux lèvres à observer les couleurs des feuilles, du ciel. A écouter les enfants rire et courir dans le parc et les parents discuter, commérer, raconter les détails de leur vie qui me paraissent si insignifiants mais qui sont si importants pour eux. Je sais que si quelqu’un parlait à l’homme à mes côtés il se fera sans doute la même réflexion. J’aime l’ambiance qu’apporte l’automne sur nos vies, les couleurs changeantes, les fêtes de fin d’années, la possibilité de boire un bon chocolat enroulé dans une couverture. Il s’agit très clairement de la saison que je préfère. Loin de la canicule d’été, du pollen du printemps et du froid presque brulant de l’hiver. Essayant de repérer où je me trouve pour répondre à la question du Docteur, je me tourne vers lui, ralentissant mes pas.

« Oui, je pense savoir où aller, dans le pire des cas le GPS de mon téléphone me permettra de me retrouver ne vous inquiétez pas Docteur. » Je lui souris à pleines dents lui montrant que je suis prêt pour le retour à une vie normale avec cette exemple concret de débrouillardise. Mon sourire s’elargit aux mots du docteur, à la confiance en moi qu’ils laissent supposer. Il sait que je ne suis pas dangereux, que je ne blesserai personne à part peut-être moi mais je suis pret à prendre le risque pour retrouver une vie complètement normale. « Je ne sais pas vraiment mais je vous fais confiance Docteur donc si vous avez foi en mes capacités et en mes progrès alors moi aussi. Je veux vraiment vous remercier pour tout ce que vous faites pour Spencer et moi, le temps que vous prenez. Je sais que c’est votre métier toutefois c’est vraiment important pour nous deux. »


BONKERS


   
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