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 Event : Sujet commun

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MessageSujet: Event : Sujet commun Mer 14 Oct 2015 - 22:33

Event Halloween


Les rues de Baltimore sont éclairées de citrouilles, les cimetières reviennent à la vie, et pour l'occasion, même le State Hospital for Criminally Insane se pare des couleurs d'Halloween ! Vous êtes ainsi cordialement invités par le directeur, le docteur Chilton, à vous parer de votre plus beau costume pour célébrer les cent ans d'ouverture de l'hôpital (car le hasard fait bien les choses...) avec un buffet qui se tiendra dans le hall du bâtiment. Après tout, quel endroit plus adapté pour une telle occasion ? Mais n'ayez crainte, si les couloirs vous semblent résonner de cris dérangés (et dérangeants), ou s'il vous semble apparaître des ombres, ce n'est probablement que le fruit de votre imagination, bien qu'il ne fait aucun doute que mille et une surprises vous y attendent... tenez-vous prêt pour une nuit inoubliable !

***
Rappel :

- pas d'ordre de passage à respecter ; vous postez quand vous le pouvez/voulez, tâchez cependant de n'exclure personne !
- pas de minimum de lignes requis ; l'important est de faire avancer le rp.
- si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à envoyer un mp à Will Graham.
- et surtout, amusez-vous !

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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Jeu 15 Oct 2015 - 17:53

Tout doit être parfait. Et c’est en effet le cas, après tout je suis l’organisateur de cette soirée et je ne laisserai rien passer. Littéralement. Une fois à l’intérieur mes chers invités pourraient bien y rester très longtemps. Nous étions certes encore peu d’infectés mais les choses allaient changer après cette nuit. Nous avions même fait une liste avec le docteur Frost pour savoir qui nous mangerions, qui nous transformerions en l’un des nôtres. Et qui dégustera qui également après une discussion enflammée. Notre condition était certes nouvelle mais nous n’allions pas nous laisser mourir de faim.

La blessure sur ma joue, d’ordinaire maquillée ressort avec un teint quelque peu verdâtre aujourd’hui, la putréfaction sans doute, une blessure ouverte et un métabolisme mourant ne semblait pas faire bon ménage. J’ajustais tout de même mon apparence dans mon tuxedo de soirée, pris en main mon matériel de camouflage avant de poser une généreuse couche de fond de teint sur toute ma peau pour cacher mon nouveau teint morbide. Voilà qui ferait parfaitement illusion et me permettrait de mordre à pleines dents dans la chair de la première personne assez stupide pour me suivre dans un lieu isolé.

L’aile des prisonniers est bien entendu fermée au public et encore plus cette nuit. Un petit massacre y a eu lieu plus tôt dans la journée. L’infection m’a rendu… irritable et mes patients en ont subit les conséquences. Entre les pauvres âmes définitivement mortes et les infectés qui rodent désormais la bas, la situation à quelque peu empirer par rapport aux jours ordinaires. Fous, criminels et maintenant infectés, certains n’ont vraiment pas beaucoup de chance dans la vie.

D’un pas trainant, ma canne à la main, j’avance vers la porte d’entrée mon sourire le plus hypocrite en place afin d’accueillir les premiers invités. Je serre la main à la première personne passant la porte, notant avec satisfaction qu’il s’agit d’une des personnes de ma liste. La soirée risque d’être pleines d’animations. Venez, venez, ceci n’est pas un piège.




En bonne drama queen je suis obligée de laisser celui là en visuel.
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ETR
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Jeu 15 Oct 2015 - 20:55

Les yeux rivés sur la fenêtre, je regardai la lune s'élever doucement dans le ciel, étendant ses doux rayons argentés aux alentours tandis que des ombres se dessinaient au creux des arbres et des bâtiments. Les mains derrière le dos, la respiration lente, je fermai les yeux quelques instants. Une étrange faim me tordait les entrailles... Faim ou soif ? Je ne savais comment le définir. L'odeur du sang fit courir un frisson au creux de mon échine alors que j'entendais la viande grésiller à feu doux sur la cuisinière. Lentement, j'attrapai un verre de cristal empli d'un grand cru et trempai mes lèvres à l'intérieur. Le goût me parut fade, insipide, écœurant. Brusquement, je reposai le verre sur le comptoir et attrapai la bouteille dans mes mains pour en regarder la date et le nom. Mes narines en humèrent le contenu ; il n'avait pourtant rien de désagréable, bien au contraire, alors pourquoi sa saveur n'était-elle pas à la hauteur ?
J'attrapai une bûche et la jetai dans le feu. Malgré les flammes, le froid, malicieux, semblait s'insinuer au plus profond de moi, plantant ses crocs au sein même de mon cœur dont les battements semblaient anormalement lents. Pourtant, je me sentais en pleine forme, presque près à sortir en quête de l'une des personne apparaissant sur mon petit carnet d'adresse. J'avais envie de sang. C'était la première fois que l'envie se faisait si grande, impétueuse.

D'un geste, je jetai la bouteille de vin dans la poubelle et le contenu du verre dans l'évier. Ma main attrapa une spatule et je retournai les deux morceaux de viande qui finissaient de cuire. Elle ne me paraissait plus aussi délectable, maintenant que toute crudité s'en était échappé. Étrange. D'ordinaire, mes papilles ne me trompaient jamais, et je savais exactement comment faire ce simple repas de manière à ce qu'il soit un délice. Visiblement, pas ce soir. J'attrapai la poêle et la jetai dans l'évier, dans un grand fracas, après avoir éteint le gaz. Mes mains se crispèrent sur le rebord du comptoir et je regardai mon reflet dans la vitre. Mon teint était d'une pâleur accablante et mes yeux injectés de sang ; tombais-je malade ? Je me sentais presque fiévreux et délirant, mes sens m'échappaient.
La porte s'ouvrit, derrière moi. Je tournai la tête. Abigail descendait pour le dîner... Ou bien avait-elle été alerté par le fracas de la poêle contre les carreaux ? J'esquissai un sourire et réajustai la mèche de mes cheveux vers l'arrière.

« Bonsoir. » ma voix ne fut qu'un souffle presque rauque. Un instant, j'eus l'impression de partager l'esprit et le corps de Will Graham. Seulement un instant.

Je me redressai et m'approchai d'elle. Mes yeux se posèrent presque instinctivement sur son cou. La veine de sa jugulaire palpitait. Régulièrement. J'eus l'envie irrépressible d'y plonger mes dents afin d'en faire couler son sang chaud. Appétissant. D'un mouvement, je fus derrière elle, mon bras enroulé autour de son cou. Pas assez fort pour lui faire du mal, mais assez pour la retenir. Ma tête vint s'appuyer contre la sienne alors que ma bouche s'approchait de sa peau. Une vive douleur transperça ma mâchoire et je sentis – je vis, même – mes deux canines s'allonger comme pour aller se planter au creux de cette chair fraîche. J'en pris conscience. Et si je ne compris pas exactement quelles en étaient les causes, je sus qu'il ne fallait pas céder impulsivement à cette étrange métamorphose. Aussitôt, je refermai la bouche. Je sentis mes canines se rétracter péniblement. Je sentais également que quelque chose avait changé, en Abigail. Quoi, cela était encore un mystère.

Sans la lâcher, j'aperçus à nouveau mon reflet, dans la porte du réfrigérateur cette fois-ci. Je ressemblais presque à un cadavre, mais cela me donnait une prestance supplémentaire. Je tournai les yeux en direction d'Abigail et souris.

« Il n'y a rien à manger ce soir, je suis désolé. » annonçai-je en me redressant, la libérant de mon étreinte. « Que dirais-tu d'aller chasser, ce soir... Bien sûr, cette fois, tu ne serais pas un appât... » je me détournai lentement. « N'oublie pas de mettre une veste, il fait très froid... »

Sans rien ajouter, j'attrapai mon manteau et tournai lentement la tête dans sa direction. Son cou me tentait encore énormément...




(c) P!A
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Jeu 15 Oct 2015 - 21:39

Damn you Chilton.

Daniel Frost releva les yeux dans le miroir, fixant sans l’once d’un sourire le reflet qu’il lui renvoyait. Lentement, il leva une main vers son visage, si pâle, presque verdâtre – une écorchure et une peau morte venaient déranger le tout. Délicatement, avec une précision chirurgicale, il pinça la peau entre son pouce et son index, et avec la précaution qu’il mettait dans ses opérations, tira. La peau pourrie se détacha avec un bruit de suintement, révélant la chair qui commençait à noircir sous l’épiderme. Pas la moindre douleur. C’était au moins ça. Laissant tomber le lambeau dans l’évier, il inspecta la blessure sans la moindre émotion apparente, et la recouvrait d’un pansement carré. Si on lui posait la question, il se serait blessé à la boxe.

Ce qui ne l’empêchait pas de se sentir une envie furieuse d’encastrer la tête de Chilton dans un mur.

Veillant à ce qu’aucun signe de putréfaction ne dépasse de ses vêtements, le docteur Frost enfila son costume aussi sobre qu’élégant, dont la couleur noire accentuait encore sa haute taille et lui donnait d’autant plus l’aspect d’un croque-mitaine. Prudemment, il chaussa ses lunettes, et après une dernière inspection minutieuse, décidé qu’il donnait assez bien le change. Et puis, si des curieux s’avisaient de l’approcher d’un peu trop près, il commençait à bien connaître les sous-sols du BSHCI et n’aurait aucun mal à les emmener faire une visite sans retour.

Moins d’une heure plus tard, Daniel Frost franchissait à son tour les portes de l’hôpital. Ses prunelles bleues scannèrent l’assemblée déjà présente, identifiant de vieilles connaissances et des visages moins familiers. Des invités triés sur le volet, dont il avait même appris les noms et les visages grâce à cette merveilleuse invention qu’étaient les réseaux sociaux. Après tout, quitte à se partager ces malheureuses victimes avec Chilton, autant les reconnaître avant qu’il n’essaye de tricher. Car il essaierait de tricher, il n’avait aucun doute là-dessus.

Il n’avait aucun doute non plus sur le fait qu’au moindre geste suspect, il se ferait un plaisir de lui arracher ce qui lui restait de tête. Après tout, c’était quand même de sa faute s’ils en étaient là. S’il en était là.

Si Daniel ne se montrait pas plus expressif que d’habitude, il ressentait en revanche les changements dont son corps était victime. Il ne souffrait pas, mais c’était une impression très désagréable. Se désintégrer de l’intérieur n’était décidément pas une sinécure.

Passant entre les invités, souriant poliment à ceux qu’il connaissait, Daniel eut bientôt l’impression que quelque chose clochait dans le paysage. Il était à peu près sûr que lui et Chilton était les seuls infectés mais chez certains il croyait saisir une impression… d’étrangeté. Une inquiétante étrangeté, pour reprendre les termes de Freud.

Les mains dans le dos, Frost rejoignit son collègue, qui se trouvait aussi être son bourreau malgré lui et probablement la personne qu’au fond il avait le plus envie de voir en lambeaux de cette soirée.

« J’ose espérer que vous ferez preuve de plus de discernement ce soir que ce matin. Votre incompétence ne m’a jamais autant sidéré que depuis que nous nous sommes retrouvés dans cet état grâce à vous. » glissa-t-il à son homologue dans un murmure. « Il y a quelque chose d’étrange. Soyez sur vos gardes. » ajouta-t-il sur le même ton en continuant de scruter la foule, sans même daigner baisser les yeux sur lui.
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Fonda
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Jeu 15 Oct 2015 - 23:11

Event Halloween


Les éléments étranges se multipliaient depuis que la nuit était tombée. Rationnellement, Will savait qu’Halloween était une fête comme une autre, avec ses traditions et superstitions, mais à moins que son encéphalite ne fût sur le point de marquer son grand retour, il était en train de vivre quelque chose de terriblement… bizarre. La lune, pour commencer. Il avait une réaction étrange à la lune. Un fourmillement sur la peau, un désir intense d’aller courir dans la forêt qui longeait son terrain, un appétit immense pour de la viande rouge et encore sanglante, des pulsions presque animales. Son odorat lui semblait étrangement plus affuté. Sa vue possédait une acuité nouvelle dans l’obscurité. Et ses chiens… ses chiens se comportaient différemment avec lui. Comme s’ils le craignaient. Ils l’observaient avec des gémissements plaintifs, oreilles rabattues, queue entre les jambes. Ce fut après avoir juré croiser dans son reflet un regard doré qu’il décida qu’il fallait qu’il sorte avant de devenir complètement fou. Il savait que Chilton organisait une réception au BSHCI, et bien que l’idée lui parut saugrenue et que la perspective de prendre un bain de foule lui était déplaisante, rester seul ne semblait clairement pas être une bonne idée non plus. Quitte à perdre la boule, autant le faire dans un hôpital psychiatrique, pas vrai ? L’idée lui arracha un rire amer, mais sa décision était prise. Dans le pire des cas, il pourrait toujours aller savourer un steak tartare chez Hannibal. …Non, ce n’était guère plus drôle.

Il manqua perdre plusieurs fois le contrôle de son véhicule en chemin. Chaque fois que la lune se dévoilait, le fourmillement se faisait plus intense, il avait le sentiment de sentir ses os se déformer et… non. C’était absurde. Il s’en persuada jusqu’au moment ou quelque chose sembla déchirer violemment ses entrailles, lui arrachant un son guttural, la voiture dérapa dans le fossé, et les ténèbres l’envahirent.

Lorsqu’il se réveilla, il n’était pas dans sa voiture. Il n’était pas au bord d’une route non plus. Il était à Baltimore, dans une ruelle déserte. Sa chemise était en lambeaux, son pantalon avait survécu mais était dans un sale état, et il était… couvert de sang. Il en chercha frénétiquement la provenance autour de lui, mais il n’y avait rien. Il ne semblait pas blessé non plus. Il n’avait aucun souvenir de ce qui s’était passé entre son accident et son réveil. Forçant son cœur à se calmer, il retourna la situation dans tous les sens mais ne pouvait tirer qu’une seule conclusion : son encéphalite était en effet de retour. C’était la seule explication rationnelle. Le black out, les hallucinations, et maintenant ça. Il se redressa lentement, tentant d’apercevoir où il était. Il ne lui fallut que quelques pas pour réaliser qu’il était en fait tout près de l’hôpital. Il était dans un sale état, mais au milieu des déguisements de zombies et de sorcières, il passa complètement inaperçu tandis qu’il s’avançait vers le bâtiment, les muscles étrangement endoloris. Il fallait qu’il trouve Chilton. Will ne lui faisait nullement confiance, mais il était ce qui s’approchait le plus d’un docteur à proximité. Il n’était pas exclu qu’Hannibal soit également présent, mais en soit c’était tout sauf rassurant ; il se souvenait un peu trop bien de la façon dont le psychiatre avait prodigué ses soins lors de ses crises.

Il entra, se mêlant aisément aux autres convives bien que la plupart lancèrent un regard un peu plus appuyé à son apparence. Si quelques-uns s’étaient déguisés, cela restait dans le registre discret et élégant typique de ce genre de mondanité. Il faisait un peu plus tâche dans le décor. Il s’en moquait. Il s’interposa dans un groupe le temps de murmurer d’une voix basse et rauque qui ne lui ressemblait pas :

« Je dois voir le docteur Chilton. Est-ce que l’un d’entre vous l’a vu ? »

Il ne reçut que des signes de têtes négatifs et des regards insistants, et lâcha un grognement avant de continuer à chercher. Ses sens étaient envahis. Trop de monde, trop de bruits, trop d’odeurs différentes. A travers les fenêtres, les pâles rayons de la lune perçaient. Sa main se contracta violemment, et pendant une seconde il lui sembla que ses doigts s’allongeaient en de monstrueuses griffes, mais tout sembla redevenir normal au premier élan de panique qu’il manifesta. Cela s’aggravait. Il fallait qu’il agisse vite avant de perdre la tête et d’attaquer n’importe qui. Il avait le sentiment qu’une bête s’était éveillée en lui et qu’il tentait de la museler tandis qu’elle ne voulait qu’une chose : dévorer.




embrace the madness

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PUS
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Sam 17 Oct 2015 - 21:01

Cette voix-là, Spencer ne l'avait encore jamais entendue. Elle était très différente des autres. Elle n'était pas simplement impérieuse ou séductrice. Elle était implacable. Noble. Sifflante. Ses premiers mots, il ne les avait pas compris. Petit à petit, toutefois, ses paroles avaient fait sens, tandis qu'un langage qu'il n'avait jamais parlé jusqu'alors lui devenait aussi clair que de l'eau de roche.

Il portait plusieurs noms : Apep, Apophis, Aapef. Et ses titres étaient aussi variés : Serpent du Chaos, Maître des Forces mauvaises et de la Nuit, Dieu, Démon. Et c'était à son oreille qu'il avait choisi de siffler. Sa destinée qu'il avait décidé de guider. Pour Spencer, il s'agissait d'une voix comme d'une autre. Il avait l'habitude d'entendre des choses que d'autres ne percevaient pas. Mais il y avait quelque chose de différent...

Spencer avait à peine songé à lui désobéir, quand Apep lui avait dicté ses gestes, établi son programme. Ils n'avaient pas beaucoup de temps... Une nuit, tout au plus. Jusqu'à ce que le Soleil ne se lève, jusqu'à ce que Râ et les siens ne le vainquent à nouveau... Le Chaos allait s'abattre. Et il avait choisi sa cible, un lieu où se réuniraient toutes sortes de puissances, auprès desquelles le Serpent pourrait se distraire, à sa noire manière.

Le State Hospital For The Criminally Insane logeait en son sein une fête d'Halloween. Et Spencer allait s'y rendre. L'idée ne lui déplaisait pas. Il n'était pas certain de vouloir répandre le Chaos, mais pouvoir fêter Halloween en compagnie de Jacob, son idole, colocataire et meilleur ami, lui était particulièrement agréable.

Qui sait, peut-être pourrait-il également croiser Alicia... Il brûlait de revoir la jeune femme depuis leur dernière rencontre. Jour après jour, il avait eu de nombreuses pensées pour elle. Il serait tellement ravi de la présenter à Jacob. Il ne lui en avait pas encore parlé, après tout.

Apep avait choisi son costume. Une momie, bien sûr. Symbole de sa résurrection, après toutes ces années de sommeil, loin des oreilles distraites des mortels. Ce n'était que pour une nuit, mais quelle nuit cela serait ! Le Serpent du Chaos avait bien l'intention de faire cette soirée un moment inoubliable, pour lui comme pour les autres.

Enfin, ils étaient prêts. Les deux colocataires s'étaient mis en route, rejoignant de leur plein gré l'hôpital psychiatrique où cette fête aurait lieu. L'ironie de la chose tira un sourire à Spencer, qui souffla d'une voix sifflante à son ami :

"Espérons qu'ils n'aient pas l'intention de nous garder ici, une fois les festivités achevées."

Il eut un petit rire. L'humour d'Apep était beaucoup plus noir que le sien. Non pas qu'il soit particulièrement doué dans ce domaine, généralement... Mais ce n'était pas le genre de plaisanterie qu'il faisait quotidiennement. En particulier concernant sa santé mentale. Pouvoir en rire n'était pas désagréable, toutefois.

Les convives étaient déjà nombreux lorsqu'ils arrivèrent sur place. Spencer se servit un verre de jus de fruit, déclenchant le rire sifflant du Serpent dans son crâne. Visiblement, le Serpent du Chaos n'avait pas l'intention de passer la soirée à siroter des boissons sans alcool... L'ignorant, il proposa à Jacob un verre, le laissant choisir sa composition.

Pour le moment, personne ne lui était familier, si l'on exceptait Jacob. Il s'accrochait d'ailleurs à ce dernier, comme s'il craignait de le perdre dans la foule. Le sifflement dans son crâne se faisait de plus en plus péremptoire.

Ne bois pas ce sssstupide jus de fruit... Profitons-en pour inssssuffler un peu de Chaos dans ccccette fête...

La main de Spencer échappa à son contrôle et il jeta son verre à la figure du premier venu. Oups ?

"Je... Je ne l'ai pas fait exprès..."

Il s'agrippa un peu plus fort au bras de Jacob, alors qu'un rire sifflant s'extirpait de sa gorge. Ce n'était que le début... Une petite mise en bouche, un simple divertissement... Tout juste de quoi s'amuser un peu...

Le regard de Spencer croisa celui de Jacob, le suppliant de trouver une solution. Il n'avait pas eu l'intention de faire ça...




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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Dim 18 Oct 2015 - 2:39

C’était les douleurs qui l’avaient réveillée ce matin-là. Ses muscles, son dos la faisaient souffrir, comme des courbatures – elle n’avait pourtant pas été si exigeante avec elle-même à la salle de sport la veille. Elle avait ignoré le phénomène, s’extirpant de son lit en réprimant une grimace. C’était son jour de congé, et elle avait mille et une choses à faire avant la soirée du BSHCI. Elle laissa échapper un soupir en songeant qu’elle aurait mieux à faire de sa soirée – mais elle avait promis à Frederick qu’elle serait là, et elle ne pouvait pas décemment se dérober sans provoquer une crise diplomatique. Passant à la salle de bain, elle se débarrassa de son pyjama qu’elle laissa tomber dans un coin et s’engouffra sous le jet d’eau brûlante. Les douleurs musculaires commençaient à se dissiper – quand, en passant une main entre ses omoplates, elle sentit quelque chose d’inhabituel. S’immobilisant, elle resta interdite un bref instant, avant de couper l’eau et de sortir encore ruisselante pour s’inspecter dans le miroir. Son sang se figea dans ses veines en distinguant, entre ses os, de minuscules points qui piquaient au toucher et la démangeaient furieusement. La sensation sous ses doigts lui rappelait celle d’une barbe rasée de près chez un homme. Elle fronça les sourcils, avant de secouer la tête. Ce n’était probablement rien. Elle irait consulter si ça ne s’arrangeait pas d’ici quelques jours.

Décidant de s’aérer pour se changer les idées, elle enfila sa tenue de jogging et sortit courir dans les bois derrière sa maison. Même si elle tentait de rester concentrée sur le chemin de terre, elle avait de plus en plus de difficultés à garder l’esprit clair. Plus elle s’enfonçait dans la forêt, plus ses muscles la brûlaient, plus ses os semblaient crier de douleur – autour d’elle le paysage se brouillait alors que les sons et les odeurs la submergeaient, si bien qu’elle manqua de peu de faire un malaise et se prit le pied dans une racine, s’étalant de tout son long avec un cri de douleur étouffé. Une bordée de jurons mourut dans sa bouche alors qu’elle se crispait de douleur – ses os semblaient se tordre et vouloir lui crever la peau, et lorsqu’un gémissement de douleur franchit enfin ses lèvres, sa voix sonna comme un glapissement. Et soudain le temps sembla disparaître.

Quelques heures plus tard, Alicia était de retour chez elle, devant son miroir. Lentement, elle détaillait son apparence, ignorant les vêtements déchirés et tâchés de boue. Tournant légèrement la tête, elle inspecta la fourrure claire qui naissait sur ses avants-bras, sur le haut de sa poitrine et dans son dos. Ses muscles avaient cessé de la faire souffrir – mais maintenant, elle se sentait comme enfermée, comme possédée par une énergie qui ne demandait qu’à exploser comme tout à l’heure dans la forêt les arbres les roches cette biche elle avait des griffes elle n’avait jamais été aussi rapide aussi puissante. Approchant son visage du miroir, elle croisa le reflet de ses yeux, qui avaient viré à l’ambré. Elle avait retrouvé une apparence plus ou moins humaine, mais ses yeux semblaient refuser de retourner à la normale. Elle s’en amusa. Au pire, on lui demanderait où elle avait trouvé ces lentilles si singulières. Dans le miroir, son regard tomba sur la robe qu’elle avait dégottée pour la soirée, inspirée directement du personnage de Morticia Addams.

Lorsqu’elle esquissa un sourire, ses canines se dévoilèrent, discrètement.

Le hall de l’hôpital était déjà bien peuplé lorsqu’elle en franchit les portes. Les odeurs de l’établissement, médicalisé à souhait, et celles des invités lui agressèrent violemment les narines et elle fronça le nez involontairement. Promenant ses nouveaux yeux sur l’assemblée pour repérer Frederick – ou au moins un visage connu, elle entendait aussi beaucoup trop de voix et auraient volontiers intimé à quelques invités de baisser d’un ton pour cesser de lui agresser les tympans. Et en même temps, à mesure qu’elle circulait, elle adoptait, s’adaptait, et jouissait un peu plus de ce décuplement de ses sens, de la souplesse accrue de son corps, de cette sensibilité qui lui paraissait illimitée. C’était intense. Irrésistible.

Soudain une odeur attira son attention. Sans savoir comment, elle reconnut l’eau de cologne de Frederick et ses yeux suivirent la trace olfactive. Repéré. Un sourire vint ourler le coin de ses lèvres, et elle allait le rejoindre lorsqu’elle aperçut Spencer juste à quelques mètres d’elle. Son regard s’illumina. Elle avait eu un véritable coup de cœur pour ce garçon lorsque ses parents le lui avaient présenté, et si elle n’avait pas encore eu l’occasion de le rappeler, le destin venait de lui donner un petit coup de pouce. Elle fit donc un détour et se faufila entre deux groupes pour enfin atteindre son niveau.

« Salut Spencer. » lança-t-elle tout sourire. « Beau costume, dis-moi. Bonsoir Jacob. » ajouta-t-elle à l’adresse du compagnon de soirée de son nouvel ami. Elle allait ajouter quelque chose, lorsqu’une nouvelle odeur attira son attention, la coupant en plein élan – et effaçant tout sourire de son visage. Une odeur familière. Une odeur canine. Et une odeur de sang. Une odeur bizarrement similaire à celle qu’elle se traînait depuis son inexplicable mutation. Tournant vivement la tête, son regard tomba sur l’autre loup. « Excusez-moi, il faut que j’aille voir quelqu’un. Je vous retrouve plus tard. » articula-t-elle en tentant de ne rien laisser paraître de sa surprise. Puis elle s’esquiva, ses yeux rivés sur l’homme, se faufila encore une fois pour l’atteindre. Elle n’était pas seule ? Il y en avait d’autres comme elle ?

« Hey. » fit-elle en posant sa main sur son bras pour y exercer une légère pression. Il se retourna – et à son regard, elle comprit aussitôt qu’elle ne s’était pas trompée. Une réflexion qui lui arracha un sourire un tantinet carnassier. « Alors vous aussi ? » Curieuse, elle le détailla du regard, avant d’arquer un sourcil, son expression légèrement adoucie. « Vous avez l’air un peu patraque par contre. Vous ne voulez pas vous asseoir une minute ? »
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Dim 18 Oct 2015 - 10:32

Halloween, peut-être la fête populaire que je déteste le plus en ce bas monde. Avec ces gamins qui viennent sonner chez vous pour quémander quelques friandises. La plupart de ces gamins ne savent même pas quelle est l'origine de cette fête, la seule chose qu'ils y voient, c'est l'occasion de faire peur aux gens et de jouer à des jeux stupides tel le lancer d’œufs pourris sur les devantures des maisons. Non, décidément, je n'aime pas Halloween et cette année ne fera pas exception à la règle. J'avais imaginé que pour cette soirée, je serai chez moi, tranquillement, à prétendre que je n'étais pas là ainsi je n'aurai pas à ouvrir aux enfants, comme je le faisais chaque année, oui, j'avais imaginé mon programme comme ça. Cependant, ce n'était pas vraiment la situation dans laquelle j'étais actuellement, loin de là.

Je n'avais clairement pas prévu de me retrouver à califourchon sur un type en train de le rouer de coups. Je ne savais même pas pourquoi c'était lui qui avait été choisi, je ne le connaissais pas. A dire vrai, en cet instant, je peux même dire que je ne me connaissais plus moi-même. Ce n'est pas moi qui fait cela, non ce n'est pas possible, je suis un non violent, je ne ferai jamais de mal à une mouche. Tout à commencé en début de soirée, je me suis senti comme..."habité", c'était vraiment très étrange, comme si mon corps ne répondait plus, comme si mon âme elle-même n'était plus sous mon contrôle et de fait, tous les gestes que je faisais ne ressemblaient pas du tout à mon comportement habituel. Pourrais-je arrêter cela ? Pourrais-je reprendre le contrôle de moi-même, je n'en avais aucune idée, c'était comme si nous étions deux dans mon propre corps et parfois "l'autre" prenait le dessus, lorsque cela arrivait, je ne pouvais rien faire sinon regarder se dérouler les actes de violence "qu'il" perpétrait. Le seul point positif, c'était que mon "colocataire" n'avait encore tué personne, il se contentait de torturer. Je ne pouvais pas le laisser continuer.

Alors qu'il plantait un cuter dans le bras de sa victime, je ne pris pas le temps de me demander où il l'avait trouvé et je tentais de reprendre le contrôle de mon corps. J'y parvins, je ne sais pas bien comment, mais je devais faire vite si je voulais pouvoir être aidé, je ne savais pas de combien de temps je disposais avant "qu'il" ne revienne. Je me relevais prestement et constatais que j'étais couvert de sang. Tant mieux, je me fonderai dans le décor. Je parti en courant, direction le State Hospital for Criminally Insane. Oui, un hôpital psychiatrique me semblait l'endroit rêvé pour passer ma soirée. J'avais appris qu'un certain Docteur Chilton y organisait une réception. Je ne connaissais pas ce médecin, mais étant donné la situation dans laquelle j'étais, je devais me forcer à "prendre un bain de foule", cela m'évitera peut-être de blesser d'autres personnes, tout du moins je l'espérais, depuis le début de la soirée, mon "colocataire" avait torturé trois personnes avec un certain plaisir...sadique.

Arrivé à l'endroit de la réception, je fus étonné qu'on me laisse entrer facilement, ce n'était donc pas très sélect. Tant mieux. Mon regard enfiévré se promena sur l'assemblée déjà présente et je constatais que je ne connaissais personne, j'avais espéré que le Docteur Lecter soit présent, il aurait sans doute pu m'aider, mais peut-être arrivera-t-il plus tard. Soudain, je repérais un visage connu, un visage ami, Will Graham était là. Une jeune femme que je ne connaissais pas était à côté de lui. Peut-être faudrait-il mieux pas les déranger ? Bof, de toute façon, j'étais là pour être avec des gens. Je m'avançais donc dans leur direction, saluant distraitement les gens que je croisais, même si je ne les connaissais pas. Oui, cette soirée me changeait vraiment, et cela me faisait peur, l'autre en moi n'allait sans doute pas tarder à se manifester. Je m'arrêtais lorsque je fus à côté de Will. Je plongeais mon regard dans le sien, cela ne semblait pas être la forme pour lui non plus.

- Je crois que j'ai fait une bêtise.

Je hochais la tête en direction de la jeune femme à côté de lui pour la saluer.
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Lun 19 Oct 2015 - 12:52


There is something digging inside of me.

Quelque chose à changer…elle le sentait au plus profond d’elle-même alors qu’elle venait de se réveiller de sa sieste. Son cœur battu un peu plus vite qu’à son habitude car elle n’aimait pas ça, cette étrange sensation de devoir…partager son corps ? Oui, c’était cette étrange sensation que la jeune fille pouvait ressentir, un peu irrité et intrigué, elle avait cette impression d’être un peu à l’étroit dans son corps. Elle se dirigea vers la salle de bain et observa son reflet dans le grand miroir face à elle. Quelque chose cloché. Ses yeux avaient prit une teinte légèrement rouge, peut-être avait-elle des vaisseaux sanguins qui avaient sautés ? Mais…ils ne seraient pas dans l’iris… Bref, elle n’en avait pas à s’inquiéter, Halloween allait jouer en sa faveur ! Elle brossa ses longs cheveux bruns avant de descendre, Hannibal aimait la ponctualité.

Ses mouvements automatiques semblaient légèrement saccadé, assez pour la déconcentrer et lui faire froncer les sourcils, mais que pouvait-il bien se passer ? Entrant dans la cuisine, Abigail fut surprise de voir Hannibal avec cette peau si pâle…était-il malade ? Elle se voyait déjà jouer les petites infirmières pour son « père » d’adoption, le pouponner et faire qu’il se sente mieux…pourtant à part cet air pâle, il n’avait pas l’allure d’un malade, il ne semblait ni fiévreux, il ne toussait pas et son visage ne montrait aucun signe de douleur. Ses lèvres s’ouvrent alors qu’elle était sur le point de lui dire bonsoir, mais aucun son ne sorti de sa bouche à part un soupire, elle avait cette impression d’entendre quelqu’un lui dire « ne lui parle pas ! » et sans comprendre pourquoi, elle obéit ou bien était-elle contrainte ?

La vivacité d’Hannibal la déconcerta, mais elle n’esquissa aucun mouvement de recul et elle ne tenta en aucun cas de se protéger ! Ses yeux semblent vouloir regarder derrière elle, voir le visage de l’homme qui avait cette peau encore plus pâle que la sienne et si froide qu’elle en frissonna, prise par surprise elle aspira de l’air et elle sentit un frisson l’envahir. Il était aussi froid qu’un mort ! De plus, sentir se bras contre son cou n’était pas des plus agréable, depuis qu’il fut entaillé son cou était l’une des parties les plus sensibles d’Abigail…mais elle ne laissa rien transparaître, elle lui faisait confiance après tout. Elle entendit de nouveau une voix, lui ordonna de lui arraché ce bras, elle aboya en son fort intérieur qu’elle n’en ferait rien !

Leurs regards se croisent et pendant une seconde elle se demande s’il a vu quelque chose. Il proposa de chasser pour dîner ce soir, cependant la question à savoir était qu’allaient-ils chasser tout les deux ? Même si il lui assura qu’elle ne serait pas un appât, pourrait lui mettre la puce à l’oreille.

« Allons chasser alors ! Le soir d’Halloween rien n’est étonnant. Dois-je m’habiller en sorcière ? »

Un sourire se posa sur sa bouche qu’elle avait peint d’un rouge à lèvre rouge pour une fois, elle aimait l’effet que cela faisait. Puis ses pensées allaient vers Will, se demandant où il pouvait bien être, si Hannibal l’avait invité ou bien s’ils avaient décidés de se retrouver à la soirée d’un certain Chilton. Non, Abi n’avait pas fouiné dans les affaires de son sauveur, mais elle était tombée sur cette lettre posée négligemment sur une table. Dans un souffle, une voix de petite fille passa ses lèvres qui n’étaient clairement pas la sienne.

« Ils nous faut aller à cette fête... »

Ses yeux furent plus intense, elle n’était plus elle-même pour quelques minutes, fixant Hannibal elle resta planté là, la tête légèrement penché vers la droite, mais elle ne ressemblait pas à un zombie…oh non, elle avait l’air bien vivante !


crackle bones
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Mar 20 Oct 2015 - 23:09

Event Halloween

Je balayai rapidement la salle du regard, accordant une attention toute particulière à ces Messieurs et un sourire ourla mes lèvres : la chasse allait être bonne ce soir.

~~~


Tout avait commencé le matin d'Halloween. Depuis ma sortie du coma, il y a déjà plusieurs mois, je n'avais eu de cesse de lutter contre moi-même, contre cette violence que je sentais pulser en moi sans être jamais persuadée d'arriver à la contenir réellement. Une lutte à laquelle je ne pouvais pas renoncer, même si elle me laissait chaque jour plus épuisée. Et en vérité, j'avais surtout très peur de ce dont je serais capable si je ne m'imposais pas cette discipline. Mais aujourd'hui, tout était différent.

Ce matin déjà au réveil, j'avais senti quelque chose d'anormal. Comme si je n'étais pas seule. C'était bien-sûr ridicule, puisque je prenais la peine chaque soir de vérifier que l'appartement était vide et de verrouiller toutes les issues. Mais mon instinct me hurlait de me méfier et j'avais tout de même fini par faire ce tour de vérification. Personne, bien-sûr, mais cette désagréable sensation d'être épiée ne me lâchait pas.

J'avais choisi d'ignorer cette sensation, et j'y étais même parvenue quelques heures, mais le alaise se faisait de plus en plus grand et j'avais fini par me résoudre à sortir au parc pour me calmer un peu. Et ce qui avait jusque là été un mauvais pressentiment était devenu une effroyable vérité. Alors que j'avais fermé les yeux et tenté de me calmer, j'avais senti quelqu'un s'approcher. Quelqu'un ou.. Quelque chose ? Sans chercher à comprendre j'avais frappé la première et avait repoussé au sol une... Fillette ? Stupéfaite, je m'étais vivement reculé et avais regagné mon logement à toute vitesse.

Je n'avais pas voulu frapper, enfin, je ne crois pas, mais mon corps avait réagi sans que je ne lui en donne l'ordre. Pourtant je prenais la peine de ne jamais agir sans avoir mûrement examiné la situation avant. Qu'est-ce que ?

Alors ça y est, tu te décides enfin à m'obéir.

Je me retournai vivement, pour apercevoir mon interlocutrice mais personne.

Non, pas là, concentre toi.

Contre ma volonté je fermais les yeux. Et enfin je compris. Cette sensation de ne jamais être seule, que quelqu'un m'observait en silence, tout ça n'avait rien de physique, c'était en moi. Je voulus formuler une question mais l'autre me fit taire, prétextant qu'elle ne serait en possession de mon corps que pour quelques heures et qu'elle comptait bien en profiter. J'avais beau tenter de résister, sa voix voix péremptoire et ses ordres implacables m'étaient de loin supérieurs et je me vis contrainte d'obéir. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait, le surnaturel ne m'avait jamais paru assez plausible pour m'y intéresser, mais je dus bientôt me rendre à l'évidence. Qui - ou quoi - que ce soit là-haut, aux commandes, le resterait jusqu'à ce que sonne minuit et je n'avais d'autre choix que de lui obéir.

Visiblement elle avait de grands projets pour moi - enfin nous - ce soir. Après avoir sommairement fouillé ma garde robe, nous étions sorties chercher quelque chose de plus adapté et nous étions lancées dans des préparatifs qui n'annonçaient rien de bon une fois rentrées. Avant de quitter mon appartement, nous nous regardâmes une dernière fois dans le miroir. La robe de soirée dos-nu que nous portions était ridiculement osée, avec cette fente qui courrait jusqu'en haut de la cuisse et laissait trop deviner le reste à mon goût. Et ces talons seraient vite un problème pour mon corps qui n'en avait pas l'habitude, mais de toute évidence je n'avais pas mon mot à dire. C'est donc ainsi que nous nous retrouvâmes face aux portes imposantes du Baltimore State Hospital For The Criminally Insane peu après la tombée de la nuit. Si pour ma part, je serais restée interdite un moment avant de finalement faire demi-tour, l'autre ne cilla pas et entra sans cérémonie. Certes, je surveillais cet endroit depuis des mois, me demandant si j'y avais été internée et désirais me renseigner auprès du Docteur Chilton, mais jamais je n'étais parvenue à trouver le courage de faire ce geste qui soudainement paraissait cruellement anodin. Nous balayâmes rapidement la salle du regard, accordant une attention toute particulière à ces Messieurs et un sourire ourla nos lèvres : la chasse allait être bonne ce soir.
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Mer 21 Oct 2015 - 1:22

La fête... Je baissai les yeux sur Abigail et eu un petit mouvement de tête désapprobateur tout en souriant, entre amusement et réprobation. Il n'était pas très poli de fouiller dans les affaires d'autrui... J'avais presque oublié l'invitation de ce cher Frederick Chilton. Presque. J'ajustai ma veste sur mes épaules et, tout en fixant le regard presque irréel, intense, de mon interlocutrice, je visualisai parfaitement la gorge du docteur. Y planter mes dents... Boire son sang... Laisser son cadavre sans vie retomber sur le plancher de son ridicule bureau de bonimenteur... J'en ressentais, d'avance, une profonde satisfaction. Il était temps, pour Frederick, de rejoindre les morts dans leurs tombes, en cette soirée d'Halloween. Sans mot dire, je tendis la main en direction d'Abigail pour l'inviter à prendre les devants. Mes doigts se refermèrent fermement sur son épaule et nous sortîmes ensemble. La morsure du froid n'atteignit étrangement pas mon visage, l'air glacial provenait de mon cœur aux battements lents – mais réguliers. La sensation était des plus étonnante. Indescriptible, même, mais pas désagréable. Je levai la tête en direction du ciel à demi dégagé, laissant poindre les rayons d'une pleine lune argentée. Ma main vint caresser les cheveux d'Abigail, une fois, avant de retomber le long de mon corps.

« Allons à cette fête, oui. Quel terrible retard... » je baissai légèrement la tête, les yeux rivés sur la route et je pris les devants jusqu'à la voiture.

La route fut rapide, je me garai non loin de l'hôpital et descendis. D'ici, déjà, je pouvais sentir une odeur agréable qui me prit aussitôt à la gorge. Ma mâchoire recommença aussitôt à me faire souffrir, m'enjoignant à plonger mes crocs. A aspirer la vie, sans scrupule, sans rassasiement possible. Lentement, je m'approchai du bâtiment et tournai la tête vers Abigail. Je lui fis un signe de tête, lui indiquant que nous allions bientôt passer à l'action mais qu'il faudrait se montrer patients... Nous remontâmes l'allée, nos ombres se projetant sur le bitume. Arrivés devant les portes, je poussai le battant donnant sur le hall. L'on ne nous demanda pas de carton d'invitation, étrange. Cela me mit la puce à l'oreille : quelque chose ne tournait pas rond dans l'établissement.
L'homme qui gardait l'entrée passa à quelques centimètres de moi. Ma mâchoire hurlait de douleur. Je détournai la tête, les yeux injectés de sang, tandis qu'il désignait le couloir que nous devions remprunter pour nous rendre à la réception. Ma main se posa fermement sur l'épaule d'Abigail. Mes doigts s'enfoncèrent dans sa chair, mes articulations, déjà pâles, blanchirent. Les palpitations de mon cœur reprirent un rythme lent et posé, mes dents se rétractèrent de nouveau, et je relâchai mon étreinte avant de m'avancer. La lumière de l'endroit m'éblouit, je dû cligner plusieurs fois des yeux pour m'habituer et repérer les visages. Il y avait beaucoup de monde. Beaucoup trop.

Mes yeux allaient de personnes en personnes. Tant aux patients qu'à des civils s'étant invités – pour donner de l'argent, peut-être ? Je pouvais entendre, sentir, leurs cœurs palpiter, leurs respirations calmes ou saccadées... J'avançai de quelques pas, afin de trouver un coin relativement à l'écart. A l'attention d'Abigail, je soufflai :

« Notre gibier se cache, il nous faut un peu de patience... »

Mes yeux se posèrent sur plusieurs visages connus. Baltimore était une petite ville, ceux qui passaient par-là étaient facilement reconnaissables. Légèrement, je me redressai et attrapai un verre de vin sur une table. Il ne sentait pas particulièrement bon – les choix de Frederick étaient déplorables en toutes circonstances –, et son goût devint cendre dans ma bouche. Il n'apaisa nullement ma soif, au contraire, il la rendit encore plus forte. Mes yeux se posèrent sur l'un de mes patients, Nicholas Sanderson. Puis sur Will Graham qui avait une allure plus déplorable que jamais. Je fis un pas dans sa direction, oubliant la réception, la chasse, Chilton ; je voulais me repaître d'une seule chose : son sang.




(c) P!A
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Mer 21 Oct 2015 - 17:08

Quelque chose ne va pas. Il y a une atmosphère, une odeur bizarre. Mes sens ne sont pas plus affutés mais il y a une tension dans l’air qui bloque, pour un instant, mon envie de claquer le crane du premier venu contre le mur afin de manger sa cervelle. L’idée est pourtant tentante. Un à un les invités arrive, ils sont étranges, certains marchent avec plus de grâce, d’autres ont des mouvements plus rapides et je n’aime pas vraiment ça. Peut-être que ma condition commence à avoir des effets négatifs sur ma perception ? Je bouge un bras, touche une table, prend une grande goulée d’air, tout me semble pourtant parfait.

Le docteur Frost s’approche, les yeux braqués sur la foule. Si quelqu’un porte bien son nom, c’est lui. Froid, glacial même, tout dans son attitude, son physique et sa façon de parler semble baisser la température de la pièce d’une bonne dizaine de degrés. Je répugne à m’imaginer ce qu’il donnerait dans un lit. Je sens comme une pointe de passive agressivité dans ses propos et un sourire moqueur se pose sur mes lèvres. Une petite erreur de rien du tout… mais j’avais prouvé que j’avais raison, que je pouvais guérir des blessures graves à l’aide d’une injection. Les effets secondaires étaient assez…. indésirables mais j’étais en vie, et je pourrais sauver beaucoup de monde. Mon nom sera connu, ma popularité en croissance. Il restait à régler cette petite obsession que nous semblions avoir pour la cervelle humaine. Détail.

« Grâce semble être le mot important dans votre phrase, Daniel. Vraiment, vous avez été témoin d’une expérience de haut vol et vous appelez cela de l’incompétence ? » Un petit rire moqueur m’échappe avant que je ne continue sur ma lancée. « Vous semblez avoir un petit… quelque chose sur le visage. Peut –être que je peux vous en trouver un avec des dinosaures dessus ? »

Les effets de l’infection sans doute mais vraiment… un pansement pour cacher cela ? Quel age avait-il et dans quelle pochette surprise avait-il eu son diplôme de médecine ?

« Il y a quelque chose d’étrange dans l’air oui, plus étrange que nous. Si vous voulez bien m’excuser, j’ai des gens plus importants à voir. » J’ajoute après quelques secondes, un hochement de tête sec ponctuant mes paroles.

Dans la masse, je repère quelques têtes familières mais je ne veux en trouver qu’une. Des cheveux blonds à gauche, puis à droite mais pas de la bonne couleur. Je passe dans la foule, serrant quelques mains, souhaitant la bienvenue à quelques privilégiés. Il y a une forte odeur de sang, de chien mouillé et de mort qui me laisse perplexe. La mort, sans doute moi, même si mon eau de Cologne à 400dollars la bouteille fait des merveilles pour la masquer. Mais après tout, l’hôpital entier dégage pour le moment une douce odeur qui s’infiltre dans les murs, celle d’un massacre. Le sang d’un autre coté m’inquiète un peu. Un blessé ? Une autre… créature ? Je ne peux pas exclure la possibilité que d’autres êtres étranges dans mon genre foulent cette terre. L’odeur de chien me semble assez évidente quand je repère une chemise douteuse qui ne peut appartenir qu’à l’agent Will Graham et sa multitude de canidés. Je suis presque tenté de l’ignorer mais ma meilleure amie semble avoir fait sa connaissance. Roulant des yeux, je marche vers eux.

« Agent Graham, toujours un plaisir de vous avoir entre mes murs. Ça me donnerait presque un sentiment nostalgique. » Il ne semble pas très bien mais mon intuition sur l’odeur se confirme, ce coin semble être imprégné de l’odeur dérangeante d’une meute de chiens. Je me tourne vers Alicia, un grand sourire aux lèvres. « Alicia, content que tu aies pu te libérer, je n’aurai pas imaginé passer ma soirée sans toi. » Une derniere personne était avec eux, un inconnu. Mon plus beau sourire aux lèvres, je lui tends la main. « Et vous êtes ? »





En bonne drama queen je suis obligée de laisser celui là en visuel.
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Mer 21 Oct 2015 - 17:34

« Récupère les, récupère les tous » La voix me susurre la voix d’Alice dès que j’aperçois une de mes créations vaquées à ses occupations dans cette fête. Elle se déroule dans un hôpital psychiatrique et l’ancien moi aurait pu se sentir mal à l’aise, vouloir fuir, attraper Spencer par le bras et retenter notre évasion désespérée d’il y a quelques années. Mais non, pas ce soir, pas avec cette nouvelle force, cette nouvelle possibilité. Je garde toujours mon colocataire et meilleur ami dans mon champ de vision, je ne lui veux aucun mal, pas à lui. Il m’a toujours cru, il m’a toujours aidé. Il a toujours assumé sa place de création à mes côtés. Mais eux, tous cette vie qui sont nées sous ma plume et ignore que leur créateur est parmi eux, tous ces misérables qui refusent mon appel et assument leur libre arbitre. Cela allait cesser ce soir.

Demain, ils seraient tous là, à mes ordres, obéissant à un mouvement de poignet, à une goutte d’encre qui tombe sur une feuille. Quand je leur dirai de sauter dans le vide, ils le feront. Quand je leur murmurerai de s’entretuer, ils le feront. Quand je leur ordonnerai de tout reconstruire selon mes envies, ils le feront. Demain, l’univers aura repris son cours et surtout sa place. Et tout cela avec l’aide mon nouvel ami, que je surnomme affectueusement « mon petit parasite ». Il a élu domicile dans mon esprit faisant écho à mes propres pensées. Je ne suis plus seul dans ma tête mais loin d’être schizophrène comme Spencer. Non, la voix est réelle et s’accompagne d’un charmant pouvoir de télékinésie.

J’ai été surpris au début, terrifié mais plus maintenant qu’elle m’a tout expliqué. Elle a trouvé en moi un auditeur captivé. Elle ne m’a en fait jamais quitté même l’espace d’une seconde pour aller à l’université, ma douce fille vit dans mon esprit. Ses notes chantantes me guident, m’aident. Et je ne l’avais pas entendu avant ce soir. Pas un seul cri, pas une seule supplication n’avait atterri dans mes oreilles bornées.

Toute mon attention se reporte sur Spencer lorsqu’il envoie un verre au visage d’un innocent passant par la. Sa main s’enfonce dans mon bras, ses yeux apeurés se tournent vers moi.

« Tout va bien, on va te trouver un autre verre » je lui annonce en ignorant volontairement son geste, ne le rassurant pas sur ses actions, ne l’excusant pas.

Non tout irait bien pour lui de toute façon, j’y veillerai. Une lueur quelques peu malsaine se glisse dans mes yeux quand je lui fais un sourire rassurant. Oui tout irait bien, je me dis en apercevant le Docteur Lecter et Abigail Hobbs s’avançant vers une troisième de mes créatures. Je guide Spencer du bras vers la promesse de son verre, interceptant au passage mon psychiatre, ma création avant qu’il n’atteigne sa cible.

« Docteur Lecter ? Je ne pensais pas qu’une soirée d’Halloween dans un hôpital psychiatrique était votre type de soirée. » D’un geste de la main je lui désigne Spencer. « Je crois que vous vous connaissez déjà ? » Un autre regard, cette fois vers la jeune fille à ses côtés. « Vous devez être Abigail Hobbs ? »



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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Mer 21 Oct 2015 - 21:07

Event Halloween


Il n’aurait pas dû venir. Terrible, terrible erreur. Seul à l’arrivée, il n’avait pas fallu plus de quelques minutes pour qu’un petit groupe de gens se forme autour de lui, comme des mouches attirées par un morceau de steak. Saignant, le steak. La chair fraîchement prélevée, encore chaude d’une vie qui vient seulement de s’interrompre et… Il se rabroua. La faim qu’il ressentait n’était comparable à rien de ce qu’il avait jamais vécu. Un appétit vorace, terrifiant, alimenté par l’attrait de la chasse précédant la satiété qu’il recherchait. Il se refréna, ne contrôlant que difficilement l’envie de sauter à la gorge du premier venu. Il se tourna vers la jolie blonde à ses côtés, tentant d’assimiler ses paroles. Elle avait une odeur familière. Des yeux d’une couleur ambrée, la même teinte qu’il avait perçue quelques heures plus tôt dans son reflet. Il perdait la tête.

Alors vous aussi ?

Il écarquilla les yeux, sentant son monde se flétrir et tomber en ruines autour de lui à ces quelques mots. Les avait-il imaginés, eux aussi ? Tout semblait pourtant réel. Il n’avait pas ce sentiment de déconnexion avec la réalité qu’il avait pu connaître par le passé : son esprit n’était pas embrumé, il était parfaitement ancré dans le présent, presque trop. Ses sens étaient d’une acuité terrifiante. Les divers parfums et eaux de toilettes qu’il percevait agressaient ses narines et peinaient à dissimuler les mille et une odeurs qu’il sentait en dessous. Café, sueur, cuir, cigarette, crème antirides, sexe, pollution, la liste était infinie. Un grondement sauvage qui ne lui ressemblait pas s’échappa de ses lèvres et il se recula d’un pas.

« Je ne sais pas ce qui m’arrive », lâcha-t-il enfin, la voix rauque, la respiration quelque peu erratique.

La présence de Nicholas à ses côtés, plutôt que de le rassurer, le crispa encore plus. La jeune femme ne représentait pas une menace, que ce soit pour lui, ou lui pour elle. L’informaticien, en revanche, bien qu’il ne parut pas être lui-même, avec son odeur terriblement humaine et son air effaré, était une véritable tentation. Des spasmes contractaient ses mains, et il luttait pour les garder à ses côtés, poings fermés.

« Dans ce cas nous sommes deux », répondit-il à la confession de l’autre homme, son regard se posant sur ses avants bras couverts d’un sang séché dont il ignorait totalement la provenance. « Quelque chose ne va pas. »

Il ne parlait pas que de lui, d'eux. Au milieu des milles et une odeurs qu’il percevait, certaines sortaient du lot, et s’il ne pouvait les identifier, elles criaient à ses sens de rester alertes car quelque chose n’allait pas du tout. Une de ces odeurs se rapprochait. Quelque chose de putride, une odeur de maladie et de mort, de décomposition, qui lui donnait la nausée. Personne autour d’eux ne semblait y réagir sinon la blonde à ses côtés. Il n’eut pas le temps de l’interroger que le docteur Chilton émergeait de la foule pour avancer dans leur direction. Soudainement, Will n’avait plus l’intention de lui parler de quoique ce soit. C’était lui. L’odeur venait de lui, mais elle n’avait rien d’humain, rien de normal. Gardant ses distances, il s’efforça cependant de dissimuler son agitation tant bien que mal alors qu’il rétorquait :

« Étrangement, le sentiment n’est pas mutuel. Je me préfère de ce côté des barreaux. »

Une autre odeur qu’il ne parvenait à identifier s’approchait. Une odeur de mort, elle aussi mais… différente. Son regard se leva pour rencontrer celui d’Hannibal au milieu des autres, et presque malgré lui, il révéla brièvement l’éclat de ses dents, comme prêt à grogner. Abigail ne semblait guère plus elle-même, bien qu’il eut été incapable de pointer du doigt ce qui lui donnait ce sentiment précisément. Quelque chose allait sérieusement de travers, et Will luttait contre lui-même pour ne pas faire quelque chose qu’il était sûr de regretter. Il se tassa sur lui-même comme s’il pouvait ainsi empêcher la bête en lui de réagir à tout ce qu’il percevait et qu’il avait inconsciemment scindé en deux catégories : d'un côté, les potentielles menaces qu’il fallait éliminer, de l’autre… les casse-croûtes.




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PUS
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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun Jeu 29 Oct 2015 - 13:55

La voix était toujours plus forte. Apep ne faisait que s'amuser, pour l'instant, mais il avait l'intention d'accomplir des actes bien plus graves, des crimes beaucoup plus conséquents. Ce n'était que le début. Spencer n'osait lui désobéir. Il n'était même pas sûr de le souhaiter. Le serpent était si... convaincant. Mais s'il y avait une chose qu'il ne lui accorderait pas, c'était de faire du mal aux personnes qui lui tenaient à coeur. Jacob, Alicia, qu'il venait de croiser et de saluer timidement, sans oublier Abigail... Il ne les toucherait pas. Il ne les blesserait pas. Jamais.

Jacob le guidait, le protégeait, comme il l'avait toujours fait depuis leur rencontre. Spencer le sentait, tout comme Apep. Il y avait quelque chose avec lui, quelque chose de mystique, quelque chose de particulièrement puissant... Leurs forces s'opposaient, se reconnaissaient, se complétaient. Quelque chose était à l'oeuvre... Quelque chose d'inexplicable...

Spencer hocha doucement la tête quand Jacob lui proposa de prendre un autre verre. Il évita soigneusement le regard de la personne qu'il venait d'arroser, ne pouvant s'empêcher, malgré la présence du Serpent du Chaos au sein de son esprit, de ressentir une forme de crainte. Il venait de se mettre dans une situation inconfortable.

Le Spencer qu'il était d'habitude aurait immédiatement pris la fuite, sans se retourner, quittant l'hôpital pour regagner son domicile. Mais là n'était pas le cas. Spencer était toujours là, accroché au bras de Jacob, se laissant conduire là où l'homme souhaitait aller, écoutant les sifflements vicieux du Serpent du Chaos.

A sa grande surprise, ils croisèrent un couple de personnes pour le moins familières : Hannibal Lecter et Abigail Hobbs. Celui qui le soignait, celle qui l'écoutait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas revu la jeune fille, depuis qu'ils s'étaient retrouvés internés dans le même hôpital. Et les voici réunis, en toute ironie, dans un autre établissement psychiatrique...

"B... Bonsoir, Dr Lecter, Abigail..."

Et ssssssi je plantais mes crochets dans sssssson joli cou gracccccieux ? Cette idée te plairait ?

Spencer se mordit la lèvre, secouant la tête. Non, non, ça ne lui plairait définitivement pas... Mais avait-il seulement le choix ? Pouvait-il réellement lui résister ?

"Il y a quelque chose de spécial dans l'air... Vous ne trouvez pas ?"

De surnaturel... Ce n'était pas juste la présence d'Apep. C'était autre chose. Mais quoi ?



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MessageSujet: Re: Event : Sujet commun

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Event : Sujet commun

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