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 Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar.

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MessageSujet: Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar. Mer 11 Nov 2015 - 15:51

Rp surprise : groupe 3


La NBB, banque centrale dans laquelle naviguent des milliers d’utilisateurs par jour. Des gardes à l’entrée, des caméras de sécurité un peu partout, ici il faut être efficace pour éviter que les lieux ne soient remplis de personnes stressées et opiniâtres à force d’attendre depuis trop longtemps. Les clients passent à la chaine, un à un, après avoir pris un numéro qui leur indique leur place.

Spencer Hawthorne est là depuis un petit bout de temps déjà, son colocataire et meilleur ami Jacob a dû partir précipitamment pour régler un problème et lui demandé de déposer un chèque pour lui à la banque. Le précieux bout de papier dans sa poche, il fixe le numéro A78 qui se trouve dans sa main avant de relever la tête vers l’écran qui affiche « A52 » depuis bien trop longtemps.

Balthazar Cromwell a vaillamment bravé la foule afin de se rendre à un rendez vous avec sa conseillère bancaire. Il est irrité par la hauteur des plafonds imposés par sa carte bleue et est déterminé à les augmenter pour pouvoir, enfin, dépenser son argent comme il le souhaite. Agacé par le monde présent dans l'établissement et le fait qu'on le fasse attendre depuis plus de 20 minutes, l'homme fait les cent pas dans la pièce en jetant des regards méprisants à toutes les personnes qui osent s'approcher de lui à moins d'un mètre.

Alice Davis a, quant à elle, un contrat dans les environs, une proie à traquer, une tête mise à prix à récolter. Elle marche discrètement dans la rue observant du coin de l’œil le banquier qu'elle suit à la trace depuis quelques temps déjà. Quand celui-ci entre dans la banque, elle lui emboite donc naturellement le pas et prend un ticket comme toutes les autres personnes présentes, espérant se fondre dans la masse.

Tout est calme dans la banque si on enlève les murmures des clients, les voix des employés réglant les problèmes des usagers et la pluie qui tape bruyamment sur les vitres du bâtiment. Soudain, la porte d’entrée s’ouvre avec fracas et quatre hommes armés font irruption dans la salle. Tout se fige quelques instants avant qu’ils n’ordonnent à tout le monde de se mettre à plat ventre sur le sol en les menaçant avec leurs armes à feu.

Alice qui est près de la porte, et donc près d’eux, est l’une des premières à s’exécuter, pas par peur mais pour garder sa couverture. Sortir son arme et abattre ces intrus n'étant pas forcement la meilleure des solutions. A quelques mètres de là, elle aperçoit la silhouette de son frère adoptif qui suit le mouvement et s'étale sur le sol en fronçant les sourcils d'agacement. Le stress de Spencer augmente rapidement mais il suit sagement les instructions alors qu’il devient otage. Comment sortir ? Comment survivre ? Comment réussir à garder son calme ? Le sort de nos trois protagonistes est entre leurs mains.

***

✥ L'ordre de passage se fait à votre convenance, mais veuillez le respecter une fois celui-ci mis en place.
✥ L’issue du rp est laissée à votre imagination : les possibilités sont très diverses. Dans tous les cas, pensez à dialoguer entre vous afin de ne pas traîner vos partenaires dans quelque chose qui leur déplairait.
✥ Si l’intervention d’un PNJ vous semble nécessaire, merci d’en avertir un membre du staff qui s’en chargera pour vous.
✥ Enfin, si vous avez la moindre remarque, question, ou le moindre doute, merci de nous en faire part !

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PUS
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MessageSujet: Re: Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar. Mer 18 Nov 2015 - 22:18

A52. L'écran affichait cette lettre et ce nombre depuis bien trop longtemps déjà. D'un geste nerveux, Spencer froissait et défroissait le petit bout de papier qui indiquait son rang dans la file. A78. Il y avait encore 26 personnes avant lui, en comptant celle dont l'entretien s'étirait indéfiniment. 26. Autant que les lettres de l'alphabet. Spencer laissa échapper un soupir, s'efforçant de garder son calme et de conserver l'once de patience qui lui restait encore. Difficile quand son attention était sans cesse attirée par cet homme qui tournait en rond et semblait en vouloir à la Terre entière... Spencer baissa les yeux dès qu'il fut dans son champ de vision, craignant de l'offenser.

En théorie, tout aurait dû se dérouler rapidement. Jacob avait besoin qu'il dépose un chèque pour lui à la banque. Une procédure simple, presque instantanée et sans fioriture. Evidemment, Spencer avait accepté tout de suite, trop heureux de pouvoir rendre service à son meilleur ami, de pouvoir lui être un peu utile. Jacob faisait tellement pour lui... Spencer avait l'impression qu'il n'aurait pas assez de toute une vie pour lui témoigner l'entièreté de sa gratitude...

A52. Encore. Toujours. Si ça continuait comme ça, l'imagination fertile de Spencer allait le pousser à s'inventer toutes sortes de scénarios, plus absurdes les uns que les autres. Le plus probable était que l'écran avait buggé et qu'il n'affichait pas la progression réelle. Son idée la plus étrange était sûrement qu'un employé de la banque essayait de lui communiquer un message secret : la Zone 52 était réelle. Pas 51. 52. On leur avait menti depuis le début.

Spencer secoua la tête, chassant ses pensées les plus bizarres. S'il s'aventurait là-dedans, il n'était pas sorti de l'auberge... Allez, ce n'était qu'un long et ennuyeux moment à passer... Une fois le chèque déposé, il s'offrirait un chocolat liégeois en récompense, qu'il dégusterait dans leur appartement, devant un bon dessin animé. Voilà, un bon programme, un très bon programme en perspective...

Mais, évidemment, rien n'allait se passer comme prévu. Alors que Spencer égarait son regard vers l'extérieur, s'imprégnant de la sonorité des gouttes de pluie qui venaient s'échouer sur le goudron, un grand fracas le tira de sa rêverie. Un sursaut le secoua et son regard se posa sur la source de ce vacarme. Un bref instant, son coeur cessa de battre. Une prise d'otages... Il était au milieu d'une prise d'otages...

Tout le monde à terre, à plat ventre sur le sol. L'instinct de survie de Spencer prit le dessus sur la terreur qui le submergeait, le poussant à obéir sans discuter. Se soumettre pour ne pas mourir. Rester calme. Attendre. Laisser filer le flot de folles pensées qui traversait son esprit sans chercher à le comprendre, à l'appréhender ou même à l'interrompre. A plat ventre, sur le sol. Ne pas laisser la panique le guider. Ne pas laisser la Voix le manipuler.

Son regard se focalisa sur les hommes qui les tenaient en otage. Ce fut là qu'il crut apercevoir une silhouette pour le moins familière, une silhouette qui appartenait à une demoiselle qu'il n'avait plus vu depuis bien longtemps... Malgré lui, il laissa échapper un "Abigail ?" étonné, à voix haute. Trop haute. Trop audible. L'attention d'un des preneurs d'otage se porta sur Spencer et un "Ferme-la !" vindicatif lui fut aboyé, l'homme pointant son arme sur lui.

Le coeur de Spencer cognait contre sa poitrine. La jeune femme, qui n'avait d'Abigail que les sombres cheveux et les yeux bleus, évita autant que possible son regard, craignant sûrement d'être prise pour cible à son tour. Les yeux écarquillés, il se boucha les oreilles, se mordant nerveusement la lèvre. Se détacher de la situation... Penser à autre chose... Ailleurs, être ailleurs... Ou il risquait d'être instable, très vite... et de causer la mort de tous ces gens innocents... Tués, par sa faute...



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ETR
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MessageSujet: Re: Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar. Mar 26 Jan 2016 - 11:35

Rp surprise !


Hold-up


Les talons d'Alice claquaient sur le sol alors qu'elle avançait d'un bon pas, à la suite de sa cible. Leandro Aparicio, Brésilien d'origine, si vous tenez à le savoir ! La jeune femme était récemment devenue la cliente de l'un de ses proche collègue afin d'avoir quelques renseignements, en tout bien tout honneur, sur le creux de l'oreiller. Les hommes devenaient souvent bavards lorsqu'on s'occupait de l'organe par lequel ils pensaient ! Alice avait donc appris que Mr. Aparicio commençait tous les matin à neuf heures trente, sauf les jeudis, où il prenait son poste à midi. Généralement, il s'autorisait trois pauses cafés, cela, la jeune femme avait pu l'observer sur le terrain. Il terminait ensuite à quinze heures trente, sauf les jeudis, une fois encore, où il partait de la banque à dix-sept heures.
Le client d'Alice en avait pour son argent. Visiblement, Mr. Aparicio détournait des fonds à son profit, et il avait eu la mauvaise idée d'arnaquer plus gros poisson que lui dans l'océan. Dommage. Alice était là pour régler ce genre de litige. Elle s'engouffra à la suite de sa cible dans l'imposant bâtiment, où plusieurs personnes attendaient déjà à différents guichets. Ses yeux tombèrent sur son amant occasionnel, qui lui adressa un clin d’œil de l'autre côté de son comptoir avant de reporter son attention sur son client, l'air sérieux et professionnel. Il ne s'agissait pas d'un homme méchant, loin de là. Alice aurait même pu le trouver sympathique, mais ils n'appartenaient pas au même monde, à quoi bon s'attacher ? Elle plongea sa main dans son sac, à la recherche de son portefeuille, feignant la parfaite citoyenne dans la foule pour aller prendre son ticket.

Alice s'avançait en direction d'une file d'attente lorsque les portes automatiques s'ouvrirent sur plusieurs individus. La jeune femme redressa la tête et croisa le regard de l'un d'eux. La seule partie visible de son visage masqué. Il s'agissait d'un hold-up. En une demie seconde, ils menacèrent les clients de leurs armes, la voix forte. La jeune femme fut l'une des première à réagir, s'agenouillant en lâchant son portefeuille, les mains derrière la tête. Prendre un air affolé et décontenancé ne fut pas délicat, car, pour être honnête, la jeune femme l'était. Cependant, cela n'empêcha pas le train de sa pensée de se mettre froidement en route, bien que, pour l'heure, à part rester immobile et obéir, peu d'options s'offraient à elle. Bien sûr, elle gardait toujours une arme sur elle, mais l'utiliser maintenant serait synonyme de suicide. Autant rester tranquille... Comme tout le monde, Alice s'aplatit donc sur le sol et tourna légèrement la tête pour avoir une vue d'ensemble sur la salle. Pour la première fois depuis longtemps, d'adrénaline s'empara de ses sens et son rythme cardiaque s'emballa. Elle refoula son sourire : au moins n'était-elle pas devenue une machine.

Lorsqu'un jeune homme prononça le nom d'une personne à voix haute, Alice redressa légèrement la tête pour s'apercevoir qu'il la fixait, elle. Elle lui lança un regard interrogateur, ne l'ayant jamais vu auparavant. Il devait certainement la confondre avec quelqu'un d'autre. Elle observa l'un des homme armé le menacer de son arme. Le jeune homme blêmi tandis qu'Alice tentait de le prendre en pitié sans y parvenir. Elle regarda froidement la scène, détachée. Autant ne pas y accorder de l'importance, s'il devait mourir, non ? Elle n'était pas là pour sauver des vies, jouer la brave héroïne. Elle souhaitait seulement sauver sa peau. En soi, ce braquage était une véritable opportunité, non ? Elle allait pouvoir faire tuer sa cible, si elle se débrouillait bien, et n'aurait pas à sa salir les mains. L'excuse lui était tendue sur un plateau d'argent : un triste accident lors d'un hold-up...
Son regard se posa une nouvelle fois sur le jeune homme, allongé plus loin, les paupières étroitement closes. L'homme le menaçait toujours de son arme en surveillant les autres avec fermeté. Sa main ne tremblait pas, il semblait sûr de lui. Menacer une personne ne le dérageait pas, sûrement susceptible de tirer à tout moment. D'après ce qu'Alice pouvait constater, les braqueurs avaient organisé leur tâche efficacement. Deux surveillaient la foule, tandis que les deux autres dévalisaient les coffres. Comme dans les films. C'était la première fois qu'Alice se retrouvait dans une telle situation ; elle se demanda qui la regretterait si elle se redressait, là, d'un bond, et se faisait tirer dessus. Sa famille adoptive, certainement pas. Sans doute seraient-ils déçus, tout au plus. Son mari apparaîtrait peiné quelques temps, dans les médias, mais son absence ne serait pas un manque cuisant. Son chauffeur trouverait rapidement nouvel employeur... Et elle n'avait pas d'amis.

Alice poussa un soupir inaudible. Peut-être était-ce ce pourquoi elle excellait dans son métier : pas de relations. Pas de raisons véritable de vivre. Les risques pris n'avaient donc aucune importance, vivre ou mourir, qu'importait ? Alice n'était pas suicidaire, elle avait un instinct de survie et de conservation plutôt développé, et cet instinct lui soufflait de rester tranquille, tandis que sa raison réfléchissait à un plan d'action assez précis pour parvenir habilement à ses fins. D'un autre côté, son cœur – en avait-elle encore un ? – lui soufflait qu'elle pouvait faire quelque chose pour ne pas que la cervelle de cet étranger vienne repeindre le sol. La jeune femme resta pensive et se décida finalement.
Lentement, elle rampa lentement aux côtés de l'inconnu qui l'avait regardé. Ils ne se tenaient pas loin l'un de l'autre, mais, évidemment, on remarqua son déplacement. L'homme changea ainsi de cible, braquant son arme sur elle.

« Reste-là, toi ! Bouge pas ! » ordonna-t-il sèchement. La pointe de l'arme s'appuya sur la tempe d'Alice qui demeura immobile et silencieuse, refusant de se demander pourquoi elle agissait de la sorte. Sauver la mise de cet étranger ? Mettre en place le début de son plan pour faire assassiner « malencontreusement » sa cible ? Elle préféra s'en tenir à la deuxième option, bien qu'incertaine de son choix.

Elle aperçut du coin de l’œil l'homme attraper son sac de sa main libre et en renverser le contenu sur le sol. Elle entendit l'écran de son téléphone portable se briser, ses clés tinter sur le sol, un paquet de mouchoirs, un tube de rouge à lèvres, et, finalement, le pistolet. L'homme posa son pied dessus, et la pression de l'arme s'accentua sur la tempe de la jeune femme qui ne bougeait toujours pas. Alors qu'elle réfléchissait, à présent en position délicate, ses yeux tombèrent sur une personne qu'elle ne pensait pas voir ici. Elle aurait aimé rire, mais la situation ne s'y prêtait guère. Balthazar Cromwell, cet homme détestable qui lui servait de « frère » se trouvait là, allongé sur le sol parmi les autres clients. Un petit sourire naquit au coin des lèvres d'Alice alors qu'elle le transperçait du regard. Il avait bien des défauts, mais la stupidité n'entrait pas en compte. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il fasse quoique se soit pour elle, ce n'était pas comme s'ils s'aimaient beaucoup. S'appréciaient-ils seulement ? Alice ne s'était jamais posé cette question, à dire vrai, et elle s'en fichait. Elle se contenta de le regarder fixement, pleine de défi. Je paris que tu compte ne rien faire, tu es trop lâche pour risquer ta peau pour mes beaux yeux. Ou trop intelligent. Aurait-elle aimé lui dire. Elle leva les yeux sur la personne qui la menaçait. Il parlait désormais à son collègue qui lui disait de « ne pas faire le con ».

© Starseed


kiss kiss, bang bang
Who honors those we love for the very life we live ? Who sends monsters to kill us, and at the same time, sings that we will never die ? Who teaches us what's real and how to laugh at lies ?


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ETR
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MessageSujet: Re: Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar. Dim 1 Mai 2016 - 15:04

L’atmosphère dans cette banque est presque oppressante tant elle grouille de monde à cette heure de pointe. Le fait qu’il s’agisse d’un jour de week end n’aide sans doute pas la cause. Toutes les vermines qui travaillent sans relâche dans des boulots sans intérêts se poussent pour être les premiers devant les guichets, les premiers servis, les premiers partis. D’accord, je fais sans doute la même chose afin de m’extirper le plus rapidement possible de ces personnes et reprendre le cours de ma vie. J’ai au moins la grâce de le faire avec agilité, de ne pousser personne même si l’envie est tentante mais me salir les mains en les touchant n’en vaut sans doute pas le coup.

Agité par le temps qu’on me fait perdre, je regarde de manière presque obsessionnelle ma montre, regardant défiler chaque précieuse minute que je pourrais passer à l’extérieur. Le rendez-vous était prévu il y a plus de vingt minutes et ma conseillère osait me faire attendre. Je savais que j’aurais du insister pour avoir un homme et pas cette cruche incapable de respecter un horaire. Vraiment, la seule raison pour laquelle je n’avais pas protesté avait été ses yeux de biches et ses formes vraiment attirantes. Quitte à devoir venir dans cet endroit autant pouvoir admirer la vie, non ? Je le regrettais actuellement, un homme n’aurait jamais perdu autant de temps inutilement et j’aurais déjà obtenu ce que je voulais.

D’un pas impérieux, j’use les dalles du sol de la banque. La tête haute et le regard méprisant, je toise tous les insectes qui osent croiser mon regard avant de le baisser aussitôt. Soudain, l’atmosphère devient presque tendue comme le fil d’un arc qu’on s’apprête à relâcher. Les portes s’ouvrent avec fracas, la foule retient collectivement son souffle en observant les nouveaux arrivants. Des hommes cagoulés une kalachnikov à la main commence à hurler des ordres. Tout le monde se baisse rapidement, apeuré et je mets quelques instants à faire de même, détestant l’idée de les suivre comme un mouton, d’être dans une position non dominante, de salir mes vêtements hors de prix sur ce sol crasseux.

Un jeune homme appelle un prénom sur ma gauche et je roule des yeux. Ce n’était vraiment pas le moment de se préoccuper de sa petite amie ou de quelqu’un en général. Les gens et leurs priorités ridicules. J’observe tout de même la scène, espérant que les choses dégénèrent, que ce jeune homme appelant son Abigail se fasse tirer dessus et que je puisse profiter de la situation pour m’éclipser. Ma journée est déjà assez chargée comme cela. J’observais le manège de ces hommes, me demandant s’ils étaient stupides et ceux qu’ils espéraient obtenir de ce « braquage », nous n’étions plus dans les années 30, il ne suffit plus d’entrer avec des armes pour remplir un sac de billet. Abrutis et incompétents qui ne se rendent même pas compte que la sécurité à évoluer et que leur rêve de devenir des gangsters sont morts dans l’œuf dès le moment où leurs esprits retardés ont esquissé l’idée de ce plan ridicule. Amateurs.

L’un des hommes ordonna à quelqu’un de ne pas bouger et je jetais un regard agacé dans cette direction, je détestais qu’on m’interrompe et ce même de mes propres pensées. La jeune fille me semblait vaguement familière et pour cause, ma « sœur » et elle ne faisaient qu’une. De toute façon, dès que quelque chose n’allait pas Alice était forcément dans le coin. Un aimant à danger mais surtout à conneries. Sans doute moins incompétente que ces faux braqueurs qui étaient incapables de se faire respecter et ce même par une femme.

Le regard d’Alice finit par se fixer par le mien, un regard que je connaissais bien pour l’avoir vu sans doute des centaines de fois. Un regard de défiance, de rébellion. Comme si la jeune femme n’était jamais vraiment sortie de sa crise d’adolescence. Vraiment c’était presque attendrissant quand elle avait 12ans et penser pouvoir faire quelque chose de mieux que moi mais là c’était clairement pitoyable. N’avait-elle pas encore compris qu’elle ne passerait jamais au-dessus de moi et que ces provocations gratuites et insensées à mon égard ne la mèneraient nulle part ?

Lentement afin de ne pas attirer l’attention des hommes sur moi, je déplaçais mon bras de sous mon corps, placé là de façon à pouvoir me projeter vers le haut si je devais me lever rapidement, pour le place devant mon visage. Baissant lentement chacun de mes doigts pour ne laisser que celui du milieu levé, je jetais un regard méprisant accompagné d’un sourire douteux à ma chère sœur. Pas très mature mais au combien plaisant.

« Ecoutez-moi tous » annonce l’un des hommes cagoulés. « Vous allez vous assoir et vous appuyer contre la surface la plus proche et ne pas bouger. »

Lentement et précautionneusement, chacun se met en mouvement ne voulait pas risquer de se prendre une balle à cause d’un mouvement vif mais ne souhaitant pas non plus s’en prendre une pour avoir été trop lent. Rapidement l’un des hommes baissent son arme et sort d’une de ses poches des languettes en plastique, des liens pour attacher les poignets des « otages » et chacun tend docilement les bras pour qu’on l’attache. Arrivé à ma hauteur, je cale mes poignets l’un contre l’autre, serrant les poings afin de les grossir un peu, suffisamment pour avoir plus tard de la place pour briser l’attache. La méthode est simple et me vient de mon père, Alice la connaitra donc surement et pourra faire comme moi. De toute façon, qu’elle le fasse ou non elle n’est pas du tout ma responsabilité. Si elle est suffisamment stupide pour se faire tuer elle n’aura qu’elle à blâmer.



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PUS
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MessageSujet: Re: Groupe 4 : Spencer, Alice et Balthazar. Lun 23 Mai 2016 - 20:59

Les pensées de Spencer allaient dans tous les sens, tandis que la situation menaçait de dégénérer. Il songea à Jacob, qui l'attendait dans leur appartement et n'avait aucune conscience du danger dans lequel il se trouvait. Que deviendrait-il si Spencer mourrait ? Il était le seul à croire l'écrivain, le seul à l'épauler dans sa quête incroyable, le seul à le soutenir jusqu'au bout. Spencer et Jacob. Jacob et Spencer. L'un sans l'autre... C'était impossible. Tout se briserait. Le monde cesserait de tourner.

Et il y avait cette fille, qu'il avait prise pour Abigail. Qu'il avait mise en danger, sans le vouloir. Les braqueurs s'en étaient pris à elle, vidant son sac. Spencer écarquilla les yeux en voyant son arme. Lui-même n'oserait jamais se balader avec une arme. Pas alors que son esprit si particulier pouvait inventer tant de scénarios catastrophiques, d'idées paranoïaques... Mais la réalité de la situation le rattrapa très vite, dispersant ses pensées songeuses. Il avait peur de mourir, mais... mais il ne pouvait pas laisser quelqu'un se faire tuer à sa place... Un "Non..." suppliant lui échappa, un murmure à peine audible, une complainte désespérée. Mais rien n'y fit. La situation était toujours aussi dangereuse. Mortelle.

Spencer, comme tous les autres, se retrouva assis contre le mur, ses poignets solidement liés l'un contre l'autre. La sensation était douloureuse, particulièrement désagréable. Le coeur de Spencer cognait contre sa poitrine, alors que l'angoisse montait encore d'un cran. Le jeune homme dut se mordre violemment la lèvre pour ne pas crier ou, tout du moins, attirer l'attention encore un peu plus. La panique était là, tapie dans son organisme. S'il n'agissait pas maintenant, il allait perdre le contrôle... et tout serait fini. Pour lui et peut-être même pour les autres.

Profitant de la distraction des braqueurs, le jeune homme se frappa le crâne contre le mur, cherchant à s'étourdir. A s'affaiblir. Et à s'accrocher à cette douleur punitive qu'il avait l'habitude de s'infliger. Quelque chose du quotidien. De rassurant. Spencer était terrifié. Tellement effrayé. Ses dents se plantèrent un peu plus dans la chair de ses lèvres. Sa respiration se faisait irrégulière. Il n'allait pas tenir bien longtemps...

Il ferma les yeux, cherchant à se réfugier dans ses pensées les plus positives, celles qui lui permettraient d'échapper un tant soit peu à la peur. Le visage de Jacob s'imposa à lui. Puis celui de son psychiatre et de ses parents. Les piliers de son existence. Sans qui il ne serait rien. Que donnerait-il pour pouvoir être à leurs côtés, à présent ? Il était même prêt à subir mille et mille examens neurologiques, si cela pouvait lui permettre de fuir ce braquage...

Un rire étrange glissa sur ses lèvres, sans qu'il ne puisse le retenir. Une impertinence peu au goût des braqueurs, qui sévirent et firent de lui un exemple. Oh, ils n'allaient pas le tuer. Pas si tôt. Pas si vite. Lui ordonnant furieusement de se taire, l'un des braqueurs le frappa de son arme. Des étoiles filèrent devant ses yeux, tandis qu'un goût de sang se propageait dans sa bouche. Hagard, égaré, Spencer fut simplement incapable de redresser sa tête, son corps affaissé contre le mur, sa salive ensanglantée gouttant peu à peu sur le sol. Au moins ne pourrait-il plus causer de tort à qui que ce soit... D'une étrange façon, Spencer éprouvait presque de la reconnaissance pour cet homme.

Les voix qui lui parvenaient étaient un brouillard à peine audible. Ils auraient pu tout aussi bien annoncer qu'ils prévoyaient de le tuer, Spencer n'aurait pas réagi. Tout était si... confus. Lointain. Ses yeux clignèrent lentement, le jeune homme peinant à se focaliser sur l'instant présent. Tout son être était souffrance et égarement. Seule une image vacillante parvenait à se dessiner dans son esprit : Jacob. Jacob, Jacob, Jacob.

Peut-être ne le reverrait-il jamais... Au moins ne le quitterait-il pas fâché. Spencer ne pouvait pas imaginer pire idée. Mais... Jacob allait peut-être culpabiliser... Après tout, il lui avait demandé d'aller poser ce chèque. Spencer s'était dévoué, tout naturellement. Il n'inculpait pas Jacob, loin de là, mais... mais il savait comment son meilleur ami était. Comment il fonctionnait. Non. Non, il ne pouvait pas partir. Pas comme ça. Pas ici.

Ses lèvres remuaient faiblement. Un murmure tout juste audible pour ses voisins fit son chemin dans sa gorge serrée, une supplique faite à une quelconque divinité céleste :

"Pas... mourir... Pas... mourir..."

Inlassablement, il répétait ces deux mots, incapable de les faire taire. C'était un mantra tout autant qu'une prière, une façon de rester à la surface, de ne pas s'effondrer. Etourdi, oui. Affaibli, certes. Mais assommé... Assommé, il n'aurait pas la moindre conscience de la situation. Peut-être ne se verrait-il même pas rejoindre l'au-delà...



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