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 Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW)

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PUS
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MessageSujet: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mer 24 Aoû 2016 - 23:46









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

« Vous voulez la recette pour un voyage foiré ? La voici. Prenez deux meilleurs amis qui, il y a quelques jours, enfin disons plutôt quelques semaines de cela étaient en pleine crise. Prenez aussi l'amant-ami d'un de ces deux hommes et mélangez le tout. Ajoutez quelques joutes verbales, un soupçon de tension sexuelle et vous obtenez Declan qui surprend Zaccheo et Apollo en pleine partie de jambe en l'air.. Ce que je viens de raconter n'a ni queue, ni tête ? Laissez moi vous donner l'explication » dis-je à mes parents alors que ceux-ci me regarde avec des grands yeux montrant leur totale incompréhension.

48 heures plus tôt.

Sept heure trente du matin. Je me lève de mauvais poil. Dehors le ciel est gris foncé et il pleut. Encore. Cela fait presque une semaine que le temps est ainsi ce qui a tendance à me mettre de mauvais humeur. Je peux supporter le froid, le grand froid avec des températures à moins vingts degrés Celsius, des tempêtes de neige durant quarante-huit heures, des chaleurs presque caniculaires mais la pluie. Bon dieu que j'aime pas ça ! Certes, c'est bon pour les plantes, mais c'est tout. Pour nous, petits humains ce on ne risque pas de pousser mais d'attraper un rhume, la grippe et pourquoi la pneumonie. Non merci !

C'est donc d'humeur maussade que je quitte mon lit et me dirige vers la salle de bain. Et comme si je n'étais pas assez contrarié, je me prend les pied dans la porte et manque de tomber en plein milieu de la pièce. Je jure comme un châtier avant de me remettre droit pour fermer la porte derrière moi afin de me glisser sous une bonne douche chaude. Je ferme les yeux et tente d'oublier ce début de journée désastreux alors que l'eau coule doucement sur mon corps, le réchauffant et le détendant. Tête en arrière, je soupire et profite simplement. C'est alors qu'un souvenir douloureux me revient en mémoire faisant s'insinuer dans mon cœur cette douleur que je connais trop bien et que ne me lâchera même si je tente d'y faire abstraction. C'est aujourd'hui. Le jour. Le mauvais. Le noir. Le douloureux.

Une larme roule sur ma joue, je l'ignore en déglutissant pour essayer de faire disparaître la boule qui s'est formée dans ma gorge et qui me fait un mal de chien. Chaque année c'est pareil La même chose. Des pleurs bien sûr et de l'alcool. Énormément d'alcool pour oublier. Bien que finalement, ce n'est pas ce jour, c'est cette semaine. Appelons la.. la semaine de l'enfer et le jour de cendre. C'est bien, c'est beau et dramatique. Tout comme cette histoire.

J'entends mon portable sonner et sans voir qui m'appelle. Je le sais. Chaque année, à la même date je reçois cet appels. Ces appels d'ailleurs. Les premiers sont toujours mes anciens beaux-parents. D'ailleurs ne le sont-ils toujours pas ? Je l'ignore. Je sors de la douche avec un effort considérable pour ne pas tomber et me briser et enroulant une serviette autour de mes hanches je décroches. C'est eux. Bien sûr. Nous parlons pendant une longue demie-heure et il ne raccroche qu'après s'être assuré que je tenais réellement le coup et d'avoir promit de passer les voir un de ces quatre Il va falloir que je prévois un voyage à Londres pendant mes prochaines vacances.

Me voilà habiller d'un pantalon d'un costume noir et d'une chemise bleu clair. Aujourd'hui les cours se feront sans cravate. C'est vendredi et je n'ai pas envie de m'embarrasser des détails. Je veux juste que la journée passe sans plus de problèmes qu'il y en a déjà eu. Après avoir ramassé mes affaires, prit mon sac et que j'allais franchir la porte je reçois le deuxième appel. Celui qui d'entre tous me fait toujours du bien. L'écran affiche Pabbi. Papa.

Un sourire mes lèvres quand je décroche. Entendre sa voix fait couler une deuxième larme. Mais je l'essuie rapidement avant de quitter l'hôtel et de me rendre à ma voiture. Je le remercie et coupe la communication pour prendre la route direction la faculté. J'ai une vingtaine de copies à corriger pour l'après midi même et une réunion entre midi et deux, sans compter les cours. Journée bien chargée aussi bien physiquement qu'émotionnellement. Après un soupire, je prend la route.

Une vingtaine de minutes plus tard, il est huit heure quinze et je suis dans mon bureaux, un bon café posé sur le meuble. Une copie plutôt bonne copie devant les yeux. C'est agréable. Il est presque onze heure quinze quand je termine le paquet. Ce n'était pas si mauvais et cette pensée me fait sourire, illuminant légèrement ma journée. Et finalement, le troisième appel de la journée. Ava, ma sœur. Une fois encore je décroche. Nous discutons longuement. C'est fou comme elle peut me manquer malgré notre grande différence d'âge. Je lui promets de monter le plus vite possible sur Montréal et enfin, je raccroche. C'est alors que me vient l'idée.

Ma dernière visite remonte environ à huit ou neuf semaines. Ça m'est toujours difficile de revenir au pays mais je le fais pour eux, pour elle mais au pour moi. Enfin, surtout pour ma famille. Ils souffrent de la distance, autant que moi. A part que je n'ai pas le droit de m'en plaindre. C'est mon choix et tout les jours je les remercie de l'avoir accepté. C'est décidé. Je vais partir. Ce week-end. Demain. Après demain. Peut importe. Ce week-end je rentre à la maison.

Seulement, faire la route tout seul ne m'emballe pas. C'est alors que l'image de Declan s'impose à moi et celle d'Apollo aussi. Après tout, un voyage entre amis ça peut être sympa pour ce changer les idées. Bien sûr Apollo et Declan ne se connaissant pas et mon meilleur ami n'est pas au courant pour mon amant mais, si on fait abstraction de ces petits détails, ça peut marcher. Je souris, ravi d'avoir eu cette idée. Reste à savoir s'ils seront partant. Je l'espère.

Prenant mon portable, j’envoie un sms commun à mes deux amis : « Bien l'bonjour mon ami, j'ai besoin de prendre un bon bol d'air frais. Un petit voyage jusqu'à Montréal ça te tente ? Je pense partir demain dans la nuit. Je sais c'est rapide, mais les plans improvisés ne sont-ils pas les meilleurs ? Penses-y ça te fera du bien à toi aussi de prendre l'air pendant quelques jours. Bonne journée. Z.J ». Satisfait, je quitte mon bureaux et part pour ma réunion un peu plus léger que ce matin avec l'espoir d'avoir des réponses positives.




© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Jeu 25 Aoû 2016 - 0:38





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Ce matin il pleut. Bon c'est pas comme si je devais être étonné, ça fait des jours qu'il fait ce temps de chien. Mais tout de même, la pluie pourrait se calmer un peu, ça énerve tout le monde une ambiance pareille. Et surtout les chevaux. Ils ne peuvent pas sortir, madame Margot ne monde pas, les pommes sont moins mures et surtout ils ont froid la nuit à cause de l'humidité. Cloud a encore fait des siennes ce matin, il tourne en rond dans son box comme un lion dans une cage. Il ne cesse de taper dans la barrière métallique. Je déteste ce bruit, ça me donne des sueurs froides. Mais je ne vais pas empêcher le cheval d'exprimer son mécontentement. Aussi généralement, quand ça devient tout simplement insupportable d'entendre leur longs soupire d'ennui, je sors pour jurer un bon coup et m'accroupir sous la pluie, boudant que ce travail est quand même presque nul. En plus j'ai mal dormi et j'ai envie de pisser.

Finalement je rentre pour vérifier que tout ce beau monde va bien et je rentre chez moi. La journée est finie, j'ai commencé tôt ce matin, mais ça veut aussi dire que j'ai toute mon après midi pour aller décompresser. Une sortie en ville me ferait le plus grand bien. Dans un café, ou même une galerie commerciale. Finir ma soirée dans un night club, puis certainement dans une chambre totalement inconnue. Cette pensée me fait sourire, au moins je n'aurais pas à penser à la pluie, au vent, et à toute cette merde qui nous tombe sur la tête depuis des jours et des jours. Je finis donc par rentrer chez moi, me déshabiller totalement dans le but d'aller me prendre une bonne douche bien chaude et au passage j'attrape mon portable pour avoir la musique.

Un nouveau message. De Zaccheo. Je hausse un sourcil, me demandant ce qu'il peut bien me vouloir, avant de me dire qu'il doit tout simplement me proposer de se rencontrer. C'est vrai que ça nous arrive, quelques fois, quand il n'est pas trop fatigué ou qu'il a envie, ou bien que le bar karaoké que nous avons l'habitude de fréquenter fait une soirée spécial. La dernière fois c'était « uniquement des chansons joyeuses. » autant dire que c'est pas facile à trouver au final. Je crois que c'est parce que le Barman faisait son enterrement de vie de jeune garçon. Enfin bon, c'était sympa et à refaire ! Ouvrant le sms, je lis les quelques lignes qu'il m'invite à partir avec lui au Québec. J'ouvre de grands yeux étonné. Quelques jours là bas. C'est comme un rêve éveillé, ça fait tellement longtemps que je voulais retourner là bas ! Je souris bêtement, en me rappelant de bons moment passés à Montréal justement.

Mes doigts glissent alors sur le clavier numérique de mon portable pour répondre à mon ami et amant. « Avec plaisir, si j'arrive à poser mes jours. Je serais déjà sur Baltimore demain, du coup. Mais donne moi un point de rendez vous ! Apollo» J’envoie le texto, allume l'enceinte et cale une musique chantable avant d'entrer dans la douche devenue chaude depuis le temps qu'elle coulait. Soudainement j'ai l'impression que le planning devient de plus en plus intéressant. Je jubile. Shopping, soirée, Zacch, Québec, putain il me tarde tellement, comme un gamin qui part en voyage scolaire ! Je chante, je me savonne, je me rince, je sors, je me sèche et je m'habille. Voilà je suis prêt et totalement refais !

Avant de prendre le bus pour la ville je passe par le bureau de Mason pour demander mes jours. Mon argumentation semble lui convenir, le jardinier nourrira les bête à ma place, et madame Margot ne montera pas. Je sent à l'intérieur de moi un peu de culpabilité, mais je ne dis rien, souris et remercie mon patron. Je sors et je m'en vais pour Baltimore. Je vais directement dans la galerie que j'ai l'habitude de fréquenter, faisant le tour des boutiques, essayant pleins de trucs que je n'aurais sûrement jamais l'occasion de m'acheter, et flashant sur une paire de chaussure absolument sublime. Ne pouvant résister, je laisse mon salaire partir dedans avant de m'en vouloir. Heureusement pour me réconforter, il me reste assez pour prendre un remonter de type café bien chaud dans une enseigne que je connais et apprécie bien.

La journée se déroule comme prévue et le soir venu je m'échoue dans un bar que j'ai déjà eu fréquenté par le passé. Sympathique, bonne ambiance, pas trop de mec lourds ou irrespectueux, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, la chance est avec moi. Je décide d'en profiter, finir tendrement ma soirée chez cet homme, un type du genre « je profite encore de ma jeunesse à trente cinq ans » qui n'a pas plus ni moins qu'un autre. Je sais qu'il ne me réveillera pas avec un seau d'eau mais qu'il ne m'invitera pas non plus à partager son petit déjeuné. De toute manière là n'est pas l'idée. Non l'idée c'est de me fatiguer le plus possible pour arriver à dormir malgré l'excitation du voyage. Québec et Montréal, les deux mots qui me font sourire ce soir. Et qui me font faire un sommeil sans cauchemar, tout juste reposant.

***

Il est 13 heures quand je me réveille et je sors de la chambre d'hôtel, mon partenaire étant parti depuis déjà un bon moment. Dehors. Il pleut. L'étonnement n'est pas présent. Je m'étonne, je paye un en-cas à la boulangerie du coin et me dirige vers le gymnase où j'ai posé mon sac hier. Soigneusement enfermé dans un casier fermé. Je prends le nécessaire de toilette, passe à la douche et, une fois propre, sors du complexe. Sac en bandoulière et plusieurs heures devant moi. J'en profite donc pour envoyer à Zacch un texto.

« Bon bah je suis bien à Baltimore, j'ai toute l'après-midi de libre, et mon sac pèse une blinde. Je peux passer à la fac pour le poser dans ta voiture ? Apollo»

Aucune proposition douteuse dans ce message. Je repartirais si tôt que mon sac sera à l'abri. Sauf s'il souhaite me faire faire le tour du campus, bien évidemment. Comment pourrais refuser alors ?
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ETR
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Jeu 25 Aoû 2016 - 2:10




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders






Declan a toujours adoré la pluie. Petit, il s’asseyait sur les rebords d’une fenêtre ou sur le porche de la maison et regardait les gouttes couler sur les plantes au dehors. Chaque goute d’eau reflétait un peu plus la couleur de la plante, la rendant presque magique et plus tard, c’était peut-être le souvenir de la pluie sur les hortensias du perron qui lui avaient donné envie de se tourner vers un fleuriste pour trouver un emploi. Aujourd’hui, Declan aime la pluie pour une tout autre raison. Imaginez-vous le nombre de personnes recherchant des fleurs orange ou jaunes en ces jours ternes ? La réponse est bien évidemment beaucoup et le jeune fleuriste était ravi de conseiller chacune d’entre elles. La pluie nourrissait aussi les champs et les potagers, lui offrant des fleurs de meilleure qualité. Il aime particulièrement ces fleurs et la pluie les nourrit avec tellement de soin. Le peu qu’il parvient à récolter sous la gouttière nourrit aussi toutes les plantes de sa boutique, ce qui le rend encore plus heureux. Toute la population des Etats-Unis et certainement de quelques autres pays imagine qu’un engrais est la seule solution pour nourrir convenablement une plante sans qu’elle s’infecte. Si seulement ils imaginaient les bien faits d’un peu d’eau de pluie et quelques poissons dans les rigoles d’eau !

Quand il pleut, Declan doit bien être le seul homme approchant de la quarantaine à sourire comme un enfant. Sourire, même avec de la boue jusqu’au genoux comme maintenant. Ce midi là, malgré la pluie et quelques éclairs au loin, Declan a prit sa voiture pour aller chez un nouveau producteur. Contrairement à la vision première de champs de serres ignobles et tellement basique qu’elles en devenaient une erreur, l’intérieur est plutôt bien entretenu, les fleurs dans un magnifique état, belles et bien conservées. Avec cela, il pourra faire quelques nouveaux bouquets, notamment avec de nouvelles roses que l’horticulteur greffe lui-même. Declan étant son tout premier client, le fleuriste est même parvenu à avoir un prix et ce qui pourrait s’appeler une « exclusivité » sur le choix des fleurs. Il en est plutôt ravi, quand il voit l’état de ses comptes. A présent, il aura de nouvelles variétés, donc plus de clients et plus d’acheteurs. Il a aussi mis au point de nouvelles greffes, de nouvelles plantes… Bref, quand Declan rejoint sa voiture sur les coups de midi et demi, alors que la pluie s’intensifie, il a passé une matinée typique pour un fleuriste.

En discutant avec l’horticulteur, son portable a sonné mais Declan était bien trop poli pour répondre à ce message. L’homme était jeune et toujours prêt à prendre un conseil que le fleuriste était ravi de lui offrir. Declan se débarrasse d’abord de son manteau trempé et ses bottes pleines de terre, change de chaussure, enlève la terre sur le sol… et enfin, regarde le message de… Zaccheo.
« C’est mal d’envoyer des messages pendant le travail mon ami. » dit il, visiblement pour lui-même puisqu’il n’y a personne d’autre dans l’habitacle de la voiture hormis quelques gouttes d’eau.
Ses yeux parcours lentement le message. Il n’est pas certain de comprendre l’impulsivité de Zaccheo. Il était plus du genre à prévoir de partir en voyage, surtout chez ses parents que de s’y pousser au dernier moment. Sauf quand les circonstances l’y obligeaient.

Zaccheo et Declan buvaient, certainement un peu trop sur le comptoir de la boutique. Chacun un verre en main, une ou deux bouteilles vides les accompagnant. L’objectif était de travailler sur ce projet de cours mais Zaccheo n’allait pas très fort depuis quelques jours et Declan n’avait aucune envie de travailler. Etrange non quand vous venez de rendre visite à votre mère cinglée.
« Quel jour détestes-tu le plus ? » avait demandé le fleuriste, pensant premièrement aux jours qui venaient de se passer, où ils avaient bu plus que travaillé


Et Zaccheo lui avait donné une date totalement hors de la période que Declan lui proposait dans ses pensées. La date de ce jour. Vu les révélations qu’il avait entendu ces derniers jours, il pouvait bien se figurer pourquoi Zaccheo détestait ce jour. La mort de sa femme avait été le pire événement de sa vie, comme l’avait été trop longtemps la mort de son père. La mort de son épouse était bien trop récente pour qu’il puisse s’absoudre de tout sentiments.
En lisant ce message, Declan avait aussi l’impression que Zaccheo tenait une promesse, lui permettant de venir avec lui pendant son voyage. Ce serait certainement très divertissant et il y aurait à Montréal tant de chose que le fleuriste a toujours souhaité voir.
« Bonjour mon ami,
Un bol d’air frais me ferait le plus grand bien. Donne moi une heure précise et allons jouer les aventuriers quelques jours !
Je serais à la boutique dans quelques minutes, ma porte t’est toujours ouverte si le cœur ou cette soirée te conseille la boisson.
Bien à toi, D.F. »



Mais si Declan avait accepté, ce n’était pas par pu hasard. Comme il l’avait dit à Zaccheo quelques semaines plus tôt, il devait réellement resté à la boutique et s’occuper de temps à autre de faire entrer des fonds. Ce weekend, la tâche lui serait complétement impossible. Sa boutique se trouvant en plein milieu d’un petit centre ville, quand la ville décidait de refaire le pavé devant chez lui ou dans cette rue, toute la circulation pouvait être bloquée dans la journée et les rares piétons ne s’aventuraient jamais assez longtemps pour jeter un coup d’œil dans la boutique… quoi que la poussière doivent empêcher toute vision. Cette fois-ci, la ville avait décidé du ravalement des anciens bâtiments, soit celui de sa boutique et dans ce cas, les portes et les fenêtres devaient être fermées. Impossible donc de faire entrer le moindre client, une odeur à faire fuir tous les rats, des ouvriers mal polis, des traces de peinture sur les vêtements à chaque fois que l’on passait près d’une échelle… Il lui valait mieux partir ce weekend avant de noyer un ouvrier dans sa peinture ignoble !


Après une journée des plus basique, un sac avait donc était rapidement préparé, la boutique fermée, l’appartement clos, les portes et les fenêtres couvertes pour ne pas être tachées de peinture et Declan avait trouvé le sommeil assez rapidement. Zaccheo n’était finalement pas venu mais le fleuriste ne doutait pas qu’il est trouvé un quelconque réconfort dans les bras de quelqu’un ou de sa famille. Quoi qu’il en soit, il pourrait toujours venir sonner dans la nuit et permettre à Declan d’ouvrir une nouvelle bouteille de vin.
Une journée de travail des plus simple plus tard et Declan se trouvait dans sa voiture, juste après le travail des ouvriers, quand la chaleur de l’appartement était devenue insupportable et qu’il était malheureusement impossible d’ouvrir les fenêtres sans recevoir une charmante odeur de peinture qui vous brûlait les narines et un rassemblement de composites chimiques qui vous déchirez les yeux. A peu près sur le lieux de rendez-vous, Declan attendait, les yeux clos, siège basculé en arrière, les jambes étendues sur le coté passager. Quelques minutes de sommeils ne lui feraient pas de mal et il n'avait pas put fermer l'oeil de la nuit à cause de la chaleur insupportable de son appartement. Zaccheo lui avait bien donné le lieux de rendez-vous et même s’il n’était pas exactement là où il fallait, son ami reconnaitrait certainement sa voiture ou ses pieds à travers les vitres.


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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Jeu 25 Aoû 2016 - 21:54









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Vers treize heures, j'ai reçu les réponse de mes amis. Tout les deux sont partants pour m'accompagner à Montréal. Satisfait, j'envoie un message à mes parents pour les prévenir que nous arriverons à trois. Bien évidemment, vu notre nombre nous ne dormirons pas là-bas mais nous y prendrons les repas. Je pianote ensuite une réponse à Declan lui précisant que nous avons rendez-vous demain dans l'après-midi. Vers quatorze heures, quatorze heures trente sur le parking de covoiturage à l'entrée de la ville. La journée s'annonce moins moche que celle de l'année dernière.

Réunion, cours, cours, réunion. Correction et encore correction. Je quitte la faculté et part pour l'hôtel, il est vingt-heures passés épuisé aussi bien physiquement qu'émotionnellement. Mais dans l'ensemble, la journée s'est relativement bien passée. Je ne prend pas la peine de me déshabiller entièrement. Je retire seulement mais chaussure et chaussette ainsi que mon tee-shirt. Enfin, je me laisse tomber sur mon lit possédant encore mon pantalon. Rapidement, je me laisse entraîné par le sommeil. Je suis réveillé quelques heures plus tard par mon réveil que j'ai oublié d'éteindre la veille.

Il est sept heures trente et Eva du groupe Nightwish s'élève dans la pièce. Je grogne et éteint mon réveil avant de rejeter la couverture qui se trouve sur mon corps et de m'asseoir sur le lit pour m'étirer. Je gémis bruyamment de satisfaction alors que j'entends quelques craquement sinistres mais bons. Je m'empresse de prendre une douche fraîche pour me réveiller correctement et d'ensuite faire mon sac pour le week-end. Un ou deux pantalons, pareil pour les paires de chaussettes. Quelques sous-vêtements plus qu'il n'en faut d'ailleurs pour deux jours mais on ne sait jamais. Je prend également des tee-shirt et une veste légère. Pas besoin de prendre les gros pull de laine. Il fait en moyenne vingt-cinq degrés à Montréal en pleins moi d'août.

Bien, jetant un coup d’œil au réveil, je peux voir qu'il est huit heures trente désormais et je décide de descendre à la cafétéria pour avaler un petit déjeuner correct. Un café, des pancakes et des œufs brouillés avec du bacon. Un vrai petit déjeuner de champions. Enfin satisfait, je quitte l'hôtel avec mes affaires pour la fac et mon sac pour le Week-end. Je prend la route pour rejoindre la fac et prend les heures de ce samedi matin pour corriger les dernière copies qu'il me reste. Ainsi, je pourrais partir sans être préoccupé par quoi que ce soit d'autre que notre voyage. Rentrer à la maison, revoir ma famille. Passer un bon moment avec mes amis. L'idéal.

Vers treize heure, peut-être treize heures trente, je reçois un message d'Apollo me demandant s'il peut passer à la fac afin de poser son sac dans la voiture. Je ris doucement et tapote rapidement la réponse : « Oui bien sûr. Entre dans le bâtiment principal, sur ta droit à quelques mètres tu as un ascenseur prend le et monde au quatrième puis va à droite. La cinquième porte, c'est mon bureau. Tu verras, c'est écrit en gros sur une plaque. Impossible de le louper. A tout à l'heure ! Z.J »

Je me suis assoupie dans mon bureau et c'est lorsque trois coups sont frappés à la porte que je me réveille en sursaut. Je vois le visage de mon ami dans l'encadrement de la porte. Je me frotte les yeux comme un gamin et me redresse avant de quitter mon fauteuil afin de l’accueillir comme il se doit. Cependant, je ne ferme pas ma veste de costume comme le veux les usages.

« Apollo, entre ! » lui dis-je avec un grand sourire. « Pardon, je me suis endormi. Ça va, tu n'as pas eu trop de mal à trouver ? » demandai-je en fermant la porte derrière lui et lui prenant ensuite son sac pour le poser sur un meuble à l'entrée. Nous restons face à face pendant quelques minutes sans que ni lui, ni moi ne parlions de quoique ce soit. Finalement, je me décide à briser le silence. « Je suis heureux que tu ais accepté de venir. Je sais que c'était soudain. Du coup, j'avais un peu peur que tu ne puisses pas accepter. D'ailleurs, j'ai oublié de te dire. Nous serons trois. Pas deux. J'ai invité mon meilleur ami Declan. Tu vas voir, il est sympa comme garçon. Un peu spécial mais gentil » lui dis-je souriant.

Je décide alors de l'inviter à s'asseoir dans un des fauteuils en face du mien. Chose qu'il fait alors que pour ma part, je me réinstalle dans le mien. Je réfléchis un instant. Pourquoi mettre un obstacle entre lui et moi ? Peut-être pour tenter de repousser cette envie de lui que j'ai en permanence lorsque nous sommes ensembles. Je croise les jambes et pose mes mains sur mes genoux. J'évite aussi son regard que je sens posé sur moi. C'est difficile mais je tente de me concentrer sur tout et rien lançant un sujet de conversation sans intérêt.

« Et sinon, tu as fait bonne roue jusqu'à Baltimore ? » Belle entrée en matière Jóhannsson , ça ne fait absolument pas genre le gars qui tente d'éviter quelque chose. L'ambiance de la pièce devient de plus en plus lourde, presque irrespirable alors que l'air se charge petit à petit en électricité. Si je le sens Apollo doit également le ressentir. J'espérai que sur un terrain neutre et aussi formel que celui de la faculté ça freinerai nos ardeur, mais je me suis lourdement trompé. J'ai terriblement envie de lui.

Alors que j'allais craqué, nous sommes interrompu par deux petits coups frappés à la porte. J'inspire brutalement pour reprendre contenance avant de lancer un « Entrez » distrait et Madame Geller passe la tête dans l'encadrement avant de s'excuser du dérangement. Je Je lui souris, précisant qu'il n'y a pas de soucis et elle entre pour m'apporter les documents qu'elle était chargée de me remettre. Après l'avoir remercié, elle quitte mon bureaux et je me retrouve de nouveau seul avec mon ami.

« Je crois qu'on ne ressortira pas de ce bureaux avant au moins une longue heure » lui dis-je en me levant avant de me diriger vers lui et, lorsque je suis à son niveau, je glisse une de mes mains dans ses cheveux, l'autre sur sa joue et je l'embrasse de manière absolument pas chaste. Je gémis doucement et à partir de ce moment, je ne suis plus que désir pour le brun.

* * *

Nous nous rhabillons prestement alors que, jetant un coup d’œil à mon portable, je remarque que nous sommes presque en retard. Une dizaine de minutes plus tard, nous quittons la faculté après que j'ai fermé mon bureaux, ramassé mes affaires et les avoir mises dans le coffre avec le sac d'Apollo. Une heure et demi plus tard, nous arrivons à Wolf Trap. Je me rends directement au lieu de rendez-vous convenu avec Declan, mais ne voyant pas mon ami, je me gare un peu en retrait à l'ombre des arbres. Bien que finalement, ce n'est pas le soleil absent qui va nous faire grand mal.

« Nous sommes arrivés. Tu peux te reposer un peu en attendant que Declan arrive. Je te réveillerai si tu veux » lui dis-je souriant alors que j'approche doucement mon visage du sien pour l'embrasser doucement avant de me reculer. Le français et son beau regard chocolat on accroché le bleu du mien. J'en suis incapable de m'en détacher. Je respire plus lourdement alors qu'une fois encore, l'air dans l'habitacle de la voiture se fait plus lourd.

« Tu ne veux pas dormir, n'est-ce pas » murmurai-je sans le lâcher ni des yeux.




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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 26 Aoû 2016 - 0:04





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Je rentre dans l'immense bâtiment de la faculté. Ici l'art est roi et tous les élèves sont différents. Bien loin d'une école de commerce à 10000 euros l'année ou de science po. Le costard cravate ici, ils ne connaissent pas. C'est gilet, pull, poncho, béret, jupe stylisé ou bien chignon complètement désaccordé, partant un peu à droite, ou un peu trop sur la gauche. Un double chignon tiens, je n'avais jamais vu ça. J'aime beaucoup, ils sont tous originaux et ont l'air tellement atypique. Je m'arrête pour regarder une gamine en train de finir un croquis du penseur. Le fameux. Celui de Rodin. Elle n'a pas fait l'orgie qu'il y a autour de lui sur la porte, mais le personnage est très bien fait, c'est agréable de constater un endroit où le talent est reconnu et travaillé comme un diamant brut.
Mais le plus gros diamant en cet endroit se trouve au quatrième étage, la cinquième porte à gauche. Son nom et sa spécialisation écrits sur une plaque dorée. Je me recoiffe par réflexe avant de taper doucement sur la porte et de l'ouvrir lentement pour le voir, à peine réveillé mais apparemment vif.
« Bonsoir il est vingt heures passées ! Non je rigole il fait encore jour, je peux... Ah d'accord merci » il m'attrape mon sac pour le poser par là et je lui souris, amusé de l'avoir surpris dans cet état comateux. « Je constate que ça bosse dur quand on est professeur d'université ! » Je ris alors qu'il m'annonce qu'il a oublié de me prévenir que nous serions finalement trois à aller à Montréal. Ça ne me dérange pas, si cette personne est sympathique, le voyage n'en sera que plus agréable. Je m'assied en face de lui, j'ai l'impression d'être à un interrogatoire, avec une personne supérieure en face de moi. C'est plutôt excitant et j'ai l'impression que Zacch en pense la même chose, ou tout du moins le ressent.

« Oui, même si le bus est moins confortable que ta voiture. » Je souris, je n'ajoute, rien, je sais que mon ami essaie de penser à autre chose qu'à son désir pour moi. Mais l'air dans la salle est lourd de sens et chacun sait ce que l'autre attend. J'attends qu'il craque et peut être qu'il en fait autant pour moi. Alors que je le vois amorcer un mouvement pour se relever, on entend toquer à la porte. Une dame entre sous son accord et pose une pile de documents en m'accordant à peine un regard. Elle doit me prendre pour un élève en train d'être sermonné. Elle sort alors que je ris en me moquant gentiment de Zacch « Ahh voilà le travail qui arrive, je vais pouvoir te regarder bosser alors ! » Il ne réagit pas, il n'a pas l'air de cet avis et insinue de manière très explicite que l'après midi sera longue et bien entendu je n'en doute pas une seconde. Surtout lorsqu'il se lève pour venir m'embrasser sans pudeur.

« Tu devrais peut être fermer la porte à clef. Il ne faudrait pas qu'on soit à nouveau dérangés. »

***

Nous finissons par nous faire à l'idée que le soir arrive et qu'il nous faudra bientôt partir. Je grogne lorsque je le vois se rhabiller mais finis par l'imiter. Après tout il a raison, il ne faudrait pas arriver en retard et faire attendre cet ami « spécial mais gentil ». Il rassemble ses affaire, range sommairement son bureau et nous sortons alors que le calme règne. C'est vrai qu'il n'y a plus trop de cours à cette heure ci. Nous croisons une femme de ménage, un autre professeur qui corrige des copies, la porte de son bureau grande ouverte, et à l'accueil le service du soir. Nous quittons le bâtiment pour nous diriger tout droit vers sa voiture. Et sitôt le coffre est ouvert que je jette mon gros sac dedans. « Je ne me rappelais pas y avoir mis des parpaings ! » Je ris alors que nous montons en voiture. Je ne sait pas où se trouve le point de rendez vous, mais puisqu'il comptait partir cette nuit pour éviter la circulation, je devine que ça ne se trouve pas tout près. Sur le trajet je lui demande notre destination, oui, mais aussi des informations diverses et variées sur le fameux Declan. Ainsi j'apprends son âge, sa profession, où ils se sont rencontrés, comment aussi, que font ils ensemble, que Zacch boit finalement relativement souvent et relativement beaucoup, et je devine qu'il a beaucoup de respect pour lui et qu'il lui voue une confiance quasiment aveugle. Quelque chose entre eux doit être très fort. Un lien que je ne pourrais certainement pas comprendre et une relation fusionnelle mais saine. Je souris. Cela me rappelle un peu celle que j'ai avec mon ancien colocataire.

Nous arrivons à Wolf Trap à l'heure, avec même quelques minutes d'avance. Il se gare sur une aire de covoiturage et m'informe que si j'ai envie de me reposer ou même de dormir un peu avant l'arrivée de son meilleur ami, je ne dois pas hésiter. Néanmoins l'idée ne m'avait pas vraiment traverser l'esprit. En fait, pas du tout même. Le regard dans ses yeux bleus, je suis certain qu'il ne va pas y lire de la fatigue. Non. D'ailleurs il s'en rend compte très vite et j'entends un soupire me parvenir. Je n'arrive pas à savoir s'il est exaspéré, amusé, fatigué ou excité, mais toujours est-il que maintenant, pour lui, le doute n'est plus permis. Je souris de toute mes dents alors qu'il affirme que je pensais totalement à autre chose. Je ris doucement alors que je me penche vers lui pour l'embrasser. « Comment t'as deviné ? J'ose espérer que toi non plus ! » je n'attends pas de réponse, maintenant dans la voiture, il fait chaud, alors que le temps est toujours aussi mauvais dehors. Et j'imagine qu'il ne sera plus possible pour lui comme pour moi de refréner l'ardeur montante.

Quinze minutes plus tard, nous somme fusionné l'un dans l'autre, d'ailleurs plus serait impossible. Mes ongles plantés dans le tissu des sièges alors que nous occupons désormais la plage arrière de sa voiture et qu'il s'accroche lui à mes hanches pendant que j'exprime de manière non retenue mon contentement. Nous ne faisons plus attention à ce qui nous entoure, ce qui n'est, à y réfléchir, vraiment pas l'idée du siècle, mais présentement ni lui si moi ne nous en formalisons.

A y repenser, nous aurions dû. Cela aurait évité bien des choses.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 26 Aoû 2016 - 1:25




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders






Les pieds sur le tableau de bord, la tête penchée en arrière, Declan s’est assoupi. Comme à son habitude, il était sur le lieu de rendez-vous avant l’heure prévue, non sans que l’état de son appartement n’ai joué le plus grand rôle dans son départ précipité. Une lumière de phare passe sur ses paupière, le faisant légèrement réagir mais le fleuriste est bien trop flemmard pour ouvrir complétement les yeux et s’imposer un réveil rapide. Il ouvre cependant un œil. Avec trois minutes d’avance, cela n’est certainement pas Zaccheo. De toute manière, son ami l’attendra et devrait avoir reconnu sa voiture. Il la connaît un peu trop bien pour la louper.
Declan se rendors donc à demi, un peu saouler de l’odeur de la peinture qui s’accroche à ses narines et de la journée qu’il vient de passer. C’est d’ailleurs étrange que Zaccheo lui ai donné rendez-vous ici. S’il venait simplement en voiture, il aurait put lui demander de passer à la boutique. Cela aurait été aussi plus pratique pour prendre une ou deux réserves de Whisky… Enfin bref, son esprit s’éveille à ses pensées et il parcourt le parking des yeux, au cas où il n’aurait pas entendu la voiture de Zaccheo et effectivement, elle est garée à quelques mètres de lui, les phares éteints et une vitre légèrement ouverte. Son ami aurait été trop distrait pour le voir.


Declan aurait certainement préféré ne jamais avoir la dernière pensée. Arrivée devant la voiture, il vérifia rapidement la plaque d’immatriculation pour s’assurer qu’elle était bien celle qu’il cherchait, bien que la marque et le modèle corresponde à la voiture de son ami. La buée sur les vitres par contre ne lui ressemble pas et Declan aperçoit entre elle deux têtes dans les ombres. Il reconnaît immédiatement celle de Zaccheo, dominant la situation. Une autre plus fine se tend vers lui et Declan peut bien imaginer ce qui se passer à l’intérieur de cette voiture. Il est heureux pour son ami, qui mérite quelqu’un de bien et si l’emmener voir sa famille et la présenter à son meilleur ami n’est pas un signe de l’importance qu’il lui accord, alors Declan ne sait plus rien des gens. Lui avoir fait la « surprise » des présentations n’était pas une mauvaise chose en soit, Declan aurait simplement préféré qu’ils soient plus habillé. Tourné vers le reste du parking, il tape une fois sur la vitre arrière de la voiture, assez fort pour que Zaccheo l’entende au delà des bruits qu’ils produisent de concert.
« Zaccheo, tu sais que je t’apprécie énormément mais au nom de notre amitié, je préfèrerais que certaines parties de nos anatomies restent couvertes » enchaine-t-il, un certain rire dans sa voix.
Declan est quelqu’un de très pudique, la personne qu’il montre aux autres et du moins très pudique et il ne peut pas faire autrement pour cacher convenablement sa nature criminelle derrière le masque de fleuriste souriant. Le personnage a prit le dessus sur la personne qu’il est vraiment et il a finit par détester se rendre dans des lieux comme les piscines municipales ou les salles de sport communes, trop découvertes pour lui. Actuellement, sur ce parking, il pourrait passer pour un voyeur, ce qui lui donne un léger sourire. La situation en deviendrait tellement ridicule.

Le sourire de Declan s’agrandit un peu plus quand il entend les mouvements presque paniqués dans la voiture. Cela le rend plus impatient encore de faire la rencontre de l’heureuse élue. Quelques bruits plus appuyés se font entendre et Declan sourit encore un peu plus si cela est possible. Il semblerait qu’il n’était pas censé découvrir cette situation et la gêne sur le visage de Zaccheo est assez palpable tandis que de l’autre coté sort… un homme.
Zaccheo est aussi rouge qu’une tomate, son compagnon semble un peu moins gêné mais tout aussi embarrassé. Ils ressemblaient à deux adolescent pris en flagrant acte sexuel par leur père… Et Declan devait jouer le rôle du père, ce qui lui déplaisait fortement. Un père foutrement choqué en plus de cela. Zaccheo n’a jamais affirmé être un hétérosexuel pur et dur mais entre tous les mots d’amour que Declan l’a entendu versé sur sa défunte femme, il pensait que c’était le cas. Declan est loin d’être homophobe ou d’avoir un tout autre dégout des couples de mêmes sexes mais il est simplement étonnant de voir Zaccheo avec un autre homme. Un autre homme dont, qui plus est, il a éludé dans leurs discussions et autres beuveries.
L’homme fait les quelques pas qui le séparent de lui et Declan l’observe attentivement. Plutôt jeune, le même âge que Zaccheo certainement, un corps fin et quelque chose d’assez palpable malgré sa gêne exsudant le sexe et la joie. Un optimiste donc. Il lui plaisait déjà. D’avantage s’il pouvait redonner le sourire à Zacch et cette lumière dans ces yeux telle qu’il la voyait maintenant.
« Declan Flanders » se présente-t-il en lui tendant une main de la manière la plus simple possible, bien que son sourire trahisse certainement une partie de ses pensées. « Zaccheo ne m’avait pas dit que vous seriez du voyage mais je suis ravi que ce soit le cas »
Declan lance un regard amusé à son ami, dont il ressent encore quelques traces de gêne. Ce voyage s’annonce plus amusant que prévu, surtout au vu des circonstances. Apollo sera une bonne distraction pour Zaccheo et pour lui faire oublier sa peine pendant ses quelques jours.


Il est maintenant temps de se mettre sur la route s’ils veulent arriver le plus tôt possible et Declan regarde la voiture de Zaccheo avec un regard empli d'amusement.
« Quoi que vous ayez fait sur cette banquette arrière, je ne tiens pas à trouver une quelconque trace compromettante ! »
Son amusement est visible rien qu'avec cette phrase. Il ne veut vraiment pas savoir ce qui se passe dans la tête de Zacch en ce moment ou les souvenirs qu'il a des dernières minutes sur la banquette arrière de sa voiture. Finalement, ils s'installent tous dans la voiture de Zaccheo, plus pratique et plus grande pour les routes du Québec. Declan ayant toujours ce sourire amusé sur les lèvres. Il ne parviendra certainement pas à l'éteindre pendant les prochaines heures et maintenant qu'il a quelque chose pour faire rougir Zaccheo, il compte bien jouer dessus quelques fois.
« Vous m’avez l’air de quelqu’un de très censé Apollo. Que faites-vous dans la vie ? Hormis passer du temps avec Zaccheo bien évidemment ? »
Declan lance un regard amusé à son ami. Il appuie légèrement certains mots de sa phrase pour raviver légèrement la gêne de son ami. Ce voyage s’annonce bien plus divertissant que prévu. Et lui qui avait peur de s’ennuyer pendant plus de dix heures sur la route. Il ne va pas être déçu.



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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Sam 27 Aoû 2016 - 1:17









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Corps contre corps. Chaleurs et caresses. Baisers et tendresses. Plaisir et Désir. Cris et gémissements. Cet ensemble de mots nous qualifie, Apollo et moi, à la perfection. Nous ne sommes que gémissements et cris. Son nom franchit mes lèvres, le mien franchit les siennes comme si nous étions les seuls en ce bas monde. Et en l'instant, c'est bien cette impression qui règne autour de nous. La pluie n'est plus qu'un vague souvenir même si elle vient encore tomber contre la carrosserie. La buée autour de nous imprègne les fenêtres, si bien qu'on ne voit pas ce qu'il se passe dehors. Qu'elle erreur !

Trois coups secs sont frappés contre la vitre et la voix de mon ami Declan se fait entendre. Je lâche un « Merde , mais c'est pas possible ! » alors que je me redresse, me détachant de mon amant avant de m'empresser de renfiler mon sous-vêtements et mon tee-shirt. Je regarde Apollo ne sachant pas bien s'il est ou non gêné. Peut-être que oui, peut-être que non. Pour ma part, je sens des vagues de chaleurs me traverser violemment alors que le rouge me monte aux joues pendant que j'enfile mon jean. J'attends quelques secondes le temps que Apollo ai terminé de se rhabiller pour descendre de la voiture.

Lorsque Apollo apparaît à son tour, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d’œil à Declan. Sa tête est alors exceptionnelle si bien que j'aimerai beaucoup savoir ce qu'il pense. Dans un sens, je comprend sa réaction. Après tout, j'ai volontairement omis de parler d'Apollo durant les nombreuses soirées que j'ai passé ici depuis ma rencontre avec le français. Nous sommes debout l'un en face de l'autre et Declan s'avance un peu vers Apollo, alors que celui-ci fait le tour du véhicule, afin de lui tendre la main et de se présenter.

J'observe la scène la trouvant plutôt particulière. Si j'avais un jour prévu de faire rencontrer Apollo et Declan, il est certain que je l'aurais fait d'une autre façon. En soit, j'avais prévu qu'il se rencontre par mon biais mais certainement pas que mon ami nous trouve en pleine rapport sexuel dans ma voiture. Pour faire passer la gêne qui est encore, pour ma part, bien présente, je jette un coup d’œil à ma montre et lance un « Allez les gars, on y va ! ». C'est à ce moment que Declan lance son petit pique. Je grogne et pour toute réponse je le regarde et lui dit « Monte devant, tu n'y trouveras rien. Bien que nous ayons pas eu le temps de terminer vu que tu nous as gentiment interrompu donc tu ne trouveras aucune tâche suspect même sur la banquette arrière ».Nous prenons la route. Je garde le silence jusqu'à ce que Declan commence à poser une question à mon ami. Je grogne une fois encore et ne peut m'empêcher de lui lancer à mon tour un pic.

« Prince, continue comme ça et je te jure que tu vas finir en petit dé et je te disperserai pour être sûr qu'on ne retrouve jamais ton cadavre ! » lui dis-je en lui jetant un bref coup d’œil. Depuis que je connais la vérité sur mon meilleur ami, et que je l'ai accepté, nous nous lançons parfois de petits pics de ce genre. Alors, je ne me gêne pas de lui faire comprendre, par ce procéder, qu'il doit arrêter. Mais il ne semble pas vouloir obéir à mon injonction muette. Je me concentre donc sur la route fixant les véhicule devant moi alors que Declan et Apollo converse. Enfin, je devrais plutôt dire que mon fleuriste d'ami fait passer un interrogatoire à mon français d'amant.

Cette pensée m'amuse et fait naître sur mes lèvres un petit sourire en coin. Je les ignore, l'un comme l'autre marmonnant simplement ma frustration. Je me sens oppressé par ce désir non assouvit. J'avoue que j'en veux un peu à Declan, mais que puis-je réellement lui reprocher ? De nous avoir interrompus alors que nous avions rendez vous sur ce parking à cette heure précise ? Merde !

Après m'être raclé la gorge pour attirer l'attention de mes deux compagnons de voyage je dis « Nous nous arrêterons vers vingt-trois heures, vingt-trois heures trente pour faire une pause et boire un café. Declan ça te dérangera de reprendre la route pendant une heure ou deux ? Histoire que je dorme un peu. Il te suffira de rester sur l'autoroute. Si tu veux Apollo tu pourras passer devant. J'avais prévu monter derrière » lui dis-je en lui jetant un coup d’œil avant de lui offrir un sourire presque sincère. Enfin, sincère n'est pas vraiment le mot. Mon sourire est un peu crispé mais il reste vrai dans tout les cas.

Je laisse échapper un bâillement signifiant mon réel état de fatigue. Après tout, je suis debout depuis sept heure et demie le matin et la journée commence à se faire longue. J'espère secrètement que mon ami français restera derrière avec moi. Pas forcément pour faire des choses pas catholiques vu que Declan est avec nous mais il est certain qu'il fait un coussin très confortable. D'ailleurs, j'en profiterai pour rallonger au moins un siège pour m'allonger. Cela sera bien plus pratique pour dormir une heure ou deux. Encore un bâillement m'échappe, plus bruyant cette fois alors que Declan continue avec ses incessantes questions.

« Mais t'es flic et tu as oublié de me le dire ou quoi ? C'est pas possible, c'est pire qu'un interrogatoire là ! » dis-je finalement.




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J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Sam 27 Aoû 2016 - 2:06





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Si je m'étais attendu à ce que Declan nous surprenne. Enfin en soit c'est pas comme si c'était si improbable, on avait rendez vous à cet endroit, à cette heure ci et Zacch et moi n'avions juste pas réussi à nous retenir.

J'entends mon amant jurer et je le vois se précipiter pour se rhabiller, attrapant mon caleçon avant qu'il ne se trompe et l'enfile à la place du sien. Je ne dis rien le regarde s'agiter comme une fourmis ouvrière avec un sourire en coin non retenu. Ce que je retiens en revanche c'est mon rire. Je ne sais pas s'il pourrait le prendre mal, mais apparemment, vu la couleur de son visage, il est déjà bien embarrassé. Aussi rouge qu'un saumon. Tranquillement en évitant ses mains et ses gestes brusques, je me rhabille aussi, faisant une moue significative au moment de fermer mon pantalon. Il aurait pas pu arriver genre une minutes ou deux plus tard ce trouble fête là ?! Je souris réellement amusé mais la frustration elle aussi est bien présente. Finalement quand je sors, Zacch est déjà côté de Declan, je ne sais pas s'il est en train de s'expliquer ou bien de préparer la situation mais je n'attends pas son feu vert pour les rejoindre. Son ami est poli, il se présente, s'amuse de la situation et me tend la main. Main que je refuse en entrant automatiquement dans son jeu

« Apollo Méliès, chez moi on se fait la bise, et j'avoue ne pas avoir eu le temps de me laver les mains entre le moment où tu nous as surpris et maintenant. » ainsi je lui impose la bise, qu'il ne maîtrise pas du tout, et ça m'arrange. Ainsi on impose les choses, je ne compte pas être intimidé par cet homme, aussi atypique soit-il. Un « mouatch » à gauche, un autre à droit, je lui tiens doucement la tête pour qu'il n'ait pas l'idée de bouger, les accidents de baiser sont si vite arrivés.

Un ange passe alors qu'aucun de nous ne quitte son sourire. S'il y en a une qui ne sourit pas, c'est bien Zacch, le pauvre ne se remet pas de s'être ainsi montré en public. Et pas n'importe quel public, son meilleur ami, finalement je pense que moi non plus je n'aimerais pas que le mien que trouve dans cette situation... Quoique me voir nu ne serait pas une nouveauté. Et s'il avait d'abord eu du mal à me voir sortir de la douche nullement habillé, il s'y été petit à petit fait. De toute manière je ne lui aurait pas laissé le choix. On ne s'habille pas dans la salle de bain ! Enfin bon, là c'est encore différent, et Zacch n'est pas un français, nymphomane et un peu exhibitionniste sur les bord, ces deux derniers allant ensemble généralement. Donc je comprends sa gêne, et je retiens mon amusement le plus possible. Ce qui n'est pas le cas de Declan, qui, en montant son sac dans le coffre se permet de faire remarquer qu'il ne compte pas monter à l'arrière s'il doit y trouver quelque chose de compromettant. J’émets un son entre le rire et le grognement. Non y'a pas de tâche, faut dire que t'es arrivé un peu tôt. Zacch le rassure, l'invite à monter à l'avant pour qu'il n'y pense plus et s'installe alors que je remonte dans la voiture pour profiter de toute la banquette arrière pour moi tout seul.

La voiture n'est pas encore sortie de Wolf Trap que Declan se tourne vers moi pour me poser la question de mon occupation principale. Je ne m'attendais pas à ça, d'ailleurs je m'étais mis en position : je compte bouder ma frustration et dormir pour l'oublier. Je me redresse à peine pour pouvoir le regarder et lui réponds poliment

« Je suis palefrenier et en effet à mes heures il m'arrive de rejoindre Zacch. » Je ne dis pas que je travail au domaine Verger, ceux qui connaissent ce nom n'en sont pas enchantés pour la plupart. Et puis je n'ai pas envie de repenser à madame Margot que j'ai abandonnée aux mains de son sadique de frère. Néanmoins Zacch ne m'en laisse pas l'occasion. Je ris franchement alors qu'il menace de transformer son ami en apéricube s'il continue de rire de la situation de toute à l'heure. Declan n'arrêtera pas, mais au moins l'atmosphère est détendu, amical, et la route sera animée. D'ailleurs durant un moment le meilleur ami de mon amant continue à me poser des questions sur tout et rien

« On s'est rencontré dans un bar Karaoké, je n'ai pas su résister à son bel accent québécois. » « De Normandie, c'est un peu au nord de Paris » « On ne demande pas son âge à une demoiselle ! » « J'adore monter à cheval, mais je n'ai pas trop le temps avec le boulot, enfin je travail avec eux, c'est déjà super, je ne me plains pas au contraire » « Oh oui je suis allé en Espagne, en Norvège, en Australie, j'ai vécu en Angleterre, j'ai visité l'Islande aussi, et le Québec, on aurait presque pu se rencontrer plus tôt Zacch ! » « Un petit frère, que j'aime vraiment trop » « Mes parents ont toujours été des soutiens, même si parfois ils ne savaient pas trop comment s'y prendre. Mais quel parent sait tout sur tout, eux aussi ils découvrent des choses en ayant des enfants. »

Declan pose beaucoup de question beaucoup, mais Declan ne parle pas de lui. Il m'interroge sans relâche. Sauf quand Zacch nous informe que nous feront bientôt une pause, parce qu'il commence à fatiguer, et que Declan devra passer au volant à sa place. Lui proposant alors que je monte devant. Mais moi j'ai pas encore pu bouder et dormir. Alors y aller ça ne m'aiderait pas ! Seulement si Declan a besoin de quelqu'un pour rester à côté pendant qu'il conduit, juste histoire d'éviter l'endormissement, je pourrait me dévouer. A quelques kilomètre de l'aire de repos, Zacch interrompt à nouveau son ami en lui demandant avec humour pourquoi il pose toutes ses questions. Je fatigue moi même à force, mais je ne peux pas en vouloir à quelqu'un d'être curieux et intéressé, ça fait plaisir d'être actuellement son centre d'intérêt. En plus il est gentil.

« Après la pause c'est à ton tour de répondre, d'accord Declan ? » je demande malicieusement alors que l'aire d'autoroute n'est plus qu'à cinq cent mètres.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 28 Aoû 2016 - 2:28




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Le corps tourné vers l’arrière, Declan écoute Apollo répondre à sa question. Il est plutôt adorable avec son air toujours enfantins et ses grands yeux. Il semblait bien moins gêné que Zaccheo, certainement parce qu’il ne connaît pas encore Declan et il n’a pas hésité à prendre les devants en lui imposant une bise, ce qui malgré sa réticence première, lui a plutôt plu. Sa réflexion était des plus amusante et Declan n’a pas tardé à le faire savoir d’un sourire. Apollo est un personnage plutôt appréciable, de bonne humeur et près à répondre à ses questions, même quand celles ci sont plutôt invasives. Il comprend mieux pourquoi Zaccheo l’apprécie et il est vrai qu’il est bien moins problématique que lui. Zaccheo qui semble si gêné et les presse à monter en voiture avant que le fleuriste ne pose sa première question. Declan ne se départit pas de son sourire quand Zaccheo tente de réprimer sa réflexion sur l’état de sa banquette.
« Je ne parlais pas seulement de cette fois-ci » lui sourit le fleuriste, même s’il sent son ami complétement prit au dépourvu par toute cette situation.

Il espère surtout pour son ami qu’il y en a eu d’autre. Il daterait à peu près leur rencontre du moment où Zaccheo s’est mit à sourire sans raison, quand perdu dans ses pensées et sur la même page depuis plusieurs minutes, ses lèvres se courbaient en un sourire agréable. Zaccheo a apprit à cacher ses expressions la plupart du temps, sa tristesse notamment, mais parfois, il reste aussi ouvert qu’un livre. Et elles s’enchainent, les questions. A peine sortie de la ville, Declan ne peut s’en empêcher et Zaccheo semble bien le comprendre en émettant une menace, qui file dans l’air comme un simple vent du sud rafraichissant le sourire de son passager et le rire de son amant.
« Ne te méprend pas mon ami. J’ai toutes les compétences pour t’empêcher de m’avoir ! Puis franchement, me couper en dès ? Imagines-tu le nombre de traces que tu laisserais ? »
La réponse est donnée avec un grand sourire mais cela n’empêche pas le fleuriste de continuer. Il compte bien tout découvrir sur cette relation gardée secrète jusqu’à maintenant et ce, non sans jeter quelques pics à Zaccheo. Declan est quelque fois rancunier et il apprécie rendre les monnaie des pièces qu’on lui donne, même si avec Zaccheo, cela se fera plus gentiment qu’avec quiconque d’autre.
« Alors Apollo, comment vous êtes vous rencontrés ? » Zacch aime donc chanter. Un point intéressant. « Et donc vous êtes français ? — La Normandie, je connais plus ou moins, surtout par des livres. Une faune sauvage assez intéressante et bien plus de fleurs différentes qu’on ne peut réellement en voir. Et vôtre âge ? »
La réponse fait bien sourire Declan et lui apporte plus d’information qu’il n’en demandait. Dans une relation homosexuel, se retrouvé en « demoiselle » peut parfois paraître humiliant, d’avantage encore dans l’esprit restreint d’un hétérosexuel pur et dur. Declan est quelque part toujours dans ce modèle, mais contrairement au jeune homme à l’arrière qui porte fièrement son homosexualité et la revendique certainement avec beaucoup de vigueur, il voit bien mal son ami s’en vanter devant lui. Zaccheo est particulièrement pudique mais ce ne semble pas être le cas de son amant, un peu trop libre pour se le permettre. « Et votre métier de palefrenier découle d’un long amour pour le cheval je suppose ? » Savez-vous simplement combien de sous entendu sexuels peuvent être fait à propos de l’équitation ? Declan non plus mais il est certain qu’il y en a trop pour qu’ils soient comptés.
Après de tels amusements, répondu avec un peu trop de sérieux et gênant atrocement son ami, Declan passe à de vraies questions qui s’intéressent à l’homme lui-même. Le fleuriste a vu tant de tristesse dans les yeux de son ami qu’il ne souhaite maintenant que son bonheur que ce soit avec un homme ou une femme.
« Avez-vous beaucoup voyagé ? » Un moyen de savoir s’il ne laisserait pas Zaccheo tomber à la première occasion. Apollo semble avoir beaucoup voyagé mais sans avoir de réel point fixe. « Des frères et sœurs ? » Une lumière transparait dans le visage de son interlocuteur quand il parle de son frère qu’il aime beaucoup trop. Un bon frère. « Vous semblez le porter une affection sans limite. »

La dernière question doit être celle qui fait réagir Zaccheo puisqu’à peine Apollo finit-il sa phrase que son ami demande à s’arrêter dans la prochaine station service. A-t-il peur que Declan s’en prenne à son amant ? Cela ne pourrait arriver que s’il était l’objet de son mépris ou Maintenant que Zaccheo connaît ses activités, il se montre plus méfiant, d’avantage encore quand il est fatigué comme maintenant. Ses cernes transparaissent dans ses traits et ses yeux rouges brûlants. Zaccheo baille pour soutenir son propos, long et lui décochant presque la mâchoire. Les questions doivent l’épuiser et pourtant, Declan doit poser encore une question afin de percevoir le personnage en face de lui.
« Et vos parents ? Vous ont-t-ils toujours soutenus même quand vous partiez faire votre vie seul ? »
La question fait immédiatement réagir Zaccheo, même si c’est un ton quelque peu rieur. Apollo lui répond toujours sur le même ton, les questions devenant pour lui certainement très amusante à ce terme. Mais Declan sait qu’il a légèrement dépassé les bornes. Zaccheo ne veut pas se rappeler ce qu’il a vu cette nuit là et Declan ne peut pas le forcer à adhérer à ses actions. Elles sont siennes et ce n’est pas pour rien.
« Très bien, je cesse pour le moment… mais crois bien que c’est temporaire »
La capitulation est de courte durée puisqu’après la pause, Apollo lui promet de lui poser quelques questions. Il accepte, malgré toutes ses réticences. Il lui faudra alors raconter les mensonges habituels et il espère que Zaccheo ne lui en voudra pas. Declan n’est pas près à ce que tous connaissent la vérité sur son enfance. Le dernier kilomètre et l’entrée dans le parking de la station se font dans le silence. Un silence qui commence à devenir pesant et plein de tension.

Finalement, Zaccheo atteint enfin une station service et les trois compères sortent du véhicule pour s’y installer. Comme dans toutes les stations services, le rituel est assez simple, passage toilette, lavage de main, passage entre les rayons puis à la machine à café, la seule et l’unique précieuse machine.
Zaccheo et Apollo sont certainement partis faire des choses dont Declan ne souhaiterait pas connaître le contenu quelques mètres plus loin, certainement satisfaire la tension qui régnait sur les derniers mètres. Declan vagabonde dans les rayons de livres et il ne peut s’empêcher d’en ouvrir un ou deux, surtout quand ceux-ci concernent des fleurs. Il en lit quelques autres quand une famille entre dans la station. Trois gamins épuisé, le plus petit qui dors comme le bébé qu’il est, le deuxième trainant des pieds mais la troisième devenant plus active que jamais, courant presque devant eux. Le père, en bon parent donne des consignes précises et les enfants promettent de les respecter, bien que deux soient plus ou moins endormis près de leurs mères. Des parents surchargés rentrant certainement un peu en avance de vacances pour s’éviter des heures de trajets dans les embouteillages.

Declan a toujours été doué avec les enfants, alors quand le père de cette famille disparaît de la pièce principale et que cette mère se retrouve quelque peu débordé par ses deux plus jeunes enfants, c’est presque avec un peu trop d’empressement qu’il se charge d’occuper la plus vieille. Mais bon, les parents débordés remarquent peu ses détails. Et il lui évitera de tomber sur un autre dégénéré qui s'en prendrait à elle. Les stations services sont assez peu fréquentées la nuit mais ce n'est pas les meilleures personnes qui en compose la population.
La petite s’appelle Anna, elle a sept ans trois quart (très précisément) et adore les jeux de mains. Littéralement puisqu’il ne faut pas deux secondes pour que le fleuriste s’agenouille devant elle, son café à terre et les mains tendues pour qu’elle tape dedans. C’est un jeu sur les fleurs et les animaux auquel il jouait avec son père. Quand l’animal ou la fleur est d’une couleur primaire, il faut taper sur la main droite, quand il est d’un mélange ou d’une association, il faut taper sur la main gauche. C’est un jeu tout bête, mais qui fonctionne très bien, notamment à cette heure plus que tardive. La petite se prête facilement au jeu sous un regard attentif de sa mère, des plus apprécié par le fleuriste. Elle fait attention et Declan sait que sans son sourire et ses habituelles manières sans conteste très appréciées, il ne pourrait se prêter à ce jeu. Et puis, cela permet de faire passer le temps en attendant la revenue des deux amants, de les laisser prendre ce temps pour eux et se distraire de la future conduite… Un avantage sur tous les points.




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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mar 30 Aoû 2016 - 16:23









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Trop de questions de la part de Declan, trop de réponses de la part d'Apollo. Un blabla incessant qui me donne un mal de tête terrible mais je ne peux pas leur imposer le silence. Je n'y prête qu'une oreille très distraite, essayant tout de même de d'y faire le plus abstraction possible. Je sas pourquoi Declan pose toutes ses questions. Sûrement, à la fois, pour satisfaire sa curiosité mais aussi pour s'assurer que le français avec lequel il m'a trouvé est quelqu'un de bien. Mon ami est un peu trop fleur bleue parfois. Je suis presque sûr qu'il nous vois déjà devant monsieur le maire, échangeant vœux et alliance. Non merci, j'ai déjà donné et ce n'est pas demain que je recommencerai. Cette pensée me peine autant qu'elle me fait sourire. Nous avalons les kilomètres dans une ambiance relativement bonne mais je commence à fatiguer. J’accueille alors l'entrée de l'aire de repos à bras ouverts.

« Enfin ! » dis-je en descendant de la voiture pour m'étirer. Mes os craquent. Le dos, les jambes, les doigts et poignets. L'air extérieur me fait aussi un bien fou. Autour de nous, la nuit est tombé. Je jette un rapide coup d’œil à mon portable. Vingt-trois heure cinquante quatre. En sommes, presque minuit. Et c'est tout en bâillement que je me dirige vers la station, suivit de près par mes deux amis. Je repère rapidement la machine à café. Dieu merci, elle n'est pas hors-service. Mais d'abord, un passage au toilette s'impose. Je jette un rapide coup d’œil derrière moi et j'aperçois la tête de Declan arrêté au rayon livre. Il a sûrement dû en trouver un parlant de fleurs. Je ris doucement alors qu'une très tentante pensée se glisse dans mon esprit. Apollo se trouve à quelques mètres de moi. Nommes séparés d'approximativement cinq pas. Cinq pas que je franchis rapidement et le prend par la main pour l'entraîner vers les toilettes. Il hausse un sourcil d'incompréhension. Mais ça ne dure pas, rapidement un sourire apparaît sur ses lèvres.

Nous entrons dans les toilettes pour homme. Toilette dont je m'étais assuré de la propreté quelques instants avant d'entraîner Apollo avec moi. Je m'étais d'ailleurs étonné de les trouver propres, sans odeurs désagréables, ni tâches suspects. A peine rentrée et la porte fermée, je le plaque contre celle-ci et lui happe les lèvres pour un baiser langoureux et possessif. J'y déverse ma frustration toujours présente malgré les presque quatre longues heures de route.

« Il faut au moins une demie-heure de pause avant de reprendre la routes. Et si on reprenait là où on s'en était arrêtés ? » lui demandai-je en lui murmurant à l l'oreille juste avant avant de lui mordiller le lobe. Il ne sera sûrement pas contre, ou du moins ça en serait vraiment très étonnant. Mais pour dire vrai, je ne lui laisse pas le temps de me répondre. Je prend sa main et l'entraîne dans la cabine handicapée se situant au fond de la grande pièce.

* * *

Après avoir refermé nos pantalons et réajusté cheveux et tenue, je l'embrasse une dernière fois et ressort des toilettes. Apollo me rejoint quelques secondes plus tard. Je lui souris, me sentant enfin plus léger, moins frustré. Nous rejoignant alors Declan occupé avec une gamine. Il lui sourit et joue avec elle. Je ne l'avais jamais vu comme ça si... attentionné ? Je ne sais pas si c'est réellement le bon adjectif pour définir mon ami en cet instant. Mais je suis attendrit devant la scène. Finalement, il faut bien trois minute au fleuriste pour s’apercevoir que nous sommes là, un peu en retrait pour ne pas le déranger. Il nous sourit et se redresse alors que la fillette rejoint sa mère, son père et ses frères.

Nous nous dirigeons vers la machine à café. Rapidement, nous voilà avec trois cafés bien noirs. Je hume l'odeur si caractéristique de se nectar. J'abandonne aussi quelques minutes mes deux compagnons de voyage pour aller vadrouiller entre les rayons afin de trouver quelques victuailles qui seront bien venues au bout d'un certains temps. Et c'est d'ailleurs le moment. J'entends mon estomac grondé. Je ris et jette un œil.
Finalement, je me rabats sur des sandwichs, mais des fruits des gâteaux et des chips. Je prend aussi quelques bouteilles de boissons et vais payer tout ça. J'en profite aussi pour passer par les livres. Un livres sur les fleurs. Je ris et le prend à mon ami en espérant que ça l'occupera bien assez pour éviter de poser encore des centaines de questions.

« C'est bon, j'ai tout ! » dis-en en arrivant à la table ou se sont posés mais amis. « On y va ?» leur demandai-je. Ils hochent la tête et nous quittons enfin la station. Declan prend le volant et je me charge de poser le sac de course à l'avant, faisant ainsi comprendre à mon français d'amant qu'il vient avec moi derrière. Encore un sourire. Bien. Declan nous jette un coup d’œil que je ne cherche même pas à interpréter. Je baille.

« Tu ne veux pas me prêter tes genoux pour la prochaine ou les deux prochaines heures ? S'il te plaît beau brun. » lui murmurai-je à l'oreille. Je lui souris et lui caresse doucement la joue du bout des doigts avant de poser tout aussi doucement mes lèvres sur les siennes. Declan nous observe depuis la portière avant, côté conducteur. Je le sais mais je ne m'arrête pas de tenter de charmer mon ami pour autant. Je me recule alors et après lui avoir sourit, j'allonge les sièges arrière et y monte ensuite avant de m'y allonger et de laisser un gémissement de plaisir franchir mes lèvres.

« En route les enfants, on a encore beaucoup de route et de nombreuses heures devant nous avant d'arriver » dis-je amusé. « Declan, tu continues toujours sur l'autoroute. Réveille moi quand on arrive à cinquante kilomètres de la frontière. Merci Prince. Tu grimpes Apollo ? »

Consignes passées, nous somme prêt pour reprendre la route. Je suis confortablement installé contre Apollo, visage appuyé contre son torse qui finalement s'est décidé à me rejoindre, et ceux pour mon plus grand plaisir. Nous ne ferons bien entendu pas de bêtises vu que la frustration vient d'être évacuée. Je souris à cette pensée. Je hume aussi l'odeur du français. Il sent vraiment très bon et quelques minutes plus tard tout au plus, je me laisse aller dans les bras de Morphée.

Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries. Rien pas de réponse. Mais que fait-elle bon sang, elle devrait être là depuis au moins une bonne demie-heure. Miléna, où es-tu enfin ? La conférence reprend et je suis bien obligé de repartir dans l’amphithéâtre bondé d'étudiants et autres personnes attendant la suite. Vingt-et-une heure trente-sept. Trois policiers apparaissent à l'entrée droit en bas.

« Monsieur Jóhannsson ? Officier Smith et Matthews. Excusez nous de vous déranger en pleine conférence mais nous avons à vous parler. C’est important.
- Très bien, j'arrive. Daniel, tu continues s'il te plaît » demandai-je à mon ami et collège.

Je rejoins ces deux hommes après avoir ramassé mes affaires et m'être excusé auprès de mon auditoire. A leurs visages fermés, je comprend vite qu'il y a un problème quelque part. Mais que me veulent-ils réellement. Je les amène dans mon bureau au quatrième étage. Nous entrons et finalement, je pose mes affaires sur mon bureau et me retourne vers eux.

« Que puis-je pour vous officiers ?
- Monsieur Jóhannsson, nous sommes là à propose de votre femme, Miléna Jóhannsson.
- Que se passe-t-il ? Demandai-je alors que je sens la panique grandir en moi.
- Monsieur, il y a deçà une heure, votre femme a été percuté par un chauffard ivre nous loin de la faculté. Nous sommes rapidement arrivés sur les lieux. Nous et les secours.
- Ma femme comment va-t-elle ? Où est-elle ? Demandai-je enfin sachant très bien que si les flics se déplaçaient, c'était généralement mauvais signe mais je ne voulais pas le croire.
- Nous sommes sincèrement désolé Monsieur Jóhannsson mais.. Votre femme s'est éteintes il y a dix minutes.
-Non... Non ! »

Je sens mes jambes se dérobaient sous moi et je m'écroule au sol. Je suis en état de choc, mon cerveau refuse de comprendre, refuse de croire. Elle n'est pas morte. Non, elle va arriver et je verrais son sourire magnifique et ses yeux si bleus et si beaux. Non, elle va arriver, je le sais !
Les deux officiers m'aide à me relever et à m'asseoir et l'un deux m'apporte un verre d'eau. Je les remercie alors qu'un sanglot passe la frontière de mes lèvres. Non, tu vas revenir Miléna.


« Miléna, non, revient moi » sont les mots qui franchissent mes lèvres alors que je sanglote, endormis. « Je t'aime mon amour ».




© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mar 30 Aoû 2016 - 17:33





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Station service égale pause, ravitaillement, craquement d'os, dégourdissement des pattes et tellement d'autres bonnes chose. Comme le café ou bien la disparition dans les toilettes avec un certain Zaccheo. Enfin le kidnapping plutôt parce je n'ai pas vraiment eu mon mot à dire. Mais je n'ai pas non plus chercher à fuir et je ne me suis pas plaint au contraire. La surprise était présent mais agréable. Je me recoiffe longuement devant le miroir étonnement propre et je réajuste mes habits. Ce moment était vraiment libérateur mais aussi totalement anarchique. Finalement je ressors pour rejoindre Zacch et Declan. Mais ils n'ont pas l'air de s'être retrouvés. Zacch le regarde de loin jouer avec une fillette. Cet homme adore les enfants, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Heureusement qu'il y a des gens comme ça sur Terre. Ma mère était aussi comme ça, à se consacrer plus que de raison pour ses enfants, et parfois même ceux des autres. Elle nous répétait souvent qu'elle mourrait si ça pouvait nous sauver. Et je pouvais la croire sur parole. Une fois elle avait même sorti que si nous nous retrouvions à mourir de faim et se cuisinerait pour nous. Aujourd'hui ça m'amuse, mais à l'époque ça m'avait fait un peu peur.

Au bout d'un moment, Declan nous remarque et nous rejoint tout sourire. On doit avoir l'air un peu idiot à sourire tous les trois. Généralement quand les gens s'arrêtent sur des aires d'autoroute c'est pour se reposer, ils ont des poche sous les yeux, sont crevés, font la gueule comme des parisiens. Mais là nous sommes trois hommes de trente ans passés avec la banane et même si Zacch est fatigué il ne se départi pas de cet air totalement satisfait. Ensemble nous allons nous faire des café bien noir pour rester éveiller le reste de la nuit. Nous les buvons sans faire attention au fait que c'est pas ce qu'il y a de meilleur en ce monde, mais nous nous en contentons sans rien dire. Au bout d'un moment Zacch se lève pour disparaître dans les rayons de l'épicerie. Je reste donc avec Declan. La petite fille de tout à l'heure passe devant nous pour rejoindre sa maman avec une bouteille de lait entre les mains. Je la regarde amusé « tu crois qu'on était aussi mignon à cet age ? » je demande à Declan en me revoyant détester Mathias qui pourtant était réellement adorable, autant qu'aujourd'hui au moins. C'est qu'il me manque ce petit con depuis que j'en ai parlé tout à l'heure !

Le sac est posé sur la table et surtout il est rempli de victuailles. Ce n'est pas un repas gastronomique mais qui va se plaindre de chips et de sandwich, parfois il n'y a que ça de vrai ! Et actuellement on est dans ce genre de parfois. Mais il est déjà temps de retourner à la voiture. Je m'étire une dernière fois avant d'être immobilisé de nouveau pour un certain temps, et nous nous dirigeons ensemble vers le parking. Je me vois attribuer une place à l'arrière, à nouveau, parce que je dois servir de coussin à Zacch. Je ris doucement à sa demande en roulant des yeux parce qu'il n'ose pas le dire à voix haute. Je regarde Declan, il n'a pas de souci à se faire, pour le moment, personne ne veut sauter sur personne. Il n'y aura rien à l'arrière pendant qu'il conduira et de toute manière notre Icelano-québécois est trop fatiguer pour faire quoi que ce soit. Le pauvre baille à s'en décrocher la mâchoire.

Tout le monde finit par s'installer et Zacch ne met pas plus de dix minutes à s'endormir contre moi, sa tête reposant sur ma poitrine. Je peux commencer mon interrogatoire de Declan !
« T'as une passion dans la vie toi aussi ? Tu travailles dans quoi ? J'sais pas pourquoi je te vois tellement bien écouter du classique. Remarque j'en écoute beaucoup, c'est pas une critique » « Tu l'as rencontré comment Zacch ? » « Vous me faites rager, vos yeux sont tellement beaux ! » « Tu as quelqu'un dans ta vie? » « Et toi t'as un frère ou une sœur ? » « Tu sais pourquoi on va à Montréal ? »

Je n'ai pas vraiment le temps d'écouter sa dernière réponse, Zacch remue contre moi. Il dort toujours mais apparemment ses rêves ne sont pas de tout repos. Et je devine à son visage fermé et aux larmes qui mouillent ses yeux qu'il ne s'agit pas d'une partie de plaisir. Instinctivement je le sers dans mes bras, une main caressant ses cheveux. Il glapit, il gémit et puis il parle. Miléna. Ce n'est pas la première fois que j'entends ce nom. Lors de notre première rencontre, le matin à son réveille il m'avait d'abord appelé comme ça. Sur le coup j'en avais plutôt ri, maintenant c'est différent. Zacch est mon ami, et il souffre. Je redresse la tête vers Declan qui regarde parfois dans le rétroviseur pour vérifier que ça va. Il l'a entendu tout comme moi et il ne dit plus rien.

« Declan. Qui était Miléna ? Tu as l'air bien plus au courant que moi » Ce n'est pas de la curiosité malsaine, j'aimerais pouvoir en apprendre plus sur Zacch parce que le voir dans cet état me fait quelque part mal au cœur. J'ai l'impression de revivre le moment où les médecins ont apprit à mon meilleur ami qu'il pouvait mourir à tout moment. Je continue d'essayer de calmer Zacch, j'attends que Declan m'explique et j'ai peur de ce qu'il pourrait me dire à propos de cette femme tant aimée par mon ami.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mer 31 Aoû 2016 - 23:59




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Pour à peu près tout le monde, Declan est une personne adorable, confiante et de confiance. Le jeune fleuriste inspire la confiance et il n’a jamais très bien compris pourquoi cette confiance était plus importante chez les enfants. Pourtant, il n’a jamais eu de frère ou de sœur. Il semblerait que sa mère n’ai pas supporté la grossesse. Une phase de dépression importante avait semblait-il été omniprésente avant sa naissance et son père n’avait jamais souhaité que cela se reproduise. Et puis, quel homme heureux était-il avec son fils. Un homme souriant et joyeux. Personne n’aurait pensé que quinze petites années plus tard, il mettrait fin à ses jours de la plus lâche des manières.
Declan continuait son jeu, même quand le père de la fillette revient des toilettes avec de nombreuses victuailles. Il posait sur eux un regard bienveillant et protecteur. Il devait être heureux que quelqu’un prenne un peu d’énergie à sa fille et qu’elle s’amuse avec quelqu’un d’apparence aussi sympathique. Mais les pensées du fleuriste se tourne quelque fois vers ce qui se passe à quelques mètres de lui. Plus il attend et plus il est certain que le sourire de Zaccheo le vaudra. Et il n’est pas déçu. Zaccheo ressort avec un tel sourire que le nain joyeux ne peut pas lui faire concurrence. Declan connaît assez bien son ami pour savoir qu’il irradie la pièce rien qu’avec ce sourire. Il le perd du regard. Sans inquiètude. Zaccheo est majeur et vacciné puis le café l’empêchera de s’enfuir. Le peu du visage d’Apollo qu’il aperçoit quand il quitte les toilettes à son tour n’est pas non plus à déplorer. Les joues légèrement roses et son regard reflétant… autre chose. Quelque chose de satisfait et loin de la frustration passée se dégage des deux.
« Je vais te laisser retourner avec ta famille. Tu fais attention à tes frères d’accord ? »
La gamine lui tape dans les deux mains puis file vers ses parents en courant et chantant joyeusement. Un « Merci » quitte ses lèvres quand son père la rappelle à l’ordre sur la politesse et Declan ne peut s’empêcher de lui sourie. Un sourire immédiatement rendu par ce petit ange. D’accord. Une seule personne pourrait concurrencer le sourire de Zaccheo.

Le fleuriste se relève et file vers ses amis. Avec nos trois sourire, la situation doit sembler des plus niaise mais peu importe. Le café fait passer tous les mots à ce qu’on dit. Zaccheo décide cependant de s’éclipser vers les rayons et Declan trouve cette observation des plus amusantes.
« Faire les courses n’a jamais été aussi passionnant. » commente Declan, très amusé par le regard qu’Apollo porte sur son ami.
Ils ne sont pas amoureux. Zaccheo ne s’accrochera jamais à Apollo comme il l’a été à sa femme. Mais le peu de regard qu’il lui accorde et les sourires sur son visage sont suffisants pour contenter le fleuriste.
La petite repasse devant la table où il sont et répond de nouveau au sourire de Declan. Elle aura certainement beaucoup plus de chances que d’autres si le destin ne s’acharne pas sur elle. Même Apollo en vient à la trouver adorable.
« Avouerais-tu ne pas être certain de mériter tous les cadeaux que le père Noël t’a offert ? » plaisante Declan, un sourcil levé et un immense sourire sur les lèvres.
C’est assez ironique bien sûr. Il voit bien Apollo gambader au milieu des champs avec une immense touffe de cheveux absolument adorable sur la tête. Son frère devait lui ressembler et être une personne tout a fait charmante aussi. Declan comprend parfaitement ce que peut trouver Zaccheo à ce jeune homme aussi agréable au regard que charmant.
Zaccheo paie ses achats et revient avec les victuailles qui servent immédiatement de diner. Bien que le fleuriste ne soit pas gourmant, Zaccheo sait choisir les biscuits. Voilà tout ce que Declan retiendra de ces courses avant de remonter dans la voiture. Voiture dans laquelle Zaccheo fait bien comprendre que le siège de devant servira de placard et les sièges arrières à son usage et celui de son compagnon de nuits. Assez amusant d’ailleurs qu’il demande quelqu’un pour lui servir de coussin. Malgré ses sourires et ses mimiques faussement énervées, il semble aller mal. Mal parce que sa femme est morte et qu’aujourd’hui est l’anniversaire de cette mort. Un triste anniversaire. Si Zaccheo le traite de menteur, il devrait parfois se voir. Il lui ferait presque oublier le but de ce voyage. Et son ami doit avoir fait de trop courtes nuits ces dernières semaines, puisqu’il ne tarde pas à s’endormir, bien avant que Apollo ait commencé ses questions.

La première d’entre elle le fait sourire, certainement parce qu’elle n’est pas celle à laquelle il aurait pensé mais il se fait un plaisir de répondre à chacune d’entre elles.
« Quelques passions bien communes. Un bon livre, apprendre et découvrir. Surtout les fleurs. Chacune a une signification bien précise, chaque couleur, chaque teinte, chaque texture a une signification. Il y a toujours quelque chose à découvrir a propos de telle ou telle plante. Une fleur donne un parfum à une pièce et toutes les actions faites dans celle-ci ont un rapport avec elle. — Je suis fleuriste comme tu peux certainement t’en douter »
La remarque suivante le fait sourire. Par son métier, il n’est pas rare que les gens le prennent pour un précieux ou un homosexuel refoulé. Une pensée assez drôle, qui en révèle plus sur ces personnes qu’elles le souhaiteraient.
« Je ne prend pas cela comme une critique. Beaucoup de musique classique passe dans ma boutique. C’est la musique la plus agréable et la moins stressante pendant une journée complète de travail. Mais crois moi, mes goûts musicaux sont plus variés que tu ne le penses »
La voiture devant lui décélère et Declan est obligé de suivre le mouvement quelques mètres avant de la doubler. Peu de gens roulent la nuit mais la plupart croient que toute la route leurs appartient. Heureusement, la voiture de Zacch a plus de puissance que la sienne.
« Zaccheo s’était perdu dans ma boutique, entre deux rangées de fleurs en cherchant la signification correcte d’une fleur centrale à un tableau. Je ne la connaissais pas non plus en détail mais il semblerait que nos esprits aient trouvé amusant d’aller chercher toutes les significations possibles à toutes les fleurs de ce même tableau. Un cours plus tard et quelques — trop nombreuses — soirées de beuveries et nous voilà » conta Declan, un regard dans le rétroviseur.
Zaccheo ne démentirait pas cette version des faits. C’était à quelque chose près ce qu’il s’était passé. Mais la marmotte semble avoir trouvé le sommeil. Sa mine est légèrement crispée mais Apollo semble lui permettre quelques heures de répit que le fleuriste se voit mal troubler. Ses yeux doivent se refléter dans le rétroviseur puisqu’Apollo fait par la même une réflexion dessus. Réflexion rendue par un sourire pour le laisser enchainer sur des questions plus personnelles.
« Aucune relation sérieuse en tout cas. Un solitaire dans l’âme. »
Il jette un coup d’œil à son ami en entendant la question suivante d’Apollo. Declan déteste parler de sa famille et même si Zaccheo n’ira pas raconter sur tous les toits que sa mère se trouve dans un asile, il n’apprécie pas le fait qu’un autre soit au courant. Le savoir endormi le rassure aussi car même s’il ne disait rien, son regard trahissait son ami et mènerait Apollo a poser plus de questions.
« Aucun frère ni aucune sœur et mes parents sont décédés il y a quelques années. » répond-il en empêchant toute autre question, ce qui semble décourager le palefrenier qui change rapidement de sujet. « Tu… »

Si Declan avait pu formuler une réponse, il aurait certainement dit à Apollo de demander à Zaccheo. Il s’agissait du passé de son ami et s’il ne lui en avait pas parlé jusqu’à maintenant, il ne voulait pas l’empêcher de le faire à sa manière. Son ami grogne dans son sommeil et remue, poussant Apollo à le serrer contre lui. Heureusement que la route est vide sinon Declan n’aurait put leurs jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Les lèvres de Zaccheo remuent doucement et le nom de sa femme en sort dans un souffle. Son sommeil est troublé, son souffle court et Declan perçoit comme une larme naitre dans le coin de son œil. Zaccheo ne pleure pas normalement. Ou tellement peu et dans les rares cauchemars qu’il a fait dans sa boutique il se réveillait plutôt dans un sursaut que dans des larmes.
La question d’Apollo le coupe dans l’amas de ses souvenirs. Bien sûr qu’il est plus au courant que lui et ses yeux de chaton paniqué. Zaccheo et lui se ressemblent bien dans la peur. Son ami ne semble pas prêt de se réveiller de lui-même. Les cauchemars sont souvent de mauvais souvenirs et il n’est pas prêt de sortir du sien.
« Réveille-le » ordonne Declan, certainement un peu plus sèchement qu’il ne l’aurait souhaité.
Dans le nombre incalculable de fois où Declan a cauchemardé de la mort de son père, il a apprit quelques techniques assez utiles pour réveiller un rêveur en peine. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il bénit les américains de n’avoir que des voitures automatiques. Tendant la main en arrière, il parvient sans mal à trouver le genoux tendu de Zaccheo, qui essaye pourtant de se confiner dans l’étreinte de son amant, et à le lui pincer fermement, faisant réagir les nerfs comme à une douleur. Quand la douleur nait, le corps se réveil comme le fait celui de Zaccheo.
« Désolé mon ami. Tu cauchemardais. » s’excuse tristement Declan, ses yeux passant régulièrement de la route à un regard pour son ami, qui comprendra, il l’espère, la signification de ses paroles au delà des mots.
Zaccheo semble désorienter, entre rêve et réalité. Declan ne connaît que trop bien cet état et il est douloureux de le voir dans les yeux bleus de Zaccheo. La voiture se mouvant trop rapidement pour que son cerveau assimile les images convenablement ne doit pas être très rassurant non plus.
« Nous venons de passer Philadelphie. Souhaites-tu que nous nous arrêtions quelques minutes pour que tu puisses reprendre tes esprits ? » demande Declan, son regard reflétant de plus en plus l’inquiétude qu’il porte à son ami.




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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 2 Sep 2016 - 1:16









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Cette douleur lancinante dans ma poitrine, celle qui me donne l'impression que l'on m'arrache le cœur ou qu'on m'enfonce un fer chauffé à blanc dedans alors que je suis encore vivant. Oui, cette douleur là, je a connais si bien, l'ai ressentit si souvent. Si bien que j'ai parfois voulu mourir pour qu'elle disparaisse. Pour ne plus la ressentir. Ressentir cette douleurs qui vous coupent la respiration tellement elle est violente.

Je n'arrive pas à me réveiller. Je crois que pour être honnête, je ne veux pas me réveiller. Je veux juste rester avec elle.

Miléna. Elle est là, devant moi, étendue recouverte d'un drap blanc, sur la table d'autopsie. Elle est pâle, si pâle. D'une main tremblante, je caresse sa joue du bout des doigts. Elle est froide, si froide. Des larmes quittent mes yeux, roulent sur mes joues et enfin vont s'écraser sur son corps sans vie. « Oh Miléna. Pourquoi m'as-tu quitté ? ». Mes jambes tremble, mon cœur souffre, ma tête menace d'exploser. La pièce se met à tourner de plus en plus vite. Le noir. Le sol et le froid. J'entends des voix, je discerne mon nom. Les voix s'éloignent de plus en plus jusqu'à devenir un murmure. Quelques secondes après, je suis englouti par le calme.

Je me réveille.. du blanc. Partout du blanc. Sur les murs, le plafond. Le sol. Dans les draps dans lesquels ont m'a couché. Ma mère me tient la main, ma sœur est endormie dans un fauteuil au fond de la chambre alors que j'entends la voix de mon père derrière la porte close de cette chambre si triste. Que s'est-il passé ? Miléna, où est-elle ? Où est ma femme. Pourquoi j'ai un trou noir ? Je ne me souviens pas des dernières heures. Le médecin arrive quelques instants plus tard. Mon monde s'écroule encore.


Une douleur au genoux gauche, à moins qu'ils ne s'agisse du droit, m'arrache de mon rêve. Je me réveille en sursaut mettant au passage un coup de coude dans le torse de mon ami avant de m'accrocher fermement au bas de son tee-shirt si bien que les jointures de mes doigts blanchissent et que des larmes roulent sur mes joues, les brûlant au passage. Je suis perdu, jetant autour de moi des regards affolés. Je ne relâche pas Apollo ressemblant alors à un enfant en panique, je me colle même peut-être un peu plus à lui. Dans ces moments là où la douleurs prend le pas sur ma réalité, il me faut un long moment pour revenir et me rendre compte que je ne suis plus dans mon rêve. Que c'est le présent. Je porte mon regard sur le visage d'Apollo plongeant mon regard bleu et humide de larmes dans le chocolat si brun de celui de …« Miléna » demandai-je alors. Quoi ? Non, ce n'est pas Miléna.

« Oh non, pardon Apollo ! Pardon, je … enfin c'est... »
. Les mots se bousculent dans ma tête, refusent de se mettre en ordre, d'avoir une logique. Je suis contre le torse d'Apollo, visage caché et un peu honteux que mes amis me voient comme ça. Je ne cesse de murmurer des « pardon, pardon » telle une litanie. Declan ne doit pas les percevoir mais je sais que Apollo est assez prêt pour l'entendre. J'entends Declan nous annoncer que nous venons de passer Philadelphie. Il me demande aussi si je souhaite que nous nous arrêtions pour me laisser le temps de me remettre. Je m'éclaircis la gorge avant de tenter de lui répondre.

« Je... Enfin, je... Non. Roule. » je réussis à dire après une ou deux minutes de tentatives ratées « Ça ne t'ennuie pas si je reste comme ça ? » demandai-je à Apollo en sous-entendant je peux rester ainsi contre toi ? Dans tes bras ?'. Nous roulons pendant de très longues minutes sans que ni Declan, ni Apollo, ni moi ne parlons. Finalement, je parviens à reprendre le contrôle sur moi. J'ai cessé de trembler et ma respiration est redevenue normal. Mes mains relâchent doucement le tee-shirt de mon amant. Une fois encore, je plonge mon regarde dans le sien et lui murmure « Pardon.. Vraiment. Je regrette que tu m’aie vu comme cela, dans cet état ».Un sourire se dessine gentiment sur les lèvres de mon ami français alors que nous nous arrêtons une fois encore. On refait le même rituel. Voiture, toilette, café, toilette. Mais cette fois, rien de sexuel ne se passe. Pas à chaque pause non plus. J'apprécie le fait que mes amis ne me posent pas de questions. Peut-être plus tard, mas pour le moment, ils ne montrent aucune envie de m'en poser.

« Je reprend le volant, profite pour te reposer Prince. Il nous reste encore pas mal de route » lui dis-je avec un sourire alors que je lui pose doucement la main dur l'épaule. Je regarde derrière moi pour voir où se trouve Apollo. Il semble occupé avec son portable. Après avoir murmuré un « merci » à Declan, je m'approche de mon amant. Il relève la tête et je lui souris « Merci de m'avoir servit d'oreiller. Tu es très confortable » lui dis-je doucement avant de happer tendrement ses douces lèvres pour un petit baiser. Finalement, il est trois heures du matin lorsque nous reprenons la route après avoir avalé un café chaud et quelques gâteaux. Tout le monde est installé. Il nous reste encore de longues heures à faire et la première demie-heure se passe dans le silence le plus total. Je suis concentré sur la route alors que mes deux compagnons sont plongés dans leurs pensées ou dorment. Je l'ignore.
« Quel drôle de voyage » murmurai-je alors pour moi même réfléchissant à mes motivations. Pourquoi les avais-je réellement invité ? Je crois que, même si je ne voulais pas me l'avouer, je ne suis pas assez fort pour affronter ça tout seul. Mais, ce n'est pas leur fardeau et je n'ai pas le droit de leur imposer.

Je suis égoïste..




© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 4 Sep 2016 - 14:53





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Declan m'ordonne de réveiller Zacch mais finalement il le fait lui même, et il s'y prend de manière radicale. Le moins qu'on puisse dire c'est que cette technique marche bien, notre professeur de faculté ouvre les yeux, secoué d'un spasme non contrôlé qui fait atterrir son coude dans mon torse. Je jure mais je garde le sourire. J'essaie de le rassurer comme je peux, en le serrant contre moi alors que Declan nous apprend que nous ne somme plus très loin de Philadelphie.

Zaccheo m'a encore appelé Miléna, certes il a encore une fois bien vite reconnu son erreur, mais je commence à penser que quelque part, de près ou de loin je lui rappelle positivement cette femme. D'où son envie de devenir mon ami, et peut être aussi cet inexplicable désir qu'il a quand nous sommes dans la même pièce ou à moins de deux mètres l'un de l'autre. Il a du mal à revenir, son sommeil était profond et son cauchemar apparemment aussi triste que réaliste. Il demande pardon, sans arrêt, il a honte de s'être montré ainsi devant nous. Et même si nous ne le jugerions pas quoi qu'il arrive, sa simple fierté d'homme suffirait à lui faire croire le contraire. Je ne dis rien, attend patiemment qu'il reprenne une respiration normal, séchant doucement les larmes sur ses joues. Il a tout juste la force de demander à Declan de continuer encore un peu la route et à moi de ne pas bouger pour qu'il puisse rester encore un peu comme ça. Je me vois mal lui refuser ça, dans l'état actuel des choses, il vaut mieux que je le soutienne. Alors, posant ma main sur lui je m'applique à lui frotter le dos pour le calmer ou tout du moins le faire penser à autre chose. Et surtout je ne pense plus moi même à demander qui est Miléna, ou en quoi consistait son cauchemars, je me concentre sur l'instant présent et j'essaie de me faire le plus rassurant possible, gardant toujours le sourire. Au bout d'un temps de silence dans la voiture, nous arrivons à nouveau sur une aire de repos. Nous descendons non sans soulagement, les derniers kilomètres n'étaient évidents pour personne au final. Je me dégourdis les jambes, soulage ma vessie, et surtout j'évite de me poser trop de question. Je me contente de garder ce sourire dont j'ai le secret. Le genre qui est si communicatif qu'il marche d'abord sur moi-même. Je bois mon café, mais ne le finis pas. Il faut que je dorme un peu moi aussi, sinon quand arrivera le soleil du petit matin, on verra nettement ma tête de déterré.

Cette fois ci Zaccheo annonce qu'il reprend le volant. Mais je n'y prête pas attention. Pas que j'ai envie d'ignorer mon ami, mais je finis de taper un message pour mon frère. Je ne suis pas riche et envoyé un texto dans un autre pays coûte cher, aussi je ne le fais pas souvent, néanmoins, parfois, j'en ai tout simplement besoin. Je n'envoie pas de roman, ni ne démarre une conversation. Cette fois ci ce n'est qu'un :

« j'ai été invité au Québec, et je pense à toi. Je t'aime chaton ! Très fort. ♥ AM »


Il sait que ce ne sera qu'un message, et qu'il ne recevra pas de réponse après avoir lui même renvoyé la pareille. Mais c'est comme ça que nous fonctionnons depuis bientôt sept ans. Quand nous avons besoin de nous dire beaucoup de choses, nous le faisons par lettre, mais généralement ce genre de cas n'arrive pas, si tout va bien alors il n'y a rien à dire. Je souris bêtement, content comme à chaque fois que je fais ça. C'est soulageant, et surtout je sais que Mathias devinera mon état présent sans me juger une seconde. Il est si doux, et si patient aussi. S'il le pouvait, il serait déjà là. Mais avec ses études de lettres et son livre qu'il doit achever, il ne peut pas encore se permettre de voyager. Je soupire en l'imaginant devant son ordinateur, passant bien une demie heure pour écrire quelques mots. Heureusement que ce n'est pas la même chose pour les sms. Je sens mon portable vibrer dans ma main en même temps que je sens celle de Zacch se poser sur mon épaule. Je le regarde, toujours ce sourire au bord des lèvres, alors qu'il me remercie d'avoir été son oreiller. Il m'embrasse suavement et tous les trois profitons encore un peu de la pause. Pour ma part je relis sans cesse le message renvoyé par Mathias.

« Amuse toi bien surtout, et oublie les mauvaises choses ! Ton livre avance, je t'aime encore plus ! M. »


Je n'en doute pas va. Je ris doucement à chaque fois que je lis qu'il parle encore de mon livre. C'est lui qui l'écrit mais dans sa tête c'est le mien. Je suis au courant qu'il le fait pour moi, bien que je ne le lui ai jamais demandé quelque chose du genre, mais ça me fait plaisir. D'ailleurs je devine aisément mon air totalement stupide alors que nous nous dirigeons maintenant vers la voiture. Je ne demande rien à personne et reprend ma place à l'arrière, posant directement la tête contre la portière et fermant les yeux, attendant le sommeil. Qui vient heureusement assez vite. Je me sens mieux maintenant. Je n'ai pas oublié le malaise de Zacch, et je n'ai pas oublié qu'à un moment je devrait en savoir plus sur cette histoire, sur Miléna. Mais pour le moment, c'est un petit frère adorable qui hante mes pensées, et qu'elles pensées douces alors.

Quand je rouvre les yeux, j'ignore totalement combien de temps j'ai dormi mais je constate que Declan et Zaccheo discute ensemble. Et aussi qu'on a changé de pays.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 4 Sep 2016 - 23:58




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Aussitôt Zaccheo réveillé, Declan rabat sa main sur le volant. Il pourrait la garder sur le genoux de son ami, simplement pour le rassurer et lui dire qu’ils sont avec lui cette fois mais il vaut peut être mieux qu’il la garde sur le volant. Depuis que Zaccheo lui a parlé de la mort de sa femme, il se demande si le jeune homme a peur de la circulation. Il semblerait que non mais il est certain que Zaccheo est particulièrement attentif en voiture et qu’il ne perd jamais le contrôle ou son attention. Peut être a-t-il peur, inconsciemment.
Les minutes suivantes se passent dans un silence de mort. Zaccheo s’est niché contre son compagnon. Declan aperçoit ses lèvres trembler dans le rétroviseurs. Ses paroles sont régulières, son corps tremblant avec elles. Avec le temps et l’expérience, le tueur a apprit à reconnaître la peur. Zaccheo exsude la peur. Il se pose des questions internes auquel Declan ne pourrait pas répondre. Mais même s’il n’a pas ces réponses, il ne peut s’empêcher de jeter des regards inquiets à son ami, lui posant une question silencieuse. Zaccheo n’y répond pas. Il ne l’a pas vu ou à simplement choisi de l’ignorer. Trop personnelle.

Ils restent ainsi de longues minutes, peut être une heure. Declan suit simplement la route comme Zaccheo le lui a demandé. Il laisse ainsi le temps à son ami de se remettre de son cauchemar. Souvent, il aimerait être dans sa tête pour savoir à quoi il pense dans ses moments. Certainement comme lui : à rien. Au moment présent, à inspirer et expirer, à se rappeler qu’il est vivant à cet instant. Zaccheo s’excuse encore une fois auprès du jeune palefrenier. Declan ne l’écoute pas vraiment, plus occupé à se décocher la mâchoire dans un bâillement. Il commence à fatiguer et ne tarde pas à s’arrêter sur une air de repos. Une petite routine commence à s’installer dans ces cas. Café, toilettes et encore café.
Zaccheo semble s’être un peu plus renfermé. Apollo garde ce sourire qui attire ce lui de Declan. Cet homme doit avoir un don pour tout le temps sourire… ou en avoir tellement vécu. Declan se rend compte pour la première fois que le passé d’Apollo ne doit pas être des plus joyeux. Il y a derrière son sourire une petite lueur noire dans ses yeux. Le genre de lueur que Declan a perçue sur trop d’enfants. Pourtant, son sourire parvient à se transformer en rire quand il lit quelque chose sur son téléphone. Pas si malheureux que cela.
Zaccheo reste dans ses tourments toute la pause, jusqu’à ce que les trois compères rejoignent la voiture et qu’il demande à conduire. Hormis les compliments qu’il donne à son oreiller vivant, il ne semble pas prêt à parler. A trois heures du matin la voiture redémarre avec les trois hommes à l’intérieur et Declan se laisse aller à ses pensées.

Entre deux moments de consciences pendant lesquels il pense, Declan trouve parfois le sommeil pour une minute ou deux. Apollo s’est endormi à ses cotés. Son sommeil semble des plus profonds. Sa respiration est régulière et longue. Il dort assez profondément pour que Declan puisse poser sa question, sans mettre mal à l’aise son ami ou révéler plus qu’il ne voudrait en dire à son ami. Il sait finalement qu’il peut ouvrir les yeux quand Zaccheo commente leurs voyage. Cela semble presque ironique. Une douloureuse ironie.
« C’est demain n’est-ce pas ? » demande Declan, son regard captant l’expression de son ami dans le rétroviseur.
Comme quoi, cet objet peut aussi servir aux passagers. Il espère simplement ne pas le blesser un peu plus, ne pas le braquer dans ce voyage. Mais il a besoin de cette confirmation pour savoir comment agir.
« Le jour de sa mort ? Je suppose qu’il est plus rassurant d’emmener quelques personnes avec toi. Nous serons là pour toi Zaccheo, nous ne te lâchons pas. »
Il attend la réponse de Zaccheo et une fois qu’il l’obtient, se fait un plaisir de distraire son ami. Pas assez pour le déconcentrer de la route mais assez pour lui permettre de penser à autre chose qu’à leur destination et la raison de ce voyage, au moins quelques secondes. Et quoi de mieux que lui rappeler la rencontre avec l’homme qui le distrait et lui donne l’affection dont il a besoin.
« Un bar karaoké ? J’ignorais que tu chantais mais je me ferais un plaisir de venir admirer tes compétences »
Declan se force à rire mais emmener Zaccheo sur ce chemin lui fera du bien. Au moins pour un moment. Les discussions passent sur tous et sur rien. Surtout sur rien. Leurs vies, ce qu’ils doivent faire en rentrant, les fleurs dans les tableaux que Zaccheo examine ou celles que Declan voit dans sa boutique, sur Apollo et ce que Zaccheo sait de lui, sur leur envie de manger un hamburger. Un repas bien gras et quelque part réconfortant.
« Il faudrait vraiment que j’améliore mes compétences en cuisine… Les pâtes, c’est délicieux mais nous risquons bien une overdose si nous en mangeons plus de quatre soirs par semaines dans les années futures »
Et les discussions repartent sur la cuisine, jusqu’à ce qu’Apollo ouvre les yeux. Declan lui jette un regard et constate qu’il semble bien reposé. Il ne semble même pas savoir où il se trouve. En même temps, cela doit bien faire une petite heure que nous avons passé la frontière.
« Bienvenue au Canada, cher dormeur. » le taquine gentiment Declan et il espère attirer le rire ou une réaction qui ne ramènera pas Zaccheo à ses pensées sombres.
Il aura bien assez de temps pour ressasser ses souvenirs quand ils seront arrivés et que la situation sera bien plus dure pour lui. En attendant, une nouvelle distraction n’est pas de trop.


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