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 Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW)

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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 9 Sep 2016 - 14:58









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Le réveil est brutal. La pause nous fait un bien fou et finalement, il est trois heures du matin lorsque nous quittons l'air de repos et reprenons la route. Nous ne disons pendant une bonne demie heure. Apollo s'est endormi paisiblement et après que j'ai fait une constatation sur notre voyage, Declan se décide à me poser la question qui devait lui brûler les lèvres depuis de longues, très longues minutes même. Je réfléchis de longues secondes avant de répondre.

« C'est aujourd'hui. Ce soir, à vingt-et-une heures vingt-sept pour être précis. » Je me tais un instant, hésitant entre reprendre ou m'arrêter là. Finalement, j'inspire avant de reprendre la parole « Je.. J'aurais dû être avec elle ce soir là. On devait passer cette soirée ensemble, confortablement installé dans notre canapé devant un bon film. Sûrement devant Armageddon qui était son préféré. On aurait siroter un bon verre de vin et finalement, nous aurions fait tendrement l'amour. Mais la veille j'ai reçu un appel du doyen de l'université dans laquelle j'avais un poste. Il voulait que je remplace un de mes collègues qui devait animé une conférence avec deux autres professeurs. J'ai accepte et Miléna a voulut venir. Elle devait me rejoindre à la fac pour vingt heure trente..mais elle n'est jamais arrivée » finis-je d'une petite voix enrouée par l'émotion.

Je me tais encore une fois et réfléchis aux paroles de mon ami et acquiesce alors. « Je ne suis pas seul ce jour là. Mes parents et la sœur sont là. Je reçois aussi un appel de mes beaux-parents. Enfin, de mes ex beaux-parents. Je ne sais pas trop comment je dois les appeler maintenant. Je ne sais réellement pourquoi je vous ai demandé de m'accompagner mais... Je suis heureux que vous ayez accepté. Merci » dis-je enfin, en le regardant de façon brève et lui sourire. Finalement, vers quatre heure et demi, nous arrivons à la frontière américano-canadienne. Les contrôles habituels prennent quelques minutes puis nous passons.

« Bienvenue au Canada mon ami. Plus que quelques heures et nous serons arrivés à bon port » lui dis-je. A partir de ce moment nous parlons de tout et de rien. Je comprend vite que le but de mon ami est de me changer les idées et je l'en remercie silencieusement . A la fois pour ça, mais aussi pour savoir quand il faut arrêter de poser des questions et quand, justement, c'est le bon moment pour les poser. Je ris lorsque Declan aborde ma passion pour le karaoké.

« Oh mon dieu. Je vais faire regretté à Apollo d'avoir lâché le morceau... mais oui, j'adore le karaoké. C'est un peu ma bête noire. Ma passion honteuse. Et surtout quand il s'agit des chansons de Céline Dion. Pour ma défense, c'est la faute de mon père. Il adore cette artiste et du coup, il mettait ses albums en boucle autant à la maison que dans la voiture. J'y ai vite prit goût » dis-je en riant. Puis vient le sujet de la nourriture. En effet, mon ami devrait prendre quelques cours de cuisine. Pas qu'il ne se débrouille pas bien mais parce qu'il ne sait faire quasiment que des pâtes.

« Tu sais, si tu veux je peux t'en donner quelques uns. Je me débrouille pas trop mal dans ce domaine. C'est vrai que les pâtes c'est bon mais à la longue, ça devient un peu...écœurant ? Enfin, ce n'est peut-être pas le bon mot mais je ne voudrais pas faire une overdose. Nous devrions peut-être songer à manger quelques légumes les prochaines fois. Genre courgette, haricots vert, aubergine, poivrons. Tout ce que les enfants déteste » Je ris un peu plus. Ça fait un bien fou et étrangement, même si nous nous rapprochant de plus en plus au fil des kilomètres, je n'ai aucune angoisse. Je suis bien.

Nous continuons à discuter de tout et de rien. De mon envie d'un bon Hamburger, des fleurs, parce qu'une conversation avec un fleuriste sans parler de fleurs c'est la même chose que d'aller dans une église et ne pas prier. C'est un sacrilège. Nous parlons aussi d'Apollo bien entendu. Je lui raconte notre rencontre puis d'autre petites choses sans jamais lui donner les détails. Il n'a pas à savoir ce qu'ils se passe et surtout comment ça se passe lorsque nous nous retrouvons le français et moi. Il en sait bien assez. Nous parlons également de sa mère. Rapidement bien sûr. Puis le sujet de mes parents arrivent sur le tapis.

« Ils se sont rencontrés dans un café pendant leur pause déjeuner il me semble non loin de leurs lieux de travail. Mon père travaille chez un libraire et ma mère dans une maison d'édition. J'ai toujours l'impression, quand je raconte leur rencontre, que ça s'est passé comme un de ses films hollywoodiens ou une de ses séries américaines. Tu sais quand l'homme et la femme se rentre dedans. Et bien, c'était exactement ça. Je trouve que ça fait tellement fleur bleue. Mais après tout, ma mère est une grande romantique. J'avais dix ans quand elle est entrée dans nos vies. Ils ont dix ans d'écart et … tout le monde pensait que leur relation ne tiendrait pas. Ça fait vingt ans qu'ils sont ensembles et vont fêter leur seize ans de mariage. Et bien sûr, ils ont eu ma sœur, Ava » lui dis-je alors en relatant un peu mon enfance. « Je leur ai beaucoup parlé de toi. Et d'Apollo bien sûr. Ils sont tous les trois impatients de vous rencontrer » lui dis-je alors en riant.

C'est à ce moment que mon amant de français se réveille. Se frottant les yeux comme un enfant, il se redresse. Declan lui souhaite la bienvenue au Canada alors que je lui demande s'il a bien dormit. Je lui jette de petits regard dans le rétroviseur et nos regards ne cesse de se croiser. A chaque fois, je lui offre un sourire sincère et décidément, même si ce n'est pas le moment, je sens le désir monter doucement et s'installer en moi. Je grogne doucement pour que personne ne l'entende. Frustration, frustration quand tu nous tiens.

« On fait une dernière petite pause ? » demandai-je finalement avec une petite idée bien précise en tête. Mon regard accroche celui chocolat du français à travers le rétroviseur. M'a-t-il comprit ? Je n'en doute pas un instant.




© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 11 Sep 2016 - 11:05





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Je décrypte qu'ils sont en train de parler de la famille de Zacch, et que ce dernier leur a fait les éloges de nous. Les pauvres, s'ils s'attendent à des gens civilisé ils tomberont bien bas. Je souris en les regardant alors qu'ils se rendent compte de mon réveil. Un bâillement me prend alors que je m'étire comme un gros chat, la position n'étant pas le plus appropriée pour dormir. Je couine alors que mon épaule m'engueule de l'avoir ainsi écrasée de tout mon poids mais je ris aussi parce que c'était totalement à prévoir. Je regarde Zacch dans le rétroviseur, mes yeux mouillés par le réveil plus ou moins douloureux, mais je ne me départis pas de mon sourire. Je suis si content d'être avec eux, et soudainement j'ai l'impression de comprendre à nouveau les ambiances amicales. Jusqu'à là, la fatigue faisant je n'avais pas pris le temps de les ressentir correctement. Je regarde dehors alors que Declan m'annonce qu'on a passé la frontière, je n'ai même pas senti l'arrêt à la douane, mais désormais le paysage est un peu différent, plus de forêt encore, des arbres noirs, des pins épineux et fournis, on se rapproche du Nord il n'y a pas de doute là dessus. Je regarde l'heure sur mon portable et en effet j'ai dormi un certain temps, le moins qu'on puisse dire c'est qu'à la prochaine pause je passe devant pour soutenir le conducteur. Les pauvres n'ont à mon avis pas eu le temps de fermer l’œil. A pas Zacch mais le repos qui lui a été accordé n'était pas le meilleur. D'ailleurs en parlant d'escale, mon regard accroche celui du conducteur qui nous annonce un arrêt. Et je lis très bien dans ces yeux que ce n'est pas une coïncidence s'il le propose maintenant que je suis réveillé. Je ne me savais pas aussi sexy au réveil, les yeux encore à demi fermés et les mains les frottant sans manière. Enfin je ne vais pas me plaindre, faire craquer tous mes vieux os de trentenaire qui ne s'assume pas ne peut me faire que du bien.

Quelques kilomètres plus loin, nous entrons sur l'aire de repos. Bien aménagée, en plein jour les enfants doivent même pouvoir jouer puisque je devine des balançoires et un toboggan dans l'obscurité. Bien sûr de quoi faire l'essence, d'ailleurs Zacch rempli la voiture, et un magasin en libre service avec juste un monsieur à la caisse. Des toilettes bien entendu et une ribambelle de camion à l'arrêt dont je devine les conducteurs endormis à l'intérieur. Je saute de la voiture avant que mon ami ne fasse le plein et je m'adonne à une série d'étirements qui me font un bien fou, alors que je gémis de bien être sans retenu. Puis une fois que la voiture est garée un peu plus loin sur le parking, je repère Zacch qui se rapproche. Declan a encore disparu, cet homme a un respect fou, il faudra que l'on pense à l'en remercier. Tous deux partons nous satisfaire et je devine l'empressement du québécois.

« Eh bien, je t'ai tant manqué que ça ? Désolé mais je passerais devant tout à l'heure, je dois faire attention à ce que Declan ne tombe pas de sommeil »

Je ris, je préfère vraiment voir mon ami dans cet état plutôt que cauchemardant et pleurant. Ça fait du bien de constater qu'il n'y pense plus trop, notre fleuriste d'ami l'a bien diverti pendant qu'il conduisait. Maintenant c'est mon tour et je ne compte pas lui laisser une seconde de répit pour qu'il replonge dans son cafard. Pendant un certain tant je tiens mon pari aussi bien que je tiens les rênes d'un cheval. Puis nous nous lavons à nouveau sommairement, et rejoignons Declan, sourires aux lèvres et uniquement un sentiment de plénitude dans l'esprit. Des cafés nous attendent, j'en bois un puisque je ne compte pas m'endormir à nouveau, même si je suis désormais bien réveillé. Quoiqu'un peu sloumpi. Je fais ensuite le tour des étales. Maintenant sur chaque produit il y a une feuille d'érable rouge sur fond blanc. Pas de doute on est définitivement au Canada. Ce ne sont plus des grizzly en peluche avec des drapeaux américains que nous pouvons acheter, mais des ours blancs mangeant des pancakes. D'ailleurs nous mangeons un peu aussi, des gâteaux que nous avions acheté un peu plus tôt dans la nuit. Mon ventre me remercie vivement, jusque là il gargouillait d'être ainsi oublié.

Les minutes passent, on reste presque une heure dans la station, à marcher, manger, se dégourdir ou encore simplement profiter de la fraîcheur nocturne. Puis vient le moment où il faut reprendre la route. Zacch doit retourner à l'arrière pour se reposer, mais je ne suis pas sûr qu'il parviendra à se rendormir. Pour ma part, comme annoncé précédemment, je monte à l'avant avec Declan au volant, pour le garder éveillé. Nous redémarrons alors que je ne sais pas si je dois vraiment discuter avec eux alors qu'ils doivent être crevés, puis finalement je me tourne vers Zacch pour le regarder tout sourire et entonner :
« Chez moi les forêts se balancent et les toits grattent le ciel ! »

Essayant de le faire chanter aussi. Je sais qu'il aura du mal à résister à ce genre de chanson alors je m'en donne à cœur joie. Néanmoins la présence de Declan pourrait potentiellement le rendre nerveux alors je continue à le provoqué un peu

« Les eaux des torrents sont violence et les neiges sont éternelles ! »


Je lui fais un clin d’œil l'invitant à me suivre dans ma bêtise alors que je devine le sourire de notre présent conducteur, attendant d'entendre Zacch chanter. S'il chante, alors le reste de cette partie du trajet sera destiné à refaire le répertoire de Céline et pourquoi pas entendre aussi la voix de Declan ! Parce que chanter ça tient éveillé !
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Lun 12 Sep 2016 - 18:40




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





L’esprit de Zaccheo ne semble plus occupé uniquement par la peine, ce qui rassure Declan. Bien plus que l’annonce qu’il fait concernant ses parents et le fait qu’il leurs ai beaucoup parlé de lui et d’Apollo. Le fleuriste apprécie les gens et la famille de Zaccheo ne doit pas être si terrible. Zaccheo ne serait pas l’homme qu’il serait si sa famille était mauvaise. La confiance qu’il leur accorde attendra cependant confirmation à leurs rencontres. Ce n’est pas une volonté, simplement une habitude trop bien ancrée pour être repoussé aussi facilement.

Ses rires continuent malgré le réveil de Apollo. Il semble encore un peu fatigué le pauvre chaton. Les yeux toujours un peu fermés, le teint légèrement rouge par le sommeil et la pression de la vitre sur son front, il regarde partout autour de lui et admire les paysages. Il ne doit pas souvent être venu au Canada.

Pour Declan, c’est la deuxième fois. Il était venu une fois, au début de son adolescence avec son père. Cette pensée est rapidement repoussée quand Zaccheo propose une pause. Le sourire et le regard qu’il lance au deuxième passager fait sincèrement sourire le fleuriste. Il sait ce que sous entend cet arrêt et il en profitera pour fumer. Zaccheo loin de lui, il ne risquera pas une réflexion quand au futur cancer qu’il traine. Cette pensée lui donne aussi le sourire jusqu’à la station suivante. Declan entend Apollo émettre un premier gémissement de bien-être alors qu’il tend ses bras au dessus de sa tête, sa main gauche maintenant son poignet droit.

Ecclipsé bien vite alors que son ami et son compagnon de coucherie se dirigent vers les toilettes une fois la voiture garée, il s’empare d’une cigarette et l’allume. La nicotine réchauffe son corps presque autant que l’air frais repose son esprit en glissant contre sa peau. Il ferme les yeux quelques secondes, prenant régulièrement une bouffée du mélange si néfaste qu’est sa cigarette.

« Excusez-moi, vous auriez une cigarette ? » lui demande une voix.

Elle ressemble à celle d’Apollo mais le fleuriste est à peu près certain que le palefrenier ne fume pas. Et même si c’était le cas, il n’aurait certainement pas pu revenir aussi vite de ses affaires avec le beau Zacch. Le fleuriste ouvre un œil pour observer le jeune homme. Une petite vingtaine d’année, des cheveux noirs en batailles, des yeux bruns, un corps trop maigre et des vêtements abîmés. Un garçon sans argent, qui doit faire les routes en espérant trouver mieux ailleurs. Il a cependant ce truc. Ce truc que Declan voit chez les autres enfants, ceux qu’il « sauve ». Mais il a aussi cette lumière. Il l’a vu chez Maxime.

Maxime, le premier garçon qu’il a sauvé. Il a revu l’enfant il y a quelques année, quand il est venu le remercier. Le remercier mais certainement pas d’avoir tuer son père, celui qui le prenait quand le cœur et l’alcool le lui offraient, pour un sac de frappe. Cela, il ne l'apprendrait jamais. Il venait le remercier de l'avoir recueilli un bon nombre de fois dans les recoins de sa boutique quand son père l'oublié, d'avoir veillait sur lui. Comme lui, le garçon devant lui a cette lumière qui crie Espoir. Le fleuriste lui tend immédiatement une cigarette et son briquet. Le garçon les prend avec un sourire et s’appuie contre le mur près de lui, comme lui l’est.

« Vous avez besoin que quelqu’un vous mène quelque part ? » lui demande Declan, espérant que le jeune homme n’a pas eu à passer la nuit dehors.

« Nan c’est bon, j’ai ma voiture, je suis juste… »

Il a presque peur de s’adresser à lui, ce qui est assez marrant. Mais il a aussi ce sourire qui affirme qu’il va bien. Il est assez âgé pour ne pas avoir à se soucier de ses parents. Il les a peut être fuit. Mais il est mieux seul qu’avec eux… Il a ce truc qui hurle qu’il va bien.

« En rade ? » propose immédiatement Declan en sortant de son portefeuille un billet qu’il donne au jeune homme.

Il a toujours su y faire avec les enfants mais les jeunes adultes sont parfois plus faciles à comprendre que les plus jeunes, surtout quand il lit en eux comme dans un livre ouvert. Le gamin le remercie encore et encore quelques secondes, le temps que Declan termine sa cigarette et quand il part. Le moment a peut être paru court pour les deux amants mais la pauses ne peut pas durer éternellement et le fleuriste fait déjà couler trois cafés pour eux, juste avant que les deux ne sortent des toilettes, un peu débraillés mais en état de fonctionnement, surtout pour Zacch. Le jeune cavalier est bien parvenu à le distraire et cela lui donnera assez de courage et de force pour les moments suivants. Ses pupilles sont toujours légèrement dilatées et ses lèvres gonflés.


Les cafés sont rapidement avalés, quelques pas sont fais dans le plateau d’herbe pour profiter de la fraicheur de la nuit. Declan prend place derrière le volant, Apollo déplace les sacs à l’arrière avant de monter à ses cotés tandis que Zaccheo se cale confortablement sur les sièges arrière. Le fleuriste lui jette un regard inquiet dans le rétroviseur. Il ne sait si c’est une si bonne idée. Avoir le bouclé à coté de lui est très agréable mais il craint que Zaccheo soit prit d’une crise ou d’un moment de tristesse. Apollo serait une bonne distraction. Il lui proposerait bien d’aller reprendre sa place près du blond mais si Zaccheo le remarque, il lui en voudrait un peu… Beaucoup. Il se reconcentre sur la conduite et la sortie d’autoroute. Les canadiens ont parfois une drôle de manière de conduire, très différente de l’américaine. Quoi qu’il ne prétendrait jamais que les américains roulent bien.

Finalement, il n’a même pas besoin que le français soit à ses cotés pour le distraire. Les mots de Céline Dion naissent entre les lèvres d’un Apollo tourné vers son amant. Declan ne connaît pas la chanson. Pas les paroles du moins mais l’air lui est familier. Alors il le siffle, le siffle pour que Apollo puisse chanter par dessus. Il n’a pas l’oreille absolue mais il est certain de ne pas siffler trop mal. Du moins, les clients ne se sont jamais plaints.


Son regard dérive vers son réticent de meilleur ami, sourire aux lèvres et les yeux rieurs. Zaccheo a besoin de se détendre mais il semble réticent à chanter. Peut être a-t-il peur de montrer ses capacités à son meilleur ami ? En tout cas, Declan ne compte pas le laisser ainsi et bien profiter des chants qu’il a en réserve.

« Allé, mon petit Zacch ! Chante et potentiellement, à la prochaine, je m’y mettrais aussi. Quand j’en connaitrais une… »

Le potentiellement est bien passé mais sans qu’il insiste dessus. Il vaut mieux nuancer la promesse, surtout quand il est sûr que Zaccheo le pendra par les oreilles s’il ne s’y tient pas. Au pire, il pourra toujours prétendre que conduire lui occupe un peu trop l’esprit. Mais il ne sent pas vraiment Zaccheo dans cette humeur, comme si le simple fait d'être remonter dans la voiture lui avait rappelé à l'esprit de mauvais souvenirs. Declan le connait assez pour savoir qu'il n'est pas en bon état. L'oscillation entre cauchemars et ses souvenirs sont loin d'être un cadeau à apprécié. Il pose une question silencieuse à son passager d'un regard dans le rétroviseur. Zacch le voit. Il en est certain mais il ne peut pas l'insister. Les faire arriver à destination est une bien meilleure option que cette question, il ne peut en douter.


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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Jeu 15 Sep 2016 - 18:45









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Il faut bien encore une petites vingtaines de minutes avant de gagner la prochaine aire de repos. Et je suis plus qu’heureux en éteignant le moteur. Je regarde Apollo sortir rapidement de la voiture et s'étirer comme un bon gros chat. Je ris devant cette pensée alors que Declan, sourire aux lèvres, quitte à son tour le véhicule. Je soupire de contentement, me félicitant alors d'avoir amené mes amis avec moi. Puis, je sors à mon tour. Declan disparaît comme à son habitude pour nous laisser un peu d'intimité. Si j'avais ne serait-ce eu qu'une petite hésitation sur le fait que mon ami n'est pas comprit, maintenant je suis convaincu qu'il a capté la subtilité de cet arrêt soudain. Je ris doucement en m'approchant de mon amant avant de rire devant ses
paroles.

« Que croyais-tu, trois heures et demie c'est extrêmement long ! »
dis -je en lui offrant un beau petit sourire charmeur et le regard enjôleur. Et hochant la tête, je reprends « Oui, je vais dormir un peu je pense et reprendrai la voiture pour le dernier morceau de route. Maintenant vient, je n'ai aucune l'intention d'attendre une minute de plus. J'ai bien trop envie de ton si beau corps».

Je l'embrasse rapidement et de façon très sage bien que je tremble déjà d’appréhension positive et d'envie mêlée. Nous ne mettons pas longtemps pour atteindre les toilettes, heureusement propres ici aussi. La cabine du fond est heureusement grande et aucune odeur ne vient nous déranger. Nous profitons de l'instant, ou tout du moins, je profite de cet instant. Il est comme hors du temps et sûr que ça m'empêche de penser à de mauvaises choses.

Nous ressortons de là presque une demie-heure après cheveux en bataille et sourire aux lèvres. Lèvres encore un peu rougies et yeux brillants. Declan a fait couler du café et je lui souris avant de le remercier pour le nectar fumant que nous avalons tout les trois avec délectation. Personnes ne parle pendant de longues minutes, appréciant juste l'instant de calme.

Nous restons une longues heures à nous détendre. Nous bavardons profitant de la fraîcheur de la nuit. Nous discutons en nous dégourdissant les jambes et finalement, vers cinq heures du matin alors que les premiers camionneurs se réveille nous reprenons la route. Je monte à l'arrière après avoir expliqué la route à Declan et effleuré les lèvres à mon amant. Les deux hommes s’installent à leurs tour. Rapidement, les souvenirs de mon précédent sommeil me reviennent en mémoire je commence légèrement à angoissé. Je ne dis rien cependant mais croise le regard de mon meilleur ami de fleuriste dans le rétroviseur. Il a comprit. Je lui fait un simple petit hochement de tête pour lui signifier que je vais bien. Il ne semble pas vraiment convaincue. Même s'il se reconcentre sur la route, je le sais et je sens ses petits coups d’œil furtif pour s'assurer de mon état.

Un petit silence confortable s’installe entre nous trois alors que Declan est concentré sur sa conduite et que Apollo regarde le paysage. Moi, je ferme les yeux essayant de m'endormir en vain. Finalement, j'entends quelqu'un bouger et j'ouvre les yeux pour voir mon si bel amant et le voix m'offrir son plus sourire. Je hausse un sourcil étonné ne comprenant pas ce qu'il veut. Et alors, sans prévenir il se met à chanter. « J'irai où tu iras ».

Je ris doucement alors que je l'écoute chanter les premiers mots. Je le regarde un peu étonné mais aussi un peu gêné en comprenant qu'il souhaite que je limite. J'hésite encore quelques instant. Il chante la deuxième phrases. Je souris de toutes mes deux ressemblant probablement à un castor et me lance dans la suite des paroles, ma voix venant se joindre à celle du français, s'accordant comme lors du jour de notre rencontre dans ce fameux bar.

« Chez moi les loups sont à nos portes et tous les enfants les comprennent.
On entend les cris de New York et les bateaux sur la Seine.
Va pour tes forêts tes loups tes gratte-ciel, va pour tes torrents tes neiges éternelles.
J´habite où tes yeux brillent où ton sang coule, où des bras me serrent
J´irai où tu iras, ouh ouh ouh.
Mon pays sera toi, ouh ouh ouh.
J´irai où tu iras qu´importe la place, qu'importe l'endroit ».


Je comprend aussi bien vite que Apollo n'a pas choisit cette chanson par hasard. Il savait que j'aurais grand mal à résister à une telle invitation mais je lui en suis silencieusement reconnaissant. Alors, je continue à chanter, l'accompagnant, alors que nos regards ne se lâchent plus. Ils ne se lâchent plus jusqu'à la dernière syllabe, du dernier mot, de la dernière phrase.

« J´irai où tu iras, ouh ouh ouh.
Mon pays sera toi, ouh ouh ouh.
J´irai où tu iras qu´importe la place, qu'importe l'endroit ».


Fin de la chanson. Je souris une fois encore et finalement je me redresse et regarde Declan avant de lancer un « Declan, ne me dis pas que tu n'as jamais chanté du Céline Dion ! C'est impossible. Tout le monde a chanté du Céline au moins une fois dans sa vie ! Allez.. Hmm, Apollo, du même album tu connais Pour que tu m'aimes encore ? » demandai-je amusé.




© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mer 21 Sep 2016 - 16:56





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Un sourire non dissimulé étire mes lèvres lorsque Zacch se met à chanter, heureusement pour moi, poussé par un défi de Declan. Quoique j'aimerais aussi beaucoup entendre le fleuriste chanter. Je sais pas pourquoi je suis sûr qu'il ne chante pas si mal. Finalement, même s'il ne connaît pas la chanson de Céline Dion, Zacch chante suffisamment pour eux deux, il la connaît même mieux que moi, mais je n'ai jamais décrété être un très grand fan de Céline, et je ne suis pas québécois, quand bien même il s'obstine à dire que lui non plus !

Dès lors que nous avons fini de chanter sans musique je me mets à la recherche du cd, le fameux, celui que je sais qu'il a dans sa voiture. Je le trouve d'ailleurs dans le tiroir sous mon siège passager. Je regarde derrière quels titres il y a dessus, mais puisqu'il s'agit d'un best of, je me doute que ce sont les plus connues. De son côté, Zacch s'étonne que Declan ne connaisse pas Céline Dion, ou du moins pas les chansons et encore moins par cœur. Je ris un peu et regarde le conducteur à côté de moi qui fait semblant de trop se concentrer sur la route pour ne pas avoir à chanter.

« Ahahah, toi t'as espoir qu'on ai pas de chanson à te faire chanter l'ami. Manque de chance, j'ai une enceinte, un portable et j'écoute certainement des choses que tu connais »

Je ris doucement, il va passer à la casserole cet homme qui essaie de disparaître actuellement. En attendant je glisse le cd dans le poste radio pour sauter directement à la chanson demandée par mon amant. En fait, chez Céline Dion c'est pas tant les textes que j'aime, mais les mélodies, la joie de vivre, et cet accent. De toute manière l'accent québécois c'est mon point faible. On peut me demander n'importe quoi avec, et je cède sans même me défendre. Pire qu'un séance d'hypnose ou que le discours d'un gourou de secte. J'adresse un petit regard à Zacch alors que la chanson se lance, je ne connais que le refrain, c'est pour dire si je n'ai pas bien travaillé le répertoire de la chanteuse, mais je sais que lui saura la réciter sans souci. Et alors qu'il commence à chanter, seul, je lui promet que je le rejoindrai sur ce que je connais. Il se vengera, je n'en doute pas, mais en attendant nous pouvons profiter pleinement de cette voix grave et de ces notes posées. Il ne se trombe jamais à aucun moment, comme s'il l'avait écoutée plus de cent fois, ce qui ne m'étonnerai pas. Je suis sûr que c'est pareil d'ailleurs pour toutes les autres chansons de l'album. Cela me rend à la fois admiratif et dubitatif. Réécouter autant un album, c'est un peu s'enfermer dans un cocon de bien être et parfois même se fermer au reste des choses. Je le sais, je l'ai vécu, j'ai beaucoup écouté des musique en mode repeat ou même sur youtube avec l'annotation « 1 hour », ou bien même « 10 hours ». Dix heures du même refrain, de la même musique, quitte à s'en dégoûter. Mais c'est un besoin submergeant, comme un souvenir qui remonte ou un rêve duquel on se réveille et dans lequel on aimerait retourner.

Quand le silence revient dans la voiture j'éteins le poste et j'allume l'enceinte, écoutons donc autre chose, ça ne peut pas faire du mal de tourner un peu. Je regarde à nouveau Declan alors que j'applaudis encore Zacch le félicitant pour cette prestation. Comment cuisiner notre conducteur. Qu'écoute-t-il exactement, chanter du classique serait vraiment pas une bonne idée. Bien trop dur, même moi je ne m'y risque presque pas. Et surtout je ne sais pas quel genre de classique il écoute.

« Mm... Declan, mon cher Declan, écoute-tu The tallest man on Earth ? Ou bien plutôt Of monsters and men ? The lumineers peut être ? Cocoon ?» J'essaie de lire son visage, mais j'ai l'impression qu'il ne veut rien laisser passer, timide le garçon. Il veut pas chanter devant nous. Je ris un peu. Et finalement je lance Little Talks « Si l'envie te prends de me suivre n'hésite pas, je risque de faire un bon gros yaourt pour ma part parce que je la maîtrise pas. Sauve l'honneur de cette chanson~ »

Les première notes sont si facilement reconnaissables que même sans connaître le titre on sait ce que c'est, et je sais qu'il faut quand même être relativement fan pour la savoir en entier sans bloquer comme Zacch tout à l'heure avec Céline Dion, mais je préfère prendre le pari que ce sera le cas de Declan, et je pris silencieusement. Je prends un risque, peut être qu'il ne la connaît pas, et que Zacch non plus, et qu'ils vont se faire chier comme des rats morts, mais je leur proposerai après de me dire ce qu'il veulent écouter, chanter, crier ou même danser. Ainsi je commence à chanter, je connais la première phrase mais le reste jusqu'au refrain est totalement approximatif, en plus c'est une chanson à deux voix, j'ai vraiment besoin de son aide là. A lui ou à Zacch s'il peut me l'apporter.

« I don't like walking around this old and empty house [...]Don't listen to a word I say, the screams all sound the same, though the truth may vary this ship will carry our bodies safe to shore~ »
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Sam 24 Sep 2016 - 23:12




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Zaccheo se met à chanter de sa voix légèrement cassée et c’est agréable à écouter. Declan ne connaît pas la chanson mais il laisse le français et son ami en profiter. Le français bouclé s’en donne à cœur joie. Il a une jolie voix, qui se mêle parfaitement à celle de Zaccheo. Il comprend mieux la passion des deux pour le karaoké. Leurs chansons doivent avoir un charme qu’il ne nierait pas. Pour laisser ce charme opérer, il se contente de siffler le refrain. Il n’a pas une oreille parfaite mais une assez bonne pour lui permettre de recréer un sifflement concordant.

« Désolé de te décevoir Zacch mais Céline passe très peu sur les radios de ma boutique »

Puisque c’est là qu’il passe les trois quarts, voir tout son temps, cette réponse se doit pas choquer le blond. Certainement pas depuis les dernières fois où il le rejoint trop souvent pour les nuits. Quelques nuits à étudier et travailler ou boire bien sûr. Rien de semblables à la relation qu’il entretien avec le français.

Ils se mettent à chanter la chanson suivante. Apollo et Zaccheo s’en donne à cœur joie et cela met du baume au cœur gercé de Declan de le voir avec un tel sourire. Le français est une parfaite distraction pour lui, un très bon ami qui promet à Zacch de chanter les paroles qu’il connaît sur la chanson. Zacch commence à chanter et la voix du français se même doucement à la sienne.



Charmant français qui ne le laisse pas échapper à cette subtile torture qu’est la chanson. Bien évidemment, un aussi bon chanteur ne se serait pas déplacé sans son enceinte et son portable. Et lui qui pensait pouvoir échapper à la torture. Le jeune bouclé ne semble pas de cet avis et le questionne immédiatement sur ses gouts musicaux.

« Ah et moi qui pensais pouvoir me dérober à cette torture ! » plaisante Declan avec un immense sourire prouvant qu’il ne pense pas un mot de ce qu’il dit… Ou pas vraiment. Chanter n’est pas vraiment l’un de ses passe-temps. Souvent, siffler l’air lui suffit. « Peut être un peu de tout. Je ne sais pas vraiment. La plupart du temps, j’allume la radio ou youtube et laisse les chansons défiler… Mais je dois t’avouer que certains de ces noms me sont familiers. »

Declan essaye de paraître le plus neutre possible. Il connaît certains de ses groupes et il les chante sous la douche ou les murmure derrière ses fleurs, là où personne ne l’entend. Même Zaccheo pendant les trop nombreuses fois où il est venu partager avec lui le sol de sa boutique ne l’a jamais entendu chanter. Il y a veillé comme un berger sur ses moutons. Jamais il ne le dira. Enfin pas tant qu’il ne l’aura pas décidé ou du moins, qu’il n’y aura pas cette petite chose pour le faire craquer.



Apollo est un attrape cœur. Et quand il ne les attrape pas pour les mettre dans son lit, il les attrape avec une chanson.

Quoi que dans le cas d’un jeune blond, il semblerait que les deux soient le meilleur remède.

Little Talk empli l’habitacle de la voiture, les notes se suivent et se poursuivent et il ne faut pas quelques secondes pour que Declan accompagne Apollo dans ses quelques notes. Il ne chante pas bien. Disons simplement qu’il ne brise pas les oreilles du monde. Sa voix s’accorde doucement, joue sur les notes.

« So hold my hand, I'll walk with you, my dear […] »

Perfectionniste tueur en série, il en connaît chacune des paroles. Il ne s’amuserait certainement pas à l’interpréter dans un « yaourt » comme dit le jeune Apollo. Il prend chacun des mots, se les rappelle et les insuffle de nouveau sur les notes de la musique. Un léger sourire nait sur ses lèvres comme pour compléter le tableau.

Il a comprit depuis quelques années que la musique est comme une composition florale. Elle ne dépend pas de l’accord, de la note juste. Elle dépend seulement du cœur qu’on lui donne, de cette impression de trop plein qui en ressort. De cette note qui tombe de douleur comme le lierre ou de celle qui rit comme un tournesol, celle qui s’apaise comme le lys, celle qui brûle d’amour telle une rose ardente.

Il y a tellement de chose à en dire et pendant quelques secondes, Declan oublie l’habitacle de la voiture. Ô il est bien concentré sur la route et ne laisse rien perturber ce calme musical, mais il ne se laisse plus perturbé par la présence du français qui avec sa voix d’ange et son accent que Zaccheo aime certainement trop croquer. Il chante simplement, ses yeux trop bleus se fixant parfois dans le rétroviseur pour observer le blond à l’arrière puis de nouveau sur la route où commencent à affluer les premières voitures du matin.

« Though the truth may vary. This ship will carry our bodies safe to shore »


La musique laisse trembler la dernière note que Declan apprécie. Un moment de répit entre deux chansons et il aperçoit le regard des deux passagers, l’un à ses cotés et l’autre dans le rétroviseur. Il pourrait presque hurler leurs pensées, cela aurait le même effet et il s’en sent presque honteux. Zaccheo est un livre ouvert, surtout quand on le connaît un peu mais il ne devrait certainement pas être capable de décrypter Apollo aussi facilement.

« N’espérez même pas m’emmener dans un karaoké. Je donne en engrais à mes roses le premier qui ose émettre cette hypothèse. »

Il essaye d’être menaçant avec un petit sourire mais, même sur lui, cette hypothèse a bien peu d’effet. Il n’imagine pas un seul instant qu’elle puisse le faire sur les deux autres.




Sur un panneau d’affichage, une station service est annoncé et Declan regarde encore une fois Zaccheo dans le rétroviseur. Il ne voudrait pas lui imposer cela en ce jour…

La pensée est vite recalée dans son esprit. Son ami va bien, c’est le plus important et Declan s’assure encore une fois que ses yeux ne sont pas trop rouges et que physiquement, il est en état de conduire, pas trop fatigué, ce qui risque de ne plus être son cas dans quelques kilomètres. Il ne leurs reste pas énormément de chemin et avoir un accident maintenant serait vraiment une mauvaise idée pour tout le monde.

Il lui faut agir normalement et la normalité voudrait qu’il lui demande de reprendre la main, ce qu’il fait donc.

« Zacch, je peux te laisser le volant à la prochaine station. Je commence à me faire vieux pour faire des nuits blanches »

Il a un léger sourire mais il ne peut se mentir à lui-même : il commence réellement à être vieux pour passer des nuits blanches sur la route et son cerveau le prit presque d'aller sur les sièges arrières dormir une heure ou deux avant d'arriver chez les parents de Zaccheo. Parents qu'il préfèrerais d'ailleurs ne pas rencontrer avec des cernes de dix pieds de long et plus noirs qu'un lilas en fleurs. Mais il attend la réponse de Zaccheo pour ce faire. S'il ne le souhaite pas encore, il continuera jusqu'à ce que son ami le lui demande. Quelques heures de sommeil contre une amitié, son choix est vite tourné vers cette dernière.




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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 25 Sep 2016 - 17:51









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Mon rire franchit la barrière de mes lèvres. Quoi ? Pas de Céline Dion dans la boutique de mon meilleur ami ! Ce fait est inacceptable ! Je tire la langue à Declan, amusé, alors que celui-ci me jette un énième petits coup d’œil dans le rétroviseur. Je sais qu'il est inquiet pour moi mais je tente de le rassurer à lui offrant des sourires sincères. J’espère que cela suffira. J'angoisse bien sûr mais je n'ai pas envie qu'il en soit ainsi de mes amis. Alors, sourires, blagues et chansonnette. Voilà le remède.

« Tu pensais réellement échapper à ça ? Laisse tomber, le charmant jeune homme se trouvant à tes côtés est du genre têtu il ne te lâchera pas tant que tu n'auras pas poussé la chansonnette. Un peu de courage mon ami ! »  dis-je amusé alors qu'une chanson qui m'est inconnue s'élève dans l'habitacle de la voiture alors que Apollo a coupé le poste radio. Little quelque chose. Peu importe. J'écoute mes deux amis chanter, du moins pour Apollo. Declan lui se contente tout d'abord de chantonner. Les kilomètres défilent et nous nous rapprochons petit à petit de Montréal. Plus que deux petites heures.

Mes pensées m'emportent bien loin de là. Bien loin de mes amis et de cette chanson inconnue. Je me laisse aller au bon souvenirs que me rappelle le pays qui m'a accueillit à l'âge de trois ans. J'aime particulièrement me rappeler les périodes de fêtes. Surtout je moment de noël. Le sapin et le feu crépitant dans la cheminée. Les chaussettes accrochées à celle-ci. Les cadeaux sous l'arbre et la bonne odeur de chocolat chaud s'élevant dans la maison. Mes parents s'affairant gentiment à faire cuire le repas alors que Miléna et moi sommes entrain de mettre la table dans le salon. Ava elle est pelotonnée sur le canapé dans une couverture avec Molly, notre chienne.

Je suis ramené dans le présent par Declan qui déclare qu'il transformera en engrais toutes personnes ayant oser pensée ou proposer de l'emmener un jour dans une soirée Karaoké. Je ris. « Mon bon ami, je te manquerai bien trop. Mais je compte bien te traîner dans une soirée karaoké avec moi un de ses jours. Et c'est non négociable. Ça ne sert à rien de râler. »., lui dis-je amusé par ma réponse. J'imagine tellement bien mon ami dans un bar entrain de se dandiner mal à l'aise devant des gens alors que les paroles des chansons défile sur l'écran. Quel spectacle extrêmement amusant. Nous rions tous. Sauf Declan qui ne cesse de répéter qu'il est hors de question qu'il aille chanter dans un bar.

Finalement, après dix minutes de bon rire, Declan reprend la parole pour me demander s'il est possible que je puisse prendre le volant pour les deux dernières heures. Je hoche la tête en lui souriant. « Bien sûr mon ami. Tu as conduit assez longtemps et il faut que tu te reposes. Arrêtes toi à la prochaine air de repos. On se dégourdira les jambes pendant un petit quart d'heure et je te remplacerai pour que tu puisses faire un petit somme ».

Après un hochement de tête et un petit coup d’œil dans le rétroviseur, le fleuriste se reconcentre sur la route. Une petite demie heure plus tard, nous atteignons l'air de repos. Une fois dehors, je m'étire longuement et respire à fond l'air frais du Québec. Ça fait un bien fou de revenir aux sources. Bien évidemment, nous passons par le Saint Graal : la machine à café ! Nous discutons pendant une quinzaine de minutes. Je me sens un peu stressé mais n'en montre rien à mes amis. Finalement, tout le monde remonte en voiture. Je me glisse volontiers derrière le volant alors que Declan s'installe à l'arrière et que mon français d'amant s'installe devant, à mes côtés.

Je lui souris et mets le contact avant de prendre la route direction Montréal. J'annonce à mes compagnons de route qu'il nous reste approximativement une heure à une heure et demie de route et que nous sommes donc bientôt arrivé au bercail. Le silence retombe rapidement. Apollo semble dans ses pensées et Declan ne tarde pas à s'endormir. Quant à moi, je suis concentré sur la route. Pendant de très longues minutes ni le brun, ni moi ne parlons pas.

Finalement, je tente de le ramener un peu vers moi en posant ma main sur sa cuisse pour le caresser doucement. Je lui jette un petit regard et je lui offre un petit sourire charmeur. Je n'ai pas le temps de voir s'il me le rend ou non mais je ne retire pas ma main pour autant. Je continue de la caresser avec de petits gestes doux. Il me tarde d'arriver...

*** *** ***


Nous sommes garés devant une petite maison aux allures américaines. Briques rouge sombre et blanches et toit noir en pente. Un grand jardin verdoyant avec une allée de pavé blanc s'étend devant nous et mène aux escaliers du perron. Une barrière blanches entour la demeure. Les souvenirs afflux en masse. Enfin à la maison. Nous n'avons pas le temps de descendre de la voiture que Molly sort en trombe de la maison et se met à aboyer en me reconnaissant. Elle est suivit de prêt d'Ava et de mes parents.

« ZACCH ! » . Je souris lorsque ma sœur arrive en courant et me saute dans les bras. Je la serre fort contre moi et enfouit mon nez dans ses cheveux, inspirant son odeur. C'est fou comme elle m'a manqué. Malgré notre grande différence d'âge, nous avons toujours été très fusionnels tout les deux. A leurs tours, mes parents me prennent dans leurs bras.

« Maman, Papa, Ava, je vous présente Declan et Apollo. Se sont des amis qui me sont chers » leur dis-je en leur souriant alors que ma sœur ne me lâche pas d'une poil. « Tu m'as manqué Princesse » lui glissai-je à l'oreille alors qu'elle se blottit contre moi.




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J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Dim 25 Sep 2016 - 21:04





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

J'ai gagné, Declan chante. Enfin chante, disons qu'il fredonne, mais qu'il fredonne bien ! Heureusement pour moi, il connaît bien cette chanson, par cœur d'ailleurs, c'est vraiment la bonne idée de la journée que de proposer ce petit karaoké. Même si la nuit est plus que bien avancée, si on ne voit pas le soleil en arrivant, on sera néanmoins assez jet lag. On s'amuse bien mais toutes les bonnes choses ont une fin et Declan est fatigué, je le garde éveillé, mais sûr que dès qu'on reprendra la route avec Zacch au volant, il ira dormir à l'arrière. D'ailleurs, il entre sur l'aire de repos, pour qu'on puisse se dégourdir les pattes, boire un café pour ma part et discuter tous ensemble.

A l'heure de reprendre la route, Zacch nous informe qu'il ne reste plus qu'une heure, une heure et demi tout à plus pour arriver, et cette idée ne me déplaît pas, je ne dirais pas non à un vrai repas, une douche et surtout de la compagnie autre que mes deux amis. Pas que je ne les aime pas, au contraire même Declan je l'apprécie de plus en plus, mais à n'être qu'entre nous, on a rapidement fait le tour des sujets de conversation. Le fleuriste à l'arrière n'a d'ailleurs pas essayé d'en entretenir une, il s'est écroulé de fatigue, et il dort à présent comme un nourrisson. Ou un bébé chaton. Plus ce dernier, c'est plus mignon. Enfin bref, ne restent éveillés que Zacch et moi, et j'avoue ne rien avoir à dire, et surtout ne pas avoir envie de le déconcentrer sur sa conduite. Je regarde la route, les paysages, j'aime ce pays, j'aime ces hauts arbres qui bordent les routes, et j'aime le calme de la nuit, ici on voit bien les étoiles, et en plus il ne pleut plus. Au diable ceux qui crachent sur le Québec, ce pays est l'un des plus beau qui soit. Malgré les basses températures.

Je suis sorti de ma réverie par une main posée sur ma cuisse, Zacch n'a pas eu de mal à attirer mon attention, il doit s'en féliciter intérieurement. Je lui souris alors qu'il en fait autant. Et il ne retire pas sa main, il faut dire qu'il n'a pas trop à changer les vitesses pour le moment, alors il peut se permettre de la poser à un endroit un peu plus confortable. Il caresse doucement, peut être même par pur automatisme, et je devine dans ce geste répété un certain stress. Il n'est pas à l'aise, ou alors il se pose des questions, toujours est-il qu'il n'est pas dans son état habituel, et que même s'il est visiblement heureux d'être dans son pays, il est grandement incertain quand à la suite des évènements. J'ai envie de lui demander si ça a un rapport avec son cauchemar, ou s'il regrette de nous avoir amener, mais ces deux questions sont aussi stupide l'une que l'autre, alors je ne lui ferai pas l'affront, et je continue de lui sourire l'encourageant silencieusement à ne pas se torturer.

« J'aime tellement ce pays... Je suis si heureux de t'avoir rencontré, et que tu m'aies invité. »


Lorsqu'on arrive, Declan se réveille tout seul, comme soulevé par l'instinct que si la voiture est arrêtée ce n'est pas normal, pas forcément mauvais mais qu'il doit être prêt à réagir. Je comprends tout à fait cela, et même s'il a un peu la tête dans le chou à cause de son sommeil. Pour ma part je sors en même temps que mon amant et je m'étire de tout mon long. Zacch est déjà en train de saluer sa famille, et je ne vais pas l'interrompre. Rejoint par Declan nous décidons de nous rapprocher. Et ainsi nous sommes présentés à cette famille heureuse. En tout cas ils ont l'air de l'être. Je souris, tend une main qu'on me refuse au profit d'une bise. Puis deux puis trois, de chaque membres de la famille et une grosse lèche sur la main de la part du chien. Je m’accroupis pour lui frotter les oreilles. Puis je me redresse pour regarder un peu la mère, le père et la sœur. On dirait un peu ma famille finalement, sympathiques, accueillant, et souriants. Bien que plus vêtus. Je ris doucement à cette pensée et je leur rends leurs sourires.

Nous sommes bien entendu invités à entrer dans la maison. Et bien vite nous nous retrouvons dans le salon, une tasse de café bien chaude à la main, discutant tous ensemble. Ses parents sont adorable, sa sœur l'est plus encore, et cette maison est chaleureuse. J'aime être dans un endroit comme ça. Franchement, les aires de repos c'est bien, c'est utile et en plus ça propose du café et des toilettes, mais une habitation c'est pas comparable. C'est autrement mieux et surtout propre, chauffé, et tout ce qui va avec. Néanmoins il est très tôt, et les pauvres doivent avoir du mal à émerger. D'ailleurs ils nous ont accueilli en pyjama, et je suppose que, aussi gentils qu'ils soient, ils sont comme tout le monde, et ils auraient potentiellement préféré une vraie nuit. Ce qui serait normal.

Ainsi, après deux heures à discuter tous ensemble, il nous faut reprendre la route, pour heureusement peu de temps, mais surtout pour rejoindre la maison de Zacch. Ainsi nous pourrons tous profiter de quelques heures de sommeil. Avant d'attaquer la journée.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mer 28 Sep 2016 - 23:09




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Comme à leurs habitude, les trois compères envahissent la station service pour quelques minutes. Un café, une pause toilette et le retour dans la voiture se fait rapidement. Declan vient immédiatement s’écrouler à l’arrière alors qu’Apollo prend place aux coté de Zaccheo. Zaccheo qui rallume le contact et reprend rapidement la route. Le bouclé regarde vers l’extérieur, la route et les bords. C’est vrai que le pays est magnifique…

Pas un bruit, seul le vrombissement du moteur et la fraicheur de la vitre accompagnent Declan dans son sommeil.

Declan rouvre les yeux. La scène lui paraît irréaliste. Il est chez lui. Dans cette maison qui paraît trop vide. Dans cette maison qui l’a vu grandir et vieillir. Il a une petite vingtaine d’année. La tutelle de sa mère a été prononcée, la maison a été vendue quelques jours plus tôt. Il doit maintenant en déménager les affaires, la rendre assez propre pour les nouveau propriétaire et bien sûr, retiré tout ce qui couvre les murs, passant du poster le plus idiot aux photos de famille.

Il sort rapidement les premiers cartons, les plie et les pose sur le sol avant d’y jeter tous les objets. Dans l’un les photos et les objets de familles, dans l’autre les bibelots et les choses qui pourront être vendues. C’est un outrage lui a-t-on dit mais il n’en a que faire. Il n’a pas l’impression de tenir à quelque chose dans cette maison.


Puis il y a ce bureau. Ce bureau dans lequel il n’est pas entré depuis des années. Pas après y avoir découvert le corps de son père. Cela fait bien trop de temps. Il en pousse la porte. L’anxiété lui ronge le sang.

Mais le bureau n’est qu’une pièce trop bien rangée. Plus un papier ne traine, plus une trace de sang ne couvre le sol. Les volets sont toujours fermés. Depuis des années. Tout a l’air… parfaitement normal.

Cependant, il y a qu’une seule chose qui parvient au jeune homme. C’est…




Le moteur tournant plus lentement réveille doucement le fleuriste. Ses yeux s’ouvrent et il repère immédiatement le type de lieu jusqu’où ils sont allés. Un quartier résidentiel. C’est drôle, il aurait plutôt imaginé Zacch comme un citadin pur et dur. Mais ce lieu n’est pas si mal. Pas si mal pour faire grandir un gamin.

Declan refoule rapidement les sentiments que lui laisse son rêve et remet ses cheveux en place, réajuste sa chemise et le peu qu’il peut dans une voiture, c’est-à-dire pas grand chose. Zaccheo arrête la voiture devant l’un des maisons et en descend rapidement. A peine a-t-il mit le pied dehors qu’une tornade blonde lui saute dessus. Tornade criant son nom de joie. A ses traits et ses manières si semblables à celles qu’il connaît de son ami, il est à peu près sûr qu’il s’agit de sa sœur.

Comme Apollo, le fleuriste descend un peu après le blond qui rentre chez lui. Declan lui laisse le temps. Des retrouvailles avec sa famille ne sont pas un fait banal pour lui. Il en a besoin. Declan ignore toujours à quel moment son ami va craquer, mais il est certains que quelque part, cela arrivera. A un moment ou l’autre. Il préfère simplement ne pas y penser pour le moment.


Zaccheo sert d’abord sa sœur dans ses bras, puis une femme et un homme sortent de la maison pour venir saluer leurs fils. Zaccheo ressemble à son père. Peut être que Declan le pense parce qu’il n’a aucune image de sa mère.

Il attend encore un moment, puis quand Zaccheo a enlacé tout le monde et que ses parents jettent un coup d’œil vers les deux amis de leurs fils, Declan le prend comme un signal et sort de la voiture. Il la salue ainsi que tout le reste de la famille. Ils ont tous un sourire assez charmeur et quelque chose qui flotte entre eux marquant les liens forts qu’ils entretiennent. Cela plait à Declan.


Un fleuriste qui offre des fleurs. Voilà une situation bien simple qu’il se fait remarquer à lui-même quand il offre le bouquet à la mère de Zaccheo. Mais il n’a pas le temps d’en dire plus. Aussitôt la mère de famille les fait entrer pour boire un café. Ils les sortent à peine du lit. Il est trop tôt pour qu’il en soit autrement. Quoi que l’heure est agréable et Declan apprécie en levant la tête vers l’extérieur le jeu des lumières dans le ciel, le jeu de chaque couleur, ces teintes de pourpres qui cachent des orangées et fait luire les nuages dans le ciel. Dans cette région, même le ciel est magnifique.

Les conversations tournent assez facilement. Declan aide Mme Arper a mettre les fleurs dans un vase. Apollo amène une touche joyeuse dans la conversation. Un autre café, quelques discussions plus tard et les trois comparses repartent dans leur voiture. Pour un petit trajet cette fois. A peine quelques centaines de mètres avant d’arriver dans une autre maison, un peu plus petite mais tout aussi charmante. La maison de Zaccheo.

Cependant, il y a qu’une seule chose qui parvient au jeune homme. C’est cette odeur de renfermé, comme si le lieu ne laissait que le passé vivre entre ses murs…

L’odeur est moins forte ici qu’elle ne l’était dans le bureau de son père mais cette odeur le perturbe quand même. Il ne supporte plus vraiment de la sentir et il plisse le nez en la sentant dans cette maison. Heureusement avant qu’il puisse demander à Zaccheo de sortir de nouveau prétendument pour fumer, fenêtre et volet son ouverts, si bien que la maison légèrement poussiéreuse prend une nouvelle teinte, plus subtile et douce. La maison n’est pas si désagréable dans ce ton et Declan en profite pour en faire le tour, inspecter assez discrètement toutes les photos et chacune des décorations, jetant parfois un ou deux regards à son ami. Il se souvient avoir détester cette introspection quand il avait fait visité sa maison et il préférerait ne pas faire revivre une telle épreuve à quelqu’un. Encore moins s’il s’agit de son ami.

Declan suit le chemin de la pièce jusqu’à l’une des fenêtres et il s’appuie sur le cadran. Son regard se porte sur l’environnement voisin, sur chacune des plantes. Il parvient à en reconnaître certaines, certaines branches et certaines feuilles tombantes. C’est agréable et il ne faut qu’un éclat de voix plus haut que l’autre pour le faire tourner la tête vers ses amis.




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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 30 Sep 2016 - 0:33









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Une bonne odeur de cannelle s'échappe de la cuisine. Je suis presque certain que maman était debout depuis plus d'une heure déjà et qu'elle a préparé sa fameuse tarte aux pommes. Souriant, ma sœur assise sur mes genoux, appuyé contre moi, je regarde ma mère. Elle doit sûrement comprendre mon regard puisqu'elle me sourit à son tour avant de hocher la tête et de se lever pour partir à la cuisine. Des bruits de vaisselle nous parviennent jusqu'au salon et quelques secondes plus tard, ma mère revient avec des assiettes et la fameuse tarte aux pommes.

Je suis heureux. J'ai toujours aimé sa tarte aux pommes. La cannelle parfumant délicatement la pommes alors que celle-ci caramélisent doucement sous la chaleur du four. Quand j'étais gamin, avec ma sœur qui ne devait avoir pas plus de trois ou quatre ans, nous aidions ma mère à faire le gâteau puis, assit devant le four, nous regardions la tarte cuire et atteindre cette belle couleur dorée.

« Zaccheo Jóhannsson et Ava Arper, reculez un peu du four. Vous allez finir par vous brûler, dit maman alors qu'elle entre dans la cuisine.
- Mais maman, on ne fait que regarder la tarte.
-NE TOUCHEZ PAS LA VITRE DU FOUR !
- Oui maman ! »

Mon père rit doucement derrière ma mère alors qu'il nous prend en photo. J'aime entendre rire mon père. Pendant longtemps il n'a pas rit. Ce son m'a énormément manqué mais quand ma mère est entrée dans nos vie, son rire est revenu. Comme par magie.


Nous passons quelques heures avec eux. Peut-être trois. Nous discutons de mon métiers et mes recherches puis mes parents s'intéressent à mes amis alors que je câline doucement ma sœur. Mes parents ne cessent de poser des questions. Tantôt à mon meilleur ami de fleuriste, tantôt à mon français d'amant et ami. Pour ma part, je reste silencieux m'amusant seulement de l'interrogatoire que mes amis subissent. Finalement, vers dix ou onze heures, nous reprenons la route. Nous n'avons que très peu de route à faire, cinq cent mètres tout au plus. Je me gare finalement devant une petite maison blanche entouré d'un jardin et d'une clôture tout aussi blanche. La boites aux lettres comporte encore nos deux prénoms : Miléna and Zaccheo Jóhannsson.

Soupirant, je descends de voiture et en fait le tour pour ouvrir le coffre et descendre les affaires. Rapidement, j’obtiens l'aide de mes deux amis. Je parviens avec appréhension à pousser le portail afin de l'ouvrir et d'entrer dans le jardin. Quelques pas hésitants. Cinq, dix. Je me trouve devant la porte tout aussi blanche que les murs de la maison. Blanche comme la mort. Parce que oui, dire que le noir est obligatoirement la couleur de la mort, c'est de la pure connerie. Si on regarde dans d'autre culture comme celle du Japon ou bien du Viêt Nam, de l'Inde et bien d'autre, le blanc est également la couleur de la mort. Blanc comme la pâleur de sa peau lorsqu'elle était allongé là, sur la table recouvert de ce drap tout aussi blanc.

Blanc. Juste blanc.

Mes gestes ne sont pas assuré. Je tremble alors que j'enfonce la clé dans la serrure et déverrouille la porte afin de l'ouvrir et de franchir le seuil. Blanc comme la robe de ma femme sur la photo géante encadré sur le mur en face de l'entrée. Blanc comme les roses composant son bouquet. Je rentre dans la maison, détournant immédiatement les yeux pour ne pas voir la photo.

« Entrez et faîtes comme chez vous » dis-je à mes amis alors que je m'empresse de poser les affaires sur le canapé se trouvant du côté salon de la pièce. La cuisine ouverte se situant à son opposé. Je m'empresse également d'ouvrir volets et fenêtres. M'occuper. C'est que je cherche à faire à tout prit. Ne pas penser, ne pas poser mes yeux sur les photos ornant les meubles et les murs. Ne pas.. Ne plus. C'est trop. J'ai comme une sensation d'oppression au niveau de la poitrine. De l'air. Pour ne pas alarmer mes compagnons, je prétend avoir oublié mon portable dans la voiture. Je quitte la pièce et rejoins ma voiture. Inspirer. Expirer. Je tente de calmer mon angoisse montante. Limiter ses effets en respirant à plein poumons. Mais rien y fait.

Je jette quelques affaires dans un sac et prend les papiers indispensables. Assurances et quelques autres. Mes parents me regardent faire, impuissants. Miléna est partie depuis une semaine. Sept petit jours et je ne peux déjà pas supporter son absence. Elle est là, me hantant à chaque secondes, à chaque fois que mes yeux se posent sur une photo. Partout.

« Je ne peux pas rester ici. Pas là, pas sans elle.
- Zacch, mon grand..Écoutes moi. Rappelles toi que je sais ce que tu vis, je l'ai vécu aussi. Je suis là pour t'aider, nous le sommes tous. Zacch regarde moi, dit la voix inquiète de mon père.
-Je ne peux pas, je dois partir loin. Loin d'ici, loin de tout ce qui me fait penser à elle » murmurai-je dans un sanglot alors que les bras aimant de ma mère viennent m'enlacer alors que pour la énième fois durant cette semaine, je m'effondre complètement.


Je savais pertinemment qu'il serait dur de franchir cette porte et de me retrouver entre ces murs. Entre nos murs. Toutes ses phots que je n'ai pas eu le courage de décrocher, la plupart de ses affaires encore dans la maison. Sa robe de mariés toujours dans notre chambre. Tous ses souvenirs figés dans le temps. Je n'ai pas eu la force et le courage nécessaire de vider la maison et de la mettre en vente. Un jour peut-être, mais malgré ces deux longues années qui se sont écoulés, je ne suis pas encore prêt. Qui pourrai me le reprocher ? J'attends encore quelques longues minutes dehors. Je respire doucement alors qu'enfin ma respiration finit par se calmer et je reprend mes pas, les comptant dans ma tête.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Je suis devant la porte ouverte de ma maison. Mon regard posé sur la photo représentant un couple heureux lors d'un mariage. De leur mariage, de notre mariage. J'avais alors vingt-cinq ans, elle vingt-quatre. Sa magnifique robe blanche et son voile de dentelle, son regard dans le mien alors que nous nous souriions comme les amoureux que nous étions. Nous nous aimions, c'est indéniable. Seulement le temps ne nous a pas laissé le temps.

Tic. Tac. Le temps passe et seul les souvenirs restent inscrit dans ma mémoire. C'est aujourd'hui.





© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 30 Sep 2016 - 14:43





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Sa maison est plutôt belle, du type, maison de quartier accueillante dans laquelle il aurait été facile d'élever des enfants et où même dix ans plus tard on pourrait toujours entendre les rires dans les souvenirs persistants. Mais non, juste une maison d'un homme célibataire et apparemment veuf. Si je m'y étais attendu. Mon amant était marié et sa femme est morte. Il avait donc une femme. J'ai envie de rire et en même temps l'ambience ne le permet pas. Declan le savait lui, et c'est aussi surement la raison pour laquelle nous sommes là. Il n'a pas du rentrer souvent depuis qu'elle n'est plus là, et il avait besoin de soutient. Soit, je serais ce qu'il veut que je sois, et je ne m'imposerais pas autrement. Je traine mon sac, il est lourd déjà en lui même mais avec la fatigue en plus, je ne suis plus capable de rien. Heureusement, Declan est là, et Declan a l'air costaud, j'en profite donc de manière totalement abusive en lui demandant de le porter à ma place jusque dans la chambre de Zacch. Je devine que c'est là que je vais dormir puisqu'il n'y a que deux lits dans cette maison et que Declan et Zacch ne dorment certainement pas ensemble. Quoique l'image serait amusante.

Je visite tranquillement, ce n'est pas immense, suffisent plutôt, la cuisine permet de faire de bons petits plats et je ne doute pas que Zacch y prenait beaucoup de plaisir. J'ai eu la chance de constater son don culinaire. Une pièce à vivre vraiment bien éclairée avec tout ce dont on a besoin, et surtout une salle de bain très spacieuse qui donne envie d'y passer des heures. Les chambres sont normales, lits à barreau avec de jolies couleurs sur les oreillers et les draps. Je décide de ranger tout de suite mes affaires, la journée est bien entamée et nous avons bu trop de cafés pour prétendre pouvoir ne serait ce que fermer les yeux plus de trente secondes. De toute manière pour le moment je suis trop mal à l'aise pour retourner dans le salon, je ne saurais pas cacher ma gêne face au fait que j'ai enfin compris que nous étions là pour soutenir Zacch dans son périple de deuil. Est-ce qu'il s'agit de l'anniversaire de la mort de sa femme ? Est-ce que nous sommes là pour combler le vide et est-ce qu'il va avoir cet air dépité de quand il s'est réveillé quelques heures plus tôt de son cauchemar en criant son nom. Est-ce qu'il va encore me confondre avec elle ? J'espère pas. On peut bien me traiter d'égoïste mais franchement, être confondu par son amant avec sa femme décédée c'est presque frustrant.

Finalement je n'ai même pas le temps de ranger ma veste du soir que je suis appelé à les rejoindre. Et d'après l'odeur que je sens en quittant la pièce, Zaccheo a cuisiné un plat. Je n'ai pas très faim mais j'ai envie de ne penser à rien. Alors je prends place à table, assez silencieux pour que cela paraisse suspect. « Je ne préfère pas en parler, si jamais vous me posez la question. » je souris mais je ne sais pas quoi ajouter de plus. Je mange sans faim, d'ailleurs je mange peu, même si je ne me départis pas de mon sourire, je ne suis pas triste, je ne suis pas en colère, je ne suis pas déçu, ni vexé, je ne sais pas, c'est comme si je suivais le mouvement de leur morosité. Enfin pas trop longtemps par contre, parce qu'après je décide d'aller directement prendre une bonne douche bien méritée et surtout de faire une bonne sieste. Je ne sais pas ce qu'ils font pendant ce temps mais je sais que lorsque je me réveille il est déjà 18 heures. Je risque d'être totalement décalé mais j'avais réellement besoin de dormir.

Zacch n’est pas là, je devine que soit il n’a pas dormi, soit il n’a pas dormi avec moi, dans les deux cas je ne l’aurais pas vu de l’après midi, et cela me fait un peu drôle. Heureusement lorsque je mets le nez en dehors de la chambre ce sont mes deux amis que je vois sur le canapé, en train de blaguer. C’est rassurant, au moins ils n’ont pas boudé tout l’après midi. Je décide donc qu’il est le bon moment de ranger mes affaires, vraiment cette fois. Je range mes sous vêtements, et les autres aussi, mes veste, mes chaussures, tout ce qui se trouvait dans mon sac lourd comme dix briques se voit petit à petit rangé dans l’armoire de Zacch. Jusqu’à ce que quelque chose attire mon regard.
Je pousse deux de ses vestes et j’attrape l’objet de ma distraction. Une cravache, d’équitation. Pendant quelques secondes je ne réagis pas, j’ai toujours eu du matériel de ce genre chez moi, mais le voir chez Zacch me perturbe un peu. Et plus le temps passe plus ma curiosité monte. Je me dépêche de finir mon rangement et je prends la cravache pour la faire tourner distraitement façon majorette. Puis je me dirige vers le salon avec un air interrogateur, toujours choqué de ce que je viens de découvrir.

« Zacch ? »


Je m’approche la cravache bien en évidence

« Tu fais du cheval toi ? »

L’objet tourne toujours entre mes doigts, je suis réellement étonné, Zacch m’avait caché ça, c’est étrange. Mais pour quelle autre raison il aurait ça sinon ?
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Sam 1 Oct 2016 - 14:58




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





A peine a-t-il mit un pied dans la maison que Zaccheo ressort. Cette maison doit porter malheur à ceux qui y entrent maintenant. Zaccheo est au bord des larmes, Apollo a filé vers la chambre certainement pour y déposer ses affaires, Declan refuse d’en regarder l’intérieur de peur de se souvenir ou de voir ce qu’il aurait préféré ne pas savoir. Le passé de Zacch lui appartient et il souhaite le respecter un minimum.

Il laisse son ami quelques secondes à l’extérieur, seul. Il ne sert à rien de toujours intervenir. Zaccheo a besoin d’un moment à lui avant qu’il n’intervienne, ce qu’il ne manque pas de faire dès qu’il voit son ami commencer à flancher. Il pourrait en avoir besoin, mais s’il le fait maintenant, il s’imagine mal comment il fera dans quelques heures, devant la tombe de sa femme.

« Zacch ? » l’appelle-t-il doucement en sortant de la maison pour le rejoindre sur le palier. Sa main passe doucement dans les cheveux trop courts de son ami. Il a besoin de penser à autre chose mais surtout, d’être un peu rassurer, d’avoir un point d’encrage stable pour se maintenir. Declan le sera, il s’en fait la promesse. Ses doigts passent doucement sur son crâne, traçant de petits cercles, son menton vient se poser sur son épaule. Un geste des plus amical, que personne n’en doute. « Ça va aller, mon ami. Apollo et moi sommes là pour toi, n’en doute pas. Si tu as besoin, craque ou hurle, pleure. Souhaites-tu que je fasse quelque chose dans la maison ? »

Répondre aux attentions de Zaccheo, voilà ce que Declan fait en retournant dans la maison. Il obéit à chacun de ses commandements, à chacune de ses demandes. Declan ne sait que trop la difficulté que cela peut être de retourner dans une maison vide et trop pleine à la fois. Vide des personnes mais emplis de souvenirs qui donneraient les larmes aux yeux à n’importe qui les aurait vécu.

Zaccheo parvient enfin a entrer dans sa propre maison et Declan ne le lâche pas d’une semelle. Il le laisse se réapproprier les lieux quelques minutes, regarder ce qu’il a envie de voir, commenter s’il le souhaite, se taire s’il préfère. Mais il faut le faire réagir, le faire penser à autre chose et Declan a bien une idée de comment y parvenir.

« Allez, viens mon grand ! Mon vieil estomac me supplie de manger quelque chose de plus consistant que des gâteaux et des sucreries. Puis il est temps que tu me montre tes talents de cuisinier »

Zaccheo lui a promit de le faire et cette occasion, lui permet de connaître un peu plus son ami, surtout ses talent en fait.


Direction cuisine donc et Declan met la main à pâte pour son ami. Assez littéralement puisque Zaccheo a décidé de faire une tarte au fromage de chèvre. Declan est donc recruté pour préparer une pâte brisée. Intéressant comme méthode, même si le fleuriste se sentir mieux à tailler des roses.

« Je crois que je vais t’enfermer dans ma boutique pour me faire à manger. C’est définitivement mieux quand c’est déjà prêt ! »

La plaisanterie fait légèrement rire Zaccheo, surtout quand le fleuriste sort des doigts du saladier, plein de la pâte collante qu’il n’arrive pas à mettre en forme. Zaccheo rit encore un peu mais Declan ne reste pas démuni de toute vengeance et une fois Zaccheo à sa portée, son nez se retrouve, disons très malencontreusement et sans préméditation, couvert de la substance pâteuse. Zaccheo en rit et cela fait du bien de le voir ainsi. Encore quelques minutes, quelques unes de plus.

Puis vient l’heure de passer à table. Zaccheo appelle son amant qui vient assez rapidement, même si c’est avec un visage plutôt déconfit et ne souhaitant pas parler. Declan ne sait à cause de quoi cela est dû mais il adresse un regard à Apollo, lui demandant assez durement de ne pas amener un conflit. Son regard change cependant quand Zaccheo revient avec la nourriture. S’il ne veut pas qu’Apollo et Zaccheo se créent des problèmes qui n’existent pas, il ne tient pas non plus à ce que Zaccheo interprète ses regards froids envers son amant. Une interprétation pourrait vite être catastrophique.

Declan fait un effort pour manger avec Zaccheo, pendant que le palefrenier grignote le peu de nourriture qu’il s’est servit. Pourtant il sourit. Il continue de sourire pendant tout le repas, jusqu’à ce qu’il décide d’aller se reposer un moment. Il semble assez tristement perplexe face à la situation, une perplexité qui ne lui laisse aucun sentiment. S’il n’était pas parti si vite, Declan aurait certainement passé ses mains dans ses boucles, essayant de le rassurer, malgré le regard dur qu’il lui a offert. Mais Apollo file vers la chambre et peu de temps après, les deux amis entendent l’eau de la douche couler. Le jeune français n’a donc vraiment aucune envie de parler.


Les deux partent s’installer dans le salon et Declan tente de conserver un minimum de discussion, distrayant l’esprit de Zaccheo par tous les moyens. Cuisine, cours, Faculté, fleurs, route, prix du marché, activité de l’enfance, enfance de Zaccheo aussi… Tous les sujets y passent, même les plus dénués de sens. Rien ne pourrait l’empêcher de parler pour distraire son ami. Il préfèrerais attendre que Apollo revienne de sa sieste pour amener Zaccheo au cimetière. Il lui faudra tout le soutient possible et Declan a peur de ne pas suffire.

« As-tu dis la vérité de ta relation avec Apollo ? » demande Declan quand il se retrouve un peu à court de sujet banaux. « La scène pourrait être assez amusante à voir… »

Zaccheo rit à cette idée. Il ne sait exactement ce qu’il imagine à travers le flegme avec lequel Declan a prononcé ses mots mais il rit et cela fait du bien de l’entendre ainsi. La bière qu’ils se sont servit ajoutée à la fatigue doit aussi un peu aider à décompresser. Il rit encore un peu jusqu’au retour d’Apollo.

Apollo qui revient avec un objet en main et une question posée si naïvement qu’elle surprend Declan. Il ne lui faut pas plus que le regard à la fois étonné et gêné de Zacch pour le faire exploser de rire, manquant par la même de l’étouffer avec de la bière. Non, Zaccheo n’a jamais fait de cheval.




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PUS
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Ven 7 Oct 2016 - 10:31









Trois bons hommes dans le Grand Nord.

Declan, Apollo φ Zaccheo

Les souvenirs reviennent par vagues. Des bon et des mauvais. Des joyeux et des douleurs. Le passé s'encre dans le présent alors que je suis enfin de retour à la maison après deux longues années d'absence. Declan me rejoint sur le palier de longues minutes plus tard. C'est à ce moment que je m'aperçois que je m'étais arrêté. Sa main passe gentiment dans mes cheveux avant de se poser sur mon épaule. Il me parle. M'assure que je ne suis pas seul. Décrochant mon regard de la photo sur le mur d'en face, je tourne la tête vers mon fleuriste d'ami et lui souris « Merci mon ami. Mais ça va aller, je suis juste un peu.. Bouleversé ? Enfin, quelque chose comme ça...Et je, j'étais juste entrain de réfléchir et de me dire que les meubles et les photos ont sacrément besoin d'un bon coup de chiffon. Malgré que mes parents viennent régulièrement ici pour aérer et faire le ménage, la poussière prend petit à petit possession de ma maison, et j'aime pas ça ».

Je lâche un petit son, mélange étrangle d'un petit rire étranglé et nerveux avec un grognement amusé. Nous entrons quelques secondes plus tard et après Declan se met en tête de m'aider à nettoyer. Je le remercie et lui donne un chiffon que je suis parti chercher dans la salle de bain. Je ne m'y attarde pas pour autant. Le parfum de Miléna est encore là, posé sur l'étagère. Je n'y accorde pas plus de quelques secondes. J'entre, ouvre le placard, prend un chiffon et ressort. Pas le temps pour les souvenirs.

Nous nous mettons en mode « chasseur de poussière » et nous attaquons aux meubles, bibelots et photos. D'ailleurs, en parlant de photo, je décroche le grand cadre du mur et le pose délicatement sur le fauteuil derrière moi afin de le nettoyer avec la plus grande délicatesse. Un sourire idiot, sûrement celui de l'amoureux, naît sur mes lèvres alors que le tissus vert clair caresse la vitre qui protège ce souvenir si précieux. Je sais que mon fleuriste d'ami me lance des regard en coin pour s'assurer que je suis toujours debout et avec lui plutôt qu'effondré et en larme je ne sais où.

« Tu sais Prince, on a vraiment cru qu'il allait pleuvoir pour notre mariage. La veille, il pleuvait des cordes. On y voyait pas à deux mètres. Et finalement, quand je me suis levé ce matin là, il faisait un temps resplendissant. Le ciel était bleu et sans nuage et le soleil brillait. Miléna était heureuse » lui dis-je en alors que je peux voir un air surprit se peindre sur le visage de mon meilleur ami. Je le comprend, après tout j'ai longtemps refusé de parler de ces précieux moments. « Il n'a pas plu une seule goutte ce jour là ».

Finalement, je remets le cadre à sa place. Sur le mur, en face de l'entrée. Il trône fièrement dans le salon comme un gardien sur mon passé. Je m'y attarde encore de longue seconde puis soupirant, je passe aux autres photos représentant toutes une partie de ma vie. Une de mes parents, de ma sœur lors de son dixième anniversaire, ma mère, celle que je n'ai pas connu. Bien sûr, on peut y trouver aussi des photos de mes grands-parents et de mes beau-parents. De mon beau-frère et de sa famille. Finalement, cette maison je l'aime autant qu'il m'est désormais difficile d'y remettre les pieds. Avec de longues, très longues minutes de silence, je reprend la parole.

« J'ai voulu vendre la maison. Mais j'en ai été incapable. Aujourd'hui, je me rends compte que je ne pourrais pas la vendre. C'est notre maison et surtout, c'est la dernière chose qui me rapproche encore de ma femme. C'est comme un point d'encrage. Un lien entre le passé, le présent et le futur. Et surtout, je sais qu'un jour, j'aurais le courage de revenir vivre ici. J'ignore dans combien temps, mais je reviendrai » dis-je alors avant de poser la dernière photo et de me retourner vers mon ami avant de le remercier pour son aide.

Quelques minutes plus tard, l'estomac de Declan grogne son besoin de nourriture. Nous riions et j'entraîne mon ami pour qu'il m'aide à préparer le repas. Apollo n'est toujours pas revenu avec nous. Je ne vais cependant pas le déranger. Il a sûrement besoin de se reposer ou de téléphoner ou tout simplement de rester seul. Mais je sais qu'une discussion s'imposera alors que je me rend compte que mon ami et amant n'était pas au courant de cette partie de ma vie et qu'il vient de l'apprendre comme cela. Un peu comme un poing venant s'abattre sur le visage.

« Tarte au fromage de chèvre mon ami ! Retrousse tes manches, tu vas m'aider à faire la pâte » lui dis-je alors que mes gestes s'y retrouvent et qu'instinctivement, j'attrape ce dont j'ai besoin. Saladier, farine, œuf, sel et beurre. Declan est désigné au mélange des ingrédients et je ne peux empêcher un « et bien, tu es doué de tes mains » qui pourrait prendre tous les sens possibles et inimaginables si quelqu'un venait à entrer dans la maison et qui n'aurait pas connaissance du genre de relation que j'entretiens avec le fleuriste. Je ris de plus bel quand mon camarade de cuisine m'annonce vouloir me kidnapper pour que je lui serve de chef cuisinier. Je hausse également un sourcil avant de sortir d'un ton léger et plaisantin « Tu fais dans le kidnapping toi maintenant ? ».

Mais la vengeance ne tarde pas à venir et rapidement, je me retrouve le visage couvert de pâte. Je grogne et commence à rendre la pareil à mon ami. Il nous faut bien deux à trois minutes pour cesser ces enfantillages mais je dois bien avouer que c'était bien sympa de rire un peu. Finalement, après dix minutes de cuisson, je pars chercher Apollo et nous passons à table. Mon ami et amant n'a pas l'air dans son assiette, si bien qu'il nous affirme ne pas vouloir parler. M'en veut-il de n'avoir rien dit ? Je ne l'espère pas en tout cas.

Le repas se passe alors dans le plus grand des silences. Le silence lourd de non dit. Nous mangeons, ou grignotons suivant les envies de chacun puis Apollo quitte la table pour une bonne douche et un bon lit. Quand à Declan et moi nous débarrassons et nous décidons de nous poser dans le salon afin de discuter. De tout et de rien. Plus de rien d'ailleurs. Mais je sais ce qu'est entrain de faire mon ami. Me faire parler de sujets les plus banals qui soient pour m'empêcher de penser, puis de flancher et enfin de m'écrouler. J'apprécie. Finalement, vers dix-heures alors que nous sommes entrain de rire, une bière à la main quand j'aperçois le visage d'Apollo passer la porte de la chambre. Je lui souris et lui demande si la sieste était bonne puis il repart dans la chambre dans l'optique de ranger ses affaires.

Presque vingt minutes plus tard, alors que je suis entrain d’acquiescer à la réponse de Declan en lui disant que j'ai mis mes parents dans la confidence concernant ma relation avec le français, Apollo réapparaît dans le salon me demandant si je faisais de l'équitation alors qu'il a une de mes cravaches à la main. Et merde ! Declan se met à rire, mais pas le petit rire discret. Non ! Le bon gros fou rire bien bruyant. Apollo lui, sur le visage, un air interrogatif et moi, je ne sais pas trop. Je beug un peu. Mais que diable fait-il avec ça !? Me ressaisissant, je me relève et m'approche de mon amant.

« Tu as ouvert mon armoire toi ! » lui dis-je en lui prenant la cravache en cuir des mains avant qu'un petit sourire se dessine sur mon visage. Mon pauvre Apollo, tu n'aurais jamais dû fouiller aussi loin. « Non Apollo, je ne fais pas d'équitation. Et d'ailleurs, j'en ai jamais fais » continuai-je. Jetant un coup d’œil à l'heure, je redeviens sérieux avant de prendre la parole. « Je dois m'absenter pendant une petite heure. Faîtes comme chez vous. Télé, vous avez bureaux et ordi dans la pièce du fond. Servez vous si vous avez besoin de quoi que ce soit. Quant à toi, dis-je en pointant la cravache vers Apollo, je t'expliquerai à quoi elle sert ce soir ». Je souris, un peu sadiquement avant de déposer un baiser doux sur la joue du français et de de jeter un coup d’œil à mon meilleur ami. Je m’éclipse avant qu'il n'est le temps de m'arrêter ou de poser des questions.

Mon père m'attend devant chez moi. Comme à son habitude, il a revêtu des habits sobres mais plutôt sombres. Nous prenons la route du cimetière après être passé chez la fleuriste. Mon bouquet est déjà prêts, comme à chaque fois que je viens. Elle sait exactement ce que je souhaite. Un bouquet contant trente-six roses. Des rouges et des blanches. Des roses également. Les roses étaient ses fleurs préférées. Mon père reste dans la voiture lorsque je descend. A chaque fois, il m’accompagne. Je reste presque une heure devant cette plaque portant le prénom de ma femme, mon bouquet posé à côté d'un autre. Mes parents. Ils viennent toutes les semaines faisant ce que ni moi, ni mes beaux-parents puissent faire à cause de la distance.

Puis nous rentrons. Après avoir remercier mon père pour son soutient inébranlable et qu'il se soit assuré que j'irai bien, je rentre retrouver mes deux compères. Lorsque j'ouvre la porte, ils sont dans le salon entrain de discuter. Je leur souris sincèrement heureux d'avoir de la compagnie entre ces murs. Les rejoignant, je m'installe à côté du français et les remercie alors d'avoir accepté de m'accompagner.

« Ah et Declan, j'espère que tu as amené tes bouchons d'oreille.. Je ne suis pas sûr que tu puisses fermer l’œil cette nuit »
lui dis-je riant alors que je pose un regard prometteur sur mon amant avant de poser ma main sur sa cuisse et d'émettre une légère pression. Il est certains que ni lui, ni moi allons beaucoup dormir.






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J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Sam 15 Oct 2016 - 23:26





Trois bons hommes dans le Grand Nord // Declan & Zaccheo
Y'a-t-il plus fragile, qu'un flocon de porcelaine, fondant au creux de ton dos ?

Je ne m'attendais pas à de telles réactions. Encore moins de la part de Declan qui est soudainement pris d'un fou rire comme je ne pensais pas pouvoir lui en voir un un jour. Il rit sans arriver à s'arrêter, sûr qu'il va rapidement avoir mal au ventre. Zacch se lève et me rejoint pour récupérer l'objet avec un sourire en me faisant bien comprendre que fouiller dans les affaires des autres n'est pas la meilleur des idées qui soit. Et je ne pourrais le contredire. Il m'assure ne jamais être monté à cheval et alors j'essaie d'assimiler la cravache à une autre utilisation. Jusqu'à ce qu'il nous annonce son départ, nous laisse les consignes et surtout me promette de me faire une démonstration de son fouet pour canasson. Et soudain, je comprends.

Je manque de m'étouffer avec ma propre salive, et il attend patiemment que j'ai fini pour m'embrasser sur la joue et de s'en aller sans prêter attention à ma gêne. De toute manière je suis en train de me face palmer pour cacher mes rougeurs. Et j'ai chaud de honte. Enfin pas de honte, mais d'apprendre qu'il maîtrise la cravache pour ce genre de chose et que je n'y ai pas pensé, moi, Apollo Méliès, l'homme à la cuisse légère comme certains disent. Celui qui ne se retient jamais devant un bel homme et qui a toujours les idées dans un sens bien précis.

« Putain, je suis stupide ou bien ?! »

Declan n'est pas le meilleur soutient qui soit actuellement, il se moque plutôt de moi et de ma naïveté nouvelle qui me surprend moi-même.

« Oui tu peux rire, je pense que j'étais pas bien réveillé » Je souris, riant un peu d'ailleurs. Puis je vais m'asseoir à côté de Declan qui est toujours assis dans le canapé pour attraper la télécommande. Je me refuse à chercher des films potentiellement télécharger sur le disque dur de son lecteur DVD, j'ai trop peur de tomber sur autre chose de trop gênant, et avec la chance que je me tiens, à tout les coup ça arriverait ! On fait un peu de zapping, enfin surtout moi, Declan j'en sais trop rien, il est assez grand pour faire sa vie tout seul.

Finalement Zaccheo revient d'un endroit que lui seul connaît, et nous avons le respect de ne pas lui demander où il était. Néanmoins, vu qu'on est là pour ça, on l'accueille avec toute l'amitié du monde. Et pour ma part un baiser langoureux et surtout se voulant très sensuel. Declan est moins démonstratif, mais tout de même présent et surtout super rassurant. Si au départ son physique peut paraître froid et distant, il est en faite le bon pote qui peut être déconneur et sérieux à la fois. Je les imagine sans mal boire jusqu'à l'ivresse, s'endormir au milieu du salon ou toujours assis sur leurs chaises ou riant pour rien.

On le laisse entrer il a l'air un peu chamboulé, mais on est heureux de le voir sourire, alors sans lui tourner plus autour, je retourne m'asseoir sur le canapé et il me rejoint en annonçant à Declan que la nuit risque d'être bruyante. Et d'un côté ça me rassure sur son état qui est bien moins lamentable que pendant le trajet pour venir à Montréal même si de l'autre, j'ai tout de même une pensée pour notre cher ami fleuriste qui n'a certainement pas pensé non, à acheter des boule kies. Pensée qui s'éloigne bien vite lorsque je sens la main de Zacch caresser distraitement ma cuisse.

« On pourrait se faire un soirée cinéma d'horreur ? » je propose pour détourner son attention avant de me détester. Je suis un froussard, je ne peux pas le cacher, et surtout ils ont l'air vachement motivés. Zacch est déjà parti fouiller les films de genre qu'il a pendant que Declan va fouiller les placard pour sortir bonbons et pop corn. Je me hais. Mais d'une puissance ! Les grands classiques ressortent, Zaccheo a l'air d'en avoir vu beaucoup, et moi aucun parce que je sais que je suis une flippette, à la place du mot « Tapette » dans le dictionnaire on trouve mon nom. Et je l'assume totalement, d'ailleurs je n'essaie pas d'avoir l'air fort, mais franchement proposer ça, non... Apollo, t'as déconné.

On opte pour un film que personne n'a vu. Dismantle. Et je ne sais pas pourquoi ça ne m'inspire pas. Déjà c'est Islandais, et je sais que par réputation, ils sont très doués pour faire peur, et en plus, il va falloir le voir en anglais, alors que le voir en québécois ferait possiblement moins peur. Quoique je ne sois pas sûr qu'il y ait tant de dialogue que ça. Et alors que le film commence avec un Declan nullement effrayé et un Zacch de nouveau muni de sa fameuse cravache alors que je me demande pourquoi donc il l'a récupérée, je suis assis là, déjà tremblant à ce qui va venir, ne pouvant pas promettre de finir coller à l'un ou l'autre. J'ai peur.
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MessageSujet: Re: Trois bons hommes dans le Grand Nord. (NSFW) Mar 18 Oct 2016 - 11:49




Trois bons hommes dans le grand nord
Zaccheo Jòhannsson, Apollo Méliès et Declan C. Flanders





Toujours à s’éttoufer sur sa bière, Declan tente de reprendre ses esprits. Apollo et son expression naïve sur le visage et Zaccheo entre le rire et la gêne est une excellente image qu’il compte bien garder en réserve pour les taquiner de temps à autres. Surtout son meilleur ami qu’il est sûr de voir rougir dans ses cas.

Seulement, la réalité revient bien vite et Zaccheo déclare être obligé de partir. Par un coup d’œil vers la fenêtre, Declan aperçoit un homme d’âge mur qu’il reconnaît non à son visage, caché par les ombres mais sa démarche. Le fleuriste s’est bien souvent basé sur les démarches pour repérer ses futures victimes ou identifier des personnes de confiance. La démarche en dit beaucoup sur la personne et le père de Zaccheo est rejoint par son fils qui les épaules basses et le visage se décomposant le rejoint. Tout dans sa démarche commence à indiquer une certaine tristesse et Declan se doute des raisons, ce qui l’attriste un instant. Zaccheo ne leurs demandera pas de les accompagner au cimetière mais il espère avoir quelqu’un sur qui compter quand il rentrera.

Le fleuriste sort de ses pensées en entendant Apollo déclarer qu’il est stupide. Sans sa cravache dans les mains mais avec cette bouille adorable, il semblerait presque innocent. Enfin si Declan ne se doutait pas des nombreuses raisons des pauses dans les stations services et les besoins (trop souvent) d’aller aux toilettes. Quoi qu’ils auraient certainement pu faire pire. Et l’innocence d’Apollo s’envole un peu plus quand il essaye de se justifier.

« Je n’étais pas au courant des penchants de Zaccheo en cette matière. Mais il me donne de plus en plus de raisons de le taquiner, jeune Apollo » se rit Declan, formant déjà dans un coin de son esprit quelques plaisanteries sur cette cravache et son utilisation. Cependant, il se connaît et connaît assez son ami pour que ces plaisanterie ne porte que sur le jeune français et son ami, non sur la femme qui « repose en paix » selon la formule.


Apollo étalé sur le canapé, Zaccheo parti, Declan reste quelques minutes auprès du palefrenier avant de s’ennuyer à regarder une émission et il file bien vite vers la bibliothèque de son ami. Ce n’est pas tous les jours qu’il a l’occasion de fouiller quelque chose de personnel chez lui, les chambres d’hôtel étant bien les endroits les plus impersonnels. Sa bibliothèque contient quelques livres en ce qu’il suppose être de l’Islandais, beaucoup en anglais et quelques uns en langue étrangère. Declan se décide pour l’un trouvé au hasard ou presque : Le nom de la Rose. Etonnant pour un fleuriste ?

Puis Zaccheo revient de sa virée de tristesse et retrouve Declan assit dans le fauteuil, son livre dans les mains et Apollo sur le canapé devant il ne sait quelle émission de télévision que le fleuriste ne reconnait pas. Quelques mots sont quelques fois échangés mais rien de vraiment intéressant n’est partagé. Quand Zaccheo revient, ce dont il a besoin, c’est de réconfort et de plaisanter. C’est certainement ce qui le pousse à lancer cette phrase qui relève la tête de Declan.

« Pourquoi ? N’as-tu rien d’autre pour t’amuser en toute discrétion ? Ou offres-tu régulièrement des bouchons d’oreilles à tes voisins ? » demande le fleuriste avec une naïveté tellement jouée qu’elle en est presque ridicule, d’avantage avec le sourire qu’il porte sur le visage.

Declan est loin d’être naïf et il prendre certainement les clés de voiture de son professeur adoré avant que celui-ci ne commence sa nuit et tous les mouvements qu’elle connaitra. Après tout, il n’est pas assez naïf pour croire que son ami ne s’en donnera pas à cœur joie et que le palefrenier ne profitera pas. Des bouchons d’oreilles et un mur ne seront jamais suffisant pour contenir leurs ébats.



Zaccheo sourit et c’est le principal. Declan se relève de nouveau pour reposer le livre — aussi intéressant soit-il, il est certain de ne pas le finir en cette journée — et quand il passe derrière son ami, passe sa main dans ses cheveux trop courts pour que ce soit réellement amusant mais cela semble le rassurer et l’apaiser. Apollo propose une session film d’horreur et Declan ne peut refuser. Il n’aime pas vraiment les films d’horreur mais il ne peut refuser surtout avec Zaccheo qui semble apprécier cela. Puis après tout, pourquoi pas. Cela le sortirait un peu de sa routine. Puis il n’a jamais vu de films islandais, risquant d’être aussi effrayant que leurs comptines pour enfant. Declan en vient parfois à se demander comment tous les petits islandais ne sont pas des sociopathes en puissance.

Zaccheo ne semble pas du moins du monde effrayer par le film. Parfois, il sursaute avec Apollo mais c’est plus les bonds que fait le plus jeune qui l’effrayent que l’espèce d’horreur de la télévision. D’ailleurs, le blond semble plus occuper avec sa cravache et l’effet qu’elle provoque sur le jeune cavalier que sur le film, ce qui donne un sourire au fleuriste. Sa nuit ne risque pas d’être des plus paisibles mais pour un sourire aussi flamboyant que celui qu’il a actuellement, il la sacrifie de très bon cœur.

Un nouveau sursaut d’Apollo et Zaccheo sursaute avec lui de nouveau. Le spectacle est assez amusant mais Declan ne se sent nullement distrait. En même temps, un film d’horreur n’est pas chose à lui faire peur. Il pourrait tout aussi bien filmer ses crimes pour en faire un cinéma… Mauvaise idée. Il est peut être un sociopathe tueur en série mais pas encore assez psychotique pour se prendre en photo avec ses victimes ou laisser autant d’indice.

Encore un sursaut le sort de ses pensées et cette fois parce qu’il sursaute avec eux. Avoir un Zaccheo sursautant contre sa jambe n’est pas la meilleure alternative pour ne pas prêter attention aux sursauts et moment d’horreur. Pourtant, ils sont tellement prévisibles. La musique accélère, ralentit, attire l’anxiété par des notes rudes et criantes. Les acteurs respirent un peu plus fort, un faux effrayamment nait dans leurs yeux. Declan le distingue bien pour l’avoir vu en vrai et il sent ses moments arriver dans le film avant même qu’ils soient présent. Il n’a aucune appréhension contrairement à Apollo et comme la peur est contagieuse, à Zaccheo.



Declan compte bien faire payer le dernier sursaut qu’il a eut alors, il les laisse un peu attendre, un peu plus d’anxiété monter dans les deux, un peu plus musique crier, un peu plus d’essoufflements d’acteurs, un peu plus de peur islandaise naitre en eux… Et quand les deux s’y attendent le moins, pose une main gelée dans le cou de Zaccheo. Le simple fait d’effrayer son ami effraye le jeune français et il ne regrette pas un instant de lui avoir éviter la crise cardiaque en l’attrapant comme il le fait avec le blond. Blond auquel il lance un sourire entre le narquois et la joie de l’avoir réellement effrayé devant ce film d’horreur.




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