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 Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith

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HMW
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MessageSujet: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Lun 12 Sep 2016 - 10:36

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Declan & Faith

Les paysages défilaient sur les routes de Virginie. L’été indien était là, colorant doucement les feuilles des arbres de ces teintes flamboyantes qui annonçaient leur chute prochaine. Quelques animaux sauvages tentaient parfois de sortir de leurs bosquets, rejoignant les champs pour chercher quelques brins d’herbe quelconque avant de repartir en sautillant dans les forêts. La matinée était déjà assez avancée, laissant une lumière incroyable venir s’emparer de cet horizon que jalouseraient certainement tous ceux qui vivaient habituellement en ville. C’était d’ailleurs le cas de Faith qui observait davantage ces paysages que la route.

La jolie rousse s’accordait parfaitement au décor. Son teint pâle et ses tâches de rousseur, sans oublier sa lourde chevelure flamboyante qui tombait sur ses épaules. Le sourire aux lèvres, elle dévorait les kilomètres dans sa petite voiture achetée d’occasion. Le véhicule ne payait pas de mine mais la jeune infirmière du John Hopkins Hospital ne pouvait envisager les réparations quelconques. Alors, elle avait abandonné l’idée de pouvoir baisser la fenêtre côté conducteur, avait parfois du mal à démarrer… Ce genre de détails. Faith donnait sans forcément recevoir, ce qui avait tendance à la placer dans des situations financière assez désespérées. Mais elle avait cette impression de pouvoir faire le bonheur des autres autour d’elle et à ses yeux, ça n’avait pas de prix. Ou presque.

Elle était en route pour retrouver son frère aîné et sa récente fiancée. Ils devaient fêter cela en famille et elle était on ne peut plus enthousiaste face à cette nouvelle. Elle avait, pour l’occasion, revêtu une robe aux couleurs solaires qu’elle portait sous un trench beige entrouvert. Une manière pour elle de sembler positive que ces couleurs vives qui avaient tendance à la mettre en avant. Mais son frère la connaissait et serait ravi du résultat. Les visites familiales se faisaient souvent dans la famille Rivers, bien qu’elles ne concernaient que les enfants, leurs parents se trouvant à l’autre bout des États-Unis. Et pourtant, ce jour là, ils avaient fait le déplacement en avion. Tous n’attendaient plus que Faith qui ne ralentissait plus, ne faisant qu’accélérer pour être sûre d’être à l’heure.

Une chose, cependant, préoccupait son esprit. Elle n’avait rien à offrir à ses proches. Songeant de nouveau à cela, elle se mordit la lèvre inférieure pourtant fraîchement maquillée d’un rouge à lèvres qui mettait gracieusement sa bouche en valeur. Elle ne cessait plus de réfléchir à une solution quand un éclair de génie la frappa. Ce n’était pas souvent que la lumière se faisait dans l’esprit de la jeune femme et pourtant, elle se souvint de cette fois où, se rendant chez son frère, elle s’était égarée à Wolf Trap et était passée devant un fleuriste. Peut-être était-ce sa chance ? Elle n’avait, semblait-il pas le choix. Elle s’empressa de mettre son clignotant et de tourner à l’intersection suivante. Étourdie comme elle pouvait l’être, elle pouvait de nouveau se perdre mais, étrangement, elle se souvenait du chemin qui l’avait menée jusque là bas. Elle ralentit alors l’allure et poursuivit sa route, la radio basculant sur une chanson qu’elle se mit à chanter à tue-tête.

Le temps passa sans qu’elle ne croise âme qui vive, mais la patience est une qualité rare que possédait la jeune rouquine. La patience, et la détermination. Aurait-elle pu tourner des heures pour retrouver cette boutique qu’elle l’aurait fait. Et d’ailleurs, au détour d’un nouveau virage, un sourire triomphant se dessina sur les lèvres de Faith. Là, sur le bord de la route, se dessinait le bâtiment tant recherché. D’un nouveau coup de clignotant, elle ralentit avant de s’arrêter sur le parking et couper le moteur. Elle attrapa son sac à main en cuir noir, assorti à ses escarpins, et s’élança hors de son véhicule. Elle claqua la portière avant d’observer la boutique avec un large sourire aux lèvres. Ainsi, elle ne serait pas totalement ridicule en arrivant au devant de ses proches et serait largement capable de leur offrir de quoi leur faire plaisir. De son pas léger, elle entra dans la boutique.

Des fleurs. Partout, il y avait des fleurs, toutes plus belles les unes que les autres. De grands classiques, oui, mais aussi des variétés qu’elle n’avait jamais vues auparavant. D’une voix timide, elle chercha à attirer l’attention de celui ou celle qui se trouverait ici. « Euh… Bonjour ? » De manière presqu’automatique, elle s’arrêta devant les jonquilles au dessus desquelles elle se pencha afin d’humer leur délicate odeur. Son sourire s’élargit doucement avant de se redresser. Elle adorait les fleurs et le pouvoir de leurs odeurs. Chacun avait ses préférées, évidemment. Pour Faith, il suffisait de prendre toutes les fleurs les plus colorées du moment et elle était forcément ravie. Les quelques bouquets qu’elle avait de temps à autres chez elle – ce qui était un fait rare – ressemblaient généralement à un soleil. Elle finit par se redresser et se rendre au devant de fleurs blanches qu’elle n’avait jamais vues auparavant, se laissant aller dans une contemplation silencieuse et faisant abstraction de tout ce qui l’entourait.
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ETR
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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Lun 12 Sep 2016 - 20:58




Le soleil a rendez-vous avec la lune
Faith S. Rivers et Declan C. Flanders






Une journée comme les autres !

Voilà ce que Declan s’était dit toute la journée. Il avait ouvert sa boutique tôt au matin, comme tous les jours et il y avait accueilli tout client qui voulait bien se présenter. Des jeunes et des vieux, des amoureux et des endeuillés. Il essayait de se montrer le plus amical possible, comme il en avait l’habitude. Il devait reprendre ses habitudes, comme Zaccheo lui disait un peu trop souvent même s’il avait réussit à faire diminuer certaines d’entre elles. Notamment celle consistant à s’accorder aléatoirement une pause et fumer une cigarette. Son meilleur ami avait presque été déçu qu’il n’arrête pas totalement depuis qu’il avait pris résolution de la « remettre en état ». Il restait cependant un peu plus sombre qu’avant, un peu plus sur la défensive. Mais bon, son caractère joyeux reviendrait avec le temps et le sourire de ses clients ne pouvait que l’aider.

Une journée banale en somme qu’il ne s’attendait pas à voir joyeusement perturber par une rousse au sourire flamboyant. Un soleil dans sa boutique.


Declan était dans l’arrière boutique quand il avait entendu la clochette au dessus de la porte sonner, l’informant de la venue d’un autre client. La boutique avait été particulièrement calme les deux dernières heures et il s’était permit d’aller à l’arrière faire les comptes et ranger le peu de liquide qu’il avait reçu dans la journée. Ce n’était pas grand-chose mais cela lui permettrait de couvrir quelques frais. Il écrivait sa dernière ligne en entendant le tintement et refermait le cahier quand un « Bonjour » quelque peu hésitant. Ranger le livre de compte n’avait rien de long et il se glissa assez rapidement dans la boutique, un sourire légèrement forcé sur les lèvres, tel qu’il l’avait fait toute la journée.

Une jeune femme était là, jolie comme un cœur et heureuse comme un ange au soleil. Si Declan avait été un bon commerçant, il aurait put lui souhaiter la bienvenue et lui demander ce qu’elle désirait. Mais il était d’autant plus amoureux des fleurs que de son commerce et il ne pouvait interrompre sa contemplation.

Elle inspire pour capter l’odeur des jonquilles sur lesquelles elle est penchée et Declan ne peut que l’observer. Lui aussi en aime l’odeur et celles-ci sentent particulièrement bon, surtout pour la région.

Puis son regard passe sur de magnifiques fleurs blanches, signe de pureté et de joie, un peu comme elle en est le reflet. Des Gardénias blanches. Declan a put en obtenir quelques plants à mettre dans son appartement ce qui égaille étrangement l’endroit et dans la boutique, il a mit ceux que le producteur lui a donnés pour la vente. Ce sont des fleurs magnifiques, qui attirent le regard et les cœurs.


Le fleuriste attend encore un instant, les coudes posés sur son comptoir et les main croises sous son menton en l’observant. Il ne dit rien pendant plusieurs minutes encore, jusqu’à ce que la jeune femme se tourne vers lui et qu’il se demande une demie seconde s’il doit aller prendre le kit de réanimation sous son comptoir. Personne n’est jamais mort dans sa boutique mais il vaut souvent mieux prévenir que guérir. Il ne le sait que trop depuis la mort de sa mère, une mort à laquelle il n’était pas préparé.

« Excusez moi, mon but n’était certainement pas de vous faire frôler la crise cardiaque. Mais interrompre une aussi belle femme que vous devant sa contemplation aurait été un crime. » s’excuse-t-il immédiatement, un immense sourire aux lèvres.

Il s’approche de sa belle cliente et, prenant au passage un sécateur vient la rejoindre près des douces fleurs blanches.

« Je suis Declan, le fleuriste et propriétaire de cet humble boutique et celles-là, ce sont des Gadénias. »

Il en prend une et la détache des autres. Ces fleurs sont magnifiques et il lui faut bien reconnaître l’attrait qu’elles possèdent.

« Ce sont des fleurs d’amour sincères et pur, convenant tout aussi bien pour un membre de sa famille ou un tendre amour. Beaucoup de circonstances se prêtent à telle offrande. Il dépend simplement si vous souhaitez des fleurs pour l’amour ou pour la guerre. Mais avec votre sourire, je doute qu’il y ait une guerre en dessous ? Famille ou compagnon ? »

Declan aime donner des conseils. Il aime aussi les clients attentionnés et attentifs, comme semble l’être la jeune femme. Loin d’être un moulin à paroles, Declan s’en tient à l’essentiel mais il ne doute pas un seul instant que la jeune femme puisse être des plus fascinante tant par les mots que grâce à ses cheveux brun-roux et ses yeux bleus qui attirent irrémédiablement son regard.




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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Jeu 15 Sep 2016 - 11:20

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Declan & Faith

Accaparée par la pureté de la fleur, elle ignora l’espace d’un instant tout ce qu’il pouvait se passer autour d’elle. Faith fut captivée par ces rangées de pétales régulières qui semblaient s’attacher pour ne former qu’une magnifique spirale de soie végétale. Elle aurait aimé pouvoir l’effleurer du bout des doigts afin de constater la douceur de ceux-ci mais avait bien trop peur de les abimer, autant que de les salir. La fleur était magnifique et dégageait une odeur douce et délicate, raffinée même. Comment pareille merveille pouvait donc existait et surtout, comment pouvait-on ne pas la voir au moins une fois dans son existence tant sa pureté était merveilleuse à admirer. La jeune femme adorait les jonquilles, c’était un fait. Mais ces fleurs là venaient de chambouler son cœur par leur grande beauté.

Finalement, Faith releva les yeux, faisant dériver doucement son regard jusqu’au comptoir… Où un homme était tranquillement installé. Elle ne put s’empêcher de sursauter et son visage se crispa dans une véritable expression de terreur. L’espace d’un court instant, elle crut même qu’elle allait crier. Mais finalement, elle se contentant de fixer, les yeux écarquillés, cet homme qui se trouvait là. Puis, enfin, elle réagit. « Nom d’un chien, vous m’avez fichu une de ces trouilles ! » Il s’excusa immédiatement et Faith posa une main sur sa poitrine. Son cœur battait la chamade et elle dut, à plusieurs reprises, reprendre de profondes inspirations pour être sûre que son corps ne manquait pas d’oxygène. C’est alors que les mots atteignirent son cerveau et le rouge lui monta aux joues tandis qu’il la complimentait tant sur sa beauté que sur celle de la contemplation dans laquelle elle était plongée. C’était presque gênant de s’être sentie observée durant ces instants où elle songeait être seule. Mais le sourire de cet homme, semblait-il, n’avait rien de mauvais et elle ne put que lui en rendre un, quoique plus timide.

Finalement, il s’avança vers elle et elle s’écarta doucement des fleurs devant lesquelles elle était plongée en admiration, prenant garde de ne rien renverser dans son geste, chose qui n’aurait pas été rare. Il se présenta de manière simple. Declan. Elle lui sourit un peu plus largement lorsqu’il souligna qu’il était le propriétaire et le vendeur de cette boutique de fleurs. Ainsi, c’était avec lui qu’elle devait avoir affaire. Puis, il lui souligna le nom de ces fleurs blanches que Faith se mit à observer de nouveau. Des Gardénias. Un nom magnifique qui allait parfaitement à ces fleurs. « Elles sont magnifiques. » Elle l’observa couper avec une certaine délicatesse l’une de ces précieuse gardénias et s’en saisir. Il reprit la parole, cherchant à parler du langage des fleurs et de ce qu’elles signifient pour ceux à qui on les offre. Un amour sincère et pur. Le sourire de Faith se fit plus léger sur ses lèvres, posant ses yeux verts sur le jeune homme. Heureusement, elle pouvait tout aussi bien offrir ces fleurs à des membres de sa famille qu’à un compagnon. Comment ferait-elle si les gens ne s’offraient des fleurs que lorsqu’ils étaient en couple ? La jeune rousse n’irait guère loin et ne mettrait jamais les pieds chez les fleuristes.

Elle écouta avec attention chacun des mots du jeune homme et ne put retenir un léger rire quand il vint à émettre la possibilité qu’une guerre ne rode sous cet achat de fleurs avant de lui demander si celles-ci seraient pour sa famille ou son compagnon. Les yeux de la jolie rousse se plissèrent alors que son visage se fendait en une expression réellement rieuse et amusée. « Non, n’ayez crainte, je viens en paix ! » Elle rit encore légèrement devant pareille réplique. Un clown, vraiment. La jeune femme avait un humour parfois désarçonnant. Puis, son rire se tut pour ne laisser qu’un sourire sur ses lèvres. « Je viens pour ma famille. Et il me faudrait deux bouquets différents. » Son regard se posa sur toutes les fleurs qui les entouraient. Elle aurait pu perdre la tête tant il y en avait. Puis, ses yeux émeraude se reposèrent sur le jeune homme et elle lui sourit un peu plus. « Je m’appelle Faith. L’un d’eux sera pour mes parents que je n’ai guère eut l’occasion de voir depuis un certain temps. L’autre sera pour mon frère et sa fraîche fiancée. Il la demandée en mariage il y a de cela un mois et aujourd’hui, nous nous réunissons tous pour fêter la nouvelle, vous voyez le genre ? J’avoue ne pas savoir quoi leur offrir comme bouquet mais il leur faut quelque chose qui leur ressemble mais avec un peu de moi aussi… Enfin, je dirais que c’est une bonne idée. Et surtout, qu’ils soient magnifiques, harmonieux de couleurs qui se mélangent avec aisance… » Elle s’arrêta alors de parler, laissant le silence s’installer. Puis elle dévia le regard et eu un sourire plus honteux, plus fin. « Et je parle encore beaucoup trop… Veuillez m’excuser, je fais ça quand je suis généralement enthousiaste et j’en viens à parler pour ne rien dire… Vous connaissez votre métier surement mieux que moi, je veux dire, je ne suis qu’une infirmière, qu’est-ce que je pourrais raconter sur les fleurs… Les seules que j’affectionne, ce sont les jonquilles. Bon, elles sont jaune, ce qui équivaut à la couleur de l’infidélité, mais je n’ai pas de souci à me faire de ce côté-là… Et… Je recommence. Désolée, vraiment… » Elle pinça les lèvres comme pour s’empêcher de les rouvrir de nouveau, souriant cependant jusqu’aux oreilles.
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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Dim 18 Sep 2016 - 23:19




Le soleil a rendez-vous avec la lune
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Elle parle, elle parle. Mais sa voix est charmante. La vision de cette petite rousse euphorique, sourire au lèvre et racontant la vie de sa famille met un sourire sur les lèvres du fleuriste. L’un de ceux qu’il n’a pas eu depuis trop longtemps.

Elle parle, elle parle, mais si c’est pour continuer avec une telle joie, le fleuriste la supplierait presque de continuer. Sa douceur et la chaleur de sa voix emplissent la boutique, font vibrer les fleurs et si sa peau avait étincelé autant que son humeur, aucun doute que tous les tournesols se seraient tournés vers elle. Il lui semble même que les Epiphyllum auraient fleurit à son sourire aussi blanc que la lune.

Cette belle fixe le fleuriste comme le soleil la lune les nuit d’éclipses. Elle parle, elle parle et Declan en sourit. Elle s’appelle donc Faith. Un joli nom qui lui va à merveille. La foi. Comment ne pas avoir foi en son sourire et sa joie ?


Alors elle souhaite un bouquet pour ses parents et un autre pour son frère. Elle semble heureuse rien qu’à l’idée de les offrir et cela fait plaisir à Declan. Il ne comprend pas pourquoi certains viennent acheter des fleurs et les offrir en espérant quelque chose de leurs interlocuteurs. Elle, elle souhaite simplement faire plaisir.

Declan réfléchit un instants. Quelles fleurs, quelles couleurs, quelles formes… Son regard se fixe un peu sur la jeune fille, parcours plus souvent ses fleurs. Elle les veut certainement pour aujourd’hui. Ses ressources sont limités mais cela ne serait pas étonnant qu’il trouve de quoi faire de beaux bouquets. Quelques roses et marguerites… Une ou deux Angéliques et Anis pour ses parents, quelques héliotrope pour son frère. Une ou deux Iris dans chaque bouquet… Peut être un lys, s’ils sont toujours aussi beaux que la veille. Des pivoines aussi. Des pivoines blanches pour la sincérité de son cœur.

Declan ne relève la tête que lorsque la jeune femme s’interrompt avant de reprendre de plus belle sur le sujet. Elle parle, elle parle et elle le sait. Cela la rend encore plus charmante et le fleuriste ne peut s’empêcher de lui rendre le magnifique sourire qui dessine ses douces lèvres.

« Ne vous inquiétez pas de vos paroles. Elles embellissent si bien ces murs que je les écouterais pendant des jours entiers. Continuez je vous prie. Quelles fleurs affectionnez-vous ? »

Il l’écoute encore un peu, surpris de sa réponse, de sa fleur préférée. Les fleurs en révèlent souvent plus sur les attentes des gens que leurs mots. C’est peut-être la raison pour laquelle beaucoup ne savent pas vers quelle fleur se tourner toute leur vie.

« Des jonquilles ? » demande-t-il, un sourcil inquisiteur levé. « Des jonquilles jaunes je suppose ? Elles sont des fleurs bien mélancoliques. Une mélancolie d’amour. Vous languissez vous pour un jeune homme chère Faith ? »

Sa question peut paraître intrusive. Certains refusent d’y répondre et Declan commence à rassembler les fleurs de son premier bouquet, celui pour le frère de cette jeune femme. Ses choix sont assez simples. Ils reconnaitront la plupart des fleurs. Il y ajoute quelques iris, de chacune des couleurs de l’amour afin de colorer l’ensemble, quelques fleurs plus simples. Il fait ressortir chacune des teintes par des fleurs de douces pastelles. Montrer un amour, qu’il vienne du cœur ou du sang est toujours difficile, le faire connaître avec noblesse l’est encore plus.


Quelques paroles de la jeune femme volent encore dans l’air alors qu’il va poser le bouquet sur le comptoir. Certains fleuristes auraient choisit toutes les fleurs mais Declan a toujours préféré faire les choses une par une. Il tient à terminer ce premier bouquet dans les règles. Autant cela signifie couper toutes les queues des fleurs, arranger un papier crépon ou de soie autour puis un film transparent, pour les préserver du vent et du regard des autres. Il faut savoir apprécier une fleur pour la voir et ceux qui ne le souhaitent pas n’en verront que le papier qui l’entoure.

Declan sourit et rit à quelques paroles de la jeune femme. Elle parle énormément mais semble rassuré par ses réactions. Declan lui sourit et répond par un oui ou un petit son timide. Cette jeune Faith semble aimer parler et il lui semble qu’une simple réponse peut la mener à exposer sa vie entière.


Bien sûr, les choses ne se passent jamais comme il le souhaiterait et entre deux moment où il coupe, un autre où il regarde le sourire de la jeune femme et le sécateur rappe entre ses doigts, glisse sur son poigné qu’il écorche.

La blessure n’est pas grave. Elle saigne juste beaucoup et Declan se presse de retirer sa main des pétales. La magnifique couleur du sang a beau embellir la plus pure des roses, il doute que cela plaise à un autre que lui-même.

Son regard examine la blessure encore une fois. Ses doigts en bougent légèrement l’ouverture. Pitié pas de nouveaux points de sutures ! Mais non. Les points se referment déjà et le sang commence à coaguler. Ce n’est pas grand chose mais la plaie se rouvrira à chaque fois qu’il bougera la main.

« Excusez-moi. Une simple coupure. Je vais aller me faire un bandage avant de recommencer votre bouquet. Cela évitera une teinte bien trop rouge à une offrande pour votre famille. »

Declan essaye surtout de la rassurer. Elle semble inquiète rien qu’à la vision de la blessure. Pourtant, une infirmière ne devrait pas être si affolée par le sang. Peut être la culpabilité la ronge t’elle et aussi, il lui adresse un nouveau sourire, se voulant rassurant. Il s’excuse encore une fois auprès de la jeune femme et file dans l’arrière boutique où sont rangé bandages et pansements.

Mais bien sûr, les choses ne se passent jamais comme prévu et à peine a-t-il ouvert le placard à pharmacie que la trousse de soin vole de l’étagère, atterrissant éparpillée sur le sol dans un vacarme assourdissant.





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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Jeu 29 Sep 2016 - 12:08

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Declan & Faith

Longtemps, on avait fait comprendre que ses airs de pipelette étaient plus que joviaux. Ils dépassaient la simple sympathie et beaucoup la trouvaient franchement amusante à la voir ainsi raconter des choses diverses et variées, en rapport ou non avec les sujets de discussion du moment. Et puis, d’autres avaient fini par lui faire entendre qu’elle était agaçante. Pire, inintéressante de part ce qu’elle pouvait raconter encore et encore. Alors Faith, altruiste comme elle pouvait l’être, avait essayé de faire de longs efforts, prenant sur elle pour ménager son entourage, essayant de ne pas se montrer si enthousiaste que cela quand, pourtant, elle trépignait. Un contrôle long et qui n’était pas sans frustration pour elle. Alors, parfois, elle laissait simplement aller son naturel qui, de toutes manières, avait tendance à revenir au galop, revenir au premier plan et parler pour elle, la laissant s’exprimer librement, sans tabou.

C’était dans un de ces instants qu’elle s’était lancée, sans prendre garde, s’interrompant à deux reprises avec ce sourire désolé auprès de son interlocuteur… Qui semblait, au contraire, se réjouir de voir cet entrain émerger de chez cette jeune femme. La rouquine ne put que lui sourire timidement tandis qu’il semblait la complimenter sur le sujet. Il l’encourageait à reprendre la parole, à s’exprimer, à laisser le fil de ses pensées se développer oralement et venir doucement meubler la petite boutique. Alors Faith ne se laissa pas prier, reprenant de plus belle, s’égarant encore et encore dans les couloirs de la diction, s’exprimant avec une aisance déconcertante devant cet inconnu. Elle parla des jonquilles, de leur affection pour elle, de cette étrangeté à ses yeux car elle savait que le jaune n’était pourtant pas une couleur ayant un sens délicat dans le langage des fleurs. Puis, de nouveau, son emballement la figea et elle s’excusa de nouveau, un sourire toujours plus gêné sur les lèvres.

Et pourtant, lui haussa simplement un sourcil, semblant surpris de ce choix, justifiant cela d’une signification particulière attachée à cette fleur. Une fleur mélancolique. Étrange contraste, lorsque l’on pouvait voir la gaieté et l’enthousiasme de la jeune infirmière. Une mélancolie d’amour. Son sourire s’effaça peu à peu, se laissant hypnotiser par les mots de Declan, semblant en attendre toujours plus. Son cœur eut quelques battements plus forts contre sa poitrine tandis que le jeune fleuriste lui posait une question autant étrange qu’indiscrète qui ne put que lui faire piquer un fard. « Euh... Je... » Pour sûr, ce jeune fleuriste pouvait au moins se féliciter d’une chose : Il venait de clouer le bec à la jeune femme qui sentit la chaleur envahir son visage, ses pensées s’égarant vers un chirurgien qui ne lui accordait que quelques regards, sans le moindre sens et qui, dans ses yeux, semblait se mourir d’une large tristesse. Le docteur Frost était une de ces âmes en peine que la jeune rousse souhaitait, plus que jamais, aider de tout cœur et secourir. Elle s’était attachée à lui, peut être un peut trop, peut-être plus qu’il ne le ferait jamais. Et au fond d’elle, elle le sentait, il n’y aurait qu’une certaine souffrance à gagner de cette histoire. Alors oui, la jeune femme était plutôt mélancolique dès lors qu’elle y pensait. Un léger sourire triste vint se dessiner sur ses lèvres tandis que ses yeux verts se posèrent de nouveau sur le jeune fleuriste. « C’est bien possible, en effet… » Elle n’en dit pas plus, pour une fois. Après tout, il ne la connaissait pas et aurait pu très bien la juger rapidement si elle avait commencé à raconter sa vie de manière irréfléchie.

Faith le regarda faire alors qu’il s’affère à commencer un premier bouquet. Chacune des fleurs choisies lui donne un peu plus le sourire, tant elle les trouve belles. Magnifiques. Harmonieuses les unes avec les autres. Pas un seul instant, elle ne regretta de s’être arrêtée de la sorte sans même savoir où elle allait. Elle continuait à parler tandis qu’il travaillait. Il n’avait visiblement pas l’air dérangé par sa présence et encore moins par ses mots qu’elle s’en donnait à cœur joie. « J’ai toujours eu du mal avec les roses, en revanche. Bon, c’est peut être parce qu’il m'est arrivé une bonne mésaventure quand j’étais plus jeune… Je devais avoir cinq ans. Ma mère était occupée à la cuisine tandis que je jouais dans le jardin. Je m’amusais à lancer un ballon contre le mur de la maison. Le faire rebondir. Et puis, il a fini dans les rosiers. Ma mère m’avait toujours dit de faire attention mais je ne savais pas réellement pourquoi… Alors j’ai voulu aller chercher mon ballon… En me jetant littéralement dans les fleurs. » Elle se mit à rire légèrement, le regard plissé sous ce sourire large qui dévoilait ses dents. La suite, elle l’avait raconté des milliers de fois et se trouvait toujours idiote. « A peine entrée dans les rosiers que je me suis retrouvée comme dans des ronces. J’ai hurlé et ma mère a accouru, hurlant à son tour en voyant que j’étais écorchée de partout. Le sang, ça n’a jamais été sa tasse de thé et pour le coup, c’était panique à bord. Mais j’avais récupéré mon ballon et même si ça faisait affreusement mal, j’étais fière de moi. » Son sourire amusé ne quittait plus ses lèvres tandis que Declan, lui, poursuivait son œuvre, suivi de près par Faith qui observait ses faits et gestes, admirant les bouquets se former.

Et puis, certainement absorbé par ses paroles, il finit par ne plus prêter attention à ses gestes comme il aurait dû le faire. Le sécateur qu’il tenait pourtant fermement finit par déraper, entamant la fine peau qui entourait son poignet, laissant le sang sortir de la plaie. Faith se mura alors dans un grand silence, observant la plaie avec des yeux rond. Lui s’empresse de s’éloigner des fleurs et de leur pureté. Il jette un œil rapide à sa fine blessure avant d’assurer de lui-même que ce n’était pas grave. Sa légère remarque quant à la rougeur que pourrait prendre le bouquet fait hausser des sourcils légèrement curieux de Faith. Puis, il tourna les talons, se dirigeant vers l’arrière boutique. Il n’avait pas tort, la blessure paraissait légère, mais la garder close allait s’avouer compliquer. Il la quitta et elle demeura là, interdite, silencieuse, son sourire s’étant évaporé en l’espace de quelques instants. Elle ne pouvait s’empêcher de penser doucement que si elle n’était pas partie sur cette histoire, il aurait pu faire plus attention et cela ne serait pas arrivé. Elle se mordit doucement la lèvre inférieure. Pourquoi diable fallait-il toujours qu’elle parle pour ne rien dire ?

Un grand bruit se fit entendre dans l’arrière boutique. Quelque chose était tombé et la jeune rousse avait légèrement sursauté. Était-ce sa profession qui la poussa en avant, la conduisant sur les pas du jeune homme ? Dans tous les cas, elle ne pouvait que penser que son aide ne serait pas refusée et, sur ses escarpins au claquement si particulier, elle s’avança dans l’arrière boutique. Elle essaya de ne pas se montrer trop curieuse à laisser son regard papillonner ici et là dans la pièce, se contentant plutôt de localiser rapidement le jeune homme et analyser la situation. La trousse à pharmacie gisait là, sur le sol. Faith s’approcha doucement. « Attendez, laissez moi faire. » Ses mains ne tremblaient pas quand elle se pencha vers le sol, commençant à rassembler les divers objets qui avaient trouvé refuge ici et là. Avec une organisation incroyable pour une jeune femme aussi peu dégourdie et maladroite, elle rangea rapidement tout ce qui était tombé sur le sol, gardant à porté de main des compresses, du désinfectant et une bande ainsi que du sparadrap.

Elle redéposa le tout sur un meuble qui se trouvait là et s’empara d’un tabouret. « Tenez, asseyez-vous, je vais m’occuper de ça moi-même… C’est le moins que je puisse faire. » Elle ne mentionna pas la culpabilité qui l’habitait, mais elle demeurait relativement visible. Ses mains n’étaient pas parfaitement propre alors elle s’empara de gel hydro alcoolique qu’elle avait dans sa poche. S’agenouillant devant lui et avec une infinie douceur, elle prit ensuite le bras du jeune fleuriste et observa de ses yeux émeraude la plaie. « Vous avez de la chance… Ca aurait pu être bien pire… » Elle s’empara alors d’une compresse et l’imbiba de désinfectant. Puis, elle l’approcha de la plaie. « Ca risque de piquer un peu… » Sans en dire vraiment plus, elle se mit à tamponner la zone avec du coton. Les gestes de l’infirmière étaient précis et délicat, essayant de se montrer rapide tout en accomplissant comme il le fallait. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. « Rassurez-moi, vous êtes vacciné contre le tétanos ? » Normalement, comme 100% de la population américaine, il devait l’être. Elle déposa alors la compresse marquée de rouge sur le meuble avant de se pencher vers son sac qu’elle avait jeté là en arrivant. Elle ouvrit une poche intérieur et en sorti un petit strap. Mieux que des points de sutures et parfois bien pratiques dans ce genre de cas. « Je vais vous en poser un. Ca évitera à la plaie de ne faire que s’ouvrir et se refermer parce que je doute que vous resterez immobile… Ca vous gênera peut être un peu mais ça accélèrera la cicatrisation. » Aussitôt dit, aussitôt fait. La jeune femme sortit alors une autre compresse qu’elle déposa avec soin sur la plaie. Puis, elle s’empara de la bande et doucement, sans trop serrer, entoura le poignet avec, avant d’isoler la plaie et assurer sa protection. Elle acheva son œuvre par un sparadrap qui fixa la chose. Un sourire aux lèvres, elle releva le regard vers Declan. « Et voilà… J’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas avoir mis un pansement Superman… Certains pleurent pour cela… Je suis vraiment désolée, en attendant. »
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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Lun 3 Oct 2016 - 19:50




Le soleil a rendez-vous avec la lune
Faith S. Rivers et Declan C. Flanders





Le contenu de la trousse de soin est étalé sur le sol et Declan lâche un soupir. Ce n’est pas qu’il s’en veuille qu’elle soit tombée mais il est agacé par ses propres actions, qui le font souvent faire ce genre d’idioties. Sa main plaquée sur son torse, il se baisse pour réunir le contenu dans la boite. La petite rousse entre immédiatement en entendant l’arrière boutique. Le fracas a dû l’effrayer et elle l’aide tout de suite à ranger le matériel. C’est vrai qu’à une seule main, ce n’est pas chose simple. Mais elle est rapide cette jeune femme. Elle range le tout le plus rapidement possible avant de lui demander de s’asseoir sur la seule chaise de l’arrière boutique, devant une table censée servir de bureau amis qui sert plus souvent à poser des livres de comptes.

« Merci » acquiesce Declan, tendant sa main un peu plus loin pour ne plus tâcher sa chemise et laisser la jeune femme le soigner.

La jeune femme commence les soins et Declan l’observe attentivement. Elle semble très professionnelle. Elle sait ce qu’elle fait et comment le faire. Elle sort de sa poche un geste hydro-alcoolique tout en l’informant sur l’état de ses blessures. Ce n’est pas très grave. Il le sait. De toute manière, il aurait refusé d’aller à l’hôpital. Il les a trop fréquenté ces dernières semaines et il ne tient pas à y retourner. Même pour frapper un médecin.


Heureusement pour lui, la jeune femme sait le soigner. Il sourit un peu plus quand elle lui parle comme un enfant en lui demandant de ne pas bouger et que l’alcool va piquer. Il n’est pas du genre à souffrir facilement, physiquement du moins, et ce n’est pas ce simple coton qui le fera hurler mais elle doit avoir l’habitude de soigner des enfants. Son sourire se transforme en un petit rire quand elle lui demande s’il est vacciné contre le tétanos.

« Oui bien sûr. J’ai fais mes rappel il n’y a pas longtemps. Mais si vous souhaitez une confirmation, je vous montrerais les confirmations »

Il lui sourit malgré tout. Il essaye de rester calme et serein. Ce n’est pas très compliqué avec une pipelette comme elle. Mais cette jeune femme est un soleil, qui met de la bonne humeur partout. Même quand elle soigne un idiot de fleuriste et qu’elle doit aviser pour ne pas bloquer toute sa main. Ses mains sont son outil de travail après tout.

Le rire de Declan ne devient que plus franc quand elle lui demande s’il ne va pas pleurer pour ne pas avoir un pansement de super-héros. Declan en rit, sincèrement. Elle doit être terriblement douée avec les enfants.

« Je devrais pouvoir contenir mes larmes. Même si je me doute que nombres d’enfants rêveraient d’un pansement décoré, je préfère les leurs laisser. Je ne me permettrais de leurs prendre leurs héros. Infirmière je présume ? »

Elle répond à sa question par une nuée de paroles. Des paroles qui volent et s’envolent à tout va, le faisant sourire et rire un peu, parfois. Il apprécie ses mots, comme il apprécie qu’elle emplisse sa boutique de joie.

Declan sourit une nouvelle fois à la jeune rousse. Elle est pleine d’une joie qui lui manque parfois et il rêverait la retrouver. C’est peut être pour cela qu’il tente de la retenir.

« Vous travaillez souvent avec des enfant je présume. Certains doivent même tenter de vous charmer. » plaisante le fleuriste, une main venant gentiment dans le dos de la jeune femme pour la reconduire dans sa boutique. L’arrière n’est pas vraiment l’endroit le plus merveilleux pour une discussion, aussi joyeuse et emplissant tout de joie soit elle.

Et il l’écoute, encore et toujours, reprenant doucement son travail. La blessure de sa main n’est pas horrible mais elle l’immobilise un peu et il est plus difficile de maintenir les fleurs. Ou peut être est-ce son coté perfectionniste qui l’oblige à plus de minutie maintenant qu’il n’a qu’une main ? Tout doucement, il parvient à former un bouquet convenable, alors que la jeune femme parle toujours. Heureusement, il lui en faut peu pour parler et peu pour faire sourire Declan, qui écoute ses anecdotes et ses histoires sur toutes les personnes qu’elle a eut sous sa garde. Elle n’en est que plus charmante et il reflue la pointe de colère contre la personne qui a put ternir ses yeux l’espace de quelques secondes.

« Pouvez-vous me tenir cela une seconde ou deux, le temps de faire ce nœud ? »

Declan désigne du menton le doigt de sa main blessée, qui tente maladroitement de tenir le premier nœud du fil joignant les fleurs. Quelques améliorations sont encore à faire mais dans l’ensemble le bouquet possède une jolie coordination, ce serait dommage de le gâcher pour un simple fil. D’autant plus devant une jeune femme si habile et vouée à aider. Une personne qu’il apprécie en somme. Il lui sourit et quand la jeune femme commence à poser son doigt, il lâche, ses mains venant clore ce bouquet. Heureusement, il lui en reste un encore pour profiter de la joie de cette jolie infirmière.




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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Jeu 17 Nov 2016 - 16:53

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Declan & Faith

Faith n’avait jamais vu les heures supplémentaires comme une corvée, mais bien comme un moyen d’aider quelqu’un, qui que ce soit. Elle ne pouvait s’empêcher de penser que l’on finirait par lui rendre ce service, tôt ou tard et qu’elle ne faisait, de toutes manières, pas cela dans le but d’obtenir une quelconque reconnaissance. La jeune rousse était naïve mais tout autant généreuse et si certains en profitaient avec moquerie, d’autre voyaient en elle cet élan de gentillesse débordant qui méritait autant de soin que de protection. A l’heure de l’égocentrisme et du narcissisme, rares étaient ceux qui se tournaient vers leur prochain pour simplement lui tendre la main.

Avec la délicatesse la plus profonde, elle prit soin de soigner cette plaie sans risque aucun, exécutant les gestes qu’elle avait appris avec soin et douceur, n’hésitant pas à rire doucement quand il lui signala qu’il était prêt à sortir ses confirmations de vaccins pour les lui montrer. Alors entendre le rire du jeune homme quand elle l’informa qu’il n’aurait malheureusement pas le droit au pansement de super-héros fut la chose la plus merveilleuse qu’elle puisse avoir en retour de ce maigre service rendu. Visiblement, son humour avait su toucher le fleuriste qui ne mit pas de temps à lui exprimer le fait qu’il saurait se montrer fort devant pareille épreuve et qu’il préférait laisser les héros à ceux qui croient en leurs pouvoirs. La jeune femme ne put s’empêcher de sourire devant cette gentillesse qui égalait la sienne et hocha la tête quand il émit une hypothèse devant la profession qu’elle exerçait. « Tout à fait. Au John Hopkins Hospital. C’est l’une de mes plus grandes fierté que d’avoir obtenu un tel poste, même si je ne comprends pas pourquoi certains tueraient pour en obtenir un quand on voit les conditions dans lesquelles on travaille parfois et le nombre de râleurs qui se trouvent dans nos rangs… Franchement, c’est assez incroyable. Trop d’heures par-ci, pas assez de sommeil par là… Bon, nos professions exigent, certes, un bon repos, mais se plaindre de manière continue n’est pas non plus très productif… » Elle ne sut pourquoi elle racontait de nouveau tout cela, mais dans le fond, elle voulait surtout l’informer de son lieu de travail pour qu’il n’hésite pas à la demander sur place si d’aventure il devait pénétrer les murs de l’hôpital.

Elle se redressa ensuite, observant sa robe solaire pour s’assurer qu’aucune goutte de sang ne l’avait tâchée. Après tout, c’était assez moyen d’arriver en réunion de famille couverte d’hémoglobine, non ? Puis, elle rangea ce qui lui avait servi, jetant dans la poubelle ce qu’elle avait utilisé. Puis, devant la supposition du fleuriste, elle eut de nouveau un large sourire, se laissant reconduire dans la boutique. « Les enfants sont adorables et tout autant effrayés de cette situation à l’hôpital… Un peu d’humour et quelques petits tours de passe-passe aident toujours à les détendre et leur faire apprécier un peu plus ce séjour aux allures désagréables. Bien que souvent, les plus difficiles à gérer sont les parents… Mais j’apprécie tout autant les adultes, bien qu’ils estiment trop souvent être en droit de réclamer tout et n’importe quoi. Et puis bon, je dois toujours choisir mon prince charmant entre 5 ou 6 petits garçons, mon cœur ne sait plus de quel côté balancer… » Elle rit de nouveau légèrement, laissant ses yeux clairs se plisser doucement. Le jeune homme se remit silencieusement au travail, reprenant là où il s’était arrêté, laissant la jeune rousse s’exprimer sans montrer le moindre signe d’agacement. Elle lui parla alors de chacun de ces petits garçons et la manière dont elle avait su les aider, ce qui lui avait valu une grande affection de leur part. « Tenez, et l’autre jour, Dimitri est revenu aux urgences en hurlant mon prénom. Sa mère m’a jurée que dès lors qu’il s’était fait mal, il lui avait demandé de me voir… N’est-ce pas attachant ? Bon, après, on a découvert qu’il s’était presque volontairement blessé parce que je lui manquais beaucoup trop et il a fallu lui expliquer que c’était bien dangereux, mais avec un bon câlin, il semble avoir compris l’essentiel. »

Faith parlait, encore et toujours et ne s’interrompit que lorsque le fleuriste lui demanda un petit coup de pouce pour achever le premier bouquet. Avec un large sourire, elle posa son doigt là où il lui avait dit. Le silence retomba alors et elle le regarda faire, n’ôtant son doigt de son emplacement que lorsqu’il eut fini. Puis, elle prit le temps d’admirer le bouquet, les yeux pétillant d’un bonheur certain. « Il est magnifique… Il va falloir en faire un second tout aussi parfait si je veux éviter les jalousies ! Sans vouloir vous mettre la pression, évidemment… Elle s’excusa d’un regard, ne souhaitant surtout pas mettre le fleuriste mal à l’aise avant de prendre une profonde inspiration, les yeux clos. « Cet endroit est magique… On vous a déjà fait la remarque que l’air y semblait plus respirable ? Je ne sais pas si ce sont les parfums des fleurs mais on se sent immédiatement plus… Léger. Vous devez être quelqu’un avec très peu de souci, vu cette atmosphère reposante dans laquelle vous travaillez… »
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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Mer 30 Nov 2016 - 10:23




Le soleil a rendez-vous avec la lune
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Les mots continuent de perler de la bouche de la jeune femme. Une jeune femme bien élégante et lui prouvant cette volonté, cette aide qu’elle est capable d’apporter en n’hésitant pas une seconde à poser son doigt là où il le lui demandait. Pas une seconde d’hésitation, comme elle ne doit pas avoir avec ses patients. Ces enfants parmi lesquelles elle doit souvent choisir et dont les anecdotes font rire le fleuriste.

Ils semblent avoir plus d’un point commun et notamment celui d’insupporter certains parents. Certains parents dont ceux qui majoritairement pensent tout savoir pour le bien de leurs enfants. Declan se doute que ce n’est pas le cas. Un sourire nait sur ses lèvres, crispé mais presque joyeux, compréhensif.

La jeune femme continue de se plaindre mais c’est presque mignon. Adorable surtout. Ces heures en trop par ci ou par elle, elle est heureuse de les donner. De les donner pour quelques tours de passe-passe ou quelques traits de douceur. Declan relève le nom de l’hôpital. Ce peut être une bonne chose de le savoir au cas où surtout devant cette infirmière adorable.

Une autre partie de lui est heureuse de connaître ce nom. Une autre partie de lui sait qu’elle lui sera… utile. Les parents battants leurs enfants ne les emmène jamais à l’hôpital mais il y a toujours cette fois où ça va trop loin, cette fois où il n’y a plus rien à faire et Declan souhaiterait intervenir avant que tout soit trop tard.


Elle parle, elle parle et Declan sourit quand elle lui parle du prince qu’elle doit choisir à chaque fois. Declan en sourit, un rire lui échappe quand elle parle du petit Dimitri qui hurlait son nom. Les enfants ont besoin d’elle. Elle fait quelque part, ce que lui ne parvient pas à faire. Il pourrait changer, tenter du moins de le faire mais il y a en lui cet instinct qui prévaut, ce manque d’envie de voir ces gens vivre calmement en torturant les plus faibles qu’eux. Oh, Declan ne pense pas à défendre que ces enfants parce qu’ils sont faibles. Ils auront le temps de développer leurs forces mais pas avec cette pression, pas avec ces gens. Il les hait. Il les hait mais chasse cette pensée devant le soleil roux qui lui parle.

Il chasse cette pensée avec celle qu’elle lui explique que Dimitri s’était blessé volontairement et qu’elle a dû jouer sur quelques leçons de morale pour lui faire comprendre que c’était mal.

« Les enfants sont déjà blessés si facilement… »

Il glisse entre les paroles de l’infirmière. Et il continue son ouvrage alors que la jeune femme reçoit le premier bouquet, qu’elle décrit comme magnifique. Declan sourit, plus ou moins satisfait de son travail. Cela pourrait être mieux, cela pourrait être pire. Comme le demande la jeune femme, il file préparer le deuxième bouquet, déposant avant tout celui-là sur le présentoir pour y mettre un peu de laque, permettant aux fleurs de garder leurs éclats quelques jours en plus.

Nouvelles fleurs et nouveau bouquet presque formé. Declan continue à produire ce qu’il est capable de faire. Declan cherche aussi dans les réserves, coupe quelques fleurs des arbres qui lui servent normalement qu’à décorer. Ce sont des plantes exotiques pour la plupart mais pour son frère, cela devrait être une bonne idée. De nombreuses personnes lui en demande en ce moment.
Il placera la plus grande fleur au centre et des fleurs clochettes tout autour pour lui donner plus de puissance, plus de profondeur. Il jette un coup d’œil à la jeune femme qui s’est tue quelques secondes. Il se doute que cela ne doit pas arriver très souvent. Ses yeux vaguent une seconde sur toute la pièce avant qu’elle recommence à parler. Declan sourit. Si elle n’était pas aussi adorable, ce flux de parole l’agacerait certainement. Mais elle est là, petit soleil qui illumine sa boutique.

« Vos compliments me touchent. J’essaye de rendre cet endroit aussi agréable que possible, surtout pour mes clients. Certains viennent pour un enterrement et ils trouvent souvent, entre les allées de fleurs, quelques réconforts. Le gamin troublé d’un amour peut toujours y trouver une rose pour plaire et la femme trompée une fleur pour déclarer une guerre. »

Il s’interrompt. Un peu surpris de ses propres mots. Cette jeune femme lui tire assez littéralement les vers du nez et bien qu’il ne doit pas en dire trop, il essaye, avec un sourire charmeur de lui répondre.
Mais ses yeux sont fixés sur la fleur au dessus de lui. Il en inspecte les courbes, les tiges pour savoir où la couper. Il ne souhaite pas abîmer cette plante. Belle est futile, il s’attache à elle et la choie comme il pourrait le faire avec un enfant, comment son interlocutrice le fait avec les enfants qu’elle soigne.

« Cet endroit est d’une douce splendeur et je l’entretiens de sa quiétude. Les esprits légers ont tendance à venir plus facilement et les lourds peuvent un instant oublier leurs tracas. Mes soucis restent à la porte avec leurs problèmes. Une splendeur aussi douce qu’une fleur empêche souvent nos ennuis de pénétrer en ces lieux. Nous aurons bien le temps d’y penser plus tard… Pouvez vous me donne les sécateurs posés sur le bureau, je vous prie ? »

Il tend la main pour attraper l’objet, percher sur son escabeau pour soutenir l’une des fleurs qui manque de tomber, un peu brisée par un courant d’air froid. Il l’ajoutera au bouquet, lui donnant une touche bien… étrange.





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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Dim 19 Fév 2017 - 14:05

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Declan & Faith

Les heures pourraient s’écouler sans qu’elle ne les voie défiler tant le lieu est apaisant, doux et délicat. Le fleuriste avait un don certain pour ce qui était de l’ambiance entourant cet endroit si particulier. D’ailleurs, quand elle le félicita de cette ambiance si douce, si délicate, à l’image des fleurs qui la composait, il ne put que lui faire entendre qu’il se démenait pour essayer de faire en sorte que tous ses clients se sentaient bien dans un tel lieu. Il était vrai que si les raisons de la venue de Faith étaient joyeuses, il n’en était pas de même pour le reste du monde. L’image de famille endeuillées se rendant ici, demandant un simple bouquet blanc pour une perte trop jeune lui vint et son sourire disparut rapidement. Elle n’avait jamais connu de perte directe, bien que s’étant déjà rendue à des funérailles de patients qui étaient devenus des amis pour elle. En tant qu’infirmière, elle côtoyait la mort de près et il n’était pas rare que certains terminent leur vie à l’hôpital, sous les soins qui ne les auront pas sauvés.

Puis, il lui parla d’un jeune homme en quête de la fleur pour plaire à sa belle. Elle songea rapidement au fait que, très rarement, on lui offrait des fleurs, comme très rarement, on avait cherché à lui plaire. Une rose était un gage d’amour pur et sincère et jamais personne n’avait pris la peine de lui en offrir, ne serait-ce qu’une seule, car jamais personne ne l’avait réellement aimée comme tel. Ce n’était pas un manque, loin de là, elle était très heureuse dans la vie qu’elle avait, mais c’était étrange de faire cette constatation sur les simples paroles d’un fleuriste. De nouveau, son esprit effleura la pensée du docteur Frost et l’envie d’acheter une rose lui vint, simplement pour qu’il sache qu’elle tenait à lui et qu’elle se préoccupait de lui… Mais l’idée ne devait pas être bonne puisqu’elle ne resta pas bien longtemps dans sa tête.

Finalement, elle haussa les sourcils devant les derniers mots du jeune homme. Une fleur pour déclarer une guerre. Elle retrouva son sourire, croisant le regard du fleuriste. « Déclarer une guerre ? Carrément ? Et quelle fleur faut-il pour pareille occasion, sait-on jamais, certains conflits jaillissent sans même que l’on y soit préparés… Envoyer une fleur, belle, douce et légère pour déclarer une guerre, c’est certainement une manière très poétique pour agir… D’autres ne se donne pas cette peine et viennent directement frapper à votre porte afin de vous rouer de coups… Je pense que je préfère les fleurs… » Elle retint un léger rire tandis que Declan grimpait sur son escabeau, s’approchant d’une fleur perchée sur les hauteurs de la boutique. Elle s’approcha de l’échelle de fortune, posant une main dessus comme voulant assurer la montée du jeune homme à la sympathie plaisante et débordante.

Il reprit la parole, abordant la quiétude présente dans ce lieu qu’il cherchait à entretenir afin de voir les visages revenir et gagner en douceur dès qu’ils passaient le seuil de la boutique. Il était vrai qu’il y avait quelque chose dans cet endroit qui vous poussait à vouloir revenir. A dire vrai, Faith ne se voyait plus acheter des fleurs ailleurs qu’ici à l’avenir, même si pour se faire, elle devrait pousser sa voiture sur quelques dizaines de kilomètres. Le jeune fleuriste lui confessa même que ses propres soucis restaient également à la porte, qu’il quittait tous ses problèmes par respect pour ce lieu. Faith ne put que sourire avec douceur, l’observant de ses yeux clairs caresser les pétales de cette fleur menaçant de choir sur le sol. Il lui demanda alors les sécateurs, les situant sur le bureau. Tournant la tête, la rousse ne mit guère trop de temps avant de localiser l’objet et d’un pas mesuré, prenant garde à ne rien renverser, elle les prit en main avant de les confier au jeune homme. « Ne vous coupez pas de nouveau… » Un léger clin d’œil accompagna cette déclaration. Puis, son attention se dirigea vers une rose blanche au bouton bien ouvert. D’un doigt léger, elle vint en caresser le pétale, cette soie végétale douce et délicate pourtant si fragile. « Les fleurs possèdent de grandes vertus… Quand j’étais petite, ma mère déposait toujours un brin de lavande dans ma chambre. Elle disait que cela m’aiderait à dormir, à me détendre. Je crois que les rares nuits d’insomnies sont celles que j’ai passé loin de mon lit, là où cette douce odeur diffuse ne venait pas m’aider à trouver le sommeil. Elles sont belles, douces, délicates et enivrantes. Bien des femmes pourraient jalouser ces plantes car elles sont l’incarnation même de ce que nous devrions être… N’êtes-vous pas d’accord ? » Elle reporta son attention sur lui, son regard doux venant rencontrer le sien. On disait souvent que les yeux sont le miroir de l’âme et, dans l’âme de Faith, il n’y avait que générosité profonde dont il était facile de profiter. Mais le sourire de la rousse s’élargit. « Vous devriez partager votre savoir sur les fleurs… C’est toujours plus qu’intéressant de connaître ce langage qui rend tout mot bien inutile. J’aimerais tellement le connaître. »
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MessageSujet: Re: Le Soleil a rendez-vous avec la Lune ◘ Declan & Faith Mar 14 Mar 2017 - 10:22




Le soleil a rendez-vous avec la lune
Faith S. Rivers et Declan C. Flanders





Ciseau dans les mains, l’autre caressant presque la tige qu’il tient. Declan observe le haussement de sourcil de la jeune femme. Rien ne pourrait le surprendre et Faith semble réagir bien mieux que la plupart des personnes auxquels il a parler de ces guerres des fleurs. Declan écoute ses paroles, un sourire quelque peu forcé sur les lèvres.

« Les bonnes manières semblent se perdre loin des fleurs et de la beauté qu’on y voit. Déclarer une guerre demande quelque petite… subtilité. Mais soyez certaine d’une chose ; si un homme vous offre quelques fleurs de basilic, il vous hait. Ou n’a aucun savoir-vivre. Ces sont des fleurs magnifiques mais toutes ont une signification précise, à utiliser avec soin et précision. »

Il s’arrête, jetant un coup d’œil à la jeune femme et derrière elle, la porte derrière laquelle sont restés ses « problèmes », puis demande les ciseaux du bureau. La jeune femme les lui apporte et il caresse la fleur, la coupant délicatement. Elle donnera une touche splendide au bouquet.

Il sourit, quand elle lui demande de ne pas se couper. Ses doigts en ont connu d’autres. Il lui dit, un peu souriant, surtout charmeur. Declan charme, non pour quelques avantages tant communs, il aime savoir les gens de son entourage sous son emprise. Il coupe la fleur, sans même la regarder. Ses yeux s’attardent sur la jeune femme qui passe délicatement ses doigts sur quelques pétales.

Elle parle. Douce et enivrantes paroles qui décrivent la forme des fleurs, leurs qualités. Il sourit en l’entendant, déposant encore quelques fleurs dans ses bras.

« Votre mère était une femme censée. Certainement semblable aux fleurs qu’elle déposait sur votre oreiller. Les lavandiers sont tels les femmes, leurs fleurs attirent le soleil et, si elles s’effritent, se reconstruise toujours. Quand le temps est à la glaciation, elles se cachent, s’endorment sous le sol avant de renaitre, toujours plus belles. L’hiver, le froid, les tempêtes, les rendent plus fortes. Une femme ne devrait pas seulement penser à la beauté de la fleur mais la mimer dans ses plus tristes moments, quand elle est la plus forte. »

Il sourit de nouveau, fixant la douce bonté des yeux de la rousse. Mais il ne ressent rien, ou presque, incapable de faire ressentir dans ses yeux autre chose que du vide ou ce jeu qu’est sa vie. Il l’aime, bien entendu. Sa boutique et ses fleurs sont une grande partie de son âme qui lui manquerait certainement, mais il ne considère rien comme indispensable.


Declan baisse le regard sur ses fleurs, les rassemblant de nouveau sur son comptoir pour les lier. Il y ajoute quelques autres fleurs, bleuet et une rose blanche dans le bouquet de ses parents. Toutes les fleurs sont diverses, accordées. Les couleurs se joignent et se confronte dans une douce bataille.
Achillée. Fleur d’une guerre non souhaitée. Il en rajoute une, pour son propre plaisir, en écoutant Faith lui demander un peu plus de savoirs sur ses fleurs et leurs significations. Douce satisfaction. Declan aime enseigner et faire connaître.

« Ce serait un plaisir de vous enseigner tout ce que je sais. Il faudrait plus d’une vie pour connaître toutes les subtilités des fleurs, et encore, dans quelques années, nous en découvrirons encore, créeront de nouvelles greffes… Mais pour le peu que je sais, je serais fort heureux de vous le faire partager. Donnez-moi un nom de fleur, un thème ou une idée et je me ferais un plaisir de vous faire part de mes quelques savoirs. »

Il sourit, de nouveau. Quelques bouts de papier krafts orangées pour le bouquet des parents, un d’un doux vert pour son frère. Un peu de ruban. Declan n’est pas très doué pour nouer les fleurs entre elles. Mais il fait au mieux et avec le temps et l’expérience, ses bouquets et leurs contours sont devenus moins froids, plus vivants. Les deux oeuvres rejoignent un coin de son comptoir, près de la caisse.
Il en serait presque fier. Mais il préfère le sourire de ses clients ou la douce froideur de certains qui ne savent pas pouvoir faire mieux.

« J’allais préparer un thé, auriez vous encore quelques minutes à accorder avant de vous rendre chez vos parents ? »




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