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 " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo

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PUS
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MessageSujet: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 9 Jan 2017 - 11:15









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Peux-tu réparer ce qui est brisé ? Peux-tu sentir, peux-tu sentir mon cœur ?

A quel instant l'amitié que nous ressentons pour une personne, homme ou femme, sans que ça n'ai réellement d'importance, se change en quelque chose de plus fort. De plus romantique, sensuelle et érotique ?

Assis à mon bureau, mon stylo rouge que j'ai coincé entre mes lèvres, tourné vers la fenêtre, j'observe le paysage que m'offre le campus universitaire de la faculté de Baltimore. Mes pensées se tournent vers ce petit brun atypique et remplis de tatouages. Une véritable œuvre d'art à lui tout seul. Depuis quelques jours, je ne cesse de penser à lui. La nuit et le jour, tout le temps. Il tourne et retourne dans ma tête sans me laisser la moindre chance de ne l'oublier ne serai-ce qu'une seconde. Parfois, lorsque je crois un étudiant au cheveux bruns, j'ai l'impression de la voir. A chaque coins de couloir et de rue. Quelques fois pendant un cours dans un amphithéâtre alors que je sais qu'il est que très peu probable qu'il se trouve à l'intérieur. Après tout, ce n'est pas un de mes étudiants.

Azadret Betuis.

Cet homme et ses bruns cheveux, ses yeux chocolats.

Son petit côté enfantin si attendrissant.

Son corps recouvert d'encre.

Nous avons passé de nombreuses heures à discuter tous les deux, chez lui, dans son petit appartement. Dans ma chambre d'hôtel également. Au restaurant, quelques fois dans des bars et le parc, ce fameux parc où nous nous sommes rencontrées des mois plus tôt. Nous étions devenus amis au fil du temps. Il nous avait fallu un peu tant. Bien sûr. Plus pour moi que pour le jeune homme mais finalement nous avons passé de plus en plus de temps ensembles. Puis j'ai commencé à penser. A réfléchir. A le voir différemment. Le comprendre a été compliqué et l'accepter l'a été encore plus. Il est plus jeune de six années et nous sommes bien différent. Pourtant, se pourrait-il que je sois tombé amoureux de ce gamin ?

J'ai besoin de le voir.


Prenant mon téléphone, j'ai composé le numéro que je connais désormais par cœur. Une sonnerie, deux et enfin trois. Le bip annonçant la sonnerie- comme souvent d'ailleurs- se déclencha et laissant entendre la voix si reconnaissable du jeune homme indique de laisser un message. Je ris, un peu amusé avant de rapidement réfléchir à ce que je voulais dire : « Aza, c'est Zacch. J'ai besoin de te voir afin de discuter. J'ai quelque chose à vérifier et quelque chose à te dire aussi. Si jamais tu es partant, signale me le s'il te plait. Passe une bonne journée gamin! ». 

'Gamin'. Je l'ai alloué de ce surnom presque dès le début de notre amitié. Il n'y a, là-dedans, rien de dégradant ou de méchant. Ce surnom est, au même titre que 'p'tit brun', 'chaton' ou tout autres surnoms, une marque d'affection que je lui porte. Après tout, nous sommes- étions - amis avant tout. Il n'a jamais rien trouvé à redire sur cela. Un véritable petit ange ce gamin. Je souris à cette pensée alors que je fixe depuis une bonne quinzaine de minutes mon foutu téléphone.

Putain, ne pouvait-il pas répondre quand je l'ai appelé ?!

Je tourne un peu en rond dans mon bureau en attendant un possible message ou un appel d'Azadret. Mais rien. Enfin, pour le moment. Finalement, au bout d'une demie heure à tourner comme un lion en cage, je décide de ranger mes affaires – trousse, paquet de copies, ordinateur et bouquins - dans mon sac, prendre mes clés et je quitte la fac avant de me diriger vers la voiture. Dernière tentative, j'hésite puis finalement, je laisse tomber l'idée et décide directement sur son lieu de travail où il n'était pas alors, c'est tout naturellement que je me suis diriger vers chez lui. La route, je la connais par cœur, presque les yeux fermés. Je l'ai fais tellement de fois ces derniers mois. Je frappe trois coups contre la porte d'entrée et attend quelques secondes. Enfin, le visage dudit brun apparaît enfin.

« Te voilà ! J'ai essayé de te téléphoner mais tu devais dormir ou travailler. Peut importe, il faut que je te parle. C'est assez... important, je crois. Es-tu libre maintenant ? Désolé, ça paraît si soudain mais ça ne peut pas, plus attendre »
.

Moi, Zacch, veuf et brisé, je m'apprête à lui révéler que je suis tombé amoureux de lui.

Ironique, n'est-ce pas ?





© Méphi.




J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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PUS
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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 9 Jan 2017 - 22:54

Dreaming, dreaming, dreaming of you.
Azadret & Zacchéo.
De longs mois. De très longs mois. Leur rencontre datait tout de même. Cette journée, dans ce parc. Nous étions encore en fin d'été. Les arbres étaient encore verts, le ciel était encore bleus. Les écureuils étaient encore de sortie. Cela sentait encore les vacances. Azadret fumait tranquillement son joint alors que le professeur le zieutait de temps en temps. Le jeune homme ne lui avouerait sans doute jamais qu'il l'avait maté un nombre incalculable de fois. Rien que d'y penser, cela le faisait sourire. Ils avaient une complicité hors paire ! Le nombre de dîners ensemble, au restaurant. Le nombre de bière bues dans des bars, dans des pubs, ensemble. Et puis ces nuits.. Azadret n'avait jamais dormi avec quelqu'un d'autre que son ex petit ami. Leur première nuit ensemble avait été assez émouvante. Au fur et à mesure, Azadret se blottissait de plus en plus dans ses bras. Et pourtant, malgré l'automne, malgré l'hiver, leur relation ne s'est pas dégradée. Elle s'était même embellie. Il faisait même des efforts, parfois, pour changer. Mais cela entraînait forcément une rechute une fois chez lui, seul, comme à son habitude. Alors il passait son temps à se noyer sous son travail.

Le tatoué était entrain de faire le ménage dans son salon. Il lavait le sol, faisait les poussières.. Il faisait attention à ce que tout soit bien propre pour ses clients mais aussi pour l'hygiène de son magasin. Le tatoué s'était attaqué au plus gros de sa journée : Les aiguilles. D'un coup, il prit tous ses « pistolets » et les posa sur une table avec un chiffon et du désinfectant. Aiguille par aiguille. Il les nettoyait. Appréciant énormément cette odeur de propre. Quarante aiguilles. Azadret avait délaissé son téléphone toute la journée. Il ne put donc pas l'entendre sonner. Il ne put donc pas se douter de la « crise de nerfs » que subissait Zacchéo de l'autre côté. Et le savoir l'aurait peut-être fait un peu rire. Une fois les canapés en cuir désinfectés et les tapis sortis du sèche linge, il les remit en place avant de sortir de son magin. Il ferma derrière lui après avoir éteint toutes les lumières et prit la direction de son appartement.

Cette même route. Celle qu'il traversait tous les jours, sans raison, sans joie. Il avait une raison désormais. Le visage de son Zacch tournait en rond dans son crâne, sa voix, ses câlin. Son caractère, ses grognements quand Aza l'embêtait.. Tout cela lui plaisait. Absolument tout. Mais le plus jeune était effrayé. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressentit tout cela. Très longtemps que son cœur ne s'était pas mis à battre à cette simple pensée. Il rentra dans son appartement après avoir grimpé les marches puis referma derrière lui. Azadret posa sa tête sur son lit avant d'aller retrouvé son téléphone. Il vit alors cet appel manqué ainsi que ce message vocal. Portant son téléphone à son oreille, il l'écoutait attentivement avant d'aller se doucher. Il s'en doutait. Il le savait que dix minutes plus tard, il allait toqué à sa porte. Une fois un pull enfilé, il sortit en trombe de sa chambre, les cheveux trempés. Le tatoué, à moitié nu, parti ouvrir. Rapidement, un grand sourire s'installa sur son visage alors que sa peau virait au rouge écrevisse.

« Oh.. ! Zacch ! Entre.. Entre.. Disait-il en tirant son bras à l'intérieur. Tu sais, tu ne me dérange jamais.. ! Ça tombe bien, j'ai.. Je crois que j'ai, moi aussi, quelque chose à te dire.. »

Allait-il vraiment se lancer ? Lui même ne savait pas.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Mar 10 Jan 2017 - 15:40









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Sourire charmant, timidité attendrissante et petit côté enfantin. Adorable. La porte s'ouvre quelques secondes plus tard sur le visage souriant du jeune homme. Je peux sentir mon cœur dans ma poitrine. Il tambourine fortement et j'ai presque l'impression qu'il pourrait l'entendre. Et si c'est vraiment le cas, bien que j'en doute, il ne s'en formalise pas et attrape mon bras pour me tirer vers l'intérieur de l'appartement. Cet appartement, je le connais pas cœur. J'y ai passé de nombreux après-midi en la compagnie du maître des lieux. Passant près de lui, je me penche pour lui embrasser la joue. Doucement, un léger effleurement qui fait toujours son petit effet.

J'entre silencieux et j'ai l'impression qu'aussi bien lui que moi sommes stresser. Pourquoi l'est-il ? Et puis, qu'est-ce que ça veux dire « je crois que j'ai a te parler » ? Dois-je vraiment lui dire au risque de tout foutre en l'air ? Et.... Oh bon dieu, toutes ces questions me donne mal à la tête. Et nous voilà désormais face à face. Mon regard se promène sur mon ami. De haut en bas et c'est là que je remarque sa tenue. Un simple pull trop grand lui tombant sur ses cuisses fines. Une vague de chaleur me transperce. De la tête au pieds et sûrement que mes joues se tintent légèrement de rouge. Je détourne rapidement le regard, le fixant quelques secondes sur mes pieds, laissant quelques secondes mes pensées divaguer sur quelques souvenirs agréables tout en m’asseyant sur le canapé.

Notre première nuit ensemble. La première fois que nous avons dormis ensemble, dans un même lit. Nous étions chez lui après avoir passé une belle soirée. Une très agréable soirée. Une parmi tant d'autres. J'étais passé le chercher sur son lieu de travail après avoir donné mon dernier cours de la journée et l'avait regardé faire le nettoyage. Il était méticuleux. Terriblement appliqué dans chacun de ses gestes. J'avais l'impression en l'observant qu'il caressait chaque aiguille. Il était beau, terriblement. Pendant près d'une heure et demie, nous sommes restés silencieux et seul le bruit d'Azadret nettoyant se faisant entendre dans le salon.

Face à face devant un plat de sushis, nous discussion de bon cœur. D'abord de notre journée comme nous le faisions chaque fois, puis nous avons parlé d'art et de pleins d'autre chose, de la culture japonaise notamment. Aza en est fou, il me l'a dit dès le premier jour de notre rencontre. Alors nous en avons parlé ce soir là et c'était si agréable. Je me souviens également qu'après le restaurant, nous avions décidé de nous promener en peu. Aza était comme un gamin, excité et magnifique. Il parlait et je l'écoutais, répondais parfois mais surtout je l'admirais. Le regardais, sourire aux lèvres et il était beau.

Lorsque nous sommes rentrés chez lui, comme à son habitude, Aza m'a proposé de dormir chez lui. Nous étions vendredi et je n'avais aucune raison de refuser. Je ne voulais pas refuser. Alors c'est tout naturellement, sans réellement se poser la question que nous nous sommes installés sur son lit pour discuter encore quelques minutes. J'avais prévu de dormir sur le canapé,comme à mon habitude, mais ce soir, ce soir, je me suis endormis à ses côtés. Quand je me suis réveillé le lendemain matin, Aza était blottit contre mon torse, mon bras autour de sa taille. Je l'ai longuement observé pendant qu'il dormait. Il était si beau et paraissait si paisible. J'étais heureux d'être si près de lui et je crois que c'est là que tout à changé. Pour la première fois depuis la mort de ma femme mon cœur a recommencé à battre pour quelqu'un.


Le silence s'est installé dans la pièce. Aza est assis à mes côtés, à moins qu'il soit debout face à moi. Je l'ignore. Mes yeux fixent toujours mes pieds alors que je réfléchis à quoi dire et comment le dire pour ne pas faire fuir le jeune homme. Le rire finit par me prendre. Faute au stresse. Je me mords un peu la lèvre avant d'enfin relever la tête et de regarder le brun.

« Je .. heu. C'est un peu délicat à aborder et je ne voudrais pas que la situation entre nous devienne bizarre mais je ne suis tellement pas doué pour ce genre de chose.. Je, enfin ça fait quelques temps que je n'ai pas fait ça. Mais heu.. Je crois que, enfin non, j'en suis sûr que ... ». Encore une hésitations de quelques secondes. Dois-je parler ? Me taire peut-être ? Est-ce une putain de bonne idée ? « Et merde ! Je t'aime Aza et je .. J'aurais peut-être dû ne rien dire vu la tête que tu fais bonhomme ... ».





© Méphi.




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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Mer 11 Jan 2017 - 21:58

For your eyes.
Azadret & Zacchéo.


Azadret regardait ses réactions quand il vit sa tenue et cela le faisait rire doucement alors qu'il tenait sa main. Le jeune homme avait un nouveau tatouage, une plume sur sa joue, il l'aimait déjà. Il l'avait dessiné lui même ! Content, il lui la montra en souriant comme un enfant avec un nouveau jouet. Azadret était vraiment très heureux. À ce moment présent, face à lui. Son cœur battait juste tellement fort qu'il pensait qu'il allait explosé et sortir de sa poitrine tatouée. Il posa une de ses mains dessus comme pour essayer de le calmer. Ses joues étaient de plus en plus rouges alors que sa voix tremblait elle aussi. Le jeune homme malgré son masque, n'avait pas du tout confiance en lui, loin de là. Et il avait d'autres défauts qu'il cachait aux yeux du monde, de peur d'être rejeté. Seul Declan était au courant. Heureusement.

Il avait tellement peur Zaccheo parte, qu'il s'en aille loin de lui, c'est pour cela qu'il prit timidement ses mains. Le tatoué le voulait près de lui, actuellement.
Il le voyait. Cela se voyait. Azadret souriait de plus en plus le voyant agir ainsi, au moins, il avait le courage de lui dire car lui même n'aurait jamais osé lui en parler. Mais à présent, le jeune homme avait peur qu'il ne soit plus intéressé à sa personne et décida qu'il était temps de lui dire. Aza entrouvrit ses lèvres, à nouveau. Au début, les deux hommes avaient parlé en même temps et ne s'étaient pas compris. Sa déclaration lui fit tout de même un choque et se mit à rougir en serrant plus fort ses mains en lachant un rire nerveux.

« Je.. Je.. Commençait-il à dire alors qu'il perdait ses mots. Oh et puis merde.. »

Azadret se mit alors sur la pointe des pieds avant d'embrasser ses lèvres, tout doucement, timidement alors qu'il lâcha une main pour la poser sur sa joue, l'autre se colla sur sa nuque. Zaccheo est le deuxième homme qu'il embrassait de sa vie. Il espérait que Zacch sente dans ce baiser, toute la passion, la pureté et la sincérité de ses sentiments à son égard. C'était ça Azadret. Chaque sentiments qu'il ressentait à son égard étaient juste purs, vrais et il ne pouvait mentir. C'était ce qu'il ressentait. De l'amour, du bien être, de la vie. C'est alors qu'il se recula lentement en baissant les yeux. Il caressa sa joue avant de sourire tout doucement, s'excusant d'une voix bredouille.

« Je.. Je n'arrivais pas à trouver les mots.. »





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Mer 11 Jan 2017 - 23:22









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Rougissant comme un enfant, il est terriblement adorable. Adorable et boulversant. Je l'ai regardé me montrer son nouveau tatouage dont il est fier. Je peux le voir sur son visage. Je lui souris puis j'ai parlé. Il a parlé lui aussi. En même temps. Cacophonie. Je lui souris alors qu'il semble surprit. Je le suis aussi remarque mais malgr la peur qui me retourne le ventre, je ne regrette pas. Il était temps, je pense. Mes mains dans les siennes, je sentais la pression qu'il y mettait en les serrant. Fort, toujours plus fort sans pour autant me faire mal. Etait-il mal à l'aise ? Heureux ? Malheureux ? Non, plus étonné, surpris ? Oui, c'est cela.

J'ai suivis chacun de ses gestes. Ils étaient lents et un peu hésistants, terriblement mignons. Ses lèvres posées doucement contre les mienne, ses mains pour une sur ma joue, pour l'autre dans ma nuque, alors que les miennes se sont perdue sur ses hanches. Je les caresses doucement sans vraiment parvenir à réaliser ce qu'il se passe actuellement. Je continue à embrasser Azadret en y mettant un peu plus de mon amour dans le baiser. L'amour, ce sentiment aussi destructeur qu'essentiel. Celui qui vous fait pousser des ailes et qui a le pouvoir de vous mettre plus bas que terre. Ce sentiment qui, en l'instant, me fait sentir indestructible et près à tout pour ce jeune homme. Mes mains sur sa taille le rapproche un peu plus contre moi et je l'embrasse encore durant de longue minutes avant de le relâcher en sentant qu'il s'éloigne doucement. Je souris devant son petit air et s'excuse plus qu'inutile.

Je n'arrivais pas à les trouver non plus, je crois.

« Ne t'en fais pas, j'ai beaucoup aimé la façon dont tu t'es exprimé. C'était très agréable »
lui dis-je en me rapprochant pour reprendre doucement ses lèvres après lui avoir relevé le visage. Quelques secondes pas plus avant que je les relâche est pose mon front contre celui du brun. « Ton tatouage est particulier mais il te va bien, vraiment. Pardon de ne pas avoir pris le temps de te le dire plus tôt » dis-je en caressant ledit tatouage du bout des doigts.

Et maintenant ?

Tout tourne très vite dans ma tête et je ne sais plus. J'ai un peu peur aussi. Je ne sais plus. Il faut dire que depuis Miléna, ma femme, personne n'est venu perturber mon cœur de cette façon. Personne, sauf lui. Ce petit brun très intriguent. J'ignore si c'est une bonne idée de se lancer dans une histoire telle que la nôtre mais j'ai bien envie de faire une bout de chemin avec lui. Malgré que nous soyons totalement différent. Tout autant dans la forme que dans le genre. Mais je crois que c'est ça qui m'a le plus plu dans notre relation. Notre différence. Mais pas que. Quelques points nous rapprochent aussi et ils sont les bienvenus dans cette histoire.

« Et maintenant mon ange, où cette histoire nous entraîne-t-il ? Te sens-tu prêt à faire un bout de chemin avec le vieux viking brisé que je suis ? » dis-je en riant. Ce n'est pas un rire franc mais plus un rire qui est là pour essayer de cacher mon appréhension. Après tout, il pourrait bien dire qu'il ne se sent pas près ou que c'est une mauvaise idée. Et s'en est peut-être une mais j'aime à penser que ça n'est pas le cas et que nous irons loin s'il veut de moi.

« Tu sais Aza, je ne me moquais pas de toi tout à l'heure. Je suis amoureux de toi. Tu es certes, le premier homme, et je t'avoue que ça me fou une trouille bleue, mais je t'aime. Ca ne sera pas facile car je ne sais plus comment me comporter dans une relation amoureuse. Après tout, je n'ai connue qu'elle, ma .. enfin ma femme, en relation sérieuse mais.. si tu me donnes cette chance, je suis prêt à essayer avec toi. Juste parce que je t'aime et que tu en vaux la peine mon ange ».

Les yeux brillant de sincérité, je tente d'avaler la boule d'angoisse qui s'est formée dans ma gorge. Oui, je suis un garçon sensible qui tente d'avancer dans sa vie de trentenaire. Je ne m'attendais pas à retrouver l'amour et encore moins en la personne d'un homme et qui plus est d'un homme bien plus jeune. Mais peu importe. C'est Aza est pas un autre.

« Je t'aime bordel... Je t'aime » lui murmurais-je alors à l'oreille.





© Méphi.




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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 23 Jan 2017 - 15:15

One Last Night.
Azadret Betuis & ... .


Ses doigts sur sa peau. Une caresse. Une douce caresse, presque divine. Le jeune Azadret était aux anges, il se sentait comme si son esprit était parti bien loin, comme si son esprit s'était envolée bien au dessus de sa tête. Des frissons le parcouraient lors de leur deuxième baiser. Cela faisait longtemps qu'il en avait eu envie, de l'embrasser, de caresser sa joue. Ses mains descendaient sur ses hanches, passant par son torse. Il sentait son cœur battre tellement fort, tout comme le sien. Il baissa les yeux avant d'embrasser la commissures de ses lèvres, encore, complètement accro à ces dernières. Comment avait-il pu se retenir durant tout ce temps, de l'embrasser de la sorte ? Il n'en savait rien ! Depuis combien de temps ces sentiments traînaient sans qu'il ne s'avoue leur béguin commun ? Azadret ne savait pas non plus. Doucement le tatoué prit ses mains dans les siennes en souriant fortement, rougissant.

« Je crois que.. J'crois que on apprendra à aimer ensemble.. Mais t-tu sais Zacch, je crois que mon cœur n'a jamais autant battu de ma vie..J'crois que tu m'as redonné envie de m'ouvrir aux autres.. Tout ce temps passé ensemble.. J'aime tellement passé du temps avec toi, parlé avec toi, visité un musé ! J'aime.. J'aime tellement passé du temps à tes côtés, tout me semble beau à tes cotés. Tu m'as redonné de la force.. Je.. J-Je t'aime Zacch ! »

Au fur et à mesure de sa prise de parole, Azadret perdait ses mots. Noyé sous ce flot de sentiments à son égard. Il enroula à nouveau ses bras autour de son cou avant de l'embrasser à pleine bouche, lui dévorant les lèvres. Ses mains se glissaient dans ses cheveux, perdant ses doigts entre ses mèches alors que son visage plongea dans le creux de son cou, humant son odeur. Cette délicieuse odeur. Son Zacch, à lui désormais. Puis, en entendant ses paroles, il recula en faisant une petite moue triste. Un viking cassé ?

« Ne t'inquiète pas.. Commença-t-il. Je vais ramassé peu à peu tous les petits morceaux et les recoller à nouveau, tu seras comme neuf, tu verras. Je t'aiderai à marcher, nous ferons des millions et des millions de kilomètre tous les deux. Je t'en fais la promesse. Je ne te demanderai jamais d'oublier ta femme, sache le, je ne te demanderai jamais, je sais à quel point cela peut être dur. Mais.. Tu es celui qui a réussi à faire battre de nouveau mon cœur.  »

Il ponctua sa phrase par un baiser puis, il recula pour pouvoir s'allonger sur son canapé, l'invitant en souriant à venir.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Dim 5 Fév 2017 - 15:03









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Ses lèvres sur ma peau, un frissons.  Ces trois petits mots, un “je t’aime”, un frisson. Un sourire aussi. Ses mains dans les miennes, ses lèvres s'emparent des miennes. Des gémissements. Du plaisir. De l’amour, beaucoup d’amour. En tout cas, tout ça se mélange dans ma tête et dans mon corps. C’est si agréable.  J’écoute attentivement chacun des mots que prononce Aza. Je ne le quitte pas des yeux. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Et surtout, surtout, je ne le veux plus. En quelques mois, ce gamin a pris tant de place dans ma vie. Il a su se rendre important, je dirais même vital. Et ses mots dit avec tant de sincérité me semble-t-il font gonfler mon coeur d’amour. L’amour que je lui porte est différent que je lui portais à elle. Le nôtre, avec Aza, est nouveau et fragile. Mais beau, terriblement magnifique. Il m’est si essentiel désormais. Nous ferons ce chemin ensemble. Je ne l’interrompt pas dans son discours mais mon sourire reflète tout ce que je souhaiterai lui dire et mes mains le caressant avec tendresse viennent appuyer les propos non dit. Chacun de mes gestes semblent lui dire “Je t’aime”. Chacun de mes regards l’admirer et le convoiter.

Il est à moi désormais.

je le laisserai me réparer tout comme j’espère le faire avec sa personne. Bien qu’il ne m'ait pas dit grand chose de son passée, le jeune Azadret semble porter beaucoup et tout seul. Je suis là désormais. Il m’embrasse une dernière fois avant de reculer jusqu’au canapé pour s’y allonger me souriant comme s’il était le plus heureux des hommes. J’hésite à le rejoindre ne voulant pas briser la scène. Il est si beau là, naturel et fragile. Mon regard ne doit être que tendresse et amour. Bonheur aussi. Finalement, je me décide à aller le rejoindre.  Doucement, sans aucune précipitation.  Je me glisse  à ses côtés, enfin, à moitié sur lui vu la grandeur du canapé et cache mon visage dans le coup de cet ange. J’hume son odeur. Si délicieuse, si agréable, si parfaite.

Nous restons ainsi de très longues minutes. Le silence nous entour de ses bras invisibles. Je crois que nous n'avons pas réellement besoin de parler pour le moment. Le silence nous va bien et puis d’ailleurs, pourquoi précipiter les choses ? Les meilleures se savoure. Alors savourant l’instant. Son corps contre le miens et cette chaleur si douce. J’en apprécie chaque minutes. De ma main gauche, je lui caresse tendrement le bras. A pein, simplement en léger effleurement du bout des doigts. Tendresse amoureuse.  Quelques baisers de ma part viennent se perdre dans son cou ou sur son torse recouvert de ce pull un peu trop grand pour lui. Ses jambes nues entremêlées aux miennes recouvertes de mon pantalon de toile, nous sommes liés. Pas de la plus sensuelle des manières, mais cela viendra. Un jour. Peut-être aujourd’hui. Ou peut-être pas. Nous avons le temps, notre temps. Nous avons aussi notre amour.

Notre histoire.

A nous. Rien qu’à nous.

Le temps file. Il court continuant sa course. Le soleil le suit, essayant peut-être de la rattraper et nous, nous sommes toujours dans notre bulle. Confortable et chaleureuse. Peut-être que nous nous sommes endormis, chacun étreignant l’autre, ne le lâchant jamais. Avions nous peur que l’un de nous ne s’enfuit ? Je ne saurais le dire. Je reste encore quelques instants à réfléchir avant de déposer un dernier baiser sur son torse et de me redresser pour voir son visage. Doux visage que je caresse du bout des doigts un peu comme si j’avais peur de le briser avec des gestes trop brusques. Mal maîtrisés. Souriant, je l’observe- l’admire- quelques très longues secondes, réfléchissant à ce que je voulais lui dire.

« Je me disais que, comme il est vingt heure et que nous avons passé presque trois heures sur ton canapé, nous pourrions aller manger dehors. Enfin si tu le souhaites. Je ne connais plus trop la marche à suivre dans ces cas là mais si tu veux bien te joindre à moi pour le dîner, j’en serais heureux. Enfin encore plus que maintenant, si c’est possible». Je ris devant mes propos ayant l’impression de redevenir l’adolescent empoté que j’étais alors. « Pardon, je suis un peu.. Enfin, je me sens un peu gauche. Je crois que nous avons beaucoup à apprendre toi comme moi. Mais je suis heureux d’être là avec toi » lui dis-je avant de me pencher doucement vers son visage pour happer ses lèvres avec douceur alors que d’un de mes mains, je glisse entre ses mèches brunes pour les caresser et y entortiller mes doigts. Nous nous embrassons à en perdre notre air. C’est agréable.

« Alors ? Sushi ou tu veux essayer autre chose ? Ou alors je te laisse. Comme tu le souhaites. Je me plierai volontiers à tes exigences ce soir » dis je, un petit rictus amusé déformant mes lèvres.






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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Sam 8 Avr 2017 - 17:40

Azadret Betuis a écrit:
That little kiss you stole, it held my heart and soul.
Azadret & Zaccheo.


Ils avaient passé plus de trois heures sur se sofa à profiter l'un de l'autre. Des caresses, des baisers.. Et même quelques suçons. Disons que, comme à son habitude, Azadret aimait marquer le corps de son bien, de son amoureux. Zacch possédait désormais une magnifique trace rouge sur la clavicule droite. Cela le faisait rire en rougissant alors qu'il reprenait sa place si confortable sur son torse. Et maintenant Zaccheo lui appartenait. Rien qu'à lui.


A ses paroles, Azadret se redressa avant de sourire en coin. En ce moment, il n'avait pas très faim, il n'avait plus faim en réalité. Mais il ne voulait pas lui montrer cette facette de lui, la drogue, les raves, sa quasi-anorexie. Il ne voulait pas lui montrer tous les mauvais côtés d'être avec lui, aucun d'entre eux. Il ferma les yeux avant d'accepter son offre et d'aller manger dehors, dans un restaurant.


« Bien, il réfléchit, je voudrais qu'on aille manger français ! J'ai jamais mangé de la nourriture française, des plats typiques.. Surtout que j'ai entendu parlé d'un restaurant cabaret dans le centre..» Azadret se mit à rire, un peu gêné de lui-même avant de chantonner les seules paroles qu'il sait prononcer en français. « Voulez-vous coucher avec moi, ce soir ?» Son accent néo-zélandais rendait le tout sexy.


Azadret se leva avant de retirer son pull, se retrouvant en petite culotte -- en dentelle, attention -- et disparut dans sa chambre. Il fit un effort et mit un jean pas troué, normal, noir ainsi qu'une belle chemise blanche, une cravate noire et une veste de costume. En chaussure, il enfila ses chaussures de ville. Joli Azadret, très classe. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas habillé de la sorte. Il revint dans le salon après s'être parfumé d'une odeur fleurie, la rose. Il passa sa main dans ses cheveux pour se coiffer rapidement et s'approcha de lui. Le tatoué se mit sur la pointe des pieds afin d'accéder à ses lèvres afin de l'embrasser à nouveau, déjà accro.


« On y va ? »


Ils sortirent tous les deux de son appartement, se rendant alors vers la voiture du plus vieux. Zaccheo lui avait ouvert la portière afin qu'Aza se glisse dans le véhicule. Rapidement, Zacch l'avait rejoint. Dans un geste timide et amoureux, le tatoué posa sa main sur sa cuisse avant d'embrasser sa joue. Puis, il s'attacha et se cramponna à la portière. Décidément, il n'aimait pas du tout les voitures, mais cela était pour la bonne cause. Le silence dans la voiture, Azadret appréciait regarder les lumières de la ville, tard le soir. C'était son truc rien qu'à lui. Cela l'inspirait et puis.. Maintenant il n'était plus seul, il avait quelqu'un à qui partager ses rêves, il avait quelqu'un à aimer de tout son cœur. Azadret lui donnerait tout ce qui était possible de donner. « Je te ramènerai des perles de pluie de pays où il ne pleut pas » Comme disait Brel. Azadret en était aussi capable. Si fort grâce à lui. Une fois arrivé à destination, la voiture s'arrêta. Azadret se détacha avant de sortir de la voiture, se retournant vers son Zacch.


« J'espère que tu vas aimer.. » Il embrassa sa joue en souriant.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Sam 8 Avr 2017 - 23:15









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Le silence s'étend autour de nous, nous couvrant de ses bras doux, nous réchauffant, permettant notre intimité. Cette intimité chérie de tous les couples, anciens et nouveaux. Comme nous. Pendant ces longues heures, j'ai apprécié chaque caresses, chaque frôlements et frottements, chaque baisers frissonnant quand les douces lèvres de mon adorable brun se posaient quelque part sur mon corps. Un gémissement, timide mais présent, m'a échappé quand Aza a commencé à s'attaquer à ma clavicule de façon plus prononcé. C'était bon. Terriblement, terriblement bon. Un murmure m'échappe : Je t'aime.

Seulement, je t'aime.

Encore quelques minutes de silence et de caresses. Les derniers instants, premiers vestiges d'une histoire d'amour que j'espère longues et heureuse et finalement Azadret annonce qu'il veut manger français. Un bon point pour lui. La nourriture française est quelque chose qu'il faut goûter au moins une fois dans sa vie. Et vient ensuite les paroles d'une chanson que je connais plutôt. Associée à des souvenirs de soirées étudiantes à l'époque où j'étudiais à Paros. Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? Je ne peux empêcher un éclat de rire franchir mes lèvres. Certes, Aza est terriblement sexy avec son petit accent provenant d'une contrée lointaine, mais je ne suis pas bien sûr qu'il sache réellement ce qu'il vient de dire.

Je ne dis rien cependant. Pas maintenant en tout. Un peu plus tard dans la soirée, certainement. A un moment où il ne s'y attendra pas. Je lui glisserai une phrase de ma spécialité. Un petit pic à la Jóhannsson. « Va pour un repas français. Par contre, tu m'avais caché ton désir de voir des femmes à moitié nue danser devant toi ! » dis-je amusé alors que je vois mon Aza retirer son pull, se retrouvant alors en petite tenue devant moi.

Blóðug helvíti !

Je le regarde, détail son corps fin, appréciables, trop d'ailleurs que je vois, pour la première fois, dans sa presque nudité. Il est beau. Délicat dans certaines de ses courbes. J'hésite à me lever moi aussi pour m'approcher et le caresser du bout des doigts. J'hésite de longues, très longues secondes. Mes yeux tombes sur ses dessous fait de dentelle. J'avale difficilement ma salive alors que des images se formant devant mes yeux ne m'aide pas à rester calme. Cependant, Aza ne reste pas devant moi, dieu merci ! Il part dans sa chambre s'habiller et quand il revient il est magnifique. Tout simplement. Un dernier baisé et nous quittons l'appartement. Dans la voiture, sa main vient se poser sur ma cuisse dans un geste amoureux. J'apprécie et un soupire de plaisir m'échappe alors que je lui offre un beau sourire. Finalement quelques minutes plus tard, nous sommes arrivés.

« Y'a pas d'raison que ça ne m'aille pas. Tant que je suis avec toi, tout m’ira mon amour, d'accord ! ». Je lui souris et l'embrasse avant de nouer mes doigts aux siens et l'entraîner dans l'établissement où une gentille serveuse nous accueille avec un sourire avant de nous installer et nous annoncer que le spectacle sera une sorte de Moulin rouge. Je ris une fois de plus, réellement amusé.

« Décidément, je sens que cette soirée va être véritablement intéressant » dis-je en plongeant mon regard dans celui de mon petit-ami. J'ai l'impression qu'il rougit. Impossible de dire s'il s'agit de l'éclairage ou non, mais j'aime l'ambiance. C'est agréable. « Tu sais, j'ai véritablement eu peur que tu repousse l'éventualité d'une histoire entre nous. Tu aurais pu, bien sûr, après tout, il y a énormément de raison mais tu n'imagines pas ce que j'ai ressentis quand tu m'as embrassé... ». Je m'arrête un instant alors que la serveuse nous apporte nos apéritifs puis reprends quand elle repart « Ca n'a pas été facile de savoir ce que je ressentais réellement pour toi. Je ne savais pas si c'était une très forte amitié ou plus. Il est indéniable que c'est plus. Tellement plus ! Je l'ai compris quand j'ai réalisé que je ne pouvais plus me passer de toi. C'est ce besoin irrépressible de te voir et te sentir, être près de toi, tout le temps et de voir. Ca me fait peur, mais maintenant que je t'ai, je ne te lâche plus ».

je ne cille pas, pose mes mots les plus sincères. Je l'aime et ça ne changera pas, ça ne changera plus.







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J'ai éclaté en sanglot. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.
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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 10 Avr 2017 - 1:18

Aller venez Milord !
Azadret & Zaccheo.


De dehors, on entendait déjà la musique française, la musique de cabaret résonner dans le restaurant. Des femmes dénudées, enfin quasiment, sortaient de la grande porte en pouffant de rire. Des drag queens aussi, des homme en femme.. La sexualité était présente en ces lieux. Peut-être que Azadret n'aurait pas dû choisir cet endroit pour premier rendez-vous. Les joues rouges, il prit la main de Zaccheo, timidement, et commença à s'avancer vers l'entrée. La porte s'ouvrit il entra et une serveuse les accosta assez rapidement. Elle aussi n'était pas très habillée. Azadret tournait rouge écrevisse ! Elle les emmena à une table tout devant, juste en face de la scène où une danseuse faisait un numéro. ça n'était pas la première fois qu'elle voyait le tatoué ici, mais pas avec quelqu'un. Les voyant main dans la main, elle lui fit un clin d’œil tandis qu'Aza échappa un rire.


Les apéritifs servis, Azadret et Zacch trinquaient à leur nouvelle histoire, leur amour, leur amitié. Après avoir bu une gorgée, il reposa son verre sur la table alors qu'il écoutait attentivement les mots de son amour. Une vague de frisson, des papillons dans le ventre. C'était ça l'amour, ce sentiment qu'il avait oublié depuis des décennies ! Azadret entrouvrit ses lèvres en souriant de plus belle.


« Je.. Sache que je ne savais pas comment te l'avouer non plus.. J'avais peur.. Peur de briser notre relation, notre amitié.. Tu es mon premier ami, ici, à Baltimore et mon Amour désormais. Je ne compte plus te lâcher Zacch. Je.. Je t'aime ! »


Azadret n'était pas très doué avec les mots pour avouer ses sentiments, c'était trop complexe. Je t'aime n'était pas assez pour lui montrer combien son affection à égard était énorme. Il rougit en caressant sa main alors que les plats arrivaient déjà ! Il avait décidé de goûter les escargots au beurre ! Cela sentait délicieusement bon ! Regardant son amoureux, il fut surpris de sentir une vague de désir en le regardant se mordre la lèvre, rien que cela. à vrai, cela faisait déjà plusieurs nuits qu'ils avaient dormi ensemble et Azadret avait dû retenir ses pulsions. Il n'avait pas couché depuis son premier amour, c'est à dire, il y a longtemps. Mais maintenant que Zacch était à lui.. Une seconde vague de désir.. Son sang descendait jusqu'à son bas ventre. Il mordit sa lèvre en étouffant un soupir. Ses joues étaient rouges écarlate ! Le tatoué se leva avant de dire.


« Faut.. Faut qu'j'aille aux toilettes ! Je reviens ! »


Et il fuit aux toilettes. Il fuit ce moment horrible gênant. C'était la première fois que ça lui arrivait ! Il s'enferma dans les toilettes, le temps que cela se calme. Décidément, ce restaurant, comme premier rendez-vous n'était pas une bonne idée ! Et puis, connaissant Zacch.. Azadret savait qu'il avait deviné.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 10 Avr 2017 - 20:47









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo

Le petit sourire de la femme, le sourire de la serveuse. J'ai bien compris qu'Aza était un « habitué » du lieu. Assit face à face, je déballe mes mots, ces mots qui me trottaient dans la tête depuis quelques heures. Depuis ce « Je t'aime » avoué sur un coup de tête. Quelques tremblements nerveux, bien sûr et les battements de mon coeur, si fort, si violents. Juste un « je t'aime » et tout à changé. J'écoute Azadret me parlait, me dire qu'il m'aime et qu'en quelque sorte, lui et moi, c'est pour toujours.

De la guimauve en bâton et pourtant des mots si précieux.

Des mots à chérir.

Un je t'aime.


Ma main rejoignant la sienne, j'entrelace doucement nos doigts, les nouant entre eux comme pour sceller nos paroles. Puis la serveuse arrive. Je ne lui accorde qu'un rapide coup d'oeil. Un soutien-gorge à perle dorées recouvrent sa poitrine ferme et délicates de jeunes femmes et un string fait des mêmes perles vient compléter sa tenue. Des escarpins et un chignon haut, un maquillage prononcé. Elle pose devant nous nos plats. Des escargots au beurre pour mon compagnon, des cuisses de grenouille pour moi. Du typiquement français. L'instant est agréable. Le vin, le repas et la compagnie. Involontairement, je me mordille la lèvre, mon regard posé sur Azadret. Il est beau, si beau. Puis le rouge lui monte aux joues, une première fois. La chaleur, sans doute.

Nous mangeons en silence, profitant de l'instant. Du spectacle.

Un peu.

Une seconde vague de rougissement vient teinter les joues de mon petit-ami. Une seconde vague qui semble plus violente que la précédente. Un petit froncement de sourcil de ma part et Aza disparaît, prétextant un besoin urgent d'aller aux toilettes. Il me faut quelques secondes pour faire le rapprochement. Pendant quelques secondes, je suis, comment dire ? Perdu. Et enfin je comprends. Les rougissements, l'endroit, l'ambiance érotique, débordant de sensualité, ma lèvre sûrement, nos mots, nos doigts enlacés et ce début d'histoire d'amour.

L'amour. Les sentiments. Le désir.

Le désir. Cette attirance nous poussons l'un vers l'autre. Plusieurs fois,alors que je l'avais contre moi, j'ai senti cette vague, cette chaleur embrasant mon corps, cette bouffée d'envie de plus. Je la ressens à chaque instant. Continuellement. Mais je la retiens, la freine, tente de la calmer. Et chaque nuit que nous passons ensembles, c'est de plus en plus compliqué. Le désir, ça prend aux tripes, ça ne lâche pas, ne me lâche pas.

Ne pas aller trop vite, cependant.

De longues minutes passent sans que je ne vois mon jeune amour revenir. Très légèrement inquiet, je me décide finalement de le rejoindre. Prenons la direction des toilettes, je finis par le retrouver appuyé contre une porte, toujours rougit. J'entre dans la pièce et souris devant la scène en constatant que mon hypothèse était la bonne. Il est excité. Petit sourire en coin, j'approche doucement de mon amour et finalement, face à lui, j'entrelace nos doigts.

« Pourquoi t'être sauvé ainsi, mon ange ? » lui demandé-je doucement, me collant un peu plus à lui. Plus que quelques centimètres, puis millimètres et enfin, mes lèvres rejoignent les siennes et rapidement, nos langues se retrouvent et s'emmêlent dans une danse sensuelle. Quelques discrets soupirs m'échappent. Des soupirs de plaisir alors que nos corps se pressent plus encore, si c'est possible, contre cette porte de couleur blanche. L'ambiance se charge soudainement en quelques choses de plus fort, de plus érotiques encore.


Mais pas dans ces toilettes.

« Mon amour, pas ici. Plus tard, ce soir si tu veux qu'on aille plus loin. Mais pas ici et certainement pas comme ça » lui murmuré-je alors que, malgré mes paupières closes, nos fronts sont l'un contre l'autre et nos respirations haletantes. « Retournant manger, veux-tu ? » dis-je finalement en m'éloignant doucement, souriant un peu. J'attends quelques secondes encore que la pression redescende, que nos cœurs de calment et que notre désir se fasse moins ..brûlant.

Allons finir nos escargots et nos cuisses de grenouilles.

Finalement nous repartons mains dans la main à nos plat. La danseuse à changer. Celle ci est blonde avec de grands yeux bleus, un costume confectionnés à l'aide de plus et de perles recouvre son corps fin et gracieux. Elle est belle, resplendissante.

Lui est magnifique.







© Méphi.




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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 15 Mai 2017 - 0:18

You're the one who call again.
You're the one who's calling me to have it.
Azadret & Zacchéo.
Le Désir.

Azadret était dans les toilettes. Toujours contre cette même porte. Les jambes croisées tandis que ses bras, ses mains étaient contre son entrejambe. Il se sentait durci. Il se sentait comme transporté par une vague de désir. Ce même désir tant refoulé. Toutes ces nuits où il avait rêvé de ses baisers sur ses lèvres, sur sa mâchoire, dans son cou. Toutes ces nuits où il avait rêvé de ses mains caressant, se baladant dans chaque recoins de son corps tatoué. Toutes ces nuits où il avait rêvé de son corps musclé, chaud, se frottant contre le sien, frêle et froid. Enfin pas si froid que cela, actuellement. Là, il ressemblait juste à un enfant. Honteux de ne pas pouvoir se retenir. La porte s'entrouvrit, laissant passer ce corps, ce visage, ces yeux qu'il connaissait tant. Son cœur rata un battement.
La Passion.

Zacch venait de pénétrer dans les toilettes. Ce regard chaud. Azadret osait à peine lever les yeux vers lui, planter son regard dans le sien. Ses paroles. Son Amour en faisait exprès ma parole ! Azadret ferma ses iris alors qu'une vague de frissons le traversaient de par et d'autre de son corps. Il empirait tout. Dieu seul sait à quel point il aimait qu'on lui parle, qu'on lui dise ce genre de chose dans cette situation. Qu'on souligne son désir. Betuis rouvrit les yeux et les leva vers lui, timidement, alors que Zacch collait son corps au sien. Malheureusement, ils étaient dans des toilettes. Malheureusement, ils étaient habillés. La musique avait changé, tient ! Le jeune homme releva le visage vers lui alors que ses lèvres happaient sensuellement les siennes. Un baiser sauvage, sexuel, passionnel et amoureux. Azadret posa une main sur sa joue et l'autre sur sa joue alors que son torse vint se coller au sien. Azadret aimait Zacch. Il l'avait d'une façon inimaginable. Parfois cela était même un défaut. Trop aimer. Aimer le détruit. Azadret est prêt à tout pour la personne qu'il aime. Il est prêt à arrêter la drogue, à arrêter ses mutilations.. Il est prêt à tout faire pour elle. Il se mettrait presque à genoux. Il pourrait se crever les yeux, se casser les genoux, se saigner pour elle. Le pire était de savoir qu'Azadret en serait capable. La peur de perdre l'autre. La peur de se retrouver seul. La peur d'aimer. C'était son côté instable.
Le retour à la réalité.

Après cet échange langoureux, Zacch lui proposa de retourner à table, de finir ce repas. Azadret poussa un soupir de soulagement. Maintenant il pouvait essayer de se calmer. Zacch avait empiré son état mais bordel de merde, Azadret avait juste tellement apprécié ce moment. Une fois à table, les assiettes furent bien vite finie. Les tourtereaux ne voulaient pas de dessert. Ils allaient mutuellement être leur dessert. À cette pensée, Azadret ricana silencieusement. Les vestes mises, ils se levèrent et partirent vers le bar pour payer. La carte bleue en main, il se mit alors à courir rapidement. Une fois au bar, il tendit sa carte bleue avant de se trouver vers Zacch qui grognait. Étant un grand enfant, il lui tira la langue avant de faire son code et de récupérer sa carte. Il la rangea avant de revenir vers Zacch. Il lui fit les yeux de chien battu et embrassa sa joue, prenant sa main. Il l'attira dehors et grimpa dans la voiture une fois que Zacch fut grimpé à la place du conducteur.
« Tu fais du boudin ? » demanda Azadret en prenant une voix toute triste, d'enfant. « Je voulais juste te faire un premier cadeau.. Tu te rattraperas ! »


A la fin de sa phrase, d'un coup, il sauta sur lui, se mettant à califourchon sur ses cuisses alors que ses lèvres se posaient sur les siennes. Avide de son touché, de sa douceur, de son Amour.
Je t'aime.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo Lun 15 Mai 2017 - 14:18









" Can you feel, can you feel my heart ? "

Azadret φ Zaccheo


Face à face, silencieux, nous mangeons nos plats. Quelques oeillades sont lancées. Langoureuses et impatientes mais surtout amoureuses. J'observe mon Azadret encore rougis par les événements d'il y a quelques minutes. J'ai apprécié cet instant. C'était terriblement excitant et sensuel. J'ai aimé la chaleur de son corps contre le mien et la douceur de ses lèvres contre les miennes malgré l'empressement palpable, nos langues liées dans une danse des plus passionnelles. Simplement amoureux. Les minutes s'écoulent et une nouvelle danseuse prend place sur la scène. Je ne lui accorde qu'un vague coup d'oeil contrairement à la plupart des hommes et femmes présents autour de nous. Bien vite, mon regard se repose sur mon compagnon. Un petit quart d'heure plus tard, nous avons terminé de manger. La serveuse vient nous débarrasser et nous proposer des desserts. Nous déclinons, nos corps entremêlés feront amplement l'affaire. Le meilleur des desserts. C'est ensemble que nous nous levons afin d'enfiler nos vestes et de nous diriger vers la caisse pour payer. Et alors que j'avais prévu d'offrir notre premier repas en tant que couple officiel et fraîchement formé, Azadret me devance en courant tel un enfant. Il va même jusqu'à me tirer la langue alors qu'un grognement se forment dans ma gorge. Mon amour semble amusé. Un baiser sur ma joue est déposé par le brun, une main est glissée dans la mienne, doucement, me tirant gentiment à l'extérieur de l'établissement.

Je ne réponds pas au « gamin » quand à sa question servant plus de constatation que de véritable question. Foutu fierté d'un homme. Certes, je me rattraperai, promesse de Johannsson. Je me contente simplement d'un petit sourire énigmatique avant de contourner mon véhicule et de m'installer derrière le volant. Azadret en fait de même. Rapidement, le jeune homme finit assis sur mes cuisses, capturant mes lèvres sans violence. Seul le désir pur et l'amour se font sentir. Un gémissement de bien-être et de plaisir m'échappe. Mais mes se sont posées automatiquement sur ses reins, les câlinant tendrement. Cet instant. C'est tellement bon. Nous sommes si proches, trop peut-être. L’air commence à me manquer, la volonté et le self contrôle également. "Rentrons, veux-tu mon jeune amour ?" dis-je doucement pour ne pas brusquer Azadret. Bien vite, nous nous décidons pour ma chambre d’hôtel. Plus près que son appartement. Choix purement stratégique de deux futurs amant pressés de s’offrir l’un à l’autre. Le silence s’abat dans l’habitacle de la voiture. Seule nos respirations sont audibles. Est-ce le stresse ou l’impatience ?

Une dizaine de minutes plus tard, nous arrivons à l’hôtel où, après avoir fermé mon véhicule et prit la main d’Azadret, je l’entraîne sur mes pas jusqu’au deuxième étage. Plus que quelques secondes et nous nous trouvons devant une porte de bois clair comportant alors en gros caractères noirs le nombre "21". Un petit clic se fait entendre alors que je passe la carte magnétique et la porte s’ouvre. M’écartant, je laisse Azadret entrer avant de l’imiter et de refermer la porte derrière moi. A clé. Me tenant derrière le brun, j’attends quelques secondes, me demandant si l’idée est bonne. Mais j’envoie bien vite balader ma conscience alors que mon amour et mon désir pour lui enflamme mon corps et mon cœur. "Alors comme ça, chez toi, tu voulais coucher avec moi, hum ?" dis-je amusé faisant ainsi référence aux paroles fredonnées quelques heures plus tôt. Il est temps de les ressortir et de s’amuser pensai-je alors que, sourire aux lèvres, je me rapproche doucement vers Azadret.

Je laisse quelques secondes de silence durant lesquelles je me tais, observe simplement le beau visage du néo-zélandais en me répétant une fois encore ô combien je suis chanceux de l’avoir croisé dans le parc ce jour là, il y a déjà de nombreux mois. J’aime voir apparaître sur les joues de l’homme cette douce couleur rosée et je n’y résiste que peu de temps, trop peu, avant d’aller l’embrasser avec toute la passion du monde commençant déjà à glisser mes mains sous sa veste afin de la lui retirer. Celle ci tombe rejoint d’ailleurs le sol dans ce bruissement si caractéristique d’un vêtement froissé. Encore un baiser, mes mains viennent dénouer la cravate entourant son cou tatoué. Enfin un autre et cette fois, mes mains se mettent à déboutonner cette très jolie mais inutile chemise blanche. Et en quelques secondes, Azadret se retrouve torse nu. Un sourire étirant mes lèvres alors que je me recule légèrement afin de l’observer, je ne peux m’empêcher de passer ma langue sur mes lèvres légèrement gonflées par les nombreux baisers que nous avons préalablement échangés.

"Parfait" est le seul mot que je parviens à dire en cet instant.

Il est tout simplement parfait.





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MessageSujet: Re: " Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo

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" Can you feel, can you feel my heart ? " // Azadret & Zaccheo

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