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 Les pots cassés (ft. Azadret Betuis)

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ETR
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MessageSujet: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Lun 23 Jan 2017 - 21:06




Les pots cassés !
Azadret Betuis et Declan C. Flanders




L’habitude. Une bien mauvaise maitresse quand on y pense. Elle mène les gens dans une routine ennuyeuse et défectueuse, celle qui empêche les vibrations des cœurs et des âmes. Un bon allié, quand on pense à tous ces gens qui s’y soumettent. Et comme tous les matins, Declan avait ouvert sa boutique dans la même routine. Mais il s’y pliait avec joie, bien conscient que le jour où il n’aurait pas envie de le faire, il pourrait faire autrement. C’était un peu cela, sa liberté.
Une liberté qui prenait une toute autre forme ces dernières semaines. Son quotidien avait changé. Une simple personne, un simple évènement avait changé beaucoup de choses. Presque rien en apparence. Ses clients venaient toujours, ils lui achetaient les mêmes fleurs. Ses stocks avaient pourtant changés, les fleurs de l’automne remplissaient sa boutique. De magnifiques couleurs. Il pouvait aussi ressortir, de l’arrière, quelques plantes exotiques, anciennes ou nouvelles pour lesquels les visiteurs avaient toujours un regards. Il vendait plus aussi grâce à cela, comme si les autres plantes étaient plus belles grâce à elles.
Mais ce n’était pas tout, il y avait aussi un nouvel élément qui remplissait habilement sa vie, lui donnait un sourire et des yeux rieur. Une petite chose, un peu recroquevillée, souvent les épaules un peu trop basses, les yeux fixé sur quelque chose, ici où là. Azadret.

Azadret où le jeune homme venu s’installer avec le fleuriste aux yeux translucides. Il mettait un peu de joie dans certains moments et Declan se réjouissait de sa présence. Il aidait, encore une fois. Il souhaitait aider à tout moment, même quand le propriétaire des lieux lui affirmait que ce n’était pas la peine. Mais aujourd’hui était un peu le contraire. On venait de livrer à Declan une dizaine d’Iris Lorenzaccio et le ciel menaçait de faire tomber une pluie comme le matin, assez forte pour les détruire.



L’habitude était comme une petite chose vivace, toujours en mouvements. Il y avait toujours une petite chose qui changeais, que ce soit le dessin sous les yeux du jeune homme, le nombre de fleurs ou celui de la caisse. Et aujourd’hui, ce samedi après-midi ne faisait pas défaut. Les fleurs a rentrer avaient changé et Declan suivait le jeune homme avec l’une d’entre elle. Il le suivait de loin, lui et la fleur qui dépassait en haut de son crâne. C’était les dernières et Declan clos la voiture avant de le rejoindre sifflant une mélodie au hasard.

Crash

Le simple bruit était suffisant pour arrêter son chant et empresser ses pas. Le pot qu’il porte se retrouve sur le comptoir avant qu’il n’attrape Azadret par l’arrière. C’est un reflexe, un instinct. Le pot éclaté devant lui répand sa terre sur le sol, brisé. Azadret juste devant, légèrement tremblant.
Declan s’inquiète, il s’impatiente, un bras autour des épaules du garçon pour lui empêcher le moindre geste, il tourne et retourne ses mains grâce à la sienne. Il vérifie, s’inquiète, regarde chaque détail. Son souffle est pressé, inquiet. Sa voix dans le même état.

« Tu n’es pas blessé ? »





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PUS
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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Lun 23 Jan 2017 - 22:15

Elle est pas belle la vie, pour le dernier des hippies !
Azadret Betuis & Declan C. Flanders.


Une semaine. Cela faisait une semaine qu'il ne vivait plus seul. Non désormais il était accompagné dans sa vie, non seulement par Zacch, mais il avait déménagé chez Declan, son sauveur, son bouclier. Ce fleuriste. Pendant toute cette semaine, il en apprenait un peu plus sur sa vie, sur ses habitudes, et sur ses relations avec ses clients. Il cachait bien son jeu, c'était impressionnant. Azadret, lui, l'aidait dans les taches du magasins, déplaçant les pots de fleurs, réceptionnant les colis, les commandes. Il retournait à son salon de tatouages trois fois par semaine, mais il passait le plus clair de son temps avec Declan à ses côtés. Son nouveau père, il le surveillait jour et nuit. Il dormait même avec ! Mais ça n'était pas lui qui refuserait. Azadret aimait dormir avec quelqu'un. Pendant ses raves, il se débrouillait toujours pour ne pas se retrouver seul ! Ou soit, dans son appartement, il passait son temps à discuter avec Paul, son cactus de compagnie. D'ailleurs, il l'avait présenté à Zacch ainsi qu'à Declan. Qu'est-ce qu'il l'aimait son cactus ! Cette dernière semaine avait été une des plus ensoleillées de sa vie.

Une nouvelle commande, une nouvelle livraison. Azadret s'était habillé d'un t-shirt avec un sarouel et ses vans, il avait réceptionné les colis et commença à se diriger vers l'arrière boutique. C'était beaucoup trop lourd pour ses petits bras maigres. L'un des colis commença à glisser.

Crash !
Plusieurs pots de fleurs étaient en morceau, au sol. La terre était étalée au sol avec des morceaux de pots et les plantes étalées au sol. D'un coup, Declan apparut. Il entourna son corps de ses gros bras, vérifiant ses mains, s'il était blessé ou non. Cela fit rougir et sourire le tatoué. Le jeune homme se retourna vers Declan avant de dire doucement.

« T'inquiète pas papa, ça va !.. »

Papa. Ce mot, ces deux syllabes. Azadret posa sa main tremblante sur ses lèvres en s'excusant mille fois.





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ETR
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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Mar 24 Jan 2017 - 18:05




Les pots cassés !
Azadret Betuis et Declan C. Flanders




Les sensations sont la source de tout. Peu importe ce que l’on fait, en quoi on croit ou ce qui nous détermine, elles nous parviennent et peu sont ceux qui ne les perçoivent pas. Il y a la vision, qui offre mille et une couleur à qui regarde, le toucher et l’expérience de la sensation de mettre la main dessus, l’ouïe qui laisse entendre les battements du cœur, le gout des choses, de chaque aliment, le gout de la vie. C’est dans les odeurs que Declan se retrouve, dans la contemplation de se sentir soi. Il maintient le corps légèrement tremblant d’Azadret contre lui, un bras autour de ses épaules. Il l’empêche d’avancer vers les brisures, de peur qu’il se blesse.
Son nez à proximité de ses cheveux, respirant doucement l’odeur inquiète de son protéger qui répond. Il se fige. Se mots le heurtent durement, comme une décharge électrique qui parcours son corps. Papa. Declan ne s’y attendait pas. Azadret non plus. Il le sent se tendre légèrement, la tête basse avant que le jeune homme pose ses mains sur fines sur sa bouche, s’excusant de milles mots.
Le plus vieux reste stoïque encore quelques secondes, sans pour autant desserrer sa prise sur les épaules du jeune homme, inspirant son odeur de panique. Ce n’est pas sa volonté. Il resserre son étreinte autour des épaules du garçon, pose la tête sur son épaule, légèrement courbé.

« Je m’inquiète tout de même. Mais évite le « papa », mon ange. Ce n’est pas une très bonne idée. » se rit-il légèrement, ébouriffant ses cheveux d’une main, un sourire sur les lèvres. « Tu es sûr que tu n’es pas blessé ? »

Il se redresse et la main passe rapidement sur le front du garçon. Il lui semble fatigué. Un peu à bout mais il ne compte pas le laisser ainsi. Son regard file vers les pots et la terre répandue au sol. Il pourrait le faire monter à l’étage, l’envoyer se reposer mais Declan essaye de lui apprendre une chose : tout peut être reconstruit.

« Tu sembles épuisé… Rangeons et après je te laisse te reposer. »

Il propose et il laisse le jeune homme décidé de se qu’il doit faire. Lui, il file vers l’arrière boutique, les balais et les pelles. La terre pourra resservir. Il prend aussi quelques pots dans lesquels remettre les fleurs. Il s’en occupera mieux quand Azadret dormira. Il se réinstalle, prenant les morceaux brisés pour les rassembler, prend l’une des fleur pour les mettre dans un nouveau sceau. Il jette quelques coups d’œil à Azadret. Pour le moment, il semble bien.


Les sensations, elles résonnent parfois dans un coin de l’esprit, elles raisonnent les âmes et Declan jeta un regard inquiet à son protégé, le couvrant presque de celui-ci. Il souhaiterait le protéger de tout, même des choses les plus futiles, même de lui-même.
Son instinct résonne dans le creux de son ventre. Il lui dit, il lui hurle que quelque chose ne va pas et il observe, discrètement, comme s’il avait peur que le jeune homme le surprenne à le faire. Il a peut être peur de ses réactions, de comment lui pourrait réagir face à ce que le tatoué lui dira.

« C’était quand la dernière fois ? Ta dernière prise remonte à quand ? Et de quoi ? »

Sa voix est douce, constante, rassurante pour lui. Il continue à ranger, sans détourner ses mains de son rangement ou ses yeux d’Azadret. Il ne le laissera pas partir physiquement ou mentalement de cette situation. Il ne le laissera pas non plus s’enfoncer dedans. Il l’aidera, il lui a promit.




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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Mer 15 Mar 2017 - 22:43

Ask no question, and you'll get no lies
Azadret Betuis & Declan C. Flanders .


Une nouvelle vie. C'était dur pour le jeune homme de repartir sur des bases saines, sur une bonne vie, même si tout cela n'était pas vraiment gagné. Il savait qu'il rechuterait dans une période d'autodestruction, le calme avant la tempête. Au fond de lui, il savait que tout cela n'allait pas rester beau, calme, que cette ambiance familiale se faneraient. Azadret était convaincu au fond de lui même d'être le héros d'une œuvre tragique. Comme Le Cid face à son dilemme cornélien, comme Œdipe forcé d'accomplir son destin sans pouvoir y faire grand chose. Tragique était la vie du jeune Betuis. Il regardait la réaction de Declan face à son mot de trop. « papa ». Lui aussi semblait aussi dérangé. Il mordit sa lèvre avant de rire nerveusement en se frottant les mains.

Une nouvelle vie. C'est ce que Declan essaye de donner à cette fleur au sol, en recollant les morceau du vase, en déplaçant la plante blessée dans un autre peau. C'est ce que Declan fait en soignant chaque blessures du tatoué, qu'elle soit futile ou non, volontaire ou involontaire, grave ou superficielle. Azadret avait conscience de ses faits et gestes.. Mais Dieu seul sait à quel point Declan n'est au courant de rien.. Enfin c'est ce que Azadret pensait. Comme d'habitude, il n'avait besoin de dire quoi que soit pour être au courant de tout. A sa question, il sursauta. Ne sachant pas quoi répondre une fois de plus. La vérité, un mensonge ? Il mit le mensonge aux oubliettes en regardant ses mains tremblantes, ses poignets osseux, ses jambes extrêmement fines. Il humidifia ses lèvres, ces dernières étaient sèches et abîmées, trop mordillées. Il déglutit difficilement avant d'entrouvrir ses lippes afin de répondre enfin à sa question.

« Le week-end dernier. Kétamine, et MD. »

Il lui avait répondu sans hésité mais il avait détourné le regard en reculant d'un pas, au cas où il s'en prendrait une. Le jeune homme en avait peur, il ne savait pas comment il allait réagir à sa réponse un peu trop franche, un peu trop rapide. Mais c'était la vérité. Si cela se trouvait, c'était encore dans son sang. Ça reste et ça laisse des traces, ces merdes-là. La marque des seringue sur la peau intérieure de ses coudes. Un vrai drogué. Ses tatouages ne pouvaient pas les camoufler. Ses mains tremblantes se cachèrent dans ses poches alors que son regard changeait de direction toutes les secondes. Instable.

« Tu vas me priver de tout cela.. N'est-ce pas ? C'est ce que tu vas faire non ?.. Tu vas m'enlever ça ? Il continuait de poser cette question. Tu sais, la MD, c'est le seul truc qui me met vraiment bien.. Je veux bien essayer d'arrêter la Kétamine mais pas la MD, s'il te plait ! »





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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Jeu 16 Mar 2017 - 13:01




Les pots cassés !
Azadret Betuis et Declan C. Flanders





Les mains dans la terre, un instant de doute les stoppant, avant qu’elles reprennent les soins offerts à la plante. Kétamine et MD. Les mains de Declan enfoncent les racines dans la terre noire. Devant son comptoir, ses yeux se baissent légèrement sur son travail. Il sent le jeune homme reculer, avant qu’il ne se redresse vers lui. Sa réponse franche lui donne un peu de baume au cœur. Il lui fait assez confiance pour lui parler sans doutes, sans bégayements. Il en sourirait presque, mais Azadret reprend par quelques mots, effrayé.
Il essaye, bégaye et doute. Declan n’entend qu’un compromis. Il est près à faire des sacrifices, mais pas de tout. Il en est étrangement fier ; il reste au moins un peu de bon sens au jeune homme pour ne pas céder à toutes ses demander. Declan préfère le savoir un peu réticent que près à tout lâcher. La drogue fait partie de lui et le Azadret qui a attiré son attention n’est pas prêt de disparaître. Il lui faudra peut être le changer, un peu, avec attention, comme une fleur un peu brisée mais prête à renaitre.

Peut-être un peu trop attentionné pour le jeune homme, Declan essuie ses mains sur quelques bouts de tissus, laissés sur le comptoir. Il tend une main à son protéger et lui désigne ensuite la chaise, juste devant lui. Il a l’impression d’agir comme le mauvais père, qui prive son enfant de tout ce qu’il aime. Mais Azadret mérite un peu mieux que des tremblements et une incapacité de tout et de rien. Et les conséquences seraient si néfastes.

« Mon but n’est pas de t’interdire de t’amuser ou faire ce dont tu as envie. Tu as 24 ans, mon Ange, c’est assez pour prendre certaines décisions, dont celle-là. Mais tu dois comprendre une chose : tôt ou tard, quelqu’un te forcera à décrocher, parce que ce n’est pas socialement acceptable. Cette personne pourrait aussi être toi et dans quelques années, dans quelques mois, quand tu essayeras d’en terminer avec cela, tu voudras en crever tellement ce sera douloureux. »

La main de Declan vient attraper le poigné du jeune homme. Il tremble. La vieille branche qu’il est sait que les conséquences des drogues sont néfastes et que les désintoxications sont dures, trop dure pour qu’Azadret puisse les supporter seul.

« Ce que je souhaite, c’est la fin de cette mainmise que la drogue possède sur toi. Détache t’en. Prends en quand tu en as envie, quand les sensations que tu ressens avec te manqueront. Mais cesse d’en prendre comme une échappatoire. Le monde est pourrie alors change le, fais en ton monde. »

Declan lui sourit encore une fois, sa main maintenant son bras et l’empêchant de trembler comme il aimerait stabiliser son esprit. Quelques secondes de battements et quelques millièmes pour se lever.

« Allons. Finissons de ranger et nous remonterons nous reposer. »



Les mains caressant doucement sa barbe. Elle est trop longue a pensé Declan quelques minutes plus tôt au détour d’un miroir. Il ne peut pas s’empêcher de jeter un coup d’œil a chaque fois qu’il passe à coté d’une surface réfléchissante. Certains diront qu’il cherche à voir ses crimes à travers lui mais ce n’est qu’un banal orgueil.
Il prépare, ciseau dans une main, mousse à raser pas très loin, quelques autres instruments pour perfectionner le tout sur le bord du lavabo. Il coupe sa barbe, la remet en état, comme il ne semble pouvoir le faire dans sa vie.
Azadret dort à quelques mètres de là, dans la chambre voisine. Le thé bu, le garçon ne semblait pas pouvoir en supporter plus. Declan est retourné à ses affaires. Il a conseillé — ordonné — à son protéger de prendre un peu de sommeil. Quelques heures après, Declan remontait et s’interrogeait sur sa barbe ; préoccupation bien futile qui lui laboure l’esprit plus que n’importe quelle autre chose. Se questionner sur la simplicité pour en dénuer les difficultés.
Un sourire ironique, le ciseau coupe et réajuste. C’est parfait, précis et perfectionné tout en ayant l’air simple. Douce ironie. Ses mains projettent un peu d’eau sur son visage, une serviette essuie les gouttes restantes. Un coup d’œil en arrière, vers cette forme toute droit sortie de l’ombre de l’appartement. Il fait déjà nuit.

« J’allais bientôt venir te réveiller. Comment te sens-tu ? »





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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Ven 17 Mar 2017 - 21:42

When you let me in..
Azadret Betuis & Declan C. Flanders.
Il l'avait vu. Il avait vu ses mains se crisper à ses paroles. Sa mâchoire se contracter ainsi que ses yeux clos. Le silence était tellement lourd qu'il entendait sa respiration. Declan n'avait pas dû s'attendre à ça.. Ou si, peut-être. Il s'approcha timidement vers lui avant de saisir sa grande main dans les siennes, enlaçant leur doigts. Comme un enfant qui tentera tout pour ne pas se faire trop engueuler. Azadret s'explique, panique un petit peu à l'idée de devoir tout arrêter, tout stopper. Ces drogues.. Elles le nourrissaient toutes les fois où il ne mangeait pas. A force, à force.. Il s'est toujours dit qu'il perdrait un os. Le jeune mordillait sa lèvre avant de s'asseoir sur la chaise, en face de lui, et tapait nerveusement du pied, évitant à tous prix son regard. Ses yeux bleus. Il se sentait nu devant, c'était horrible.. Et pourtant, Declan avait tout vu de lui. Enfin, il a vu ce que Azadret laissait apparaître. Juste une façade. Un masque. Un joli masque maquillé, tatoué, cachant là monstruosité qu'il était au fond de lui, et même physiquement. Puis en l'entendant, il répondit, tout bas, dans un murmure.

« Qui te dit que j'ai envie d'arrêter ? »

Puis il soupira en regardant la trace de chaque cicatrice, chaque piqûre, un petit sourire apparut aux coins de ses lèvres en repensant à son week-end. Une seringue, deux, trois et Azadret était allongé dans la forêt, regardant les étoiles, incapable de bouger. Un rail, deux, trois et Azadret était heureux. Une soudaine euphorie qui l'avait poussé à pendre dans ses bras, et à se blottir dans les bras de n'importe qui. Il avait particulièrement apprécié cela. Mais après, revenir.. C'était beaucoup plus compliqué ! Azadret avait essayé d'ouvrir la porte d'entrée de l'appartement de Declan pendant au moins une vingtaine de minutes, heureusement que ce dernier ne s'était pas réveillé ! C'était un secret. Il sourit un peu plus en lâchant un rire avant de reprendre et de regarder Declan dans les yeux avant de baisser les yeux timidement. Puis, en l'entendant, il se redressa et se releva en baillant doucement, s'étirant. Le tatoué embrassa timidement sa joue avant de reculer et de disparaître dans sa chambre, à l'étage.

Un sommeil horrible. Chaud, froid. Des sueurs coulaient le long de son front, sa lèvre entre ses dents, replié sur lui même alors que d'horribles crampes lui prenaient le ventre. Des tremblements. Azadret poussait de petits soupirs plaintifs, de petits soupirs douloureux. Il avait juste tellement froid alors que sa peau brûlait. Des pas dans les escaliers, Declan. Azadret se leva difficilement avant de sortir de sa chambre. Son t-shirt était tâché, trempé de sueur. Il se rendit dans la salle de bain où il rejoignit son « tuteur ». Le tatoué se tenait à la porte alors qu'il entrouvrait ses lèvres.

« J'ai froid.. J'ai mal à la tête.. Je crois que je suis malade.. J'ai dû choper quelque chose dehors.. »





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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Sam 18 Mar 2017 - 12:34




Les pots cassés !
Azadret Betuis et Declan C. Flanders




Rebelle. Azadret voulait faire croire qu’il en était un. Il voulait y croire mais n’était qu’à peine parvenu à le faire douter. Il l’avait questionné, sur les raisons qui poussaient le fleuriste à penser qu’il voulait arrêter. Ô il avait bien ce petit air de peste, sûr de lui et un peu hautain des adolescents en désaccord avec leurs parents mais il n’avait fallut qu’un haussement de sourcil pour qu’il se taise et monte dans la chambre. Ce haussement de sourcil qui signifiait tout ce qu’il n’était pas capable de dire en une seconde.

« Regarde-toi »
« Tu crois que tu peux faire autrement »
« Tu as vu ta tronche »


Et Azadret était monté dans l’appartement un air pensif sur le visage, alors que Declan terminait son travail un peu plus crispé. Il repensait aux quelques bruits de la nuit, quand Azadret décidait subitement de rentrer. il aurait pu le gronder comme il le ferait avec un enfant mais il n’en avait pas l’envie. Le jeune tatoueur était assez grand pour se prendre en main, il devait juste s’en rendre compte.



Rebelle mais pas trop. C’est ce à quoi ressemblait Azadret devant cette porte, tremblant et suant. Il se plaint de sa tête, de ses douleurs. On aurait pu croire à une mauvaise grippe mais ses yeux ne trompaient pas. Ecarquillé, rouges et aux pupilles dilatées. Mauvaise descente. Mais s’il fallait le mettre au fond du trou pour qu’il comprenne enfin qu’il pouvait s’en sortir, Declan n’hésiterait pas à le faire. Bien qu’en veillant à sa santé. Physiquement et mentalement.

Sa main effleure son front et il inspecte mieux son visage. Azadret semble au bord des larmes et est brûlant de fièvre. Une conséquence simple mais si néfaste. Ni une, ni deux, certainement un peu trop brusque pour laisser le jeune homme mal en point réagir à temps, il le pousse vers la baignoire.

« Assieds-toi et ne bouge pas. »

Il le stabilise, une main derrière son dos pour l’empêcher de tomber en arrière ou en avant. Il le délaisse un instant, pas plus de quelques secondes pour attraper un gant et le tremper. Sa main se repose dans le creux de son dos trop fin. Il rafraichit se peau brûlante dans un premier temps. Ce ne sera pas suffisant mais c’est assez pour le ramener à la réalité. Il a cru quelques secondes, qu’Azadret repartait dans une déchéance d’une drogue ou d’une autre. Mais non, le jeune homme est bien là, plus ou moins présent.
Declan l’observe, accroupi devant lui, passant le gant dans son cou et sur son front. Ce n’est définitivement pas suffisant et le coton du gant s’est trop rapidement réchauffé.

« Reste éveillé, Azadret. Ne t’endors pas. » lui ordonne-t-il assez durement ; il craint qu’il bascule et se fracasse la nuque sur le marbre de la baignoire. « Lève-toi. Déshabille toi. On va te faire prendre un bain. C’est vieillot mais ça fonctionne assez bien… »

Sa voix est douce, mais inquiète. Il s’inquiète pour Azadret et sa tête de mule qui ne veut pas arrêter les drogues mais tente quand même. Il s’inquiète pour les conséquences de toute cette histoire et du point jusqu’auquel son protéger pourra tenir. Il espère voir en lui autant de force qu’il en possède réellement.





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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Sam 18 Mar 2017 - 14:27

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Une fois de plus, Declan s'occupait de lui. Azadret n'était plus capable de se prendre en charge, impossible. Il était juste trop.. mort ? Il n'y a pas d'autres mots le décrire que cadavérique. Un vrai cadavre. Osseux, maigre.. On pouvait presque compter ses cotes et les casser très facilement. Le tatoué retira rapidement son t-shirt, découvrant son buste frêle. Anorexique le gamin. Il sentait déjà le regard du plus vieux sur son corps. Ce même regard qui le mettait à nu, à chaque fois. Mais cette fois-ci littéralement. Declan glissa alors le gant sur sa peau chaude, brûlante. Sur le coup, cela l'avait apaisé. Il avait fermé les yeux, son dos s'était courbé alors que ses lèvres s'entrouvraient, une fois de plus. Mais ce bien être s'envola une fois de plus. C'était une habitude, dans sa vie.

Azadret s'était totalement déshabillé. Il avait retiré avec l'aide de son "père" ses couches de vêtements, il avait vu son regard bleuté, pensif, descendre le long de son corps. Parfois Azadret arrivait à deviner ce à quoi il pensait. Cela était bien trop compliqué : d'horribles migraines lui lançaient dans le cerveau alors qu'il les sentait briser son crâne peu à peu. Une sensation horrible, immonde. Declan le lavait, le rafraichissait alors que Azadret regardait attentivement ses mains. Il n'aimait pas le contact physique, il n'aimait pas qu'on le touche. Azadret n'aimait pas son corps. Trop gros, pas assez bien pour le monde. Et puis, il avait tellement peur de grossir, le tatoué ne voulait pas que ses dessins corporels se déforment et qu'ils deviennent ideux. Son mal-être mental et physique ainsi que ses fréquentations au lycée l'avaient plongé dans la drogue, dans les festivals, les raves. A chaque fois, il cherchait quelque chose de plus fort, quelque chose qu'il le ferait planer encore plus haut. Ses yeux s'ouvrirent doucement. Il plia ses genoux pour que ces derniers sortent de l'eau, un petit peu.

« Ne t'inquiète pas pour moi.. »

Bien sûr que Declan allait s'inquiéter. Bien sûr. C'est comme s'il se mutilait devant ses yeux et qu'il lui disait "mais t'inquiète, je ne saigne pas.". D'ailleurs, en y pensant, Azadret s'était rendu compte qu'il ne s'était pas blessé depuis un bon moment, et il en était heureux, un petit peu. Mais d'un autre côté, il s'était affiné. Une fois sorti du bain, Declan avait porté le tatoué dans le lit avant de s'asseoir près de ce dernier. Azadret sentait son regard sur lui, il le sentait, pas besoin de le voir. La couette sur son corps, il se replia sur lui même avant de fermer les yeux, sombrant dans un sommeil des plus profonds. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit comme cela. Calme, en sécurité. Mais son obsession pour la MD l'avait poussé à se lever tard dans la nuit, presque au petit matin, vers quatre heures du matin. Il s'était habillé de quelques vêtements appartenant à Declan. Beaucoup plus large et cela le cachait. Il sortit de l'appartement en vérifiant bien que Declan dormait avant de courir dans la rue où son dealer habituel était. Un sourire sur son visage alors qu'il entama la discussion avec. Il sortit deux gros billets et empocha son pochon de poudre, heureux et surtout soulagé.





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MessageSujet: Re: Les pots cassés (ft. Azadret Betuis) Mar 21 Mar 2017 - 11:27




Les pots cassés !
Azadret Betuis et Declan C. Flanders




La souffrance, douce mélodie qui emplie l’air et les corps. Elle se repose les nuits, elle s’endorme avec les sens. Azadret dort dans la pièce voisine et Declan se repose, sans dormir réellement. Il a aidé le jeune homme a prendre un bain, refroidissant sa température corporelle, rétablissant l’ordre interne au jeune homme. Il l’avait ensuite couché et regardé quelques instant. Il s’était ainsi rendu compte, il avait constaté. Azadret n’était plus un enfant. Avec les enfants, c’était plus simple. Il pouvait leur demandé. Ils lui répondaient qu’ils voulaient ce parent maltraitant mort. Ils en arrivaient toujours là. Azadret ne faisait pas partie de cette catégorie.
Ne pas s’inquiéter. Declan n’est pas certain de pouvoir éprouver une inquiétude. Il se questionne, s’interroge. Couché sur ce lit, il attend le matin, il n’arrivera pas à dormir. Il pense aussi.

Mais voilà. Un bruit, une forme et Azadret qui fuit. C’est simple, sans conséquences en apparence. Declan soupire et une fois la porte de l’appartement close, il enfile quelques vêtements. Un vieux jogging, un pull pour paraître décent. Si cela ne tenait qu’à lui, il serait sorti sans.
Il suit Azadret, entre les rues et les ruelles de la ville. Il change d’idée, de tactique. Il le suit. Son reflet se trace dans une vitre, un carreau. Il achète un pochon. Il l’observe, le regarde lui et son sourire bienheureux. Azadret n’est pas comme les enfants de Declan. Son visage se ferme et ses yeux se voilent de cette douce froideur. Il la sent envahir son corps. Il redevient lui, celui qui vit réellement derrière le masque de sourire et ses fleurs. Froid et distant. Ce froid est sa drogue, celle qui coule le long de sa colonne vertébrale, l’assouplie, celle qui le fait sourire et se relever. Il ne s’y accroche pas comme on pourrait le penser. Elle est simplement lui.



La souffrance, douce mélodie qui emplie l’air et les corps. Douce souffrance qui heurte le corps du camé d’un poing ferme. Une gifle qui fait tourné la tête du drogué mais ne s’arrête qu’au calme du violent. Encore une, la tête vole de l’autre coté. Tout n’est que maitrise. Puis vient un autre coup qui l’envoie à terre, puis un autre, dans son ventre. Chaque geste est calculé, chaque geste est le miroir du vide intérieur du sociopathe. Azadret essaye peut être de fuir. Qu’importe. Declan le frappe une nouvelle fois. Pas assez fort pour le briser, assez pour qu’il ressente de la douleur, cette douleur intense que seuls les sentiments peuvent dévoiler. Le sociopathe frappe encore. Un coup de pieds. Le drogué est à terre, Declan ne s’abaisse pas à le relever. Plus bas que terre, au fond du trou. Il le laisse ramper comme un camé en manque devant son dealer.
Et il continue. Il s’arrête, à un moment décidé, précis, quand le gamin se traine sur le sol. Le froid interne du sociopathe glace l’air. Il n’est qu’un monstre d’insécurité.

« Tout cela n’est que du cinéma : tu ne veux pas être au chaud, Azadret. Tu ne veux que ce froid interne, ce froid si proche du degré zéro de la souffrance. Regarde-toi. Pauvre petite chose souffrante sur le sol. Tu n’es qu’une ombre qui pleure de désespoir. Tu essayes de te raccrocher comme un enfant à ses parents mais tu n’en es pas un. Un enfant veut vivre, un enfant veut trouver ce froid, cette glaciation sans ramper. Il supplie, il demande qu’on l’aide mais il n’est pas faible. Il désire autre chose. Toi tu n’as aucun désir. Tu souhaite juste une cachette où tu glisser, un asile de bien-être dans lequel il n’y a aucune bataille. Tu es ignorant. Tu ne veux pas t’en sortir et aucune aide ne te seras accorder tant que tu ne changera pas »

Sa voix est froide, distante. Il n’y a aucun sentiment, aucune émotion.

« Tu as un jour pour vouloir changer. Après, je te considère comme mort, Azadret. Tu ne seras qu’une ombre dans le monde et il sera aveugle à ta mort. »

Quelques pas, Declan part. Il n’a ni de regret, ni remord. On ne peut sauver que seuls ceux qui le veulent vraiment et si Azadret veut se crever dans la drogue, il le fera. Pulsion de mort, terriblement satisfaisante, Declan se laisse bercer par elle, il la voit dans les yeux de ses victimes mais rien, rien n’est jamais atteint. Le zéro absolu n’existe pas et la souffrance est le seul moteur de l’homme.





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Les pots cassés (ft. Azadret Betuis)

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