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 Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders]

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PUS
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MessageSujet: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Sam 25 Mar 2017 - 18:27

Rester dans sa chambre. Suivre ses cours, faire ses devoirs. Sortir lorsque quelqu’un vient, en cachette bien sûr. Surtout si c’était Will. Will… La personne qu’elle désirait plus que tout au monde pouvoir aller serrer dans ses bras. Celui qui devait lui enseigner ce qu’il savait. Lui qui était comme son père, tout comme son gardien. Mais elle ne pouvait pas, pas maintenant… Alors elle restait seule chez elle, seule dehors, seule en cours.

La jeune femme soupira avant de remettre bien sa capuche, cachant ses cheveux bruns. Heureusement qu’il y avait du vent, elle n’attirait pas l’attention ainsi couverte. Elle replaça son écharpe aussi, cachant sa cicatrice cette fois. Elle en avait des choses à cacher et cela lui pesait chaque jours un peu plus. Même si elle savait que c’était pour la bonne cause, pour sa nouvelle famille, tout cela était dur parfois. Ses amis lui manquaient, pouvoir parler à quelqu'un d'autre qu'Hannibal ou tout simplement pouvoir sortir sans devoir faire attention à chaque pas…

Des feuilles de cours dans les mains et l’esprit plein de regret, Abigail continua sa route. Comme chaque jour, elle prenait un chemin détourné, éloigné de chez elle. Elle évitait les rues bondées ou commerçantes. Arrivée à un croisement, elle regarda de chaque côté avant de traverser, voulant éviter le petit café qui se trouvait juste en face. Elle commença à marcher lorsqu’elle fut sûre qu’il n’y avait pas de danger. Enfin, qu’il n’y aurait pas dû en avoir… Une voiture déboula à toute allure, manquant de peu de la renverser. Par contre, elle avait entrainé tous ses cours avec elle dans son élan, les éparpillant au sol. Elle avait envie de crier de frustration, de partir en laissant tout là. Elle était vraiment agacée… Mais elle savait que non seulement râler après une voiture déjà loin était inutile mais en plus elle se ferait remarquer. Et elle ne devait pas. Elle était morte aux yeux du monde et devait le rester. Oui, c’était important, pour leur bonheur.
Après une grande inspiration, elle commença à ramasser ses papiers. Elle aurait dû faire attention, penser que les papiers n’étaient pas les seuls à avoir souffert de son sursaut et du vent… Mais elle ne l’avait pas fait. Elle était partie ainsi, la capuche légèrement baissée, les cheveux décoiffés, son visage se dévoilant plus qu’il n’aurait dû. Mais après tout, elle devait simplement ramasser des papiers. Quel mal pouvait-il y avoir à ramasser des cours ? Aucun, surement. C’était évident après tout.

Attrapant enfin sa dernière feuille, l’étudiante se redressa. Enfin, elle commença à le faire. D’un coup elle se figea. Ses yeux l’avaient attirée, hypnotisée. Lorsqu’elle parvint à bouger son regard, c’est pour le poser sur toute sa personne. Et encore une fois, elle fut bouleversée. Comment pouvait-elle le rencontrer maintenant, comme ça. On parlait de ce genre de rencontre dans les livres, elle en avait rêvée surement petite. Mais là, ça n'allait pas. Elle ne pouvait pas ! Elle était morte, elle était en cachette. Elle ne pouvait pas être proche d’une personne à nouveau, même si cet homme l’attirait, même si elle avait envie d'aller lui parler…

Abigail réalisa alors que si elle pouvait le fixer, lui pouvait le faire aussi. Elle se redressa d’un coup, comme brûlée. Elle partit en courant, le plus rapidement et le plus loin possible. Elle mordit sa lèvre doucement, triste de devoir partir, de ne pas pouvoir aller échanger ne serait-ce que quelques mots, de ne pas pouvoir entendre sa voix... Quelle ironie. Avant, elle était forcée d’aborder les gens, d’aller leur parler. Dans ces moments-là, elle ne désirait qu’une chose. Pouvoir fuir, pouvoir disparaitre. Et aujourd’hui, elle aurait voulu l’inverse. Elle était obligée de fuir alors qu’elle aurait souhaité aller le voir, lui parler… Décidément, la vie se moquait vraiment d’elle !
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ETR
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MessageSujet: Re: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Dim 26 Mar 2017 - 18:07




Coup de foudre à Baltimore
Abigail Hobbs et Declan C. Flanders





L e vent et la pluie fondait sur Baltimore. La ville était devenue un ballet de manteau noirs et de parapluies sombres. Les têtes baissées et les airs moroses étaient devenus une habitude. Tous se cachaient derrière des masques de tristesse ou d’une fausse rage. Amusant à regarder non ? En tout cas, le petit fleuriste de Wolf Trap en profitait pour observer. Il était venu à Baltimore pour signer le contrat final avec l’un de ses horticulteurs, un homme âgé, vivant dans les champs de Lavande Français et qui pour la première fois venait dans la région. Bref, Baltimore avait été un lieu de rencontre comme un autre, plus pratique que sa petite boutique, perdue au fond de la région.
La rencontre s’était éternisée et il était maintenant là, à regarder le ciel gris et le mauvais théâtre de la nature humaine. Il les regarder, en admirant presque avec dégoût ce monde infâme, cette pluie de gens se déferlant sans sens et sans contenu, une pluie acide et rêche, qui abimait les peau et les âmes. Il les fixait dpuis tellement de temps qu’ils avaient fini par perdre le sens même de leur existence. Ils n’étaient que masses informes et difformes, vides de toute signification.
Mais voilà qu’elle leurs faisait reprendre un sens.



A u départ, ce n’était qu’une envolée de papier, comme tombent les feuilles des arbres à l’automne. Quelques fissures blanches entre la morosité de la ville et qui sortait le fleuriste de sa contemplation. Une voiture avait faillit la renverser, roulant dans le vent et les papiers s’étaient envolés. Il fronça les sourcils, une seconde. Une autre. La tasse qu’il avait portée à ses lèvres, quelques trop longues minutes plus tôt fut reposée sur son assiette. Elle était vide, tout comme la théière. Il la fixa, un peu longuement. Elle ramassa chacune de ses feuilles et lui restait bloqué sur son visage à demi découvert. Ce visage lui avait manqué, cette allure si fine, si fragile et forte à la fois, ce petit air enfantin qui en avait connu trop. Il avait presque été triste en apprenant qu’il ne la reverrait plus. Même les journaux l’avaient titré.
Mais la peine ne prenait pas tous ses droits et Declan l’inspecta. Elle, ce regard qui se posait sur lui, le fixait certainement avec le même étonnement. Elle avait quelques papiers dans les mains et Declan se sentit un peu déconcerté par cette position, cette allure, son visage. Non, il ne se pouvait. Il décrocha son regard d’elle au moment même où elle fuyait. Il hésita encore un moment. Mais non, il fallait qu’il vérifie cette douce hallucination, que les papillons dans son ventre n’étaient pas aussi faux qu’il le pensait, que l’accélération de son cœur n’était pas les conséquences d’un regret futile. Il sentait naitre en lui quelque chose depuis longtemps perdue, comme une… émotion.




U n billet fut posé sur la table. Certainement trop. Qu’importe.

« Gardez la monnaie. » lança-t-il en quittant la boutique au pas de charge, son manteau long sur les épaules. Sans vraiment le mettre, il parcourait le trottoir où il l’avait vu, le sang affluant dans ses veines, la tête tournant presque sous les sensations qu’elle lui donnait. Il inspecta tout autour de lui, ce ballet de manteau noir. Impossible de la distinguer. Nouvelle inspection. Une feuille trainait là, trop propre pour être restée sur le trottoir plus de quelques minutes, trop grandes pour n’être qu’une simple facture. Il la ramassa. Impossible de douter. Ou presque, cela y ressemblait trop. Quelques informations sur les maladies des tueurs, sociopathes, psychopathes, troubles sociaux, etc. La présentation d’un cours de criminologie.
Il releva le regard et la retrouva. Elle marchait vite, cherchait à le fuir. Ô douce innocence qui se perdrait avec le temps. Il était rare qu’on puisse fuir le sociopathe que Declan était, encore moins quand il entrait dans une telle « chasse ». Il la connaissait, il la percevait sans la voir. Son cœur pouvait lui dire où elle allait sans la voir et il la poursuivait à corps perdu. Il la retrouverait, il ne la laisserait pas disparaitre, pas une nouvelle fois. Plus jamais.




A lors il la poursuivit sur quelques mètres, sans plus voir les gens autour de lui. Il devait paraître effrayant, comme un fantôme à l’ombre noire et à l’arme blanche du papier qui poursuivait ce petit être caché sous sa capuche. Mais qu’importe. Personne ne prêtait attention à personne dans cette rue, puis vient celles un peu moins fréquentées, vide à ces heures. Il accéléra, la poursuivant un peu, remontant à sa hauteur.

« Abigail ? »

Sans la toucher, il revient à sa hauteur. Et il n’y avait plus de doutes devant ce visage qui faisait palpiter son cœur, entre douleur et plaisir, comme une chose qu’il avait trop vécu, pas assez supporté.





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PUS
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MessageSujet: Re: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Ven 31 Mar 2017 - 16:53


   

   Avec Declan C. Flanders

   
   
   Coup de foudre à Baltimore

 
Sans réfléchir plus longtemps à la personne en face d’elle, Abigail s’enfuit le plus loin et le plus rapidement possible. Elle ne pouvait pas rester près de lui quand tout son corps lui disait de le rejoindre, de se blottir contre lui et sentir ses bras se refermer autour d’elle. Elle avait trop peur de ce qu’il pourrait se passer si elle restait là. Mais elle ne saurait pas dire ce qui l’effrayait le plus à ce moment-là : la possible ruine de leur plan avec Hannibal ou qu’il ne lui rende pas son étreinte si elle s’approchait ?
Elle ne voulait pas savoir de toute façon. C’était inutile, le temps avait repris sa course dès qu’elle avait détourné le regard et maintenant elle n’avait plus le choix. Si elle restait, soit elle souffrirait soit lui finirait par le faire. Et elle ne voulait plus faire de mal, en tout cas pas pour l’instant. Pas à une personne à qui elle tenait déjà autant malgré tout ce temps séparés et ces retrouvailles si courtes.

Un rire amer s’échappa de ses lèvres alors qu’elle continuait de se frayer un chemin au travers de la foule. Ils ressemblaient aux héros d’une histoire d’amour tragique, à ces clichés romantiques qu’elle avait lu étant petite et dont elle avait rêvé pendant un cours instant. Mais comme beaucoup de chose en elle, ces désires avaient changés. Elle ne voulait plus d’un simple regard suivit d’un coup de foudre dans la rue, d’un prince qui la poursuivrait jusqu’au bout du monde, qui la prendrait dans ses bras et refuserait de la laisser partir, lui jurant qu’il l’aimerait jusqu’à la fin des temps. Ces rêves de prince et princesses et d’amour infini avaient disparus depuis longtemps. Aujourd’hui la jeune femme voulait simplement vivre une vie tranquille, cachée et sans danger. Oh, avoir des amis et des personnes à qui parler lui manquait mais c’était moins inquiétant ainsi. Plus facile aussi. Tellement plus facile que ce qu’elle faisait actuellement, courir au milieu d’une foule qui refusait de la laisser passer pour échapper à une personne qui ne la suivait peut-être même pas…

Une feuille de cours s’envola alors qu’elle évita encore une voiture de justesse cette fois. L’étudiante jura un instant et voulu faire demi-tour pour la récupérer mais elle voyait l’ombre se rapprocher d’elle. Un léger grognement de frustration lui échappa, tant pis pour son cours. Elle reprit son chemin et tourna dans une rue dérobée, espérant être tranquille. Quelques tournants plus tard, elle se pensait en sécurité. Enfin jusqu’à ce qu’elle entende une voix l’appeler.

Cette voix… Abigail se figea, la lèvre entre ses dents. Que devait-elle faire ? Courir encore était inutile, elle l’avait compris. Se retourner ? Et faire quoi ensuite ? Courir vers lui et le serrer comme son cœur lui criaient ? Elle voulait tant le sentir contre elle, entendre sa voix encore, respirer son odeur… Cet homme qui l’avait accepté même si il avait compris lui aussi qu’elle n’était pas aussi innocente qu’elle l’espérait, qui ne l’avait pas oublié malgré le temps, qui agissait comme les hommes de ses rêves d’enfant… Elle ne pouvait pas l’ignorer. Et puis, il n’habitait pas ici. C’était surement la seule chance qu’elle avait de lui reparler avant un long, très long moment. Et cette fois, peut-être qu’il accepterait de l’oublier comme il devrait.

La jeune femme inspira, les yeux fermés. Elle se retourna ensuite vers lui puis le regarda, le visage neutre. Elle vit sa feuille de cours dans ses mains en premier, ce qui la fit rire légèrement. Ses yeux remontèrent jusqu’à son visage, comme elle l’avait au café. Ce qu’elle avait ressenti revint à nouveau et elle senti ses yeux devenir humides mais elle retint ses larmes. Elle essaya de garder un visage neutre à nouveau et se força à rester sur place.

- Bonjour Declan. Ça faisait longtemps…

Elle ne savait pas ce qu’elle était sensée dire de plus. Elle ne savait même pas si elle pouvait vraiment. Qu’est ce qu’elle pouvait dire ? « Surprise ! Je ne suis pas morte, je me cachais simplement ! » Non, elle ne pouvait pas vraiment. Alors la brune resta ainsi, ses cours serrés contre elle comme une protection, le visage neutre malgré ses larmes qui menaçaient de couler. Elle attendait de voir sa réaction, si il lui en voulait ou si il serait content malgré tout.

   
   
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MessageSujet: Re: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Ven 14 Avr 2017 - 16:42




Coup de foudre à Baltimore
Abigail Hobbs et Declan C. Flanders





Ils courent, ils courent. Entre les rues et les corps. Certains se chevauchent, d’autres s’entremêlent. Là bas, un couple s’embrasse. Declan aimerait serrer celle qu’il reconnaît comme Abigaïl aussi fort que l’homme sert les hanches de sa compagne. Il aimerait l’avoir à ses cotés, la toucher, s’assurer qu’elle est belle et bien présente en ce bas monde. Et le voilà qu’il court après cette ombre vivante, après ce souvenir. Elle manque une nouvelle fois de se faire renverser. La main de Declan effleure son bras, comme pour la sauver. Une feuille de papier s’envole dansant sous le vent et les gouttes. Le fleuriste rattrape ce papier au vol, avant qu’il ne touche le sol. Et il court, il court, à en perdre haleine, à s’en perdre dans les ruelles les plus sombres.
La scène doit paraitre bien étrange, mais qu’importe. Les voilà cachés dans les rues, à l’abri des indiscrets et des voyeurs. Dans sa main, Declan tient les restes de sa poursuite, les deux feuilles de papier qui dans leur suprême blancheur se lient et se délient sous ce léger vent. Elles provoquent le même bruissement que la pluie, le même bruissement que les carreaux frissonnant sous les bourrasques.

Elle s’arrête et dans ses gestes, Declan perçoit son indécision. Elle s’est arrêtée, à quelques mètres de lui et il aimerait la toucher mais il n’en ai pas encore capable. Elle n’en ai pas capable, de supporter son toucher, de supporter peut être, ce qu’un autre lui a fait. Simuler son meurtre n’est pas tâche aisée. Si cela avait été une « erreur », aucun doute qu’Abigail se serait présenté pour la rectifier. Mais la situation semblait plus critique et il lui fallait comprendre. Comprendre pour agir. Avec les enfants, cela est toujours plus simple. Un enfant ne cache pas, un enfant ne méprend pas. Personne ne garde un secret comme un enfant car l’enfant, dans chaque geste, chaque trait de son visage, chaque sourire et chaque regard dévoile un peu de la vérité derrière. Declan sait les repérer mais passer un certain âge, l’âge qu’à sa compagne devant lui, il ne voit plus rien. Le mensonge, le jeu, la démence de ce monde a trop pourri leurs gènes et les détruisent, petit à petit, minutes après minutes.



I l attend et la belle jeune femme se retourne vers lui. Elle le salue. Sa voix tremble presque et réchauffe le cœur de Declan, fait vibrer quelque chose dans sa cage thoracique. On dirait… des sentiments. Il attend, qu’elle se tourne vers lui, tel un ange dévoilant son visage à un simple homme, tel celui qui voudrait voir au delà de sa carapace. Il attend, juste qu’elle redresse ses yeux vers lui et ces quelques mots. Ô ces quelques mots qui font chavirer son cœur et emplissent son esprit d’une tendre joie. Ils ne se sont pas rencontrés souvent, pas vu plus de quelques minutes à chaque fois, une ou deux heures tout au plus mais chaque rencontre était un plaisir, chaque minute était une joie partagée, chaque mot était sincère et précieux. Cela semble faire si longtemps. Un électrochoc parcours son corps et il se remet, se rapproche d’elle jusqu’à presque l’atteindre.

« Trop longtemps en effet. Certains ont même parlé de ta mort… Tu as perdu ceci. Ce pourrait cependant s’avérer utile. »

Elle est comme ces terres que les explorateurs n’atteindront jamais, ces havres de paix que les Hommes dans leurs sombres décadences recherchent, ce degré Zéro dans lequel il souhaiterait s’extasier, encore et encore jusqu’à la perte de la soif, de la faim, de la haine et du temps. Ces feuilles, futiles bouts de papiers entre ses doigts, sont le seul lien qu’il parvient à nouer avec elle. Ou peut être pas, elle serrait si fort ses livres contre elle, à s’en blanchir les doigts, presque tremblante. Ou était-ce seulement un effet du froid et de cette pluie battante qui tombait sur eux.



Q uelques secondes sous ce regards, Declan cherche dans ses yeux, une émotion ou une autre, quelque chose, la vérité peut être qu’il ne peut voir ailleurs, cette tendre enfance disparue dans ses yeux déjà trop adultes. Il se met à sa hauteur, d’une main, derrière son dos, sans l’effleurer, il l’enjoint à marcher un peu avec elles, vers ces autres rues que les passants n’osent pas emprunter en ces sombres jours d’hivers, celles où ils seront à l’abris des regards alors que le ciel se dévoile et qu’un doux rayon de soleil vient effleurer leurs visages.
Ces balades ont formés leurs rencontres et aujourd’hui, Declan en quelques pas s’assure qu’Abigail suive bien. Il en a remarqué des choses, loin des blessures externes, de cette légère marque qu’elle s’efforce toujours de cacher ou de ses yeux qu’elle semble vouloir brunir de sentiment, comme lui le fait trop souvent.

« Comment vas-tu depuis notre dernière discussion ? J’ai entendu beaucoup de choses mais il ne me semble pas qu’elles… reflètent la vérité. »

Sa voix n’est que celle d’avant, quand ils se trouvaient tous les deux dans les jardis d’un hôpital ou d’un autre. Teintée d’inquiétude, elle se voudrait si rassurante, mais il n’y parvient et quand sa main vient de poser au creux des reins de cette jeune femme, il leurs faut maintenant reprendre un nouveau chemin.





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MessageSujet: Re: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Ven 2 Juin 2017 - 20:41



Avec Declan C. Flanders

Coup de foudre à Baltimore

La jeune femme observa l’homme en face d’elle. Des dizaines d’émotions la traversèrent en même temps. De la joie bien sûr, ainsi que du soulagement. Mais aussi de l’envie, de la tristesse, de l’inquiétude, de la colère même… Elle ne savait plus quoi penser ou dire, ni même comment réagir. Abigail avait envie de crier, de hurler même. Envie de se mettre à courir, vers lui et loin de lui en même temps. Elle avait envie de rire, de sourire et à la fois de pleurer et de râler. Elle voulait crier de colère et de joie…

Tout cette situation était tellement bête, tellement clichée… Deux personnes qui se retrouvent, telles deux amants séparés injustement se réunissant enfin à la fin du film. Sauf que là, ce n’était pas un film, c’était sa vie, leur vie. Ou alors était-ce une illusion, provoquée par son esprit trop seul ?
La jeune femme se sentait perdue. Elle fit alors ce que son tuteur lui avait appris. Elle tenta de garder une apparence neutre, détachée de tout. Sa voix, lorsqu’elle lui parla enfin, lui sembla venir d’une autre personne qu’elle. Ce n’était pas elle, pas ce qu’elle voulait dire ni ce qu’elle voulait faire. Et en même temps, c’était exactement ça… Que ces quelques mots lui semblèrent stupides malgré tout.

Abigail ne savait plus quoi espérer. Que ces paroles le rebutent et le fassent fuir ? Ou qu’il voit à travers elles combien il lui avait manqué, combien elle était heureuse de le retrouver ? Lui, cet homme qu’elle n’avait vu que si peu de fois et qui comptait déjà tant pour elle. Lui qui ne l’avais pas fui, ne l’avait pas traitée comme une pauvre petite victime ou comme une horrible coupable. Lui qui l’avait tout simplement traitée comme une personne normale, comme une amie. Il avait ainsi tout de suite gagné une place spéciale dans le cœur de cette enfant trop souvent seule. Elle l’avait attendue pendant longtemps à l’époque, cette personne qui viendrait la sauver comme un prince délivre la princesse dans les contes. Declan n’avait rien d’un prince bien sûr, mais il l’avait sauvé de sa solitude, avec Will et Hannibal. Et aujourd’hui, peut-être la sauverait-il à nouveau de cette nouvelle solitude. Elle l’espérait, elle le craignait…
Il semblerait qu’il le ferait à nouveau, à en juger par sa réponse. Ce qui encore une fois, provoqua tellement d’émotions contraires en elle. Murmurant un petit merci et d’une main presque tremblante, elle récupéra sa feuille, prenant bien soin à ne pas le toucher. Pourquoi cette précaution ? Elle ne savait pas trop. Peut-être avait-elle peur que ce moment se brise si elle le faisait, peur que ce moment ne soit qu’une illusion qui disparaitrait à peine leurs doigts se seraient-ils touchés. La jeune femme pensa que son ami (ou l’illusion de son ami) devait avoir la même pensée et la même crainte car il ne la touche pas, même pas lorsqu’il l’invita à marcher avec lui. C’était parfait pour elle, elle qui avait besoin de ce rêve pendant quelques instants au moins.

Abigail le suivi dans ces rues détournées et vides sous la pluie, sans avoir peur pour elle à un seul moment. La confiance qu’elle lui avait accordée autrefois était encore là. D’autant plus qu’à nouveau, il avait agi exactement comme elle en avait besoin. Des rues vides, cachées, comme un secret entre eux. Comme si il rentrait dans son secret, dans sa nouvelle bulle. Cette pensée lui fit peur un instant. Pouvait-il vraiment l’y rejoindre sans risque ? Elle en avait tellement envie. Et d’après ses paroles, il l’avait cherché. Il avait pris des nouvelles d’elles, même si ce n’était pas les bonnes… Et dans cette rue si peu accueillante et sous cette pluie que beaucoup qualifiaient de désagréable, Abigail se moquait bien de tout. Ils n’étaient que tous les deux à nouveau, marchant sans autre but que simplement se parler et se découvrir – redécouvrir – l’un l’autre. Un petit moment de paix avant de retourner à cette réalité sombre et froide. Et même si cette fois la discussion serait plus sérieuse (ne l’avaient-elles pas toujours été ?), ces sensations de chaleur et bien-être étaient toujours les mêmes pour elle et, Abigail l’espérait vraiment, pour lui.


- Je vais…Abigail hésita un instant avant de continuer. Comment se sentait-elle ? Elle lui devait une réponse honnête après tout. - Bien. Je vais bien, même si les choses sont compliquées…

Elle ignorait si la fin de la phrase du jeune homme était un reproche masqué ou juste un constat. Dans tous les cas, elle espérait qu’il comprendrait les excuses inavouées dans ses quelques mots. Des excuses pour l’avoir inquiété, lui avoir menti indirectement. Des excuses car elle ne savait pas encore si elle pouvait tout lui dire. Abigail espérait vraiment qu’il comprendrait. Après tout, il l’avait toujours comprise par le passé. Il le ferait encore, la jeune femme en était certaine. Il comprendrait et ne la jugerait pas vraiment. Il accepterait son secret, comme il avait accepté les anciens.
Ce fut sans doute ces convictions –espérances –, mélangées à ces sentiments agréables, qui la firent changer d’avis. Declan méritait plus que des excuses cachées, que des demi-aveux. Alors la brune s’arrêta au milieu du chemin, pleine de craintes et de déterminations. Elle leva son visage vers le ciel, laissant les gouttes de pluies se mélanger à ses larmes, les dissimulant parfaitement.

- Je suis désolée, si tu savais… J’aurais voulu te le dire, t’avouer la vérité. Que je suis encore là, simplement cachée. Mais je ne pouvais pas. Je ne peux pas… ajoute-t-elle dans un petit murmure.

Seulement alors, pour la première fois, elle osa le regarder réellement dans les yeux, sans cacher ses émotions. Sa peur, sa joie, sa tristesse… Elle se demanda un instant lequel de ces sentiments était le plus visible pour lui. Craignant que la peur ou la douleur l’emporte dans son regard, elle changea la conversation. Elle était heureuse de le retrouver, même si ce n’était que pour quelques minutes.

- Et toi ? Comment vas-tu maintenant ? Et que fais-tu ici, à Baltimore ?

Oui, ce sujet de conversation était mieux. Sans danger, sans souci. Une conversation simple, qu’elle espérait joyeuse, pour profiter de cette bulle secrète que le destin lui avait accordée.


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MessageSujet: Re: Coup de foudre à Baltimore [pv Declan C. Flanders] Mar 1 Aoû 2017 - 15:20




Coup de foudre à Baltimore
Abigail Hobbs et Declan C. Flanders





P erdu entre les limbes d’un souvenir et la joie de revoir la jeune femme, Declan resta complétement stoïque face à elle, un peu déranger. Il se souvient, des nombreuses fois où il a parcouru les allées de l’hôpital Elle n’était pas là. De ces fois où il a cherché dans les moindres recoin, observé dans les rues où il lui arrivait de la croiser, de lui faire un signe de main pour la saluer. Elle n’était jamais réapparue. Puis, la mère du fleuriste était morte, il avait cessé de se rendre à l’hôpital. Puis, enfin, la disparition d’Abigail avait été actée dans le journal, par la police. Et il avait cessé de chercher, comme tous les autres.
Ce n’était pourtant pas son genre, d’abandonner. Il lui été déjà arriver de se confronter à l’impossibilité ; l’impossibilité de tuer, celle de faire passer sa colère contre une « mauvaise » personne. Il avait apprit le calme, la patience, la perfection et l’attente. Jamais l’oubli. Du moins il le pensait. Jusqu’à maintenant ; jusqu’au moment où il pouvait se rendre compte que son interlocutrice n’était pas une enfant, qu’elle avait cette autre chose qui la rendait si spéciale, quelque chose qu’il semblait avoir déjà vu, dans ses propres yeux, quelques années — de longues années — plus tôt.



E lle devait se cacher ? Cela intrigua le fleuriste. Il n’en montra rien. Elle semblait perturber, comme un enfant qui aurait fait une grosse erreur, ou comme un adulte qui voudrait cacher son passé. Ses yeux dans les siens, sa lèvre inférieure tremblant légèrement. Declan estima une manie, qu’elle ne pouvait contrôler, comme la peur qui se reflétait dans ses yeux, comme la pointe de chagrin mais aussi… du désir. Un désir puissant, fort et loin de toute envie charnelle, quelque chose de plus profond. C’était comme un reflet du passé.
Abigail rêvait de retrouver sa famille.
Declan cauchemardait d’en constituer une.
Et c’est certainement ce cauchemar, cette peur qui lui laissait entrevoir les pensées de la jeune femme. Elle souhaitait retrouver tout ce qu’elle avait perdue, tout ce qui lui manquait depuis des mois et des mois.



D eclan cligna quelques fois des yeux, comme s’il avait pu oublié sa question. Ô il l’avait bien entendu écouté d’une oreille distraite mais il lui arrivait jamais d’en perdre aussi le sens, jamais assez pour ne pas éluder volontairement les questions auxquelles il ne voulait pas répondre. D’avantage encore quand on tentait si maladroitement d’éviter la conversation. Ses lèvres se tordirent en un doux sourire.

« Une question d’affaire, rien de bien intéressant. »

Une nouvelle fois, il marqua une pause, comme pour prouver qu’il n’y avait rien d’autre à dire. Il n’y avait rien à dire, rien dont il voulait faire part du moins.

« Tu sembles perdue, Abigail. Effrayée. Quelle est la chose qui te perturbe à ce point ? »

Nouvelle pause. La question ne semblait pas assez la perturber.

« Ou qui ? »

Un frisson, un tic de sa bouche, un léger froncement de sourcil. Tous les signes étaient bons à prendre, surtout les moins visibles. Si cette personne la perturbait à ce point, elle aurait forcément apprit à cacher ses petites manies incommodes aux yeux de tous. Il sourit de nouveau, puis comme chaque histoire se mêle à une autre, il expliqua :

« Quand j’avais une vingtaine d’année, j’ai rencontré un homme. Plutôt nocif. Il a commencé à m’entrainer dans quelque chose auquel je ne souhaitais pas participer. La plupart des gens te conseilleraient d’éviter cette personne, de jouer la bonne poire ou d’aller en parler à la police. Ce qu’ils voudraient réellement te conseiller, c’est de détruire cette personne. Mais ils sont trop faible pour le faire… ou n’ont pas les bonnes personnes pour les aider. »

Le message était plutôt simple, clair et précis. Il espérait du moins que la jeune femme le comprendrait en bonne et due forme. Un dernier sourire accompagna ses paroles, dans l’espoir de quelques réponses.






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