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 Jeu de dupes (ft. Rachel "Ivy" Parker)

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ETR
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MessageSujet: Jeu de dupes (ft. Rachel "Ivy" Parker) Dim 9 Avr 2017 - 21:28




Jeu de dupes
Rachel « Ivy » Parker et Declan C. Flanders





C aque acte de la vie de Declan C. Flanders se devait d’être joué d’une différente manière. Il était entré dans le premier comme un humain normal, l’homme naïf, un Lorenzo qui se baladait toujours la tête dans les nuages et le cœur ouvert aux peines. Il était alors ce fils chérit, petit Lorenzino pour sa mère, futur grand homme pour son père. Puis était advenu une tragédie, un malheur qui harassa tous les acteur de cet acte. Il s’était alors penché dans une certaine débauche. Contre le monde entier, il ne se devait plus d’être seulement un homme et à lui-même, comme les mains levés vers le ciel, il s’était fait une promesse ; la promesse d’entrer comme un fou dans ce jeu qu’était la société, naïf et imprudent en apparence, pour en devenir un ennemi, l’Homme qui tuerait ses démons et les débarrasserait tels des cadavres de chiens galeux. Le voilà donc, Lorenzaccio, un petit homme, presque pitre dans son domaine. On le dit naïf, charmant, tendre. Les femmes se voudraient de sa chaleur dans leurs lit et lui, ne démentit jamais ces quelques volonté. Il charme, comme un serpent. De sa langue fourche, il dépose quelques illusions dans les esprits d’une gente ou d’une autre. Yeux bleus, splendide aspect d’un charme manipulateur se pose sur sa victime et de là, elle ne peut que se soumettre, bien trop heureuse de son sort.
Voilà le jeu de Declan, voilà comment, femmes après femmes, cœur après cœur, il déposait quelques pétales d’addiction dans les esprits de ses clients. Ceux qui n’étaient pas de passage lui étaient fidèles et ne percevait en lui qu’une tendre naïveté. Il ne faut cependant pas croire que Declan aimait ses clients. Il avait quelques affections pour certains. Madame François était certainement sa cliente préférée. Elle possédait ce charme de la vieillesse et des années que trop bien vécues. Il adorait cette vieille femme et avec le temps, ainsi qu’un peu d’esprit, s’était attaché aux anecdotes et aux fantastiques récits qu’elle racontait sur sa vie. Chaque matin, il raccompagnait la vieille dame à sa porte, une main dans son dos, un sourire plus vrai que charmeur sur les lèvres. Elle était sa première cliente, son dernier rire de la journée. Après son départ, venait la journée banale, celle où il recevait client après client ; des clientes surtout. Ces clientes qui essayaient de charmer le chameur. Mais il avait plus d’expérience, plus de sagesse à ce propos, et ce n’était souvent qu’à son avantage. Elles achetaient. Il s’en satisfaisait.



E n ce jour, nous étions un mercredi. Le fleuriste avait prolongé ses heures d’ouverture au début d’après midi. Il devait fermé après cela, partir voir un autre fleuriste à plusieurs dizaines de kilomètres de cela. Il s’agissait en réalité d’une nouvelle boutique et Declan souhaitait observer la concurrence puis, si cela s’avérait nécessaire, l’étouffer dans l’œuf. Peu avant qu’il ne se décide à clore la porte, une femme entra. Declan la reconnaissait plus qu’il ne la connaissait mais il semblait, plutôt clairement, que la femme n’était pas uniquement dans cette boutique pour acheter quelques fleurs. Cela lui arrivait parfois, et alors, elle se penchait pour mettre en avant un décolleté inconvenant. Elle lui avait proposé une fois, par quelques suggestions de la rejoindre pour quelques heures. Declan avait refusé. Comme sa tenue, cela aurait été obscène. Il avait refusé, son sourire toujours plaqué sur ses lèvres, puis il avait recommencé ce jeu de dupes dans laquelle, cette femme charmée essayait de l’attirer dans son lit.
A chaque fois qu’elle repartait, Declan soupirait d’aise. Ce soir encore plus, adossé à sa porte, il tourna la pancarte et signala la boutique close. Quelques préparation supplémentaires et il enfila sa veste sur son veston et sa chemise. Estimer la concurrence ne se faisait pas en habit du soir. Enfin, on le vit certainement se diriger vers sa voiture. Elle venait d’être nettoyée, lui donnait cet aspect rétro qui seyait tant, si on en croyait les journaux, aux hautes classes de cette société d’artistes. Un regard autour de lui, il veilla à ce que la voiture, garée sur le parking depuis quelques temps ne lui coupe pas la route ou autre, puis prit le chemin vers ses adversaires.



D’ une certaine manière, le jeu avait toujours fait partie de la vie de Declan. Très jeune, son père lui avait apprit à jouer au poker, à ne pas montrer ses émotions et il avait gardé cette faculté. Il l’avait même assouplie. Non seulement elle lui servait à ne pas se dévoiler mais elle était aussi ce masque et ce sourire derrière lequel il pouvait jouer à être un autre. En cette belle journée, il était un oncle heureux de voir sa nièce se lier dans quelques épousailles. Il fallait célébrer le mariage au plus vite, en effet, la petite-nièce, créature splendide aux yeux d’un bleu aussi flamboyant que les siens, venait de naitre. Il commanda alors quatre bouquets. Un pour les fiançailles, un pour le mariage, un pour les parents du marié, un pour la naissance de l’enfant.
Une dernière scène dans ce jeu, advenaient de nouveaux personnages, de nouveaux décors, de nouvelles informations. Que faire de ses fleurs sans odeurs, de ces mélanges médiocres, de cette extravagance qui blessait ses yeux dès qu’il entrait dans le magasin. Il promit de revenir chercher les fleurs dans la journée de demain, après avoir vu les mélanges. [i] « Elles seraient mieux gardées dans la boutique ». Une certitude trop peu fondée.
Une grimace déforma son visage quand il sorti de la boutique, comme la preuve ultime de son dégout. Il ne reviendrait pas. Cette boutique n’était pour lui qu’une médiocre concurrence et elle déposerait le bilan dans quelques mois au maximum. Quelques pas pour retourner à sa voiture, sa veste maintenue d’une main par dessus son épaule. Il marchait détendu, observant un peu paranoïaque ce qui advenait autour de lui. Un regard dans une vitrine, dans un miroir. Il s’arrêta à coté de son véhicule pour observer un peu plus attentivement. La voiture qui se reflétait derrière lui ne lui semblait pas inconnue. L’air de rien, il monta dans son véhicule après y avoir déposé sa veste, puis régla le rétroviseur pour qu’il reflète cette plaque d’immatriculation. Il la releva. Ce jeu était bien amusant, cependant, au jeu de carte, il ne fallait pas se résoudre à l’imprudence. Il préférait de loin, se protéger de trop, que pas assez.







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PUS
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MessageSujet: Re: Jeu de dupes (ft. Rachel "Ivy" Parker) Mer 12 Avr 2017 - 18:59

Jeu de Dupes

Let's play a little game, you and I

Lorsque l'on pense au métier de détective privé, on s'imagine toujours des aventures palpitantes de personnes disparues depuis des lustres qui refont surface ou de meurtres glauques, résolus grâce à la pugnacité de l'enquêteur, quitte à devoir défier la pègre locale. Mais la réalité est toute autre, et le fantasme se brise souvent face à son mur froid.
Je n'avais pas réellement choisi ce métier pour vivre le frisson de l'excitation. A vrai dire, je ne l'avais pas choisi du tout. Je m'étais réveillée un jour avec rien d'autre que des souvenirs flous et des facultés de pistage. La voie d'enquêteur s'était donc naturellement imposée à moi, me laissant cependant hors du circuit officiel de la police, à défaut d'une identité à justifier.
Je n'attendais donc pas de mon métier ces décharges régulières d'adrénaline, souvent recherchées par mes pairs, et me contentais généralement d'espérer que l'affaire proposée par mes clients réveillerait quelque chose en moi.
Pourtant ; lorsque l'on vint m'apporter une énième demande de flicage de conjoint ce jour-là, je pus à peine retenir mon soupir.

Depuis quelques temps, mon quotidien était ponctué de « Mon mari n'est pas rentré ce soir-là, je suis sûre qu'il était avec une autre ! Je veux savoir qui et le lui faire payer » et autres requêtes similaires. Et il fallait reconnaître que c'était lucratif. Même dans le cas où la nouvelle que je leur apportais ne leur plaisait pas, j'avais l'assurance d'un paiement grâce aux photos compromettantes qui allaient généralement de paire avec ce genre d'affaires. Aurais-je eu moins de volonté de fouiller dans ma propre mémoire en m'immisçant dans la vie des autres, j'aurais peut-être pensé à me spécialiser dans le domaine. Mais j'avais fait un autre choix et continuais de privilégier les affaires susceptibles de m'aider dans ma croisade personnelle. Du moins, lorsque j'en avais l'occasion.
Malheureusement pour moi, on ne m'avait récemment proposé aucune affaire susceptible de me parler et j'étais contrainte de prendre mon mal en patience et de m'intéresser à la vie sexuelle de mes clients – ou de leurs partenaires – en attendant. Et c'est comme ça que je m'étais retrouvée sur ce parking dans une petite ville perdue de Virginie.

Le fleuriste en face était ma nouvelle cible, et je pensais sincèrement que l'affaire serait rapidement résolue au vu de la simplicité qu'il dégageait. Je fis rouler ma cigarette électronique entre mes doigts en me remémorant les faits.

Un grand rouquin, bien portant, et vêtu d'un costume à l'air coûteux était entré en trombes dans mon cabinet quelques jours plus tôt. Une affaire d'adultère. Encore. Banale à en mourir. Mais qui semblait prendre des proportions incroyables pour lui. Il était bouleversé et parlait de vie qui s'effondrait, ce genre de choses. A priori, sa bonne femme était du genre à collectionner les amants, et il commençait à avoir des doutes sur la paternité de ses enfants. Il était temps de se poser des questions. Je ne suis pas vraiment d'une nature compatissante, et son histoire m'avait laissée franchement indifférente. Mais il payait bien, et avait des relations qui pourraient me servir. Je l'avais donc écouté déballer son histoire sans broncher.

Il avait remarqué que depuis quelques temps la maison était constamment remplie de fleurs. Une nouvelle passion de Madame, ou du moins, c'est ce qu'elle avait prétexté, mais mon client avait fini par se demander s'il n'y avait pas plus qu'une histoire de fleurs entre son épouse et le vendeur. Et quelque part, j'espérais qu'il eût raison, si Madame était assez peu précautionneuse pour rapporter des preuves de son infidélité à la maison, ce serait rapidement bouclé. Dans tous les cas, j'avais au moins une piste facile.


J'avais donc commencé à les suivre tous les deux depuis quelques jours. Mais rien d'anormal à signaler jusqu'à présent. Du côté du fleuriste en tout cas. Le pauvre homme avait l'air de mener une vie ennuyeuse à mourir, celle d'un gentil gérant d'une petite boutique tranquille dans une petite ville sans histoire, comme des millions d'autres dans ce pays. Pour autant, quelque chose m'intriguait chez lui, assez pour que je continue à m'intéresser à son cas tout en sachant que la femme de mon client n'avait pas d'aventure avec lui. Avec d'autres, oui, beaucoup d'autres même, mais pas lui. Elle avait beau sortir le grand jeu pour le séduire, il restait totalement hermétique à ses avances. J'avais assez de photos pour boucler mon enquête et retourner à Baltimore, mais je voulais comprendre pourquoi mon instinct me soufflait de garder un œil sur ce fleuriste. Que ressentais-je sans comprendre ?

Le cours de mes pensées fut interrompu, mon fleuriste sortait de la boutique. J’attendais patiemment qu'il démarre sa voiture, et mon intérêt se réveilla lorsque je le vis emprunter une route inhabituelle. Allais-je enfin obtenir un début de réponse ? Grande fut ma déception lorsque je réalisais qu'il allait juste évaluer la concurrence dans la ville voisine. Je grommelais depuis le volant de ma voiture lorsque je le vis. Ce regard. Cette façon de se figer un bref instant avant de monter en voiture comme si de rien n'était. M'avait-il repérée ? Tous les sens en alerte, je l'observais attentivement mettre sa voiture en marche et poursuivis ma filature, en prenant soin de laisser une ou deux voitures entre les nôtres. Un peu dangereux; s'il m'avait effectivement remarquée, il pourrait chercher à me distancer, ou me tendre un piège, mais je préférais laisser planer le doute plutôt que de confirmer sa présomption. Dans tous les cas, les choses se corsaient, ce qui en toute honnêteté n'était pas pour me déplaire.

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ETR
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MessageSujet: Re: Jeu de dupes (ft. Rachel "Ivy" Parker) Lun 17 Avr 2017 - 22:28




Jeu de dupes
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Alors jouons. Le jeu était si simple et commençait si bien. Il s’agissait entre autre de vérifier sa plus simple hypothèse. Un coin de l’esprit du gentil et adorable fleuriste ne pouvait se débarrasser des images de certains de ses meurtres. Un homme enfonçant un couteau dans son propre ventre et baignant quelques heures dans son sang. Il pensait que mourir serait rapide. Une autre femme, suppliant pour une drogue. Elle était restée prostrée dans un coin du vieil entrepôt dans lequel Declan l’avait séquestrée jusqu’à ce que le fleuriste dans son adresse ne lui propose une ultime dose d’héroïne, trop concentrée pour qu’elle y survive. Un autre homme, futile et hideux personnage. Il battait son enfant, le faisait dormir dans la niche de leur chien quand il faisait une « bêtise ». Declan l’avait laissé, drogué et incapable de se mouvoir au milieu d’une forêt à plusieurs centaines de kilomètres de Wolf Trap. Les loups l’avaient dévoré. Son corps avait été retrouvé dans un infâme état quelques jours plus tard.
Ses épaules se détendirent à ses souvenirs. Il conduisit d’abord son poursuivant jusqu’à un parc de la ville où plusieurs familles se promenaient déjà en ce jour. Garé devant l’endroit, il jeta encore un coup d’œil dans son rétroviseur. Il ne voyait pas son visage mais la stature dans la voiture lui indiquait finesse et élégance. Une femme certainement, dans laquelle il pouvait déjà voir une certaine force. Qu’importe, il s’en assurerait plus tard.



I l emprunta un nouveau costume, ouvrant veston et veste pour se balader dans ce parc, entouré par les fleurs. Au milieu de celles-ci quelques jeux pour enfants étaient installés et de nombreuses progénitures plus ou moins âgées jouaient si et là. Il les observa, tournant autour de l’air de jeu et essayant d’apercevoir à la dérobade son poursuivant. Son nouveau jeu, si tel était le nom qu’on pouvait lui donner se présenter ainsi : un homme se baladait autour d’un par et d’enfants, une cisaille de plusieurs centimètres à la main. Si son poursuivant le pensait meurtrier, alors il l’arrêterait, si ce n’était pas le cas, il continuerait sa route paisiblement.
Mais il ne pouvait en être toujours le cas et le fleuriste, dans son âme et conscience ne sembla pas se délecter assez de ce jeu. Il lui en fallait une toute autre sorte mais avant tout, reprendre le contrôle de celui-ci. C’est ainsi, alors que ses mains saisissaient presque amoureusement une rose pour la couper, que, dans son esprit tordu, naquit une nouvelle idée.




L a cisaille démembra plusieurs branches, quelques fleurs au milles et unes couleurs. Il avançait pendant ce temps et vérifiait que l’ombre était bien à sa suite ou non, qu’importe. Connaissez-vous l’histoire du petit poucet ? Il en va ainsi d’un garçon qui semait derrière lui dizaines d’objets et retrouva, à chaque fois son chemin grâce à eux.
Il s’en allait donc ainsi d’un homme, traversant les chemins et les allées. Il laissa quelques fleurs en cours de route. Plus visibles que les cailloux du petit poucet, elles ne lui seraient certainement pas aussi utiles, sinon pour distraire l’attention de son poursuivant. Il n’aimait pas être suivit, autant qu’il détestait qu’on vienne fouiner dans ses affaires.
Il lui fallait donc renverser la tendance et perdre son poursuivant dans la forêt en faisait partie, du moins, cela sembla fonctionner. Il tourna et retourna dans la forêt, encore et encore sur les chemins jusqu’à être certain de ne plus être suivit. Quelques secondes plus tard, il était de nouveau dans sa voiture, il en alluma le moteur et tourna rapidement autour du pâté de maison, avant même que la deuxième voiture, celle qui semblait le suivre dans tous ses déplacements ne soit rejointe par son propriétaire. Il attendit, au coin d’une rue, alors que l’une des vitrines lui offrait le reflet de cette carrosserie noire. Ses doigts tapotaient distraitement sur le volant. Il observait, attendait. Il se retrouvait bien là. Tel un monstre froid et vaillant, celui que ses victimes voyaient dans ses prunelles bleutées. Un sourire naquit sur ses lèvres et il attendit que l’ombre qui le suivait ne revienne dans sa voiture. Maintenant, que ce jeu du chat et de la souris s’inverse.





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