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 Hannibal saison 2

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MessageSujet: Hannibal saison 2 Sam 24 Mai 2014 - 3:15


Hannibal saison 2


Après douze épisodes mouvementés, le final de cette saison se dresse déjà devant nous, et bien évidemment après cela, le long hiatus ("HeAteUs" dans le langage fannibal) jusqu'à la saison 3 nous laissera à loisir l'occasion de parler de cette saison et de disséquer tout ce qui s'y passe ! Si vous voulez en parler, ce topic est donc là pour ça, mais attention aux spoilers ! Bien que l'usage des balises soit toujours de mise, mieux vaut éviter de traîner sur ce topic si vous n'êtes pas encore à jour dans la série. Venez donc donner vos avis et critiques, positives comme négatives, vos remarques, des plus constructives aux plus insignifiantes, et débattre - en toute courtoisie bien sûr - sur cette saison 2 !
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Fonda
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MessageSujet: Re: Hannibal saison 2 Ven 13 Juin 2014 - 15:59

J’ai du mal à me sortir ce final de la tête alors je me suis décidée à écrire une petite review dans l’espoir d’exorciser un peu tout ça. Parce que cet épisode est intéressant à plein plein d’aspects et que je suis convaincue que même en écrivant une thèse dessus je ne ferais encore qu’effleurer tout ce qu’il y a à dire tant les thématiques, le symbolisme et la structure entière de cet épisode est du pain béni pour ceux qui aiment bien gratter la surface. Du coup c’est très humblement que je propose une petite critique/analyse de Mizumono. (Je préviens, je pars un peu dans tous les sens, j’ai vainement essayé de donner une structure à la fin pour ne pas totalement faire honte à toute mes années de dissertations et commentaires de texte, mais ça reste très bordélique, j’ai conscience que j’ai effleuré pas mal de sujets sans les traiter totalement en profondeur et que je suis passée parfois un peu vite à autre chose dans le tourbillon d’idées que cet épisode m’inspirait, mais bon, vous pardonnerez cet aspect brouillon, j’ai pas trouvé la motivation de faire ça plus proprement, je suis encore trop secouée.)

"It took divine intervention to bring them down."


La première chose qui m’a frappée dans cet épisode et autour de quoi tout mon propos va sûrement graviter, c’est ce sentiment d’avoir vu se jouer une tragédie. Evidemment le côté tragique de l’épisode est indéniable, mais en disant cela je pense en particulier aux pièces de théâtres jouées dans l’Antiquité : on devine dans toute la construction de l’épisode des actes qui nous rapprochent inévitablement du coup de théâtre final. Un coup de théâtre qui n’en est d’ailleurs pas réellement un : dans l’Antiquité, les spectateurs qui allaient voir se jouer une tragédie en connaissaient les héros. Ils savaient déjà comment les passions allaient se déchirer et vers quelle fin, aussi terrible qu’inévitable, ils couraient. Aujourd’hui, on privilégie au contraire l’art du suspense. Il s’agit de prendre les spectateurs au dépourvu, et pour cela on n’hésite pas à multiplier les effets de surprises, à créer un sentiment d’attente, et à endormir sa méfiance autant que possible, bien souvent en les dirigeant vers une autre issue possible. On connaît tous ces effets ; rebondissements, cliffhangers, faux suspenses, retournements de situation et j’en passe. Il s’agit de choquer l’audience pour avoir sur celle-ci une impression durable alors que bien souvent le résultat obtenu est le contraire ; passé le choc, il ne reste pas grand-chose. Dans l’Antiquité, c’était tout l’inverse. On ne craignait pas les spoilers comme la peste ; ça n’avait pas vraiment de sens parce que tout le monde savait comment l’histoire allait finir, et cependant cela ne retirait aucun poids à son efficacité et à la violence de son dénouement – au contraire : c’était de savoir quelle était l’issue qui rendait tout ce qui allait y conduire déjà aussi tragique. On regardait ces personnages courir à leur perte avec impuissance, déplorant leurs décisions tout en sachant qu’il ne pouvait en être autrement.

A mon sens, Mizumono nous met dans la même position. Certes, on ne peut savoir avec certitude comment les choses vont finir avant d’y assister, et il y a plusieurs twists inattendus, mais la structure de l’épisode nous laisse fortement présager de la fin à bien des égards ; dans son découpage, dans les thématiques abordées, dans tout la mise en situation qui nous conduit à la scène finale. Dans un épisode qui ne dure 42 min, chaque scène a son importance. On peut ainsi se demander pourquoi avoir choisi de consacrer du temps d’écran pour mettre en avant un personnage aussi secondaire, surtout à ce stade de l’intrigue, que Bella, ou pourquoi avoir donné tant d’importance à Kade Purnell alors que ses scènes auraient pu être tout à fait dispensables ; une bonne partie de ce qui se fait évoluer l’action dans une série ou un film se passe bien souvent hors écran : quel était l’intérêt d’appuyer ainsi ce ressors scénaristique ? La réponse est en vérité la même pour toutes les scènes qui précèdent l’acte finale : elles n’ont pour seule vocation que de préparer le terrain, tout en nous avertissant de l’issue, aussi tragique qu’inévitable, de la pièce qui se joue sous nos yeux. On peut penser par exemple à celle entre Will et Freddie ("You really don't know if you're going to survive him, do you?"), ou encore au rêve d’Alana (visuellement sublime d'ailleurs), qui fait un écho très fort à la fin qu’elle rencontre : certes, elle n’est pas noyée, mais la dominante d’eau est présente dans les deux cas, ainsi que la noirceur qui l’enveloppe, littérale aussi bien que figurée. Le terrain est ainsi préparé pour la plupart des personnages.

"Be blind, don’t be brave"


Pour en revenir à elles, Bella et Mrs Purnell, particulièrement, préparent la fin de Jack. Je me pencherai plus longuement sur la première plus tard, mais la scène de Kade me semble particulièrement intéressante car je me suis pas mal interrogée sur sa pertinence. Pourquoi montrer une scène aussi banale qui aurait pu facilement avoir lieu hors caméra ? Et puis j’ai repensé à la façon dont chaque personnage se voit offrir une porte de sortie. Dans les tragédies, les héros sont bien souvent déchirés entre leur devoir, ou leur raison, et leurs passions, les intérêts et conséquences des deux choix s’opposant bien évidemment. Ici, c’est un peu pareil, c’est réellement le déchaînement des passions au mépris de la raison. Chaque personnage se voit offrir la possibilité de faire le choix de la raison ; celui de ne pas risquer sa vie, de s’en sortir avec le moins de dommages possible, ou celui d’affronter la tempête en dépit de tout. Et chaque personnage fait le même choix.

Alana est celle qui a l’opportunité de s’en sortir la plus évidente ; c’est Hannibal qui la lui soumet alors qu’elle arrive armée dans sa maison, prête à en découdre. Il n’a pas envie de la tuer, si elle part maintenant, elle peut s’en sortir sans qu’il ne lui fasse rien, mais si elle reste, il la tuera. L’avertissement est clair, et la peur d’Alana évidente : malgré tout pas un instant elle ne semble sur le point de tourner les talons, et elle presse elle-même sa fatale issue en appuyant sur la détente.

Pour Will, c’est encore une fois Hannibal qui lui laisse sa chance ; après avoir compris la supercherie dont il est victime, il lui donne malgré tout l’occasion de lui prouver qu’il y avait plus que de la manipulation de sa part. La scène du dîner est à mon sens l’une des plus dramatiques, l’une des plus douloureuses à regarder, car on sait parfaitement ce qui s’y passe, quels sont les enjeux. Hannibal lui propose de fuir, de partir sans tuer Jack, de nourrir les chiens et de laisser un mot à Alana ; un départ sans vagues, une chance pour eux de partir par la petite porte. Une porte que Will, aveuglément, refuse.

Je parlais de la scène avec Mrs Purnell, la voilà qui revient : pourquoi cette scène, alors ? Et bien à mon sens, elle ne sert pas qu’à précipiter la fin de Jack – comme je l’ai dit, s’il n’y avait que ça, il aurait été facile de la faire se jouer hors caméra, surtout qu’au regard du reste de l’épisode, elle est assez fade. Mais je pense que c’était là la porte de sortie de Jack, l’occasion de revenir sur sa décision, de ne pas affronter Hannibal. Ayant perdu son insigne et le soutien du FBI, la raison aurait voulu qu’il soit « aveugle » et non « brave ». Hélas, comme Will et Alana, il ne saisit pas cette occasion.

Enfin, le dernier personnage à se voir proposer cette opportunité qui me vient en tête va peut-être sembler étrange étant donné qu’en théorie, il ne connaît pas de fin tragique, mais il s’agit d’Hannibal. Sa porte de sortie était offerte par Will et son « They know » faisant écho au pilote où Hannibal prévenait Garett Jacob Hobbs de la même façon. « You were supposed to leave » : Hannibal avait l'occasion de s'en aller librement, mais il ne la saisit pas non plus. C’est ainsi que toute la tragédie finale aurait pu être évitée ; mais aucun personnage ne suit la voie de la raison et tous en paient le prix. Même Hannibal, oui.

Sympathy for the devil


Encore une fois, ce que je vais avancer va peut-être sembler ridicule considérant ce qu’on sait de cette fin : Alana, abandonnée telle une poupée désarticulée sur le pavé mouillé devant la maison d’Hannibal après être tombée de plusieurs mètres, Jack, se vidant de son sang dans le garde-manger, non loin d’Abigail, égorgée, et Will, poignardé, en faisant de même. Le grand survivant de l’épisode semble être Hannibal. Et pourtant. La défaite est la sienne, à bien y regarder. Tous ont refusé de suivre le chemin qu’il se proposait de leur tracer. Tous ont fait le choix d’être « brave » et non « blind ». Tous se sont opposés à lui. Il y a un profond sentiment de solitude lorsque Hannibal quitte la maison et offre son visage à la pluie, un goût amer de défaite ; certes, il a survécu, mais rien ne s’est passé comme il le souhaitait. Même si cet épisode est difficile et éprouvant qu’importe le personnage dont on adopte le point de vue, l’accent est tout de même mis sur Hannibal.

C’est là que j’ai vraiment envie de célébrer le casting de la série qui porte la puissance émotionnelle de cet épisode à bout de bras sans faillir. Mads, en particulier, habitué à nous offrir un Hannibal toujours parfaitement composé, impossible à lire ou si peu, tout en élégance, et qui nous laisse entrevoir les craquelures du personnage, la profondeur de sa trahison, sans jamais en faire trop. C’est subtile ; la façon dont Hannibal regarde Will et pose sa main sur sa joue, la force avec laquelle il l’agrippe contre lui, les larmes dans ses yeux, son ton de voix qui monte - à peine -, la fébrilité et l’émotion dans ses mots. C’est honnêtement difficile de ne pas être ému devant cette scène ; le rejet et la trahison sont pénibles à voir, même sur les traits de celui qui le mérite le plus. Bien sûr le reste du casting n’est pas en reste, loin s’en faut, et c’est à Hugh Dancy que je dois la plupart de mes larmes, mais il me semble que cet épisode voulait vraiment nous montrer à quel point Hannibal, représenté maintes fois comme le Diable, pouvait avoir un visage humain, combien ses émotions étaient humaines, et en opposition avec son habituelle retenue, c’est d’autant plus difficile à regarder.

"Will you save him for me when I’m gone ?"


Je parlais plus haut de la scène avec Bella qui, aux portes de la mort, ne partage pas de temps d’écran avec Jack, mais avec Hannibal. Je pense que cette discussion est importante à bien des égards. Les thématiques qui y sont abordées font écho à des sujets récurrents de la saison 2 : tandis que Bella parle de la façon dont Hannibal a changé le sens de sa phrase (et déplacé, lui aussi, son point de ponctuation), il est difficile de ne pas penser à toutes les occurrences où cela s’est produit dans la série, de ne pas remarquer à quel point est fragile le libre-arbitre que chaque personnage possède, ou croit posséder, sur sa propre existence. Si vous vous souvenez un peu des images et même des vidéos promotionnelles de cette saison, beaucoup jouaient de cette idée : l’un des trailers montrait Will suspendu à des fils qu’Hannibal, en habile marionnettiste, manipulait jusqu’à ce qu’ils se brisent. Les photos où l’on peut voir Will, Jack et Alana derrière des barreaux, à la merci du docteur affichant un sourire satisfait en disait également long sur la liberté réelle dont ils disposent bien que Will soit le seul réellement emprisonné au début de la saison.
Hannibal se place d’une certaine façon en dieu dans la série : il crée autant qu’il détruit, il sauve des vies et en prend d’autres, avec la même absence de remords. Il y a bien sûr là le plaisir cruel de disposer des autres comme de simples pions, mais Hannibal n’est pas un dieu, et se fait ici prendre à son propre jeu. Toute cette saison traite avec insistance de la façon dont les choix des uns impacte la vie des autres : son pivot central est Will, qui se tient au milieu d’un équilibre fragile entre la justice (Jack) et la tentation du mal (Hannibal). On explore ainsi sa psyché qui tente de se reconstruire après avoir été laissée trop longtemps aux mains expertes d’Hannibal ; on assiste comme ce dernier à l’éclosion de la chrysalide en attendant de voir ce qu’il va en ressortir. Le choix de vie ou de mort devient presque un refrain à part entière : le premier pas est amorcé lorsque Will tente de faire tuer Hannibal par le biais de Matthew. Passant de victime à bourreau, si Will s’efforce de rester du côté de Jack et de faire ce qui est juste, il n’hésite pas pour y parvenir à mettre un pied derrière la ligne qui le mène à Hannibal. Les exemples qui l’illustrent sont tellement nombreux que je ne saurais tous les citer, il suffit de repenser à tous les instants où Will est en position de tuer et décide, ou non, de le faire : face à Hannibal, l’assistant social de Peter Bernardone, Randall Tier, Mason Verger, Freddie Lounds,… Sans même parler de toutes les séquences fantasmées où il tue Hannibal. Cet entretien avec Bella est un écho distant à toutes ces virgules, tous ces points finaux qui ont été déplacés, ou auraient pu l’être. C’est d’autant plus intéressant qu’on sait Bella vouée à mourir depuis le départ ; quel meilleur intermédiaire pour évoquer ce fil rouge ? Mais le dialogue préfigure aussi de la suite, notamment lorsqu’Hannibal dit « What we do for ourselves dies with us. What we do for others... That's beyond us. » Connaissant la fin de l’épisode, difficile de ne pas y voir déjà un peu de foreshadowing de la part des scénaristes. Sans oublier la promesse que Bella fait tenir à Hannibal en lui demandant de sauver Jack une fois qu’elle sera partie : ironie tragique, puisqu’on sait déjà que Jack est dans la ligne de mire d’Hannibal ; d’une certaine façon, le docteur respectera sa promesse en faisant partir celui-ci avant Bella. Mais plus que tout, et je crois que Fuller lui-même le soulignait dans une de ses interviews, ce qui ressort de cette scène, c’est la thématique du pardon.

"I forgive you, Will. Will you forgive me ?"


Encore une fois, cette discussion préfigure déjà la scène finale : ce n’est pas la première fois qu’Hannibal rassemble les morceaux d’une tasse brisée (un fil rouge lui-même amorcé plusieurs épisodes en arrière) comme il le fait avec Bella, on le découvrira avec Abigail. Hélas, celle de Bella n’est pas vouée à rester intacte très longtemps, et cette scène est pénible en ce qu’on en voit déjà les fissures. Mais Bella pardonne à Hannibal, parce qu’elle pense qu’il a agit pour Jack, et qu’ultimement, elle fait le même sacrifice. La tasse d’Abigail non plus ne restera pas intacte très longtemps ; ni pour nous, spectateur, ni pour Will. Mais la question du pardon reste en suspens. Hannibal accorde le sien à Will, mais non sans punition. Avec Hannibal qui s’érige toujours comme un dieu terrible (bien qu’il soit réellement représenté comme le diable), il est difficile de ne pas penser aux héros grecs punis pour leur hubrys, leur orgueil : Will, comme Icare, a voulu voler trop près du soleil, et s’y est brûlé les ailes. Il a voulu se mettre au niveau d’Hannibal, mais il n’était pas un dieu, il n’était qu’une statue de cire. La punition tombe donc, et elle est terrible. Je parlais de la fin des personnages qui est préfigurée un peu plus haut ; c’était déjà le cas pour Will. Il faut pour cela regarder un épisode en arrière ; avec la discussion finale sur Patrocle et Achille : intéressant qu’Hannibal attribue le rôle de Patrocle à Will alors qu’il le dessine sur son lit mort, Achille pleurant sur sa poitrine. La mort de Will est à double sens puisqu’on peut raisonnablement affirmer qu’il survivra à ce final et que si Hannibal le voulait mort, il le serait : en repensant à la mort de Patrocle, qui revêtait alors l’armure d’Achille, le parallèle devient évident. Will « meurt » en tentant de séduire Hannibal, et pour ce faire, en tentant d’être comme lui : il porte lui aussi son armure, de façon plus métaphorique cependant. Hannibal en pleurant sa mort, pleure surtout la mort de celui qu’il pensait être.

Avant de conclure je voulais quand même écrire une petite note sur la mort du Ravenstag qui m’a personnellement bouleversée : compagnon constant de Will depuis le pilote, on comprend assez vite dans la série que l’animal symbolise son lien avec Hannibal, de par la forme qu’il prend (je vais pas revenir sur toute l’imagerie des bois de cerfs dans la saison 1, sans oublier la statue dans le cabinet d’Hannibal) et la façon dont leur lien évolue. Dans la première saison, la présence du cerf est constante, elle le suit, s’insinue dans son esprit comme Hannibal le fait ; ce n’est pas nécessairement une menace, mais sa présence ne présage rien de positif non plus. Dans la saison 2, le lien que Will noue avec l’animal s’affirme peu à peu, jusqu’à ce qu’il parvienne même à en faire une arme qu’il retourne contre Hannibal dans le fameux rêve qui ouvre l’épisode 2x09, de la même façon qu’il se sert de leur amitié pour le manipuler. Le Ravenstag agonisant ne semble pas peser bien lourd aux côtés de tous les personnages dont la vie n’est plus suspendue qu’à un fil durant ce final, et pourtant elle symbolise la mort du lien entre Will et Hannibal (tel qu’on le connaissait en tout cas, je crois Fuller quand il dit que le lien entre ces deux personnages ne se brisera jamais) ; et elle aussi était déjà présagée. Dans le rêve de Will, il abat l’animal de sang-froid avec son fusil, c’est lui qui met fin à ses jours, et d’une certaine façon, même si dans la scène finale c’est Hannibal qui « coupe » ce lien, c’est bien Will qui provoque cette réaction en chaîne en manipulant le docteur. On constate par ailleurs que de la même façon qu’il lui est aisé de tuer Hannibal et le cerf dans ses rêves, dans la réalité, il est incapable de réellement passer à l’acte concernant le premier, et la mort du second semble avoir un goût terriblement amer, y compris (et surtout) pour le spectateur.

Au final, personne ne sort réellement indemne de cet épisode (sauf Bedelia ?). Hannibal quitte Baltimore en laissant derrière lui un véritable carnage ; peut-être la scène de crime la plus personnelle qu’on lui doit à ce jour.

En tout cas j'ai très hâte de voir où on va retrouver tous ces personnages au début de la saison 3, en espérant que d'ici là les morceaux de mon petit cœur se soient eux aussi recollés d'eux-mêmes ~
(Si vous avez des remarques à faire sur ce que j'ai dit surtout n'hésitez pas hein, je ne demande que ça *-*)



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